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Monique Lebailly (Traducteur)
EAN : 9782844121257
212 pages
Joëlle Losfeld (27/05/2002)
3.43/5   7 notes
Résumé :

Années 1920, le club de golf d'une banlieue aisée. Le Doyen du club ne joue plus mais il passe toutes ses journées, soit dans le fumoir quand il fait froid, soit sur la terrasse qui surplombe le terrain, d'où il peut observer les stratégies de la jeune génération. Dans chacune des dix nouvelles qui composent ce recueil, il interpelle un jeune homme, sous différents prétextes, et l'oblige à écouter une... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
karmax211
  14 février 2021
J'ai lu, il n'y a pas longtemps, dans - Je dirai malgré tout que cette vie fut belle - de Jean d'Ormesson, que Pelham Grenville Wodehouse était un des auteurs préférés de celui qui s'en est allé sans nous avoir tout dit.
J'en fus à la fois étonné et ravi.
Car je suis, depuis longtemps, un admirateur du père de " Jeeves et Bertie ", ses personnages so british devenus cultes outre-Manche.
Ils font en effet partie du patrimoine de la " Perfide Albion " ( c'est mon moment cathartique, que je dédie à Bojo et au Brexit ( sourire ) ) au même titre que Miss Marple, Hercule Poirot, Alice, David Copperfield, le Hobbit ou Harry Potter.
Si l'auteur leur consacra une grande partie de son oeuvre, ils n'en eurent pas l'exclusivité, et - le doyen du club-house - en est la parfaite démonstration.
D'abord que je vous dise que... je suis un ancien golfeur ( amateur, mais bien classé ), et que j'ai passé dix années de totale addiction à ce sport chronophage.
Pendant dix ans, j'ai respiré golf, j'ai mangé, bu, dormi golf, pensé et lu golf, voyagé golf, et bien sûr joué et joué et joué golf.
Même aujourd'hui où la vie a décidé de m'interdire d'arpenter les fairways et de taper la balle, ma silhouette ( la colonne, l'épaule gauche et quelques tics ) et mes pensées s'égarent encore sur un green ou dans un bunker.
J'ai d'ailleurs écrit, dans le cadre du défi mensuel d'écriture de Babelio, une short story intitulée - Un conte à dormir debout -, dont l'action se déroule sur un golf. Si ce sport et mon écriture ne vous rebutent pas, vous pouvez la retrouver sur le site... en novembre ou décembre... je crois.
Il n'est pas, à mon sens, mais beaucoup partagent cette approche ( jeu de mots ou pas ? ), de sport qui soit aussi allégorique de l'existence que l'est le golf.
Ne dit d'ailleurs -t-on pas que " le golf est un art de vivre" ?
Quelques mots de légendes du golf pour illustrer cette relation golf-vie.
“Le défi du golf, c'est d'accepter d'être imparfait.” ( Jack Nicklaus )
“Le golf est une façon de nous évaluer tout en nous amusant.” ( Arnold Palmer )
“Les plus grandes victoires sont celles que l'on remporte sur soi-même.” ( Bobby Jones )
Et P.G. Wodehouse fut, lui aussi, un passionné de ce sport... moins élitiste au Royaume-Uni qu'il ne l'est chez "nous".
Dans la banlieue de Londres, un vieil ex-joueur de golf " Le Sage ", regarde de la terrasse du club-house les jeunes joueurs et joueuses s'adonner à leur sport favori... sport, comme je l'ai laissé sous-entendre, toujours insatisfaisant, souvent frustrant, parfois rageant, quelquefois désespérant... Chaque partie est une leçon d'humilité... même pour les plus arrogants.
De retour au club-house, certains de ces joueurs se voient conter avec humour et "philosophie", une histoire, une partie de golf restée célèbre dans les annales du club et dans la mémoire du vieux Sage pour sa cocasserie, son originalité, son enseignement et les leçons à en tirer ( non, ce n'est pas une redondance...).
Amours, femmes qu'on rêve d'épouser ou le contraire, paris insensés, rivalités, emprise, ambition, rêves fous, obsessions ( je conseille aux amateurs la nouvelle intitulée - le long trou - ), chaque histoire du doyen est une leçon de vie, une leçon de golf.
C'est surtout l'histoire d'une passion, et comme le disait Chamfort : “Toutes les passions sont exagératrices et elles ne sont des passions que parce qu'elles exagèrent.”
P.G Wodehouse a une très jolie plume et maitrise parfaitement son sujet. Il sait sortir de son sac la référence culturelle la plus appropriée à la situation, comme il sait que compte tenu du handicap ( niveau ... classement, un peu comme au tennis ) d'un homme ou d'une femme, à une distance X, il lui faudra utiliser tel fer ou tel bois.
Si ce recueil n'est pas réservé aux seuls golfeurs, connaître ce sport ou l'avoir pratiqué, ne soyons pas de mauvaise foi, est un plus.
Je le conseille donc à tous... mais avec cette réserve.
En guise de conclusion, ces mots de l'écrivain britannique Arnold Haultain :
"Au golf, il n'y a pas de place pour l'à-peu-près : tu gagnes ou tu perds. Pas moyen de faire de l'esbroufe. Tu ne peux pas recommencer. Tu reçois une chance, ça passe ou ça casse.”
PS : à la fin de l'ouvrage vous trouverez un lexique où tous les mots ( environ une quarantaine ) spécifiques à ce sport et à ses codes sont clairement expliqués.
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Taraxacum
  21 mai 2013
Dans le Doyen du Club-House, Wodehouse délaisse son narrateur le plus célèbre,Bertie, pour un narrateur anonyme qui donne son titre au recueil.
Par la voix du Doyen, voici donc des histoires de golfeurs, malheureux, heureux, doués ou vraiment, vraiment catastrophiques, mais en tout cas toujours présentés avec beaucoup d'humour.
Si pour tout lecteur appréciant l'auteur il est fort agréable de retrouver son style si particulier, le vocabulaire fort particulier du golf finit par lasser et si certaines nouvelles sont très appréciables, "L'Avènement du Gaulfe", par exemple, un vrai bijou, l'ensemble ne vaut cependant pas les romans sur le château de Blandings, ou les aventures Jeeves et Bertie.
A réserver aux aficionados de l'auteur, donc, ou aux amateurs de green, les autres lecteurs feront mieux de commencer par "Pas de pitié pour les neveux", "Jeeves dans la coulisse" ou autres romans de Wodehouse....
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gege255
  05 janvier 2014
Un excellent recueil de nouvelles, très drôle et à l'humour "so british". La dernière histoire est la plus surprenante mais moins intéressante pour moi.
S'il n'est pas besoin d'être un adorateur du golf pour apprécier, mieux vaut tout de même ne pas être gravement allergique à ce sport.
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VivianeB
  09 décembre 2012
Décevant.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gege255gege255   04 janvier 2014
Le golfeur idéal ne perd jamais son sang-froid. Quand je jouais, je ne le perdais jamais. Parfois, c'est vrai, ayant manqué un coup, il se peut que j'aie brisé mon club sur mon genou, mais je l'ai fait avec calme et sagesse, parce qu'il n'était visiblement pas de bonne qualité, et qu'en tout cas, j'allais en prendre un autre.
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gege255gege255   19 décembre 2013
"Eh bien, comme les indigènes semblaient assez amicaux, je décidai de rester ce soir-là."
je pris mentalement note qu'il ne fallait jamais se montrer quelque peu amical avec un explorateur. Sinon, il décidait de passer la nuit chez vous.
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gege255gege255   08 décembre 2013
Peu de choses rapprochèrent les deux hommes plus sûrement que leur incapacité à maîtriser le golf, associée à un amour intense et toujours croissant pour ce sport.
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Videos de Pelham Grenville Wodehouse (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pelham Grenville Wodehouse
Bande annonce de la série Blandings, adaptation des romans de PG Wodehouse
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