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ISBN : 2352045932
Éditeur : Les Arènes (01/03/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.97/5 (sur 304 notes)
Résumé :
Les citadins regardent les arbres comme des "robots biologiques" conçus pour produire de l'oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d'un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  25 septembre 2017
Emportez ce livre dans un sac avec un encas, à boire, de quoi vous couvrir… et partez vous enfoncer dans la forêt... la vraie, la primaire, l’originelle, pas celle domptée ou massacrée par l’homme.
Enlevez vos chaussures et marchez sur l’humus, sentez la vie sous vos pieds, devinez tout le microcosme là dessous, un monde insoupçonné qui participe à la bonne santé de la forêt, pour peu que l’on veuille bien la laisser évoluer en paix... les champignons ne sont pas en reste, au sol ou sur les troncs, ni les oiseaux qui se chargent parfois de transporter les graines et assurent la perpétuation des espèces.
Respirez ! L’air est plus pur dans la forêt et serait même un gage de longévité... même si la nuit le CO2 est en augmentation.
Chut ! Percevez les petits craquements et autres chuchotements du sous-bois : les feuillus se parlent, peut-être essayerez-vous de comprendre ce qu’ils échangent comme informations. Levez le nez vers la cime des arbres, cherchez où se niche la lumière, scrutez le balancement des houppiers dans le vent, leur orientation, leur ballet dans le ciel et même, qui sait ? leur chant... ou champ électrique. Parce que les arbres communiquent, ils se préviennent de tout un tas de choses, ils émettent alors des odeurs, fragrances subtiles pour repousser un ennemi... ou attirer un ami.
Écoutez également le chant du pinson qui, mieux qu’une grenouille, vous annonce l’arrivée imminente de la pluie.
La vie est très très lente dans la forêt, le rapport au temps est différent, mais la société des arbres semble bien organisée, avec des bébés arbres savamment élevés par leurs parents, des malades soignés avec une sorte d’empathie par les voisins, solidarité quand on fournit le glucose à son prochain par le truchement des racines et des liens bien réels... le modèle de cet éco système semble exemplaire. On soupçonne une sensibilité particulière au bout des racines qui permettrait de capter des signaux et de les transmettre. Les troncs, quant à eux, renseignent par une transmission précise des bruits perçus ; les arbres font alors leurs propres déductions.
L’auteur est un amoureux des arbres, un vrai. Il nous conte sa forêt avec passion et nous parle des Hêtres, Chênes, Épicéas... comme de ses amis... Je ne vous détaillerai pas tout le descriptif des découvertes dues à des spécialistes passionnés qui ont consacré leur vie à la recherche. Le livre est très complet dans ce sens. Je suis allée de surprises en surprises... la lecture est agréable, malgré un petit côté un peu scolaire par moment... et je pense que je le relirai d’ici quelques mois.
J’ai juste envie de vous dire : LISEZ-LE ET PRENEZ-EN DE LA GRAINE !
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domisylzen
  19 février 2018
Tranches de vie.
Alors que j'étais jeune et large d'épaule, à l'époque où je bossais chez Roussel, il y avait un type prénommé Jean François. Tous les matins il s'arrêtait sur le trajet qui menait de son magasin au bureau principal, devant tous les arbres (une douzaine de peupliers) pour leur souhaiter le bonjour. Inutile de dire que mon collègue et moi nous étions pliés comme des baleines. Tout de même ça m'interpellait : pourquoi faisait-il ça ? Mine de rien j'avais du respect pour ce garçon qui se foutait bien que deux gros blaireaux se moque de lui.
Petit garçon (huit à treize ans) les potes et moi avions comme limite de notre territoire "le gros hêtre" sur la route de Vandrimare, dans le virage en équerre juste avant d'attaquer la côte. Nous y avons joué, fait du cross à vélo sous sa voilure pendant des centaines voire des milliers d'heures. Rarement nous dépassions cette borne naturelle qui forçait le respect par son immensité. Adulte, j'y suis un jour repassé, les bûcherons l'avaient ratatiné.
Mon père lui, m'emmenait dans les forêts qui entourent le village de mon enfance, il les connaissait comme sa poche. Nous allions chercher des champignons, ramasser des châtaignes, chercher des fougères, du gui-houx à Noël ou simplement promener le chien. Je me rappelle d'une cabane de bûcherons, la porte n'était jamais fermée à clef, c'était l'époque John Wayne à la télé, cette cabane c'était déjà les prémices de l'ouest américain.
Ma cousine Christelle elle, a noué une étroite relation avec un chêne. Elle va le voir plusieurs fois par semaine avec Buck son chien et c'est comme-ci cet arbre les attendait. Elle arrive à échanger avec lui … Ma cousine c'est un peu une fée … Pour qui a des yeux il peut entrevoir ses ailes.
A la maison, tous nos animaux sont enterrés près du tilleul, qui dégage une si bonne odeur quand arrive l'été. Des milliers de bourdons et d'abeilles viennent y butiner jusqu'à plus soif. Quand les fleurs fanent, un tapis d'insectes morts jonche le sol. Assis le dos collé au tronc, j'écoute le doux vrombissement, un rayon de soleil filtre à travers le feuillage et réchauffe mon visage.
Avec Api nous empruntions le chemin derrière le château de Radepont. Dès les premiers pas, nous nous sentions protégés, nous ressentions la bienveillance des arbres. Les oreilles au vent, la truffe sur la piste d'un animal passé par là, nous nous enfoncions dans le sous-bois jusqu'à nous perdre, en quête de quelques brins de muguet, de jacinthe, d'anémone ou de coucou. En 98 elle est décédée, je n'y suis jamais retourné.
Au moment de classer ce livre sur Babélio, à étiquette j'ai inscrit : nature. Et puis chemin faisant je me suis ravisé et j'ai ajouté : spiritualité.
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Kittiwake
  18 juillet 2017
Une seule envie en tournant la dernière page : aller faire une balade en forêt !
C'est un excellent document scientifique , avec de grandes qualités pédagogiques. On en apprend des choses sur les hêtres et les sapins , sur les collemboles et les lichens , sur la croissance des séquoias et sur la chlorophylle. Et si on les assimile aussi bien, c'est grâce au talent de conteur de l'auteur et son art de nous transmettre sa passion.
Du coup, les vegans n'ont qu'à bien se tenir. Parce que si les chênes sont capables d'émotions, de souffrance, on ne voit pas pourquoi il n'en serait pas de même pour les carottes et les salades!
Ne faisons pas de mauvais esprit : il n'empêche que les capacités de communication, et de coopération , car il s'agit bien de cela, lorsqu'on fait parvenir aux voisins des messages d'alerte sur la présence d'un prédateur qui s'en prend à votre écorce, sont bien étonnantes .
On retient également la formidable complexité des interactions , entraide ou concurrence , entre tous les éléments composant le système écologique forestier : insectes, champignons, bactéries , virus, l'équilibre fragile se fait autour de la lutte de chacun pour sa survie. Ça fonctionne, tant que le prédateur suprême n'y met pas son grain de sel : coupes claires, nettoyage, voire destruction pure et simple , nos congénères n'y vont pas de main morte
Une pensée pour les arbres des villes, que Maxime Leforestier (le bien nommé) avait chanté naguère :
« Comme un arbre dans la ville
Pour pousser je me débats
Mais mes branches volent bas
Tout prêt des autos qui fument
Entre béton et bitume »

Quand la passion s'allie à l'art de conter et au désir de transmettre, cela donne un superbe récit, à lire, relire, et offrir.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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ibon
  07 janvier 2018
Reçu sous le sapin il y a peu, j'ai pensé que la meilleure méthode d'hivernage était de lire ce livre avant d'avoir le houppier réchauffé par le soleil printanier.
J'ai songé aussi à ceci: si les arbres sont ces êtres vivants alors la tronçonneuse est la pire arme de destruction massive inventée par l'homme. Car oui, les arbres et les plantes sont des "êtres" capables de mémoriser, de prendre des décisions et d'apprendre. "Elles pensent!" (Sciences et Vie de Décembre 2017) !
De l'anthropomorphisme? de nombreux résultats d'expériences laissent à conclure que non: on tient le bambou.

Peter Wohlleben, tel un vieux sage et surtout en tant que garde-forestier, livre une expertise pointue tout en montrant des talents de conteur qui m'ont fait passer de gland sous son chêne à instruit aux fruits de l'arbre de la connaissance.
Oui, car je crois dorénavant que lire c'est un peu comme se nourrir en captant la lumière du soleil. Et comme l'aulne, c'est prélever dans des sols marécageux de riches substances nutritives.
Par exemple, quand à l'automne les arbres chatoient de mille feux en exhibant des jaunes, oranges et rouges. On dira enfin: "Ah! c'est le retrait de la chlorophylle".
Bien qu'un peuplier par les vents et pour renforcer un faible ancrage souterrain, il convient de suivre les réflexions, glanées au fil du temps par M.Wohlleben - le bouleau d'une vie! – pour à l'avenir se porter comme un charme.
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Guylaine
  27 janvier 2018
J'ai commencé à entendre parler de la possible communication des arbres entre eux en écoutant Sur les épaules de Darwin de Jean-Claude Ameisen (j'adore sa voix !). Mon souvenir est assez flou, je me rappelle juste de l'émission d'ultrasons, que les scientifiques n'arrivaient pas (encore) à interpréter, à justifier... il faudrait que je retrouve le podcast...
Dans ce livre, Peter Wohlleben nous explique tout les secrets des arbres (enfin... je veux dire, tout ceux qu'on a pu expliquer !), tout ce à côté de quoi on passe, lorsqu'on se contente de penser que ces grands morceaux de bois ne sont là que pour faire joli et pour nous fabriquer de l'oxygène.
Il explique, par exemple, comment, grâce à leurs racines, les arbres peuvent se prévenir les uns les autres, lorsqu'il y a une attaque d'insectes à l'horizon, ce qui facilite la réaction de défense, aidés en cela par les champignons.
Il explique que lorsque nous croyons bien faire en "nettoyant" une forêt, nous bouleversons, en fait, complètement son écosystème. Il parle de solidarité, d'union qui fait la force, et de lenteur...
Alors, certes, son écriture est très fortement anthropomorphique, et j'avoue qu'au fil des pages, ça devient légèrement agaçant. Mais ça n'enlève rien au fait qu'il est vraiment très intéressant à lire, qu'il livre des informations qu'on ne devrait pas ignorer. C'est peut-être son défaut qui l'a rendu si accessible et populaire, alors si c'était le prix à payer pour qu'il soit diffusé largement, ça valait peut-être ce léger agacement !
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critiques presse (1)
LaCroix   01 décembre 2017
Cet excellent livre est un best-seller mondial, nouvelle réjouissante puisque sa lecture, édifiante et fascinante, permet d’envisager le monde sous un tout autre prisme.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
LaSemeusedeLivresLaSemeusedeLivres   30 juillet 2018
La différence entre végétal et animal est un choix arbitraire basé essentiellement sur le mode de nutrition (...). La seule véritable différence concerne le temps nécessaire au traitement des informations puis à leur transformation en actions. Mais les organismes lents sont-ils nécessairement inférieurs aux organismes rapides ? Je me demande parfois si nous ne serions pas contraints de traiter les arbres et l'ensemble des végétaux avec plus d'égards s'il s'avérait sans contestation possible qu'ils partagent de nombreuses facultés avec les animaux.
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JmlyrJmlyr   22 septembre 2017
Et quand un arbre est coupé ? Meurt-il ?
Qu’en est-il par exemple, de cette souche multicentenaire évoquée au tout début du livre, que ses congénères maintiennent sous perfusion pour qu’elle ne meure pas ? Est-ce un arbre ? Si ce n’en est pas un, qu’est-ce que c’est ? L’affaire se complique quand la souche forme un rejet. Et cela est d’autant plus fréquent que, dans de nombreuses forêts, les feuillus ont longtemps été exploités par les charbonniers qui les coupaient pour fabriquer du charbon de bois.

Les souches ont formé des rejets qui constituent aujourd'hui, des siècles plus tard, la base d'une majorité de nos forêts de feuillus, notamment de chênes et de charmes. La méthode consistait à couper et à laisser repousser les rejets une quinzaine d'années environ avant de les couper à nouveau, de sorte que jamais les arbres n'atteignaient une grande ampleur.

À l'époque,cette pratique du taillis était dictée par la pauvreté des populations qui ne pouvaient se permettre d'attendre que les arbres grossissent. Les formes en cépées, que vous pouvez rencontrer aujourd'hui en forêt, en sont des vestiges, de même que les renflements globuleux à la base des pieds-mères, signe d'une prolifération des tissus due à l'abattage régulier des rejets.

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JmlyrJmlyr   25 septembre 2017
Tendez l’oreille, les vieilles forêts de feuillus offrent un service météo à court terme d’une grande fiabilité : le pinson des arbres.
En temps normal, le chant de ce passereau brun roux à tête grise est une courte série de notes descendantes finissant en fioritures, flûtées et mélodieuses (ne dit-on pas gai comme un pinson ?).
Que la pluie arrive, aussitôt le pinson change de registre et ne répète plus qu’une seule note, claire, et moins charmante.

page126
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JmlyrJmlyr   23 septembre 2017
Au passage, cet épicéa a fait un sort à quelques doctrines scientifiques. Jusque-là, personne ne savait que l’espèce pouvait dépasser les 500 ans. Surtout, il était généralement admis que les épicéas n’étaient apparus dans cette partie de la Suède que 2 000 ans après le recul des glaciers.

Pour moi, ce petit végétal qui n’a l’air de rien est symbolique du peu que nous comprenons des arbres et des forêts, et de tous les prodiges de la nature qu’il nous reste à découvrir.

Page 95
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JmlyrJmlyr   25 septembre 2017
Pour moi, ce sont les hommes qui depuis des millénaires sont responsables de la destruction des forêts par le feu, par négligence et sans volonté de nuire, par exemple en faisant cuire leurs aliments. Les causes naturelles, comme la foudre, qui est effectivement à l’origine de quelques petits foyers localisés, sont des phénomènes trop rares pour que les espèces européennes y aient développé une adaptation.
Tendez l’oreille la prochaine fois qu’il sera question des origines d’un incendie de forêt aux informations : la plupart du temps, c’est l’homme qui est incriminé.
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