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ISBN : 2352045932
Éditeur : Les Arènes (01/03/2017)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Les citadins regardent les arbres comme des "robots biologiques" conçus pour produire de l'oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d'un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  25 septembre 2017
Emportez ce livre dans un sac avec un encas, à boire, de quoi vous couvrir… et partez vous enfoncer dans la forêt... la vraie, la primaire, l’originelle, pas celle domptée ou massacrée par l’homme.
Enlevez vos chaussures et marchez sur l’humus, sentez la vie sous vos pieds, devinez tout le microcosme là dessous, un monde insoupçonné qui participe à la bonne santé de la forêt, pour peu que l’on veuille bien la laisser évoluer en paix... les champignons ne sont pas en reste, au sol ou sur les troncs, ni les oiseaux qui se chargent parfois de transporter les graines et assurent la perpétuation des espèces.
Respirez ! L’air est plus pur dans la forêt et serait même un gage de longévité... même si la nuit le CO2 est en augmentation.
Chut ! Percevez les petits craquements et autres chuchotements du sous-bois : les feuillus se parlent, peut-être essayerez-vous de comprendre ce qu’ils échangent comme informations. Levez le nez vers la cime des arbres, cherchez où se niche la lumière, scrutez le balancement des houppiers dans le vent, leur orientation, leur ballet dans le ciel et même, qui sait ? leur chant... ou champ électrique. Parce que les arbres communiquent, ils se préviennent de tout un tas de choses, ils émettent alors des odeurs, fragrances subtiles pour repousser un ennemi... ou attirer un ami.
Écoutez également le chant du pinson qui, mieux qu’une grenouille, vous annonce l’arrivée imminente de la pluie.
La vie est très très lente dans la forêt, le rapport au temps est différent, mais la société des arbres semble bien organisée, avec des bébés arbres savamment élevés par leurs parents, des malades soignés avec une sorte d’empathie par les voisins, solidarité quand on fournit le glucose à son prochain par le truchement des racines et des liens bien réels... le modèle de cet éco système semble exemplaire. On soupçonne une sensibilité particulière au bout des racines qui permettrait de capter des signaux et de les transmettre. Les troncs, quant à eux, renseignent par une transmission précise des bruits perçus ; les arbres font alors leurs propres déductions.
L’auteur est un amoureux des arbres, un vrai. Il nous conte sa forêt avec passion et nous parle des Hêtres, Chênes, Épicéas... comme de ses amis... Je ne vous détaillerai pas tout le descriptif des découvertes dues à des spécialistes passionnés qui ont consacré leur vie à la recherche. Le livre est très complet dans ce sens. Je suis allée de surprises en surprises... la lecture est agréable, malgré un petit côté un peu scolaire par moment... et je pense que je le relirai d’ici quelques mois.
J’ai juste envie de vous dire : LISEZ-LE ET PRENEZ-EN DE LA GRAINE !
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Kittiwake
  18 juillet 2017
Une seule envie en tournant la dernière page : aller faire une balade en forêt !
C'est un excellent document scientifique , avec de grandes qualités pédagogiques. On en apprend des choses sur les hêtres et les sapins , sur les collemboles et les lichens , sur la croissance des séquoias et sur la chlorophylle. Et si on les assimile aussi bien, c'est grâce au talent de conteur de l'auteur et son art de nous transmettre sa passion.
Du coup, les vegans n'ont qu'à bien se tenir. Parce que si les chênes sont capables d'émotions, de souffrance, on ne voit pas pourquoi il n'en serait pas de même pour les carottes et les salades!
Ne faisons pas de mauvais esprit : il n'empêche que les capacités de communication, et de coopération , car il s'agit bien de cela, lorsqu'on fait parvenir aux voisins des messages d'alerte sur la présence d'un prédateur qui s'en prend à votre écorce, sont bien étonnantes .
On retient également la formidable complexité des interactions , entraide ou concurrence , entre tous les éléments composant le système écologique forestier : insectes, champignons, bactéries , virus, l'équilibre fragile se fait autour de la lutte de chacun pour sa survie. Ça fonctionne, tant que le prédateur suprême n'y met pas son grain de sel : coupes claires, nettoyage, voire destruction pure et simple , nos congénères n'y vont pas de main morte
Une pensée pour les arbres des villes, que Maxime Leforestier (le bien nommé) avait chanté naguère :
« Comme un arbre dans la ville
Pour pousser je me débats
Mais mes branches volent bas
Tout prêt des autos qui fument
Entre béton et bitume »

Quand la passion s'allie à l'art de conter et au désir de transmettre, cela donne un superbe récit, à lire, relire, et offrir.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Mimimelie
  26 février 2017
J'ai toujours une petite passion secrète pour les arbres. En confidence, j'aurais été conçue en forêt de Fontainebleau (superbe forêt classée Réserve de biosphère par l'Unesco, ce dont je ne suis pas peu fière...), peut-être que ceci explique cela, allez savoir !
Or, voici que je tombe aujourd'hui sur un article fort intéressant du magazine "Aujourd'hui" à l'occasion de la sortie le 1er mars de ce livre "La vie secrète des arbres" qui me donne une furieuse envie. (Fanfanouche24 l'avait déjà repéré et inscrit dans la liste "les pouvoirs et féérie des arbres" qui hélas m'avait échappée)
Je ne résiste pas à vous en retranscrire l'introduction.
"Attention, livre événement. Depuis sa sortie en Allemagne l'an dernier, La Vie secrète des arbres s'est écoulé à plus de 650 000 exemplaires outre-Rhin, où il demeure toujours en bonne place dans le classement des best-sellers. ... le quotidien canadien National Post n'a pas hésité à le sacrer "meilleur livre de l'année 2016". Même Hillary Clinton l'aurait eu entre les mains. Et dire que son auteur, Peter Wohlleben, pensait en vendre "à peine 300 exemplaires" ! Dans cet ouvrage, le forestier de 52 ans nous raconte ce qui se trame sous les feuillages. Pédagogue et érudit, il décrit la forêt comme une véritable société où les arbres échangent. Un monde mystérieux, où des individus nommés chênes, bouleaux ou pins communiquent grâce à un réseau comparable à Internet, aident leurs enfants à grandir et même... tombent amoureux ! Pour Peter Wohlleben, les arbres sont des êtres vivants, qu'il se plaît d'ailleurs à comparer à des éléphants, en juste un peu plus lents. S'il s'appuie sur des études scientifiques, le gardien des bois leur attribue des caractéristiques humaines. "Les termes biologiques ou trop techniques, cela ennuie tout le monde et supprime. Quand j'écris que les arbres allaitent leurs enfants, tout le monde comprend." Infirmiers pour leurs voisins malades, lanceurs d'alerte en cas d'agression extérieure, capables de produire leur propre insecticide ou d'appeler des alliés à la rescousses... Ces végétaux, qu'on imagine facilement isolés et immobiles, se révèlent plein de ressources."
Et l'article nous dévoile quelques une des caractéristiques les plus étonnantes des arbres : langage codé, défense contre l'ennemi, capacité de prévoyance, solidarité, mémoire...
Après cela comment ne pas être d'accord avec l'auteur : "Nous devrions leur éviter des souffrances inutiles"...
Et puis, entre l'arbre et la littérature, c'est toute une histoire... au premier la seconde ne doit-elle pas le livre... et la source de leur inspiration au creux de leurs troncs ... ?
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sabine59
  25 septembre 2017
Essai scientifique, guide écologique, roman de la forêt, ce livre est un peu tout cela à la fois...
L'auteur est forestier. Comme il l'explique au début , de par son métier, il n'a d'abord vu les arbres que comme des valeurs marchandes. Puis, petit à petit, il a découvert les secrets curieux et enthousiasmants de la vie des arbres. Et maintenant, il gère une forêt ancienne, près d'un village allemand, une forêt protégée et sereine.
On apprend , par exemple, que les arbres ont des mécanismes d'auto-défense contre les prédateurs, ils émettent une substance désagréable, voire toxique. Ils s'entraident aussi, communiquent par les racines.
Tout un monde surprenant nous est présenté, et si l'auteur s'appuie sur des données scientifiques, des études faites par des spécialistes, il réussit cependant à nous captiver, en utilisant un langage simple et en recourant souvent aux images.
L'anthropomorphisme est selon moi un peu trop présent, l'univers feuillu étant difficilement comparable à celui des humains, mais c'est sans conteste une oeuvre passionnante et passionnée , pas étonnant qu'il ait connu un tel succès.
Je terminerai par ce bel hommage aux arbres, tout à fait en osmose avec le livre, celui de Jules Supervielle:

" A vous la sève, à moi le sang,
A vous la force, à moi l'accent,
Mais nuit et jour nous ressemblant,
Régis par le suc du mystère,
Offerts à la mort, au tonnerre,
Vivant grand et petitement,
L'infini qui nous désaltére
Nous fait un même firmament."
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Nadou38
  19 juillet 2017
Un ouvrage exceptionnel !
Quand mon cher et tendre m'a suggéré cette lecture, je n'aurais jamais imaginé être aussi enthousiaste pour un ouvrage qui parle des arbres et des forêts ! Et pourtant, quand je vois le nombre de citations que j'ai postées, je ne peux qu'avouer avoir été conquise et touchée par son contenu.
Ce livre s'adresse à tout public. L'auteur Peter Wohlleben écrit de manière agréablement simple et fluide ; on tourne les pages facilement, pas besoin d'être un spécialiste de la nature ou de la botanique pour suivre son propos.
Par une approche ou un exemple anecdotique, il aborde différents aspects de la forêt qui m'ont passionnés. Entre autre :
-la communication et la solidarité entre les arbres d'une même espèce (par la présence d'un véritable réseau racinaire entre eux et accentué par des champignons spécifiques),
-le fragile et non moins essentiel équilibre entre les différents habitants de la forêt pour assurer sa pérennité (je pense au partenariat champignon/arbre, à la biodiversité...),
-l'aspect sensible des arbres (ils ressentent, peuvent souffrir et même crier),
-les raisons de leur présence si vitale pour nous et tous les autres êtres vivants...
J'ai particulièrement été touchée lors de la lecture du chapitre «les enfants des rues» où l'auteur nous explique les conditions de vie insupportables que l'on fait vivre aux arbres plantés le long des trottoirs des rues, et celles guère meilleures dans les parcs.

A travers son ouvrage, ce forestier allemand partage ses observations et réflexions sur nos forêts, mais aussi sa passion pour son métier. Il cherche, à raison, à nous faire porter un regard différent sur ce monde végétal qui nous paraît à la fois si loin et si proche de nous. Pari réussi en ce qui me concerne.
J'ai pensé à monsieur Tolkien et l'ai trouvé bien inspiré avec ses Ents et sa forêt de Fangorn dans son célèbre Seigneur des anneaux. Quand la réalité dépasse la fiction... L'auteur le dit très bien dans sa conclusion : «Lors d'une prochaine promenade en forêt, laissez votre imagination vagabonder. Il arrive souvent que la réalité n'en soit pas si éloignée !»
A lire donc, sans hésitation !
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Citations & extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
michokomichoko   19 octobre 2017
Quand on sait qu'un arbre est sensible à la douleur et a une mémoire, que des parents-arbres vivent avec leurs enfants, on ne peut plus les abattre sans réfléchir ni ravager leur environnement en lançant des bulldozers à l'assaut des sous-bois.
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anne_le_bruit_des_vaguesanne_le_bruit_des_vagues   19 octobre 2017
"Une poignée de terre forestière contient plus d'organismes vivants qu'il y a d'êtres humains sur Terre. Une cuillère à café contient déjà à elle seule un kilomètre de filaments de champignons".
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michokomichoko   19 octobre 2017
Quand j'ai commencé ma carrière de forestier, j'en savais à peu près autant sur la vie secrète des arbres qu'un boucher sur la vie affective des animaux.
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JmlyrJmlyr   22 septembre 2017
Et quand un arbre est coupé ? Meurt-il ?
Qu’en est-il par exemple, de cette souche multicentenaire évoquée au tout début du livre, que ses congénères maintiennent sous perfusion pour qu’elle ne meure pas ? Est-ce un arbre ? Si ce n’en est pas un, qu’est-ce que c’est ? L’affaire se complique quand la souche forme un rejet. Et cela est d’autant plus fréquent que, dans de nombreuses forêts, les feuillus ont longtemps été exploités par les charbonniers qui les coupaient pour fabriquer du charbon de bois.

Les souches ont formé des rejets qui constituent aujourd'hui, des siècles plus tard, la base d'une majorité de nos forêts de feuillus, notamment de chênes et de charmes. La méthode consistait à couper et à laisser repousser les rejets une quinzaine d'années environ avant de les couper à nouveau, de sorte que jamais les arbres n'atteignaient une grande ampleur.

À l'époque,cette pratique du taillis était dictée par la pauvreté des populations qui ne pouvaient se permettre d'attendre que les arbres grossissent. Les formes en cépées, que vous pouvez rencontrer aujourd'hui en forêt, en sont des vestiges, de même que les renflements globuleux à la base des pieds-mères, signe d'une prolifération des tissus due à l'abattage régulier des rejets.

Page 94
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JmlyrJmlyr   25 septembre 2017
Tendez l’oreille, les vieilles forêts de feuillus offrent un service météo à court terme d’une grande fiabilité : le pinson des arbres.
En temps normal, le chant de ce passereau brun roux à tête grise est une courte série de notes descendantes finissant en fioritures, flûtées et mélodieuses (ne dit-on pas gai comme un pinson ?).
Que la pluie arrive, aussitôt le pinson change de registre et ne répète plus qu’une seule note, claire, et moins charmante.

page126
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Videos de Peter Wohlleben (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Wohlleben
http://www.librairiedialogues.fr/ Virginie de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Voyages-Nature : "La vie secrète des arbres" de Peter Wohlleben (Les Arènes), "Quelques grammes de silence" d'Erling Kagge (Flammarion) et le "Dictionnaire insolite de l'Andalousie" de Dolores Serrano García (Cosmopole). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Élise le Fourn.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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