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ISBN : 2352045932
Éditeur : Les Arènes (01/03/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.1/5 (sur 181 notes)
Résumé :
Les citadins regardent les arbres comme des "robots biologiques" conçus pour produire de l'oxygène et du bois. Forestier, Peter Wohlleben a ravi ses lecteurs avec des informations attestées par les biologistes depuis des années, notamment le fait que les arbres sont des êtres sociaux. Ils peuvent compter, apprendre et mémoriser, se comporter en infirmiers pour les voisins malades. Ils avertissent d'un danger en envoyant des signaux à travers un réseau de champignons... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  25 septembre 2017
Emportez ce livre dans un sac avec un encas, à boire, de quoi vous couvrir… et partez vous enfoncer dans la forêt... la vraie, la primaire, l’originelle, pas celle domptée ou massacrée par l’homme.
Enlevez vos chaussures et marchez sur l’humus, sentez la vie sous vos pieds, devinez tout le microcosme là dessous, un monde insoupçonné qui participe à la bonne santé de la forêt, pour peu que l’on veuille bien la laisser évoluer en paix... les champignons ne sont pas en reste, au sol ou sur les troncs, ni les oiseaux qui se chargent parfois de transporter les graines et assurent la perpétuation des espèces.
Respirez ! L’air est plus pur dans la forêt et serait même un gage de longévité... même si la nuit le CO2 est en augmentation.
Chut ! Percevez les petits craquements et autres chuchotements du sous-bois : les feuillus se parlent, peut-être essayerez-vous de comprendre ce qu’ils échangent comme informations. Levez le nez vers la cime des arbres, cherchez où se niche la lumière, scrutez le balancement des houppiers dans le vent, leur orientation, leur ballet dans le ciel et même, qui sait ? leur chant... ou champ électrique. Parce que les arbres communiquent, ils se préviennent de tout un tas de choses, ils émettent alors des odeurs, fragrances subtiles pour repousser un ennemi... ou attirer un ami.
Écoutez également le chant du pinson qui, mieux qu’une grenouille, vous annonce l’arrivée imminente de la pluie.
La vie est très très lente dans la forêt, le rapport au temps est différent, mais la société des arbres semble bien organisée, avec des bébés arbres savamment élevés par leurs parents, des malades soignés avec une sorte d’empathie par les voisins, solidarité quand on fournit le glucose à son prochain par le truchement des racines et des liens bien réels... le modèle de cet éco système semble exemplaire. On soupçonne une sensibilité particulière au bout des racines qui permettrait de capter des signaux et de les transmettre. Les troncs, quant à eux, renseignent par une transmission précise des bruits perçus ; les arbres font alors leurs propres déductions.
L’auteur est un amoureux des arbres, un vrai. Il nous conte sa forêt avec passion et nous parle des Hêtres, Chênes, Épicéas... comme de ses amis... Je ne vous détaillerai pas tout le descriptif des découvertes dues à des spécialistes passionnés qui ont consacré leur vie à la recherche. Le livre est très complet dans ce sens. Je suis allée de surprises en surprises... la lecture est agréable, malgré un petit côté un peu scolaire par moment... et je pense que je le relirai d’ici quelques mois.
J’ai juste envie de vous dire : LISEZ-LE ET PRENEZ-EN DE LA GRAINE !
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Kittiwake
  18 juillet 2017
Une seule envie en tournant la dernière page : aller faire une balade en forêt !
C'est un excellent document scientifique , avec de grandes qualités pédagogiques. On en apprend des choses sur les hêtres et les sapins , sur les collemboles et les lichens , sur la croissance des séquoias et sur la chlorophylle. Et si on les assimile aussi bien, c'est grâce au talent de conteur de l'auteur et son art de nous transmettre sa passion.
Du coup, les vegans n'ont qu'à bien se tenir. Parce que si les chênes sont capables d'émotions, de souffrance, on ne voit pas pourquoi il n'en serait pas de même pour les carottes et les salades!
Ne faisons pas de mauvais esprit : il n'empêche que les capacités de communication, et de coopération , car il s'agit bien de cela, lorsqu'on fait parvenir aux voisins des messages d'alerte sur la présence d'un prédateur qui s'en prend à votre écorce, sont bien étonnantes .
On retient également la formidable complexité des interactions , entraide ou concurrence , entre tous les éléments composant le système écologique forestier : insectes, champignons, bactéries , virus, l'équilibre fragile se fait autour de la lutte de chacun pour sa survie. Ça fonctionne, tant que le prédateur suprême n'y met pas son grain de sel : coupes claires, nettoyage, voire destruction pure et simple , nos congénères n'y vont pas de main morte
Une pensée pour les arbres des villes, que Maxime Leforestier (le bien nommé) avait chanté naguère :
« Comme un arbre dans la ville
Pour pousser je me débats
Mais mes branches volent bas
Tout prêt des autos qui fument
Entre béton et bitume »

Quand la passion s'allie à l'art de conter et au désir de transmettre, cela donne un superbe récit, à lire, relire, et offrir.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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ibon
  07 janvier 2018
Reçu sous le sapin il y a peu, j'ai pensé que la meilleure méthode d'hivernage était de lire ce livre avant d'avoir le houppier réchauffé par le soleil printanier.
J'ai songé aussi à ceci: si les arbres sont ces êtres vivants alors la tronçonneuse est la pire arme de destruction massive inventée l'homme. Car oui les arbres et les plantes sont des "êtres" capables de mémoriser, de prendre des décisions et d'apprendre. "Elles pensent!" (Sciences et Vie de Décembre 2017) !
De l'anthropomorphisme? de nombreux résultats d'expériences laissent à conclure que non: on tient le bambou.

Peter Wohlleben, tel un vieux sage et surtout en tant que garde-forestier, livre une expertise pointue tout en montrant des talents de conteur qui m'ont fait passer de gland sous son chêne à instruit aux fruits de l'arbre de la connaissance.
Oui, car je crois dorénavant que lire c'est un peu comme se nourrir en captant la lumière du soleil. Et comme l'aulne, c'est prélever dans des sols marécageux de riches substances nutritives.
Par exemple, quand à l'automne les arbres chatoient de mille feux en exhibant des jaunes, oranges et rouges. On dira enfin: "Ah! c'est le retrait de la chlorophylle".
Bien qu'un peuplier par les vents et pour renforcer un faible ancrage souterrain il convient de suivre les réflexions, glanées au fil du temps par M.Wohlleben - le bouleau d'une vie! – pour à l'avenir se porter comme un charme.
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sabine59
  25 septembre 2017
Essai scientifique, guide écologique, roman de la forêt, ce livre est un peu tout cela à la fois...
L'auteur est forestier. Comme il l'explique au début , de par son métier, il n'a d'abord vu les arbres que comme des valeurs marchandes. Puis, petit à petit, il a découvert les secrets curieux et enthousiasmants de la vie des arbres. Et maintenant, il gère une forêt ancienne, près d'un village allemand, une forêt protégée et sereine.
On apprend , par exemple, que les arbres ont des mécanismes d'auto-défense contre les prédateurs, ils émettent une substance désagréable, voire toxique. Ils s'entraident aussi, communiquent par les racines.
Tout un monde surprenant nous est présenté, et si l'auteur s'appuie sur des données scientifiques, des études faites par des spécialistes, il réussit cependant à nous captiver, en utilisant un langage simple et en recourant souvent aux images.
L'anthropomorphisme est selon moi un peu trop présent, l'univers feuillu étant difficilement comparable à celui des humains, mais c'est sans conteste une oeuvre passionnante et passionnée , pas étonnant qu'il ait connu un tel succès.
Je terminerai par ce bel hommage aux arbres, tout à fait en osmose avec le livre, celui de Jules Supervielle:

" A vous la sève, à moi le sang,
A vous la force, à moi l'accent,
Mais nuit et jour nous ressemblant,
Régis par le suc du mystère,
Offerts à la mort, au tonnerre,
Vivant grand et petitement,
L'infini qui nous désaltére
Nous fait un même firmament."
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cmpf
  13 janvier 2018

Quoi de plus apaisant qu'une promenade en forêt ?
On y vient chercher un remède contre les grandes et petites batailles de la vie. Mais on a rarement conscience que ce lieu est lui aussi celui d'une rude concurrence. Bien sûr on sait que tous les fruits, glands, faines, marrons... ne deviendront pas tous de grands arbres (heureusement) mais l'on pense rarement qu'ils peuvent en avoir envie. Sans doute pas au sens ou nous humains avons envie de réaliser tel ou tel projet, mais après la lecture de ce livre il est impossible de voir les arbres comme des êtres passifs. Lents oui, mais pas passifs. La vie au sein d'une forêt non plus n'est pas un long fleuve tranquille.
Voici en gros la vie vue par un futur arbre. le fruit tombe au hasard sur un sol plus ou moins favorable. Mais bon, maman-arbre et les voisins aident en sous-sol via le réseau du mycélium et protègent des rayons du soleil trop fort pour les feuilles fragiles. En contrepartie les “grands” empêchent de se développer, il faut patienter. Lorsque un adulte meurt et laisse une trouée vers la lumière, s'il ne vous a pas écrasé en tombant, on peut enfin grandir en espérant échapper aux animaux qui se ruent sur les jeunes arbres qui fabriquent enfin du sucre. Lesquels animaux se servent aussi de vous comme grattoir jusqu'à parfois vous meurtrir à mort. Selon l'auteur sur tous les fruits que produit un arbre dans toute sa vie seul un arrivera à l'âge adulte. Et il faudra encore se défendre des attaques d'insectes et d'oiseaux et de bien d'autres dangers. C'est dire si la vie est difficile.
Anthropomorphisme ? Les arbres ne souffrent pas comme nous ! Peut-être mais Peter Wohlleben nous parle d'expériences qui démontrent que les arbres savent compter. Il nous dit aussi que par exemple certains individus trompés par les températures développent des bourgeons en automne. Si tous ne le font pas c'est sans doute que certains sont plus malins. Ils ont donc bien une individualité.
Il est beaucoup question de champignons. Ceux qui servent à communiquer ne sont sans doute pas les mêmes que ceux qui attaquent les arbres. Je n'ai pas trouvé de nette explication sur ce point. Je connaissais déjà le rôle de mise en relation des arbres par le mycélium, sans doute grâce à un ouvrage de Jean-Marie Pelt.
J'ai tout de même trouvé un défaut. Ce livre est un peu trop “littéraire”, j'aurais préféré une approche un peu plus scientifique avec des schémas que j'ai dû aller chercher sur internet. La version illustrée offre de très belles photos d'arbres mais n'aide pas à en voir la structure intérieure par exemple.
J'ai lu en un temps pré-babelio Éloge de la plante de Francis Hallé que j'avais beaucoup aimé. Et j'ai regardé au cours de cette lecture un numéro de la Grande Librairie dans laquelle j'ai entendu Hallé dire “Les hommes sont les principaux ennemis des arbres la cohabitation est trop récente.” phrase qui m'a arrêtée. Elle sous-entend qu'un jour lointain il y aura une cohabitation équilibrée, les deux espèces survivront-elles jusqu'à cette époque idyllique ?
Ce livre a créé pour moi des connexions avec d'autres livres mais aussi avec le cinéma. “Les arbres ne sont pas les seuls à communiquer ainsi entre eux, les buissons, les graminées échangent aussi et probablement toutes les espèces végétales présentes dans la communauté forestière” page 24. En lisant cette phrase m'est revenue une image d'un film catastrophe (Phénomènes je crois) où tout à coup la nature se rebelle contre les hommes.
Une lecture très enrichissante. Je ne m'étonne pas du succès en revanche je comprends mal que Francis Hallé en ait moins.
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critiques presse (1)
LaCroix   01 décembre 2017
Cet excellent livre est un best-seller mondial, nouvelle réjouissante puisque sa lecture, édifiante et fascinante, permet d’envisager le monde sous un tout autre prisme.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
ammonite38ammonite38   18 janvier 2018
Un végétal n'acquiert cependant un tronc long et stable qu'à un âge avancé, car fabriquer du bois consomme des quantités phénoménales d'énergie. Pour atteindre sa taille adulte, le tronc d'un hêtre, par exemple, a besoin d'un volume de sucres et de cellulose équivalent à un hectare de blé.Il est compréhensible qu'il lui faille non pas une, mais 150 années pour grandir et se développer.
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GuylaineGuylaine   14 janvier 2018
Les noyers luttent par exemple contre les insectes à l'aide de composants de leurs feuilles, et avec une efficacité telle que l'on recommande aux amateurs de siestes en plein air d'installer leur chaise longue sous un noyer. C'est là que le risque de se faire piquer par un moustique serait le moins élevé.
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ammonite38ammonite38   13 janvier 2018
La solidité maximale d'une chaîne est celle de son maillon le plus faible. Cet adage issu du monde artisan aurait pu être inventé par les arbres.
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ammonite38ammonite38   13 janvier 2018
... la condition d'un arbre ne peut pas être meilleure que celle de la forêt qui l'entoure...
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GuylaineGuylaine   10 janvier 2018
Quel bouleversement si nous avions accès à ce que des hêtres, des chênes ou des pins ressentent, si nous pouvions comprendre ce qu'ils disent ! Nous n'en sommes malheureusement pas encore là ; l'exploration de ce domaine scientifique n'en est qu'à ses balbutiements. Il n'empêche, lors d'une prochaine excursion en forêt, si vous percevez de légers craquements, pas sûr que ce soit le seul fait du vent...
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Vidéo de Peter Wohlleben
Payot - Marque Page - Peter Wohlleben - La vie secrète des arbres
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