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EAN : 9782072741524
320 pages
Éditeur : Gallimard (04/04/2019)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Dans un immeuble de Barcelone, Araceli, une jeune étudiante en traduction, fantasme la vie de sa voisine du dessous. À peine trente centimètres de poutre les séparent, pourtant il lui paraît bien difficile de percer le mystère d’Alba Cambó. Écrivaine, elle semble rayonner d’une aura magnétique, attirant dans sa toile tous ceux qu’elle rencontre. On croise, pêle-mêle, une femme de ménage meurtrière, Lucifer en cavale, ou encore un négociant cocu. Un peu dingue, débor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Pirouette0001
  29 septembre 2019
Voici un livre qui ne se laisse pas apprivoiser facilement. Il est même plutôt difficile d'accès et je l'ai laissé plusieurs fois de côté, avant de le reprendre en roue libre.
L'auteur n'a fait aucun effort pour se rendre attractive, au contraire, et pourtant, une fois refermée, cette oeuvre, car c'est plus qu'un livre, apparaît comme un ovni qui fait du bien dans la masse sirupeuse de livres préconstruits en fonction de recettes plus ou moins efficaces.
Ce livre n'est pas pour autant inclassable. L'on sent clairement poindre l'amour qu'a cette auteur suédoise pour la littérature sud-américaine. Il y a cette même ambiance, atmosphère et cruauté. Car rien ne nous est épargné dans la platitude des relations humaines et amoureuses dans ce Barcelone où souffle un vent nordique des moins chaleureux en matière d'empathie réciproque.
Si vous êtes intrépide et curieux, ne passez donc pas à côté.
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traversay
  01 juin 2019
Bret Easton Ellis et les autres chiens fait partie de ces livres qui laissent circonspect et partagé, ce qui était d'ailleurs le cas pour Les amants polyglottes, premier roman traduit en français de l'écrivaine suédoise Lina Wolff, mais qui était en réalité postérieur à Bret Easton Ellis ... Contrairement à ce que semble prétendre la quatrième de couverture, le livre est loin d'être limpide avec sa narration qui ressemble plutôt à un assemblage hétéroclite de nouvelles plus ou moins interconnectées autour d'Alba, son personnage le plus intrigant, qui reste en définitive un mystère complet. Lina Wolff est traductrice d'auteurs latino-américains et sans doute y puise-t-elle une sorte de réalisme magique mais confronté à des histoires assez cruelles avec des personnages en général peu aimables, on ne peut pas dire que l'alchimie soit une pleine réussite, du moins pas de manière constante. le style de la romancière est pourtant enlevé, foisonnant par moments, et pas dénué d'humour, mais ce qu'elle dit de la comédie humaine, de l'amour et des relations entre hommes et femmes n'est pas très souriant et cette noirceur continue est parfois lassante par son côté systématique. Peut-on affirmer que Lina Wolff est une autrice féministe ? Elle tourne en ridicule Houellebecq et Bret Easton Ellis et leur vision des femmes mais, dans le même temps, son livre fait beaucoup penser au premier, ce qui est sans doute voulu mais ne contribue pas à rendre l'ouvrage plus sympathique. Elle a un talent indéniable, pourtant, mais vraiment gâché par une construction inutilement complexe de son récit et une inégalité d'intérêt entre les différents segments qui le composent.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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LouDeBergh
  18 septembre 2020
Voilà un roman envoutant. Enigmatique et mystérieux.
On y entre, comme dans une danse.
Tantôt endiablée, tantôt solennelle,
Parfois effrénée, souvent langoureuse.

On y entre sans trop savoir qui du début, qui de la fin,
Doucement, à pas de velours, sur le bout de nos chaussons,
Avant de caracoler, toutes voiles dehors, sur une succession de croches déchaînées.
On ne sait pas où nos pas nous mènent,
A l'autre bout de la salle ou de l'autre côté de la vie,
On ne sait rien mais l'on s'en moque.

Car on danse comme si c'était la dernière fois,
que nos pieds endoloris nous portent sans tressaillir et sans frémir,
que nos bouches sourient à s'en décrocher la mâchoire,
et que nos fronts perlent de la plus salée des sueurs,
sur les frémissements d'une nuit étoilée,
infinie, tumultueuse.

C'est d'abord sur l'extrême originalité de ce livre que j'aimerai revenir. J'ai lu, à droite à gauche, que beaucoup le trouvait insaisissable, difficile à appréhender, fugitif somme toute. C'est une critique que je peux entendre mais que je ne partage pas pleinement. S'il a effectivement un petit côté caméléon, j'ai trouvé qu'il était extrêmement aisé de plonger entre ses pages et de s'y enfoncer entièrement.
Mais, et c'est là que se révèle toute sa fraicheur, alors que l'on pensait évoluer dans les eaux apaisées d'un lac opalescent, c'est soudainement dans les flots tumultueux d'un torrent de montagne que nous nous retrouvons. Puis, quelques secondes plus tard à peine, nous voilà balancés par le ressac salé d'une mer agitée, avant de flotter à nouveau sur les rythmes binaires d'une marée noircie par le soir.
On ne sait jamais vraiment où l'on est, somme toute, et pourtant, impossible de détacher ses yeux de ses pages somptueuses et terriblement incisives !

L'écriture de Lina Wolff m'a fait l'effet revigorant d'une pluie battante au coeur d'un été trop chaud. Parfois crue et désillusionnée, souvent sombre voire noire, toujours féministe et fantasque, je l'ai trouvée d'une justesse implacable tout le long du roman.
Capable de nous entrainer où elle le souhaitait en moins de temps qu'il n'en fallait pour tourner une page.

Un rythme remarquable caractérise également Bret Easton Ellis et les autres chiens qui pourtant ne présente ni réel début, ni réelle fin, pas de scénario très construit, pas de morale ni de vraie leçon de vie. Rien de rassurant.
Juste un foisonnement de mots et d'histoires d'un cynisme exaltant que l'on ne parvient pas à lâcher.

Je ne peux que vous recommander d'y plonger la tête la première et de vous laisser submerger. L'expérience a de quoi se montrer vivifiante,
et un rien dérangeante!
Lien : https://www.mespetiteschroni..
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critiques presse (1)
LaPresse   27 juin 2019
Dans un style éclaté qui nous fait penser à un croisement entre Virginie Despentes (pour le parti pris féministe) et Eduardo Mendoza (pour l'humour caustique et les situations désopilantes), Wolff nous propose une réflexion sur la place des femmes en littérature. Irrésistible.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
LouDeBerghLouDeBergh   18 septembre 2020
D’un autre côté, s’ils doivent passer trop de temps en compagnie de filles jeunes, ils s’ennuient affreusement, bien sûr. Une fois l’exercice physique terminé, ils ne savent pas de quoi on pourrait parler. Et ils sont très déçus quand on ne montre pas le respect qui convient à leurs monologues mangés aux mites sur des écrivains encore plus vieux qu’eux, des parties de pêche fabuleuses et des matches de foot historiques. Leur vient alors la nostalgie d’un autre genre de femme, de celles qui ont appris l’indispensable technique de survie : avoir l’air d’écouter attentivement tout en pensant à autre chose. Alors ils comprennent que ce qu’ils désirent, au fond d’eux-mêmes, ce n’est pas une rose délicate mais une solide plante en pot.
+ Lire la suite
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LucilliusLucillius   29 avril 2019
Mais ce que je voulais dire, c'est que les meilleures baises, moi, je les ai eues dans mon imagination. Là, rien ne sent le corps, tout le monde est parfait. On peut baiser la femme des autres, et leur bonne, et si on veut on peut aussi baiser ceux qui baisent les femmes et les bonnes des autres.
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rkhettaouirkhettaoui   27 avril 2019
Alba Cambó y parlait du potentiel de divertissement associé à des corps de femmes mutilées et assassinées en disant qu’elle avait choisi d’écrire sur des corps d’hommes mutilés et assassinés pour voir si le potentiel de divertissement était, là encore, infini et inépuisable. Ensuite, elle anticipait assez maladroitement la réaction du journaliste en enchaînant sur une question rhétorique. Quel mal y avait-il à décrire des corps masculins profanés, quand les corps féminins étaient sans cesse exploités à cette fin dans la littérature ? Certains auteurs, disait-elle, lui évoquaient des singes se masturbant mollement dans des cages surchauffées. Ils écrivaient comme s’ils avaient perdu le goût des bons ingrédients et se croyaient obligés de forcer sur le sel et la graisse de porc pour donner de la saveur à leur ragoût.
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Pirouette0001Pirouette0001   16 juin 2019
Ceux qui gardent les yeux collés au rétroviseur ont vite fait de quitter la route.
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rkhettaouirkhettaoui   27 avril 2019
Elle s’appelait Marilyn et il disait volontiers qu’il n’aimait personne d’autre qu’elle. Moi, il ne m’aimait pas. Il n’aimait pas Jessica, sa femme. Il n’aimait pas sa mère et il n’aimait pas la nature. Pourtant il aurait voulu être de ceux qui l’aiment, de ceux qui peuvent trouver la paix, qui entretiennent un espoir, qui sont capables de sortir de chez eux, de s’asseoir et d’être présents. De ceux qui n’ont pas besoin d’objets et qui ne passent pas leurs week-ends dans les centres commerciaux. Il avait compris qu’il existait quelque chose qu’il ne pouvait s’acheter, car cette paix de l’âme n’est pas monnayable. La simple vérité était qu’il aimait sa chatte, point barre.
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