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ISBN : 2253182877
Éditeur : Le Livre de Poche (06/04/2016)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 463 notes)
Résumé :
Durant les années 1970, Julie, 16 ans, passe une partie de son été à Spirit in the wood, une colonie de vacances. Elle y fait la connaissance d’un groupe de cinq jeunes adolescents qui se sont baptisés "Les Intéressants", par défi vis à vis des autres pensionnaires: Ethan, un surdoué des films d’animation, Goodman et sa soeur Ash, ainsi que Jonah, le fils d’une célèbre chanteuse folk icône de la contre culture, et enfin Cathy, une très belle fille qui rêve de deveni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (119) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  05 octobre 2015
Les intéressants, c'est ainsi qu'ils se surnommèrent. Avec une ironie timide et une prétention moqueuse. Julie Jacobson fait leur connaissance en ce mois de juillet 1974, à Spirit-in-the-Wood, un camp de vacances qui privilégie les activités artistiques et permet aux talents de s'exprimer. Elle fuit un peu la maison, sa sœur et sa mère qui se morfondent depuis la mort de son papa en janvier. Julie, contrairement aux cinq autres, vient d'un milieu plus modeste et ne vit pas à New-York. Qu'importe, visiblement, Ash, la belle et parfaite Ash; Goodman, son frère charismatique et imposant; Ethan qui fait déjà de superbes bandes dessinées et qui a un faible pour elle; Cathy qui rêve de devenir danseuse malgré son corps trop féminin et Jonah, le fils d'une célèbre chanteuse folk, tous l'adoptent très vite et la surnomment Jules. Des liens se créent, notamment entre Jules et Ash qui deviennent aussitôt amies. Cet été-là sera pour Jules celui de la révélation, celui qui jalonnera sa vie, celui d'amitiés solides...

L'on suit pendant quarante ans, à travers le regard de Jules, la vie de ces Intéressants. Des vies jalonnées d'amours, d'amitiés, de trahisons, de jalousie, de réussites mais aussi d'échecs sur fond d'Histoire, du départ de Nixon au 11-septembre en passant par les années Reagan, la débâcle économique ou l'arrivée du sida. De 1974 à nos jours, l'on fait des allers-retours dans le passé et le présent, étoffant ce récit judicieusement et habilement. L'auteur réussit à créer des ambiances d'époque et se glisse parfaitement dans chaque personnage, chacun avec leurs envies, leurs blessures et leurs désillusions. Ce roman, sur pas moins de 560 pages et quatre décennies, fait évidemment la part belle aux rebondissements. Avec cette saga palpitante, à la fois émouvante et cruelle, Meg Wolitzer captive le lecteur, impatient de retrouver ces héros du quotidien. Empli d'amitiés, d'amour et de vie, ce roman, porté par une écriture riche et travaillée, et dans lequel y flotte une certaine mélancolie douce-amère, est brillant et intelligent.  

Les intéressants, des rencontres inoubliables...
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palamede
  09 janvier 2016
Durant l'été 1973, Julie, une adolescente d'un milieu simple de la banlieue de New York, est admise dans un camp de vacances axé sur les arts du spectacle et les arts plastiques, un lieu réservé habituellement aux jeunes gens nantis. Dans un groupe qui se surnomme lui-même Les Intéressants, après s'être faite toute petite car elle se sent inférieure et illégitime, son humour espiègle la fait aimer de tous, lui donnant confiance en elle et lui permettant, transformée pour toujours, de créer avec chacun des liens d'amitié qui vont durer toute une vie.
C'est ainsi que pendant une période de quarante ans, qui commence au départ d'un Nixon abhorré après le Watergate, pour finir au moment des attentats traumatisants du 11 septembre, en passant par les années d'un Reagan suscitant le mépris, par la voix de Julie, on suit les fortunes diverses des Intéressants. Si certains s'en sortent mieux que d'autres, ils auront tous plus ou moins trahi l'adolescent qu'ils étaient, façonnés au fil du temps par leurs désillusions et leurs choix porteurs de réussites et d'échecs qui, malgré l'amitié, provoqueront entre certains une jalousie inévitable.
Meg Wolitzer a écrit un long roman dans lequel elle prend le temps de raconter des vies, des trajectoires à des époques marquantes de l'Amérique. A aucun moment elle n'ennuie, ses personnages se posent des questions qui ne leur sont pas propres mais qui ont une forme d'universalité et c'est là tout le talent de l'auteur.

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tynn
  17 mars 2016
États Unis. 1974.
Un Summer Camp artistique cristallise la rencontre de six adolescents en amitié inséparable et durable, avec son lot de drames, bonheurs, réussites personnelles et fortunes diverses. Un lien indéfectible qui les reliera jusqu'à l'âge mur.
Quel mal j'ai eu à quitter les destinées des Intéressants et quelques autres!
Leurs parcours personnels sur plusieurs décennies nous offre une intimité amicale et familiale construite sur les espérances et les rêves de leurs jeunes années, et la difficulté d'y demeurer fidèle quand la vie impose des compromis.
Ethan, génial créateur de dessins animés, la lumineuse Ash, metteur en scène de théâtre expérimental, Jules, actrice ratée mais psychothérapeute attentionnée, Jonas, musicien surdoué au talent brisé dans l'enfance...et deux autres, au parcours encore plus chaotique.
Tous vont se suivre, vivre ou tenter de survivre, se battant pour réussir, portés par la chance, la déveine, les opportunités et les choix imprévus d'une existence d'adultes.
De nombreux thèmes de réflexion accompagnent cette lecture fleuve: la valeur de la fidélité et de la loyauté, la jalousie pernicieuse face à la réussite professionnelle et à l'aisance financière, le rôle de parents, de conjoints, le tout sur fond de culture américaine de télévision, de musique, de sida, de système de santé, de justice et de vie trépidante à New-York.
Dans une narration dense, faite de rebondissements, Meg Wolitzer immerge son lecteur dans une ambiance nostalgique où la solidarité à la part la plus belle. C'est une attachante fresque américaine, bien construite, documentée et à la fine psychologie.
J'ai vraiment été conquise, refermant le livre avec cette certitude de ne pas perdre le souvenir de cette lecture et de ces personnages si réels et attachants.
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Ziliz
  18 décembre 2016
L'été 1974 marque un tournant dans la vie de Julie Jacobson. Acceptée grâce à une bourse dans un camp de vacances pour gosses de riches, cette adolescente de seize ans a l'immense bonheur/honneur de rejoindre un groupe fermé, auto-baptisé les « Intéressants ». L'humour et l'intelligence de 'Jules' séduisent les autres membres du clan, des New Yorkais sûrs d'eux, à qui l'avenir semble sourire. Ils deviennent amis - pour la vie ? Trois d'entre eux resteront proches, jusque dans les années 90, au moins. Après, je ne sais pas, puisque j'ai abandonné la lecture de ce pavé un peu avant la moitié (245/565 pages).
Meg Wolitzer dresse un tableau intéressant des années 70, de l'adolescence (dont les préoccupations sur l'amour, la sexualité et les choix professionnels n'ont guère changé en quarante ans), de l'amitié et de ses ambivalences - confidences, respect, jalousie, admiration, trahison...
Mais voilà, cette auteur est atrocement bavarde, son récit est dilué, on tourne en rond.
Comme elle le fait dire à Ash, l'un des personnages principaux du roman : « Mes histoires sont longues. Elles ne sont pas très bonnes, mais elles expriment de la détermination. C'est ça ma force : la détermination. Je suis sûre qu'elles épuisent mes profs. [...] Elles sont exténuantes ! » (p. 202)
Voilà, merci, j'ai mis le doigt sur ce qui coince entre cet ouvrage et moi, cette lenteur m'épuise.
Un autre aspect me dérange : l'impunité d'un abus sexuel, mais faute de poursuivre ma lecture, je ne sais pas si le violeur va continuer à bien s'en sortir, ni même s'il est réellement coupable...
Dommage, j'ai cru que j'aimerais cette histoire dont la forme et les thématiques se rapprochent de celles d'autres auteurs nord-américains que j'apprécie - Laura Kasischke, JC Oates, Joyce Maynard, J. Courtney Sullivan, Donna Tartt...
• Merci Marina pour le prêt ! 😊
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viou1108
  16 avril 2017
Challenge ABC 2016-2017
En 1974, six adolescents sont en camp de vacances à Spirit-in-the-Woods, dans l'Etat de New-York. Ils se sont surnommés, un peu ironiquement, « les intéressants ». Car Spirit-in-the-Woods n'est pas un camp comme les autres. Son but est de susciter et/ou de développer des vocations artistiques, voire de former de futurs talents. Ceci expliquant peut-être cela, ses stagiaires sont essentiellement des gosses de riches, avec quelques boursiers pour faire bonne mesure. Julie (très vite rebaptisée Jules) est l'une de ces derniers, mal fagotée et peu sûre d'elle. Etrangement, et à sa grande surprise, elle est acceptée par les cinq autres, qui se connaissaient déjà. Il y a Ethan, petit génie du film d'animation, Cathy la danseuse, Jonah, fils d'une célèbre chanteuse folk, et Goodman et Ash Wolf, le frère et la soeur, l'un séducteur et auto-destructeur, l'autre petite fille modèle brillante, promise à la réussite.
Pour Jules, cet été est une révélation, qui la fait entrer dans un monde bien moins étriqué que le sien, et qui l'ouvre à la fois à l'amitié et à l'art. C'est le temps béni de l'adolescence, de ses exaltations, de ses hormones, de ses promesses d'avenir et de ruptures avec le passé, le champ de tous les possibles.
C'est du point de vue de Jules que sera déroulée la chronique des 40 années suivantes, balayant la Grande Histoire, de Nixon au 11 Septembre en passant par les années Reagan et l'épidémie du sida, et décryptant dans le moindre détail les histoires de nos six protagonistes. Cathy sort du jeu assez rapidement mais hantera longtemps ses (anciens) amis. Jonah, qui n'a pas voulu ressembler à sa mère, a laissé tomber la guitare pour la robotique. Goodman, considéré comme un bon à rien, craquera sous la pression paternelle (« sois un homme, mon fils »). Sa soeur Ash, pour compenser la défection de son frère, répondra à toutes les attentes et au-delà, belle, riche, intelligente, directrice d'un théâtre féministe confidentiel, fille, amie, soeur, épouse et mère parfaite. Epouse, contre toute attente, d'Ethan, le seul à avoir réellement développé son talent et à en avoir fait son plantureux gagne-pain. Jules, elle, a renoncé au théâtre pour devenir psychologue, et s'est mariée avec Dennis, échographiste en lutte avec une dépression chronique. Jules ne connaît donc pas le brillant destin d'Ethan et Ash, et passera toutes ces années à tenter de concilier sa loyauté envers ses deux meilleurs amis, riches, célèbres et toujours bienveillants, et sa jalousie à l'égard de leur vie aisée de privilégiés.
Récit du passage à l'âge adulte puis à la maturité, avec les inévitables rêves auxquels il faut renoncer et les envies de revenir en arrière, cette chronique d'une fidélité sans faille à une amitié adolescente est étonnamment captivante, malgré certaines longueurs. Bien qu'elle ne soit pas linéaire, la narration est très fluide, tout en sensibilité et analyse psychologique subtile. Jules et son mari sont peut-être les plus ordinaires du groupe, mais on peut se retrouver en eux. C'est peut-être ça qui est ... intéressant.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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critiques presse (3)
LeFigaro   18 juin 2015
Le nouveau livre de Meg Wolitzer est à ne pas rater !
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   18 mai 2015
Addictif !
Lire la critique sur le site : LePoint
Telerama   29 avril 2015
Défier le temps : voilà la force de son long et palpitant récit, dans un genre où la littérature américaine déjà excelle.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   05 octobre 2015
Les rencontres que l'on fait enfant peuvent sembler idéales, car on est tous égaux et on crée des liens basés seulement sur notre affection réciproque. Mais plus tard, le fait de s'être connus durant l'enfance peut devenir la pire des choses car parfois tes amis et toi, vous n'avez plus rien à vous dire, à part "Tu te souviens de la rigolade en troisième, quand tes parents sont rentrés alors qu'on était complètement bourrés?" s'il n'y avait pas la nostalgie du passé, ça s'arrêterait.
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ZilizZiliz   14 décembre 2016
New York faisait sa crise annuelle. La circulation était paralysée. Des familles venues d'ailleurs erraient sur les trottoirs, les bras chargés de sacs. Malgré l'économie en berne, les gens continuaient à venir ici pour les fêtes, ils ne pouvaient pas s'en empêcher. Dans les rues flottait de la musique en conserve, dont ces redoutables chansons de Noël des années cinquante qui vous « donnaient envie de mourir », comme l'avait dit à Jules un de ses clients, ce jour-là. Tous les habitants de New York étaient las, agacés par cette occupation temporaire de leur ville et obligés d'adopter une humeur festive.
(p. 58)
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NathalCNathalC   03 décembre 2015
Dès que vous aviez des enfants, vous resserriez les rangs. Ce n'était pas une chose que l'on prévoyait, mais ça se produisait. Les familles étaient semblables à des nations insulaires, isolées, discrètes et entourées de douves. Le petit groupe d'individus vivant sur ce morceau de rocher se rassemblait instinctivement, de manière presque défensive, et tous ceux qui se trouvaient à l'extérieur des murs, même si vous aviez été amis autrefois, devenaient des étrangers.
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ZilizZiliz   18 décembre 2016
- Qu'est-ce que tu veux savoir, au juste ? demanda Gudrun. Pourquoi, selon moi, pourquoi les problèmes entre les femmes et les hommes sont ce qu'ils sont aujourd'hui dans le monde ? Tu veux savoir si les problèmes que vous rencontrez en tant qu'ados vous suivront toute votre vie ? Est-ce que vos coeurs souffriront toujours ? C'est ça que tu me demandes ?
Goodman s'agita, gêné.
- En quelque sorte.
- Eh bien oui, dit l'animatrice d'un ton soudain mélancolique. Ils souffriront toujours. J'aimerais te dire le contraire, mais ce serait mentir. Mes doux et sages amis, il en sera toujours ainsi, désormais.
(p. 163)
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ZilizZiliz   16 décembre 2016
[Dennis] avait eu des ennuis, mais il était solide, costaud, fiable. Elle songea à son père : le cancer avait transformé Warren Jacobson en feuille, fragile, un être de plus en plus frêle à cause de la maladie. Pourtant, quand elle était petite, elle le trouvait grand et fort. Elle le revoyait rentrant à la maison après le travail, désireux d'écouter ses filles lui raconter leurs journées à l'école.
[...] Il avait été très présent, puis il avait disparu, et à mesure que les années s'accumulaient, penser à lui comme à quelqu'un qui avait été présent devenait de plus en plus difficile. Son père appartenait au passé désormais, le présent n'en voulait pas, il s'y opposait.
(p. 98-99)
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Bande annonce du film The wife, adaptation du roman de Meg Wolitzer
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