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Valérie Dayre (Traducteur)
EAN : 9782266061537
636 pages
Pocket (27/08/2005)
4/5   80 notes
Résumé :
Quatrième de couverture

Parce qu'un homme cruel et corrompu l'a violée, Yasmina a été bannie et répudiée. Elle a dû quitter Le Caire et abandonner son fils bien-aimé.
Elle refait sa vie aux Etats-Unis et court le monde, exerçant ses talents de médecin au sein d'une organisation humanitaire. Mais jamais elle n'a pu oublier l'Egypte.

Vingt-cinq ans plus tard, sa grand-mère la rappelle au Caire. Elle a décidé de lui révéler les secr... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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"Les vierges du paradis" est le nom de la rue où se trouve, au Caire, la superbe villa d'une grande et riche famille égyptienne, proche du pouvoir dans un premiers temps. Le livre est un vrai roman-roman, avec des belles accusées à tort, des matrones qui portent un lourd secret qu'elles ne retrouvent qu'en rêve, des enfants adoptés en quête de leurs origines, des tantes frustrées, des méchants vraiment méchants et mille péripéties...C'est dire que le livre se lit agréablement. L'intérêt est qu'il peint une fresque crédible de la société égyptienne, de Farouk à Nasser en se focalisant sur la régression du statut des femmes et leur conqête d'une nouvelle forme d'émancipation. Pas mal du tout dans le genre, quelques bonnes soirées de lecture, un dépaysement assuré et la plongée dans le passé d'un pays qui fait de nouveau la une de l'actualité. le livre se trouve encore sur les sites de vente par correspondance d'ouvrages d'occasion.

Bonne nouvelle : j'ai vu qu'il vient d'être réédité en version de poche.

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Parce que j'adore l'Egypte, les secrets de famille je me suis lancée avec un grand entrain dans cette lecture (avec le conseil de ma soeur aussi!).

Les vierges du paradis est le nom d'une grande maison égyptienne regroupant la famille (ou clan) Rachid au sein du Caire. Dans cette grande famille, nombreux mariages sont célébrés avec la descendance à assurer par un fils. Mais il y a aussi des paria parce qu'elles ont sali l'honneur de la famille. Mais si le changement d'époque faisait changer les moeurs ancestrales de la famille?

Ce roman m'a directement plongée dans le cadre égyptien de par la culture, les descriptions de la ville et du pays, les noms employés...

On remarque que la religion est très présente au sein de la famille et que Dieu (ou Allah) fait partie du quotidien.

L'honneur est aussi primordial: que vont penser les autres si je fais si ou ça? Et quelle "soumission" de la part des femmes (bon certes c'était la culture, mais quand même!) et en plus elles ne doivent rien dire!!!

Sympa le passage dans le temps qui passe avec l'histoire qui change, des personnages politiques que l'on connaît et les mouvements de culture au fil du temps.

A certains moments, je me suis demandée où se terminerait l'histoire et puis quelques passages se recoupent avec d'autres en le comprenant avant que l'auteur le nomme tel quel...

Belle fin qui parle d'événements encore présents, malheureusement.

Chouette lecture, malgré le temps que j'y ai mis.

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LES VIERGES DU PARADIS de BARBARA WOOD

J'ai lu ce livre comme un témoignage de la vie des femmes dans l'Islam, en Egypte, depuis le début du 20ème siècle. L'histoire de cette famille d'aristocrates suit l'histoire de l'Egypte, depuis le roi Farouk (1920-1965), le coup d'état des « officiers libres » avec Nasser puis Sadate… jusqu'en 1988 ; Dépaysement assuré, dans une autre époque et un autre coin du globe. La famille Rachid vit dans un palais « impasse des vierges du paradis », réunie autour de l'héroïne, AMIRA, mère et grand-mère qui regroupe autour d'elle enfants et petits-enfants et contribue au maintien des traditions ancestrales. le personnage principal de la maisonnée est le fils, Ibrahim, car le père est mort, il est le médecin particulier du roi Farouk.

On suit l'histoire des différents personnages, particulièrement des filles au destin modelé par les préceptes religieux dont le principal est celui de la soumission complète à leur père puis à leur époux. Objets d'échanges entre hommes, en fonction de leurs intérêts financiers ou de prestige, elles sont mariées sans avoir la possibilité de faire valoir leurs sentiments, puis doivent obéissance à leur mari, qui garde la possibilité de les répudier à sa convenance (il lui suffit alors en ce début de 20ème siècle de prononcer 3X la formule « je te répudie » pour que la femme soit jetée dehors avec ses enfants et sans ressources. Heureusement la loi impose peu à peu au mari d'informer sa femme de sa décision ! Si le mari est violent, comme c'est le cas pour Yasmina, elle doit supporter ses coups car le dénoncer signifierait ruiner l'honneur de la famille. Une fille violée ne peut dénoncer son violeur et doit cacher sa honte pour la même raison car une fille ne peut approcher un garçon sans la présence d'un membre masculin de sa famille. En cas de viol, ce ne peut être qu'elle la coupable. Au début du siècle, les femmes ne peuvent sortir que rarement de leur maison et jamais sans accompagnement. Toutes ces règles et ces contraintes sociales font que les non-dits sont fréquents, tout comme les secrets de famille. La fille ainée d'Amira, Fatima, a été chassée de la maison et personne n'a plus le droit de prononcer son nom, elle n'existe plus pour la famille. Toutes les photos d'elle ont disparu. Yasmina, après son viol, s'exile aux Etats-Unis pour poursuivre ses études de médecine mais ignore que l'enfant dont elle a accouché n'est pas mort-né comme on le lui a dit. Amira quant à elle, ignore son origine et recherche d'où elle vient, (elle a été enlevée petite ). L'un des devoirs d'un fils est celui de d'engendrer un fils, mais Ibrahim n'y parvient pas et choisit le subterfuge d'adopter en secret celui d'une mendiante qu'il prend à son service.

On imagine les développements, les drames et les larmes que tous ces secrets finissent par provoquer au détriment de tous, femmes et hommes.

Ce livre peint le tableau terrible de la condition des femmes que la religion tient dans un carcan néfaste à l'épanouissement et donc aux relations à l'intérieur de la famille. BW décrit avec subtilité chacun des personnages et dresse un tableau vivant de cette société archaïque qui se dirige à la fois vers la modernité mais aussi vers le fanatisme car les frères musulmans ne sont pas loin. On prend grand plaisir à lire ce roman sur une toile de fond historique et qui pousse à réfléchir sur les droits des femmes, difficile conquête arrachée à la toute -puissance des traditions et de la religion.


Lien : https://chevalier.chant@gmai..
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Par ce temps froid et gris, j'avais envie d'une histoire qui se passe dans un pays chaud et lumineux. L'Egypte était toute indiquée, mais je n'avais pas envie de lire une énième histoire de pharaon, besoin de changement et belle réussite avec ce livre dont je découvre l'auteure.

Réel dépaysement, personnages presque tous attachants, et oui il faut des méchants dans toute histoire, mais comme dans chaque saga familiale il y a beaucoup de personnages et j'avoue qu'au bout de 3 générations je me suis un peu mélangé les pinceaux avec les personnages secondaires.

J'ai vraiment aimé cette histoire et comme j'ai d'autres livres de Barbara Wood dans ma PAL, j'aurais moins d'hésitations à me lancer dans les pavés dont elle est spécialiste.

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Un roman que j'ai lu jeune (à 18 ans je dirais) et qui reste une de mes premières lectures adultes passionnantes ! J'ai donc plein de tendresse pour ce roman.

Il contient des thèmes que j'adore : les secrets de famille auxquels on a accès et dont on est dans la confidence, l'ambiance orientale, la vie et la place des femmes dans cette société menée (en tout cas publiquement…) par les hommes. Qu'est-ce que j'ai aimé découvrir cette autre culture ! L'ambiance y est agréable malgré les troubles et déchirements, on y ressent une certaine douceur de vivre.

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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation

Elle n'avait que six ans à l'époque. Elle dormait sur sa natte lorsque, sans crier gare, deux tantes l'avaient tirée de sa couche et avaient soulevé sa galabieh tandis que sa mère la tenait par-derrière. Avant qu'elle ait pu émettre un seul son, la sage-femme était apparue, un rasoir à la main. Un mouvement prompt de la lame et Sahra avait éprouvé une douleur fulgurante à travers tout le corps. Plus tard, allongée sur sa natte, les jambes attachées ensemble, n'ayant pas le droit de bouger même pour uriner, elle avait appris qu'elle venait de subir son excision, comme toutes les filles. On l'avait fait à sa mère, à la mère de sa mère, à toutes les femmes depuis Ève. Sa mère lui avait tendrement expliqué qu'une partie impure de son corps avait été coupée afin d'apaiser sa passion sexuelle, de la rendre fidèle à son époux et que, sans cette opération, aucune fille ne pouvait espérer trouver un mari.

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Il y a longtemps, très longtemps, toutes les roses étaient blanches car elles étaient vierges. Or une nuit un rossignol tomba amoureux d'une rose, et lorsqu'il chanta pour elle, le cœur de la fleur s'émut. Alors le rossignol s'approcha et lui murmura : « Je t'aime, rose », et la fleur s'empourpra et devint rose. L'oiseau vint encore plus près, alors la rose ouvrit ses pétales et le rossignol lui prit sa virginité. Mais comme Dieu avait décidé que les roses resteraient chastes, la rose devint rouge de honte. Voilà comment apparurent les roses rouges et roses, et aujourd'hui, lorsque le rossignol chante, les pétales d'une rose tremblent mais ne s'ouvrent pas, car Dieu n'a pas créé l'oiseau et la fleur pour s'accoupler.

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Certains mendiants étaient dans un état bien pire, tels ces hommes, autrefois en parfaite santé, qui étaient passés entre les mains du « faiseur de mendiants ». Ils s'étaient volontairement laissé mutiler ou déformer le corps parce que ça rapportait plus. Il y avait aussi les filles qui vendaient leur corps aux hommes. Même si la prostitution était légale, c'était une profession honteuse.

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Le titre de « Madame » lui octroyait le respect dû à une femme mariée. Amira nota cependant qu'elle ne s'était pas présentée comme Oumm, « mère », suivi du prénom de son fils, car le plus grand respect allait à la mère d'un fils - Oumm Ibrahim étant bien mieux considérée que Oumm Néfissa.

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Une mère n'avait qu'un moyen de protéger sa fille : la placer dès la puberté sous la garde d'un époux qui veillerait à ce qu'elle ne couche pas avec n'importe qui et à ce que les enfants qu'elle porterait fussent bien les siens. Mais depuis que les gens voulaient imiter les Européens, les filles ne se mariaient plus avant dix-huit ou dix-neuf ans, ce qui les laissait sans protection pendant six ou sept ans, mettant l'honneur familial en péril.

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