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ISBN : 236577217X
Éditeur : Urban Comics Editions (20/03/2014)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Des brumes du premier millénaire ont surgi les héros qui allaient façonner le visage des siècles à venir. À l'assaut de l'Europe, le peuple viking apporta avec lui la fureur et le progrès. Peuple fier chargé d'une culture singulière, en guerre contre le Christianisme, ils nous léguèrent leur goût pour le commerce et l'exploration. Voici leur histoire, vécue de l'intérieur.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  27 avril 2014
À l'inverse de la bande dessinée franco-belge où ce genre a depuis longtemps fait florès, les bons comics de fiction historique (et surtout alto-médiévale) sont rares. Si vous pensez illico au 300 de Frank Miller, c'est que L Histoire n'est pas votre amie. En revanche, avec la série Northlanders, Brian Wood initie un projet au long cours sur ceux issus du peuple viking, parfois appelés Normands. Il compte nous narrer ici leur histoire de leur point de vue, et non, comme souvent, de celui des populations attaquées.
C'est vrai, nous connaissons avant tout les Vikings par les récits que nous ont légués les moines chrétiens, représentants des populations soumises aux incursions normandes et détenteurs du pouvoir de l'écrit. Or, un peu à l'image désormais de la série Vikings de la chaîne britannique History, Brian Wood cherche à renverser cet angle d'attaque pour aller voir comment les Vikings, eux-mêmes, vivaient et se représentaient. Cela passe inévitablement par la prise en compte de toutes les facettes habituelles d'une société, économiques, sociales, politiques et culturelles. Pour combler un tel défi, l'auteur tente la carte de la multiplicité des points de vue. En effet, avec le jeune saxon qui veut devenir viking, de jeunes veuves combattantes, l'exilé de retour au pays et plusieurs autres, il varie à l'extrême ses personnages principaux, chacun étant le centre d'un des arcs qu'on nous propose ici. Il opte souvent pour des cas très intéressant de Vikings en marge de leur société, ce qui est toujours passionnant pour comprendre leur rapport entre individu et collectivité.
Devant un matériau original composé de plusieurs dizaines d'épisodes, Urban Comics nous concocte ici trois intégrales en reprenant les épisodes de manière non linéaire. le but est de proposer un contenu chronologiquement logique et géographiquement cohérent. Ainsi, cette première intégrale est le Livre anglo-saxon, c'est-à-dire qu'il nous présente les incursions vikings sur l'île de l'actuelle Grande-Bretagne entre le VIIIe et le XIe siècle (et parfois à plusieurs encablures de là). Sont alors concernés les épisodes #9-10, #18-19, #1-8, #11-16 et #41. Si cet agencement peut paraître bizarre au premier abord, il semble avoir été réalisé avec l'aval de l'auteur et permet surtout de ne pas se perdre dans les différents temps forts historiques du haut Moyen Âge nordique. D'ailleurs, malgré la relative robustesse du contenu, l'ensemble se lit de manière étonnamment rapide.
Si le sujet est original, l'histoire pourra toujours paraître fade à certains blasés des fictions historiques habituelles. Pour autant, nous retrouvons dans cette série une ambiance inimitable et, même si les côtes anglo-saxonnes ne sont pas mes favorites, il est aisé de se glisser entre pluies mauvaises et brumes épaisses aux côtés de ces barbares supposés sanguinaires dans leurs explorations de nouvelles terres. Ensuite, les confrontations politiques, religieuses et commerciales avec les peuplades rencontrées sont toujours autant d'axes bienvenus pour découvrir une culture encore trop méconnue. Enfin, l'opiniâtreté de chaque personnage doit se ressentir dans l'atmosphère choisie par chaque dessinateur, car chacun officie sur une histoire différente. Davide Gianfelice, Dean Ormston, Danijel Zezelj, Ryan Kelly et Marian Churchland ont tous un style particulier, mais sont plutôt complémentaires entre eux. L'un insistera plus sur les brumes accueillant la furie de ces Northlanders, d'autres plutôt sur les esprits torturés de certains ou la violence au quotidien ; malgré tout, cet opus est vraiment cohérent graphiquement.
Avec le premier tome de Northlanders, Brian Wood et son équipe de dessinateurs nous offrent un ouvrage de collection qui fait plaisir à voir et à lire. le volume est bien gros, mais se lit vit et ne sera uniquement suivi de deux autres intégrales, le Livre islandais et le Livre européen.
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Presence
  20 mai 2015
Urban Comics a choisi de réarranger les épisodes de la série Ce tome contient les numéros 9 & 10, 18 & 19, 1 à 8, 11 à 16, et 41.
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- Épisodes 1 à 8 (dessins et encrage de David Gianfelice) - En 980 après JC, un navire en aborde un autre pour le piller, au large du Bosphore. Sven (un viking) apprend d'un passager que son père est mort et que son oncle s'est emparé de ce qui lui revient de droit (le commandement d'un village, quelques terres et un vague butin au montant indéterminé). Après avoir passé le messager au fil de l'épée, il décide de rentrer chez lui, dans l'archipel des Orcades situé au nord de l'Écosse. Cet archipel a été annexé par les vikings en 875. Ces îles bénéficient d'une température moyenne de 8°C variant de 4°C en hiver à 12°C l'été. Tout juste débarqué, il se rend dans le village en question appelé Grimness. Il est passé à tabac par les sbires de son oncle Gorm et jeté comme un malpropre sur la grève, son oncle ne souhaitant pas le tuer.
Sven est bien décidé à se venger en mettant à profit ce qu'il a appris des autres cultures durant ses années de voyage, contre ces culs terreux de vikings qui ne sont jamais sortis de leur île. Il croise également le chemin d'une femme étrange qui vit seule et qui manie l'arc avec une adresse quasi surnaturelle.
"Vikings finally done right !" proclame la couverture. Brian Wood (scénariste de tous les tomes de la série) invite le lecteur à plonger dans le monde des vikings en cette fin de premier millénaire. le premier épisode donne le ton de la série : il sera question d'héritage (pas seulement pécuniaire, mais aussi culturel), sur fond de loi du plus fort avec force coups d'épée et de hache parés à grand renfort de bouclier en bois. Autant le dire tout de suite, j'ai trouvé qu'il y a un fort décalage entre la promesse de couverture et le contenu. En termes d'aventure, cette histoire tient la route.
Le personnage de Sven se développe petit à petit pour une résolution organique qui naîtra naturellement des épreuves traversées. En bon viking, il séduit facilement et le lecteur a même le droit au guerrier qui prend sa compagne, en ayant encore son armure sur soi. Brian Wood joue gentiment et sans en abuser du décalage d'ouverture d'esprit entre l'expatrié et le chef insulaire. Les rebondissements ne sont pas tirés par les cheveux et le lecteur passe un bon moment à découvrir la lutte de Sven pour récupérer ce qui lui revient de droit.
Les illustrations de David Gianfelice se situent dans un registre détaillé sans être surchargé. Il adopte un style adulte, en particulier pour les visages qui n'ont rien d'enfantin ou d'avenant. Il dessine avec un certain talent les paysages désolé de l'île. Les affrontements entre guerriers sont violents et sans pitié, sans que les illustrations ne tombent dans le gore. Il met en avant l'impact des armes (épée, hache, flèche) sur les corps. Il préfère figurer les giclées de sang par des éclaboussures noires, plutôt que de représenter la tripaille à l'air.
Il y a une grande diversité dans les visages. Les décors évoquent chaque ambiance avec aisance. Il construit les scènes de combats à l'arme blanche de manière à impliquer son lecteur et à faire ressentir le bruit, la fureur et le chaos de ces combats. Chaque case est rehaussée par la mise en couleurs intelligente de Dave McCraig qui développe une ambiance tonale très agréable pour chaque séquence.
Et puis, il y a les aspects qui privilégient le sensationnel au détriment des composantes historiques. Par exemple, Gianfelice semble avoir une idée assez vague du climat de l'archipel des Orcades. En particulier l'amante de Sven ne ressent jamais le froid la nuit puisqu'elle l'attend dans le plus simple appareil jusqu'à son retour incertain. Lorsque Sven est laissé avec son seul pantalon sur la grève, les vikings sont persuadés qu'il ne passera pas la nuit ; mais les éléments visuels ne permettent en aucune manière de comprendre la raison de cette conviction.
La narration de Brian Wood se trouve coincée au seuil du récit historique. Il y a quelques éléments qui indiquent qu'il a effectué des recherches pour ne pas raconter de bêtises. Mais aussi il y a des éléments qui sont absents : Wood n'est pas très à l'aise lorsqu'il évoque les croyances religieuses des vikings, l'organisation économique et marchande du village de Grimness est totalement éludée. La probabilité de survie d'une femme seule et indépendante du village, tout en restant à proximité nécessite une grande crédulité de la part du lecteur. D'ailleurs l'incapacité des habitants de Grimness à retrouver Sven sur une île laisse à penser qu'ils ne sont pas très futés et qu'ils sont franchement mal organisés. Et je reste confondu d'admiration sur la capacité de Sven à survivre pendant tout un hiver, sans aucune ressource particulière.
Votre appréciation de cette histoire dépendra donc du niveau de votre attente. Si vous recherchez une bonne histoire d'aventures, ce tome fait l'affaire avec un bon niveau de sophistication et de couleur locale dépaysante. Par contre, si vous souhaitez en apprendre plus sur les vikings, ou un peu de consistance historique et culturelle, vous risquez d'être déçu. 4 étoiles.
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- Épisodes 11 à 16 (dessins et encrage de Ryan Kelly) - L'action se déroule en Irlande en 1014. Pour apprécier cette aventure, il vaut mieux avoir un peu révisé l'histoire de l'Irlande afin de comprendre la signification historique de la bataille de Clontarf qui se déroule cette année-là et qui oppose Sigtryggr Silkiskegg à Brian Boru. À nouveau, Brian Wood a bien effectué ses recherches sur la période.
Après cette petite révision, vous pouvez vous plongez dans ce thriller. Magnus est un irlandais pure souche qui a décidé de lutter tout seul contre l'occupant de son pays : les vikings. Au début du récit, le seigneur Ragnar Ragnarsson arrive sur le lieu de la dernière exécution sommaire perpétrée par Magnus ; il a été missionné par Sigtryggr pour mettre un terme à la série de mises à mort de vikings installés dans cette région. Il commence par examiner les traces laissées par l'insurgé pour déterminer son mode opératoire et son profil psychologique.
Pendant ce temps-là, Magnus fuit pour aller trouver refuge dans la campagne irlandaise en portant sur son dos Brigid, sa fille, qui panse ses blessures dès qu'ils s'arrêtent. Ils sont bientôt rattrapés par la meute de chiens de la troupe de Ragnarsson. Pendant ce temps-là, les armées irlandaise et viking s'apprêtent à l'affrontement près de Clontarf.
La première histoire ne m'avait pas entièrement satisfait quant à son intrigue et sa reconstitution historique. Cette deuxième histoire m'a happé dès le début par son aspect historique, son mécanisme de course-poursuite et l'utilisation des codes d'un genre que je ne m'attendais pas à trouver ici.
Brian Wood a parié sur le fait que son lecteur s'intéresse un peu à l'histoire des vikings en situant son récit en Irlande en 1014. Pour ma part, j'ai été chercher dans une encyclopédie les détails de la bataille de Clontarf après coup, pour comprendre le sens des scènes s'y rattachant. Pour le reste, il ne s'attarde pas plus que dans le tome précédent sur les conditions de vie à cette époque. Il privilégie l'action et il ne glisse que quelques éléments très secondaires sur la vie quotidienne de l'époque.
Brian Wood bénéficie d'un dessinateur (Ryan Kelly) qui porte une grande attention aux détails des costumes et des habitations. Je ne suis pas certain que tout soit 100% exact (en particulier la trop belle tenue de Ragnarsson), mais il maintient un niveau de vraisemblance très convaincant. Il montre un goût certain pour la campagne irlandaise avec des cases et une ou deux pleines pages qui font honneur à sa nature et qui mettent bien en évidence la faible importance des humains dans ces étendues essentiellement sauvages. Ryan Kelly a également passé beaucoup de temps sur les scènes de bataille qui sont sauvages, barbares et sans pitié. La bataille de Clontarf donne une bonne idée de la violence des affrontements et de l'horreur des blessures.
Brian Wood raconte l'histoire d'un homme décidé à harceler l'occupant par des tactiques brutales consistant à tuer des familles vikings de la manière la plus horrible qui soit, et fuir aussitôt après, pour recommencer plus loin. Magnus est tellement efficace que l'occupant a décidé de dépêcher une troupe pour mettre fin à ses agissements. Wood a pris comme personnage principal un homme doté d'une carrure et d'une musculature impressionnante. Et comme bien souvent dans ces cas-là, Magnus dispose d'une résistance à la douleur surhumaine et d'une capacité à continuer à courir malgré une blessure au mollet peu réaliste. Mais Wood réussit à dépasser ces clichés en faisant de Magnus, une force de la nature crédible.
Là encore, Ryan Kelly joue un rôle déterminant en créant des images qui restent acceptables par le lecteur, sans provoquer de réaction de rejet devant l'impossibilité des faits. Wood et Kelly se complètent parfaitement pour mettre en valeur la virilité des soldats, la brutalité des combats et la farouche détermination des vikings. Les scènes d'action (combat, course, etc.) sortent de l'ordinaire et des clichés visuels inhérents aux comics. Kelly prend le temps d'installer les lieux avec des détails qui les rendent particuliers et qui donnent envie au lecteur de s'y rendre.
Brian Wood ne se limite pas écrire une chasse à l'homme à une époque où les vikings représentaient la civilisation. Il insère dans son récit quelques codes des romans policiers modernes (je vous laisse la surprise de la nature exacte de ces codes). En fait, j'ai été décontenancé au début de découvrir que Ragnarsson s'exprime de manière presque littéraire avec des tournures de phrase anachroniques par rapport à l'époque du récit.
Puis passé le moment de surprise, il s'avère que ce mélange inattendu débouche sur un amalgame harmonieux qui augmente énormément le plaisir de lecture et l'intérêt que j'ai porté à cette traque à l'insurgé. Ce dispositif narratif compense largement l'absence de consistance des pratiques de la vie quotidienne.
Autant le premier tome m'avait semblé un peu fade et parfois manquant de réalisme, autant ce tome repose sur une course-poursuite sans temps mort avec un mode narratif anachronique qui intensifie la tension du récit. le tout est servi par des illustrations d'un dessinateur impliqué qui ne se contente pas de mettre en images le scénario, mais qui transmet son intérêt pour les paysages irlandais, pour le fracas des armes et les visages marqués par la vie. 5 étoiles.
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- Épisodes 9 & 10 (Illustrations de Dean Ormston) - En 793, sur l'île de Lindisfarne, un homme élève seul ses 2 fils. le premier est tout le portrait de son père : un bon chrétien, bien charpenté, doué pour les travaux de la terre et capable avec une épée. le second est plus jeune et semble traverser une passe difficile dans sa relation avec son paternel. Il s'interroge sur les racines de sa mère qui n'était pas une anglaise.
À un premier niveau de lecture, il s'agit d'une fable assez agréable sur un vilain petit canard dans la famille et sur l'héritage transmis par les parents. Il y a de nombreuses scènes de batailles contre les vikings, bien sanglantes de préférence, même si l'illustrateur ne s'attarde pas sur les blessures. La façon qu'a Brian Wood de décrire ce jeune garçon n'est pas crédible du début jusqu'à la fin. D'un côté Brian Wood en fait un adolescent emporté par une utopie romantique, de l'autre Ormston le décrit comme un gamin d'une dizaine d'années.
Mais Ormston réussit plusieurs visuels impressionnants tels qu'une représentation sympathique de Thor (qui doit plus aux visions de Walt Kelly pour les pochettes de Manowar, qu'à sa version chez Marvel), le pauvre garçon dormant à même le sol avec l'épée à ses côtés, un crâne tranché en deux par une hache, une vision de la ville de Lindisfarne, etc.
Brian Wood développe une opposition bien présentée entre la religion catholique et les croyances des vikings. Ce n'est qu'en regardant dans une encyclopédie que j'ai constaté que la ville de Lindisfarne constitue un symbole fort puisque son monastère a servi de base à la christianisation du Nord de l'Angleterre. En outre le raid décrit dans cette histoire est le plus ancien raid viking connu et cette date est souvent utilisée par les historiens pour distinguer le début de l'époque viking. 5 étoiles, malgré les défauts de personnification.
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- Épisode 17 (illustrations de Vasilis Lolos) - Sur une plage 2 champions s'affrontent ; ils représentent 2 seigneurs locaux opposés par une ancienne inimitié mesquine oubliée au fil des ans. Les images décrivent le combat, et des bulles de texte évoquent plusieurs thèmes : la fabrication d'une bonne épée, les raisons (peu reluisantes) pour lesquelles l'un et l'autre se sont retrouvés champion de leur clan respectif, la réalité de la condition de berserker, les aspirations des uns et des autres, etc.
Les illustrations optent pour esthétisme très marqué, buriné, creusé par les vents. Les nuages en arrière-plan se confondent parfois avec les mouettes. le résultat rend bien compte de la brutalité et de la bestialité des coups échangés, ainsi que de l'aspect dérisoire de cet affrontement sous des cieux indifférents.
D'un côté, je suis sensible à la volonté de Brian Wood d'innover, de tenter d'autres formes de narration. de l'autre, il se trouve que cet essai-là ne m'a pas convaincu : le duel détaché des sensations des combattants ne m'a pas passionné, et les réflexions diverses détachées des réalités correspondants n'ont pas réussi à m'impliquer. 3 étoiles.
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- Épisodes 18 & 19 (illustrations de Danijel Zezelj) - Suite au pillage d'un village, il ne reste que 3 femmes danoises rescapées qui se réfugient dans une ancienne fortification romaine, sur îlot accessible uniquement à marée basse. Elles doivent résister à une cinquantaine de saxons.
Première surprise magnifique : les illustrations de Danijek Zezelj. Il a également collaboré avec Brian Wood sur le tome 5 de la série DMZ (The Hidden War), avec Brian Azzarello sur le tome 2 de Loveless (Thicker Than Blackwater) et sur la minisérie El Diablo. Et il avait mis en images le scénario bancal de Kevin Baker pour Luna Park, pour des visuels envoûtants. Il est vrai que son style fait perdre un ou deux degrés d'exactitude historique (les détails des décors perdent beaucoup de crédibilité). Mais en termes d'ambiance, cette attente à ciel ouvert, sur cet îlot isolé par la mer, cette histoire est absolument exceptionnelle.
Brian Wood a construit un scénario solide avec quelques affrontements bien brutaux et une dialectique plus subtile que prévue pour ces femmes résolues à ne pas finir comme esclaves sexuelles, et du coup obligées de réinventer leur place dans l'ordre de choses de ces sociétés patriarcales au possible. 5 étoiles pour une lutte à la limite de l'onirisme et du cauchemar.
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garrytopper9
  02 mars 2015
Voici un livre que j'ai mis un moment à oser acheter. S'il y a bien un univers qui est attirant c'est bien celui des vikings. Mais cet univers est tellement vaste et complexe que rares sont les récits à la hauteur ou accessible.
Mais là, je dois dire que j'ai vraiment adoré. Ce recueil de plusieurs histoires est habilement écrit, en quelques pages on est plongés dans les divers récits et personnellement je n'ai pas trouvé un seul récit qui ne valait pas le coup. Brian Wood écrit avec simplicité mais avec une grande efficacité.
Pour le dessins c'est un peu plus compliqué puisque chaque récit a droit à son dessinateur et que, de fait, on peut être moins réceptifs envers certains dessinateurs. Pour ma part j'ai aimé tous les styles, puisque de toute les façons, on partait à chaque fois sur une nouvelle histoire.
La série comportera au total trois tomes, le deuxième étant sorti il y a peu.
Un vrai régal et une agréable surprise.
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TheWind
  26 novembre 2018
Qui dit Viking, dit drakkar, raid, pirate, pillage, violence.
Enfin, ça c'était avant ...
Parce que lorsqu'on se penche un peu plus sur le sujet, on sait aussi que les Vikings n'ont pas fait que piller les contrées qu'ils envahissaient, ils ont aussi contribuer à leur développement en apportant leur savoir faire de marins, d'explorateurs, de marchands...
Mais tout cela, bien sûr, ne s'est pas fait en douceur. En témoignent les pages de cette lourde intégrale. Si vous tendez bien l'oreille, vous entendrez les clameurs des batailles, les râles des hommes qui meurent. Si vous n'y prenez pas garde, il se peut même qu'une ou deux giclées de sang vous éclaboussent le visage...
"Du sang, du sang, de la chique et du mollard", disait on quand j'étais plus jeune.
Mais n'allez pas croire que les seuls à castagner sont les Vikings. Les anglo-saxons ou même les Celtes convertis au christianisme ne seront pas les derniers...A un tel point qu'on se demande parfois à propos de certains personnages : "Mais il est Normand, lui ou pas ?"
Ajoutez à cette bonne dose d'hémoglobine, de l'amour, de la tendresse entre un père et une fille, de la loyauté (et parfois de la trahison) et du courage et vous avez entre les mains un très bel ouvrage mettant à l'honneur ces Hommes du Nord..et ceux qui ont subi leur invasion.
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Maks
  04 septembre 2016
Un comics de bonne qualité autant narrative que visuellement avec Brian Wood aux commandes et tout un collectif de dessinateurs aussi doués les uns que les autres, ce premier tome de rassemblement des épisodes de Northlanders baptisé "Le livre Anglo-Saxon" ne fait pas moins de 480 pages.
Northlanders est un comics qui nous conte de grandes histoires et aventures de Vikings donc des histoires de pillages, de violences, de vengeances, de guerres et conquêtes mais encore des querelles pour la prise de pouvoir régional.
Les "Normands" sont suivi dans ce tome 1, on nous explique qu'il ont conquis plein de territoires dont l'Irlande ou se sont donc mélanger les cultures vikings et gaéliques.
Ils était considéré comme païen par les régions dirigées par l'église à cause de leur brutalité et leur vénération pour les dieux nordique tel que Odin, ce qui les menaient en plus du reste à des guerres de religion.
Il n'y a pas un épisode qui m'a déçu dans ce premier volume, j'espère que les tome 2 (Le livre Islandais) et 3 (Le livre Européen) seront aussi bien.
Northlanders tome 1 regroupe les tomes #9-10, #18-19, #1-8, #11-16, #41 sortis en kiosque sous format souple, et on été spécialement triés par ordre chronologique et par histoire pour la vente en France.
Une belle découverte, je ne connaissais pas du tout avant de tomber dessus à la bibliothèque municipale.

Lien : http://unbouquinsinonrien.bl..
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critiques presse (4)
BDGest   04 avril 2014
En alliant trame historique captivante et multiplicité des angles de vue, en prenant soin de trouver une résonance moderne à ces lointains hauts-faits, le créateur réussit brillamment son pari de réaliser une fresque globale et ambitieuse, rendant justice à l’aventureuse saga de ces Hommes du Nord. Cerises éditoriales sur un gâteau déjà fort appétissant : les superbes illustrations de couverture de Massimo Carnevale, toutes reproduites ici.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   24 février 2014
Urban se penche donc sur cette remarquable série qui n'avait pas eu la chance d'être maintenue en VF jusque là. Alors n'hésitez plus et foncez sur cette opportunité de vous immerger dans l'une des meilleurs séries du moment !
Lire la critique sur le site : Sceneario
ActuaBD   03 août 2011
C’est un comics sans fioriture et brut de pomme que nous avons là. Un récit dans lequel on retrouve avec bonheur ce joyeux esprit viking plein de décapitations en bonne et dû forme.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BullesEtOnomatopees   16 juin 2011
Avec Sven le revenant, Brian Wood débute Northlanders en plongeant dans le vif du sujet. Un univers très sombre, de la rudesse, de la brutalité.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   07 avril 2014
La religion des ces chrétiens inculque la servilité… le silence… l’obéissance totale… la torture comme honneur… la douleur et la mort comme récompense à la fin. Mais mes dieux, non. Je les ai priés pour ma liberté. Pour mon bonheur. Pour partir, le vent dans le dos… Pour vivre comme eux. J’ai prié. Et lorsque le tonnerre gronde… que la mer monte et se déchaîne… que la forêt gémit et que la terre elle-même tremble sous mes pieds… je sais que les dieux de la guerre des terres du Nord m’entendent.

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Dionysos89Dionysos89   17 juin 2014
Lorsque le tonnerre gronde… lorsque la mer monte et se déchaîne… que la forêt gémit… lorsque la terre elle-même tremble sous vos pieds… sachez que les Normands sont arrivés.

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TorellionTorellion   02 juin 2016
- Combien devrais-je en tuer pour ramener les morts ?
- Sven, les morts ne reviennent pas.
- Je le sais bien, merci. Alors, j'en tu autant que possible jusqu'à les rejoindre.
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Dionysos89Dionysos89   01 mai 2014
La destinée est impitoyable. Inexorable. Mais parfois bienveillante.

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garrytopper9garrytopper9   02 mars 2015
La neige, malgré sa pureté et sa blancheur, ne peut effacer les crimes des hommes.
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Video de Brian Wood (1) Voir plusAjouter une vidéo
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