AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Laurent Queyssi (Traducteur)
ISBN : 2352944465
Éditeur : Bragelonne (21/01/2011)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Frey est le capitaine de l’aéronef Ketty Jay et le chef d’une petite bande d’aventuriers. Séducteur invétéré et fripouille notoire, il vit, avec son équipage, d’activités illégales en se cachant des frégates de la Coalition.
Ils s’en sortent toujours avec les moyens du bord : quelques coups de feu, des lames bien affûtées, une pincée de magie noire ou… en prenant leurs jambes à leur cou !
Aussi, lorsque Frey entend parler d’un navire chargé d’un trésor... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  03 juillet 2013
Amateurs d'aventure, de piraterie et de steampunk, n'hésitez plus et lancez vous sans tarder dans la lecture de cette série fort prometteuse ! Après une trilogie déjà remarquable se déroulant dans un univers de fantasy fortement inspiré du Japon médiéval (« La croisée des chemins »), Chris Wooding nous offre avec ce premier tome de « Frey » un roman extrêmement divertissant, au jeu duquel il est difficile de ne pas se laisser prendre. Nous voilà donc embarqué à bord de la Ketty Jay, aéronef commandée par Darian Frey, capitaine sans guère d'ambition louvoyant entre les différents ports du Royaume et se contentant de vivre au jour le jour en compagnie de son équipage qui constitue, à son grand désarrois, une belle équipe de bras-cassés. Ou du moins était-ce le cas avant qu'une mission d'apparence pourtant fort juteuse ne tourne mal et ne face de notre héros l'ennemi public numéro 1. Commence alors une véritable course contre la montre visant à découvrir ce que peut bien cacher cette redoutable machination. Et autant dire qu'entre la haute société du royaume, un puissant ordre religieux, sans oublier de redoutables pirates et autres truands peu recommandables lancés à leur trousse, la tâche ne s'annonce pas simple !
Si l'intrigue ne brille certes pas par sa complexité et s'il est vrai que certains rebondissements se devinent parfois bien à l'avance, il n'en reste pas mois que ce premier tome possède un charme presque irrésistible qui opère dès les premières pages et jusqu'à la toute fin. Nulle prétention de la part de l'auteur, il s'agit là avant tout d'un roman d'aventure pure, où l'action et les nombreux retournements de situation s'enchaînent sans aucun temps mort. Complots, piraterie, embuscades, amitié, trahison..., tous les ingrédients sont réunis et le résultat est ma foi fort appétissant et se dévore en une bouchée. Outre le rythme effréné, on peut également saluer la qualité des personnages qui, s'ils ne possèdent peut-être pas une incroyable profondeur, sont cependant loin d'être fades et évoluent de façon satisfaisante tout au long du récit. Darian Frey se révèle notamment un héros particulièrement intéressant, parfois lâche ou malhonnête et doutant de sa capacité à diriger, mais aussi charismatique, cynique et plein de ressource. Il en va de même des personnages secondaires, même si certains prennent évidemment le pas sur d'autres comme certains membres de l'équipage de la Ketty Jay ou encore la redoutable capitaine-pirate Trinica Dracken.
Un roman d'aventure comme on les aime et qui vous fera passer un très bon moment de détente, pour peu que vous ne soyez pas rebutés par l'aspect steampunk. C'est avec impatience que j'attends maintenant de découvrir la suite des aventures de Dorian Frey et de son équipage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
LeScribouillard
  30 décembre 2017
Lorsque j'avais vu ce livre, je m'étais dit : "Chouette, un mélange des "Salauds gentilshommes" et de "Chroniques du bout du monde" avec une pincée de steampunk". Alors, pourquoi hésiter ? Mais s'il y a eu des points de mon idée d'origine qui ont été confirmés, d'autres en sont extrêmement éloignés. Pour vous montrer à quel point ce livre slalome entre les genres et ce qui m'a paru ou non judicieux avant que j'aie vraiment pu m'y plonger dedans, je vais devoir aller plus loin que d'habitude : normalement, je ne fais qu'une CRITIQUE ; là, on passe carrément à la PRÉSENTATION.
1. LES PERSONNAGES
Je commence par ça parce que c'est ce qui m'a le plus fait tiquer. Chris Wooding nous présente un panel de personnages tous avec des caractères bien différents, sauf qu'il a tendance à les exacerber : Pinn est trop bête, Harkins trop froussard, à tel point qu'ils pèsent sur le reste du récit. Pour autant, si l'auteur peut tomber dans la caricature, il ne fait pas non plus dans la simplicité : le premier a une histoire d'amour qui, bien que ridicule, le fait se sentir coupable lorsqu'il court après les putes, situation qui aurait pu être exploitée s'il avait été un brin plus complexe ; quant au second, c'est expliqué en grande partie suite à un traumatisme de guerre. Et il est paradoxalement un très bon pilote de chasse.
En ce qui concerne Frey, j'avais pensé comme sous-entendu au début qu'il devait s'agir d'un semblable de Locke ; eh bien, c'est le total opposé du héros de Lynch. Il est lâche, sans valeur, pauvre et un plan diabolique ne lui viendrait jamais à l'esprit ; pour autant, est-ce une mauvaise pioche ? Absolument pas du tout : cela parce qu'il n'est pas un bourrin sans âme ni particularité spécifique. Obnubilé par le dirigeable dont il est le capitaine, la Ketty Jay, il préfère le garder que sauver une vie humaine (comme on le verra dès le premier chapitre), lui donnant un aspect possessif et versatile. Et une autre caractéristique importante : lui évolue fortement au fil de l'histoire. (D'ailleurs, j'ai été fortement surpris d'apprendre que l'auteur en avait une suite : à quoi bon faire autre chose que des one-shot quand votre personnage semble avoir terminé ses transformations dès le premier volume ?) D'ailleurs, son passé mouvementé rappelé par flash-backs expliquent pourquoi il est lâche et tellement obsédé par la Ketty Jay (et croyez-moi, rien n'est simple...), tout en le rendant humain.
Dans l'ensemble, donc, c'est plutôt satisfaisant. Ne vous attendez pas à voir des angelots, ni de vraies ordures : on est dans la zone du juste milieu, pour ainsi dire le grimdark, où personne n'est noir ni blanc. Et ça, ça fait 50% du réalisme de votre univers.
2. L'UNIVERS
Un truc qui manque, déjà, c'est la carte. Je sais qu'il y a pas mal d'écrivains qui se révoltent quand on se met à parler de faire une géographie nette pour le lecteur de son univers (avec Joe Abercombie en tête de ligne), mais ça fait toujours du bien de savoir où se trouve tel endroit, par exemple. Après, la géographie étant peu détaillée, le besoin n'en est pas vital, mais étant donné tous les autres pays qui sont cités (entre autres pas mal de mystérieuses civilisations raffinées), j'aurais bien aimé me faire une idée.
L'histoire se passe à 90% dans la Vardia, royaume... pardon archiduché depuis un siècle faisant presque la taille d'un continent où règne un groupe de marchands avec l'ancienne noblesse : la Coalition. Elle se relève depuis quelques décennies de deux guerres l'ayant opposée à une autre nation assez obscure, Samarla qui lui chipait un peu trop d'aérium, l'élément essentiel pour faire voler les dirigeables : comme je vous ai dit, il s'agit de fantasy steampunk.
Il y a en effet un mélange de genres assez conséquent là-dedans, et si vous vouliez que je vous le détaille par le menu, ça donnerait : court intrigue fantasy / fantasy criminelle / steampunk / gaslamp fantasy (si on considère que toute la fantasy steampunk est "gaslamp") / weird west. Eh non, pas vraiment de science-fiction, bien que les différents modèles d'aéronefs soient décrits avec précision, et que le fonctionnement chimique de l'aérium se rapproche énormément de la science. L'invocation des démons est même basée sur l'électricité (excusez, mais c'est la première fois que je vois ce genre de magicbuilding depuis "Légendes du Pays" !). Au final, on obtient quelque chose d'assez harmonieux, oui, même avec l'aspect weird west (western + SFFF) par-dessus. Pourquoi ? Parce qu'il n'est présent que dans l'ambiance qui se dégage du livre, et non pas dans ses éléments (malgré les anglicismes, déjà bien connus du steampunk). Pour vous donner une idée, c'est du "Capitaine Habakouk" en roman de 400 pages.
Cet univers, déjà assez complexe, vient ensuite s'étoffer de camps supplémentaires, dont la secte des Éveilleurs, qui a réussi à détruire les religions antiques pour s'imposer en tant que la seule doctrine qu'il soit possible de suivre. Quand j'avais commencé le bouquin, j'avais craint qu'il s'agisse d'une resucée de l'Inquisition catholique ; mais on est loin de là, car le culte de la Grandâme se rapproche beaucoup plus des superstitions de l'Antiquité, avec la forte présence de divination. Selon le démoniste Crake, toutes leurs croyances ne serait que du pipeau. Et pourtant...
Bref, ce n'est pas un univers complet, mais il est déjà énormément riche et cohérent, et il peut s'agrandir de toutes sortes de manières, étant donné le gros nombre de "portes de sortie" que l'auteur a placées autour de la Vardia.
3. L'INTRIGUE
Tout ça c'est bien joli, mais on en arrive à l'histoire en elle-même, avec la Ketty Jay. Qu'y a-t-il dans ce joli rafiot des airs ? le capitaine Frey et son passager Crake ; avec Silo le mécanicien taciturne, Jez la navigatrice solitaire, Malvery le médecin alcoolique, Harkins et Pinn les deux mitrailleurs de service à bord d'engins volants annexes ; et bien évidemment la fameuse Bess...
Et quand Frey décide de se la jouer enfin pirate, il obtient un renseignement qu'il sent tout de suite véreux. Pourtant, il fait un marché avec Xandian Quail, homme d'affaires malfaisant, et va se retrouver pris dans un tourbillon d'évènements... Même si on ne peut pas vraiment parler de fantasy policière, il y a bien une enquête, et celle-ci va remonter loin. Avec en plus de nombreuses sous-intrigues et des ennemis en tous genres, sans compter les flash-backs et compagnie, bref : à univers riche, récit riche. Et on ne s'y perd pas.
4. LE RESTE
Pour tout vous avouer, le reste n'a pas grand-chose qui mérite d'être relevé : il y a tout de même cette manie dans le style de l'auteur de s'attarder sur les états d'âme de ses protagonistes, quand bien même ça se montre parfois indispensable pour montrer leur évolution. Malgré ça, sa plume reste très "cinématographique" (ce qui ne veut pas dire qu'elle est dénuée de personnalité !).
Bref, ce n'est pas tout à fait à quoi je m'attendais, mais c'est vite prenant, très bien fait et très bien écrit. le tout avec une couverture superbe dans ses différentes éditions, pas étonnant que ce livre ait été en son temps acclamé par les critiques. Il faudra voir au niveau du tome 2 si ce monde continue à tenir ses promesses...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Crunches
  11 avril 2012
En lisant la quatrième de couverture, je me suis dis : "Chouette, de la Fantasy !". C'est vrai que ça faisait un moment que je n'en avais plus lu !! J'étais un peu plus axée Jeunesse/Bit-lit ces derniers temps. Alors une petite cure de Fantasy m'a fait le plus grand bien ! Parce que Frey, est sans contexte de la Fantasy. Bon, pas de la grande littérature (les éditions Bragelonne l'ont qualifié de Littérature Pop-Corn et ça le définit bien !) mais une lecture bien agréable.
Bon déjà, rien que le mélange western-pirates-fantasy. Il fallait l'oser, mais Chris Wooding l'a fait et c'est divertissant ! Enfin, moi j'aime. J'aime le mélange entre de la haute technologie qui permet aux personnages de voyager dans l'espace, les sabres habités par des démons et les pistolets de corsaires.
Donc le contexte est original et il m'a plu. Surtout qu'on a quelques descriptions sur les villes, les ports dans lesquels l'équipage de la Ketty Jay débarque, mais elles sont suffisement ouvertes pour qu'on puisse imaginer la ville par nous même et pas trop longues pour éviter de casser le rythme. Par contre, une carte de l'Empire aurait été bienvenue. Parce que j'ai quand même eu un peu de mal à situer les espaces les uns par rapport aux autres. Est ce qu'on nous parle de planètes ? ou bien de continents différents ou de différentes villes qui sont sur un même continent mais tellement grand qu'il est nécessaire d'aller dans l'espace pour ne pas perdre de temps ? Enfin, cet aspect ne m'a pas trop gêné dans ma lecture... et je pense que ça vient surtout du fait qu'elle est très rythmée.
Dès les premières pages on est plongé dans l'action... On découvre notre héros dans une fâcheuse posture, et on va finir par se rendre compte que ce genre de situations est quasi quotidienne. Jusqu'à ce qu'une petite goutte fasse déborder le vase et que Frey décide de reprendre les rennes. Et là, on est transporté d'un bout à l'autre de l'Empire. Poursuivi par des mercenaires qui sont prêts à tout et par les Chevaliers séculaires, sorte de super policiers à la fois juge et bourreau. Il n'y a pas ou peu de pauses.
On est sans cesse soit poursuivis, soit en train d'élaborer des plans plus ou moins fumeux, soit en train de les réaliser. Il y a des courses poursuites dans les airs, dans l'espace et dans les ruelles mal famées des villes, des échanges de tirs nourris, des combats au sabre, des missions d'infiltrations... Vraiment tout ce qu'on peut aimer dans les films de pirates.
L'intrigue est travaillée, on n'apprend pas tout dès le départ. J'avoue qu'il est arrivé à me surprendre... et pourtant, j'étais contente d'avoir trouvé le fin mot de l'histoire en même temps que le personnage principal. Oui parce que j'aime bien les livres où on a une grosse révélation à la fin, mais je n'aime pas trop quand elle tombe comme un cheveux sur la soupe (comme dans Les Faucheurs de David Gunn... où tout d'un coup, le héros a une illumination, qu'il ne daigne pas partagé avec nous et ensuite on a droit à des explications scabreuses... et on ne sait toujours pas comment il a fait pour tirer de pareilles conclusions). Alors que cette fois, on avance en même temps que le personnage. Bon, ce n'est pas forcément un point positif pour tout le monde, mais moi j'ai apprécié le fait de me faire les mêmes remarques que notre joyeux luron !
L'univers en lui-même est assez intéressant. Il y a les Chevaliers séculaires, sorte de policiers assez mystérieux. On n'apprend pas beaucoup de choses sur eux. Ensuite, il y a les représentant de Grandâme, une sorte d'entité divine dont la présence est plus ou moins contestée, les démonistes qui frayent avec le monde des démons afin d'enchanter des objets (voire des personnes)... On voyage à bord d'aéronef empli d'aerium (??), évite des mines magnétiques et des deux guerres ont laissé des traces importantes dnas les esprits des gens. Tout est loin d'être rose même si la Coalition veille ! Je ne vous éclaire volontairement pas plus, histoire de vous laisser découvrir cet univers par vous-même !
Les personnages sont, à mon avis, un des points forts de ce livre. En effet, on peut voir à quel point ils ont changé entre le moment où on les rencontre et celui où on les quitte. Surtout pour le capitaine.
Au départ, c'est un homme qui est très pragmatique (ça c'est un mot gentil pour dire égoïste... parce qu'il en a rien, mais alors rien à carré de son équipage). Effectivement, il considère les gens qui sont sur son aéronef comme des gens utiles mais remplaçables, il met limite un point d'honneur à ne pas trop s'attacher à eux, à ne rien savoir d'eux... Tout ce qu'il fait, c'est se saouler en leur compagnie lorsqu'ils mettent pied à terre. Bon, il n'est pas despotique pour autant : il ne les maltraite pas, ne leur donne pas d'ordre à tout bout de champ et ne les traite pas comme des moins que rien. Mais il n'est pas vraiment le capitaine de cet équipage. D'ailleurs ce n'est pas vraiment un équipage. Plutôt un groupe de personnes qui ont toutes un passé qu'elles veulent fuir. Une de leur seule règle c'est de ne pas poser de questions sur leurs passé respectifs. Si vous avez envie d'en parler, libre à vous, sinon on ne vous posera pas de questions. Et du coup, on ferme le livre avec beaucoup de questions sur certaines personnages.... Et j'espère avoir les réponses dans la suite !!!!!
En tout cas, Frey est certainement le personnage qui évolue le plus : il passe d'un être égoïste, pseudo capitaine d'aéronef, se laissant malmener par les flots à un homme. Il le sent lui-même : il est enfin fier de lui, se rend compte de ce que c'est que d'être capitaine et qu'un aéronef sans équipage n'est pas un vrai aéronef.
Le ton est pas mal aussi ! Il y a beaucoup d'humour et on pourrait croire que les membres de l'équipage, dans le pire des cas, se détestent les uns les autres, et, au mieux, s'ignorent. Et en fait non. Ils ont trouvé une sorte de dynamique qui leur permet de se rassurer les uns les autres : "Je suis là et j'ai vu que tu existes".
En conclusion, ce roman n'est certes pas unique en son genre, mais ce n'est pas une lecture désagréable. Les personnages sont attachants, drôles même si certains sont parfois un peu bête... L'intrigue est présente et non baclée. L'humour, à prendre parfois au second degré, est présent.
Bref, c'est un film qui se déroulera sous vos yeux... pour peu que vous preniez la peine de lire ce roman.
Et je tiens à remercier encore une fois le service presse de Milady et Livraddict pour ce partenariat.

Lien : http://plaisirsdelire.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
InstinctPolaire
  05 mars 2015
Au Rake, jeu de carte très populaire chez les boucaniers, ce qui est important de se rappeler, c'est que l'As de Crane annule toute bonne main de cinq cartes...
Et en bon cap'tain de la Ketty Jay, Davian Frey est amateur de Rake. Il n'y a jamais laissé sa chemise, mais il n'y a pas non plus fait fortune. Ce qui fait qu'il fréquente toujours les tables de jeux entre deux escales. Car il lui ait juste difficile de ne pas s'engager dans une partie trop alléchante...
Mais comme chaque fois, la malédiction de l'As de Crâne rode. Un peu comme celle du Perle Noire de l'ami Jacques Moineau...
Car l'As de Crâne est aussi un navire. Il contient un butin des plus tentant. Et quand on le présente à Frey comme le pot qui pourrait lui permettre à lui et à son équipage de se la couler douce jusqu'à la fin de leurs jours...
Enfin, un équipage... Un bande de bras-cassés fait-elle un équipage ? Un médecin alcoolique ? Un esclave en fuite ? Un pratiquant d'un art maudit ? Deux pilotes aussi fous l'un que l'autre ? Une navigatrice au sang plus que froid ? Même le chat est une teigne asociale...
Quant au capitaine, il ne l'est que parce-qu'il connait les secrets de son navire que les ambitions de ses hommes...
En explosant en plein ciel, l'As de Crâne et Chris Wooding vous enrôlent de force dans cette foutue bande de marins. " En plein ciel ", car chez Wooding, les navires sont aéronefs. Fendant les cieux mus par l'aérium, un gaz plus léger que l'air.
Et les ennemis dans le sillage de la Ketty Jay se font nombreux : armée, commanditaires, pirates en mal de récompenses. Sans compter les ennemis personnels de chacune des personnes réfugiées entre les parois de métal de l'aéronef...
A équidistance de Robert-Louis Stevenson et de Jules Vernes, Wooding offre une péripétie steampunk – enfin, " aériumpunk " plutôt... - et développe un univers attractif est cohérent qui tient son rang dans le genre.
Hardis les gars ! Affûtez vos sabres d'abordage et faites tourner les moteurs de vos montures du ciel, c'est la Grande Aventure qui vous attend ! Battez-vous pour votre liberté, pour votre navire, pour votre cap'tain, vos compagnons ! Mais aussi et plus simplement pour sortir vos fesses de ce m...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          132
fleurdusoleil
  17 juin 2012
Piraterie, fantasy, humour et magie noire sont les termes employés le plus souvent sur les différents sites et blogs qui parlent de ce premier tome de Frey de Chris Wooding. Même la couverture, toujours aussi bien travaillée des Editions Milady fait miroiter une aventure passionnante, mélange entre la guerre des étoiles, Albator et Pirates des Caraïbes. C'est trois grandes références auguraient un moment de lecture très sympathique.
Dès le départ malheureusement, Frey, le personnage principal, m'est apparue d'une antipathie extrême. Il m'agaçait au plus au point. Ce détail m'a beaucoup gênée dans mon appréciation de lecture. J'aurais préféré volontiers avoir affaire au démoniste et son golem, deux personnages secondaires très intéressants.
De plus, je dois avouer que l'histoire en elle-même n'avait rien de bien passionnant. Les "Batailles aériennes" étaient ma foi assez fades et les dialogues entre les personnages souvent insipides.
Franchement, le trois quart du livre était ennuyeux. Beaucoup de bla-bla, mais peu d'actions. Et j'aime la multitude de situations cocasses et musclées dans ce genre de lecture. J'ai besoin d'être secouée dans des combats explosifs, bourrés de testostérone...Là, trop peu pour moi.
Heureusement la fin est plus dynamique et bien plus drôle. On en apprend d'avantage sur les différents personnages et Frey se dévoile moins pathos qu'au début.
Bref, j'ai été un peu déçue par ce roman. Lorsque Ellcrys me l'a proposée en échange, je me faisais une grande joie. L'enthousiasme a vite chuté. Je ne pense sincèrement pas lire les autres tomes. Mais si l'auteur a la bonne idée d'écrire un épisode sur Grayther Crake, le démoniste et sa fidèle compagne Bess, le Golem, je suis partante.
Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140

critiques presse (1)
Elbakin.net   10 août 2011
Voilà de l’Aventure avec un grand A, du Divertissement avec un D majuscule, un roman de piraterie et un western, de la SF et de la fantasy à la fois. 4/5
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   01 juillet 2013
Chutes Libres, la légendaire ville pirate cachée. Un endroit à l'écart des dangers du monde, où l'on peut se battre, boire et baiser jusqu'à plus soif et où la Marine ne pourra jamais vous atteindre. On racontait qu'elle avait été fondée par le célèbre pirate Orkmund, qui avait mystérieusement disparu dix ans plus tôt et n'avait jamais été vraiment revu depuis. On disait aussi, à propos d'autres pirates renommés qui s'étaient évanouis, qu'ils s'étaient également retirés à Chutes Libres. Cette histoire était plus romantique qu'une mort lente due à la syphilis ou à l'alcool, ou qu'un assassinat perpétré de nuit par le propre équipage de la victime.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
InstinctPolaireInstinctPolaire   05 mars 2015
- Pourquoi prendre le risque, Darian ? dit-elle. Si tu y retourne, ils te pendront.
- Si je ne reviens pas, ils pendront mon équipage.
- Depuis quand tu t'en soucies ?
Il ne connaissait pas la réponse à cette question. Ca n'avait pas vraiment d'importance. C'était venu petit à petit : Des éclats de rire arrosés, des sourires victorieux, des fusillades, des disputes et des piques sarcastiques. Ce sentiment avait grandi en lui à la dérobée et lorsqu'il s'en était rendu compte, il était déjà submergé.
Peut-être avait-il basculé quand il avait choisi de faire confiance à Jez en lui donnant le code d'allumage ? Ou lorsqu'il avait avoué ce même code à Trinica pour sauver la vie de Crake ? Peut-être ressentait-il le besoin de récompenser la loyauté de Jez : elle était revenue et il l'admirait d'avoir agi ainsi.
Il ne savait pas depuis quand ils comptaient autant. Il savait juste que c'était le cas. Il n'abandonnerai pas son équipage, en dépit des risques.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
boudiccaboudicca   30 juin 2013
-C'est Crake et le capitaine ! Ils, heu, ils courent. Ouais, ils descendent de la colline en courant. Très vite.
Malvery leva les yeux au ciel, désespéré.
-Pinn ! cria-t-il par dessus son épaule. Il se passe quelque chose !
-Ça ne peut pas attendre ?
-Non, bordel. Prépare-toi. Le cap'taine a besoin d'aide. (Il se tourna vers Jez) Tu sais tirer ? Alors prend un flingue. Bienvenue dans l'équipage !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
CrunchesCrunches   11 avril 2012
Frey s'amusait. Il était épuisé à force de rire, complètement saoul, et planait dans cet état insaisissable d'enivrement où tout est à sa place et où il n'avait aucun problème avec le monde. Il aurait voulu que cette nuit ne s'achève jamais. Il aimait Malvery, Pinn et même Harkins le silencieux, comme des frères d'armes. Et si l'ambiance chutait d'un cran, il lui restait la serveuse qui lui jetait des oeillades. Son visage manquait de charme, mais il aimait bien ses cheveux roux, les tâches de rousseur sur son nez en trompette et était d'humeur pour des rondeurs et des courbes.
Quelle vie ! C'était si bon d'être un capitaine, un pirate, un seigneur des airs.
L'arrivée de Crake fut comme une douche froide.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
BlackWolfBlackWolf   05 février 2011
Crake leva les yeux vers le plafond de la cellule.
-Je mérite d'être ici, dit-il.
Malvery haussa les épaules.
- Alors moi aussi.
- Y'a pas à mériter ou quoi, dit Silo, sa voix basse sortant du plus profond de sa poitrine. Y'a que ce qui existe, ou pas, et ce qu'on en fait. Le regret, c'est juste une façon de supporter, de ne pas s'amender. On peut gaspiller toute une vie avec les regrets.
Commenter  J’apprécie          70
autres livres classés : steampunkVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

La fantasy pour les nuls

Tolkien, le seigneur des ....

anneaux
agneaux
mouches

9 questions
1313 lecteurs ont répondu
Thèmes : fantasy , sfff , heroic fantasyCréer un quiz sur ce livre
.. ..