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Frank Reichert (Traducteur)
EAN : 9782869304802
202 pages
Payot et Rivages (02/09/1991)
3.54/5   24 notes
Résumé :
Dans ses rêves, Jewel Cobb s'était imaginé dans la peau d'un tueur de légende. Aujourd'hui, il est descendu dans la ville de Saint-Bruno pour réaliser son fantasme. Son cousin, Duncan, lui a procuré le contrat". Mais Jewel ne sait pas que Duncan le prend pour le "connard rêvé"... A l'autre bout de la ville, un conseiller municipal noir est assassiné par un "cambrioleur". Sa mort met Saint-Bruno en ébullition. Le détective René Shade suit une piste qui le mène à "Fro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Après avoir littéralement dévoré et adoré "Un feu d'origine inconnue" et "Un hiver de glace" , je suis remontée jusqu'à la source avec "Sous la lumière cruelle". Premier roman de Daniel Woodrell et premier tome de cette trilogie de chroniques policières avec René Shade.
Nous sommes donc en Louisianne, dans une petite ville, où les frères Shade- René policier, Tip tenancier de bar et François avocat - sont les protagonistes.
On se promène du quartier noir dit la "poêle à frire" au quartier cajun, Frogtown, en y rencontrant des êtres hors du commun, paumés, inadaptés, marginaux, mais comme aimera à les développer Daniel Woodrell. Ici, un conseiller municipal noir est assassiné. Ici, une petite frappe blanche rêve d'être un vrai de vrai tueur, de jouer dans les grandes ligues et acceptera un contrat qui le perdra. Et c'est là qu'entrera en scène Shade et Blanchette son collègue. Avec ce décor, dans cette ambiance, au contact de ces personnages, difficile de ne pas faire un parallèle avec James Lee Burke. Mais on ne s'y attardera pas. On sent déjà chez Woodrell cette écriture empreinte de compassion pour ses personnages mais toujours sans complaisance. Les personnages sont aimés et justement traités. Le ton est déjà là. On le sent bien. Petit bémol. Cette trop grande aisance qu'ont les personnages à manier l'argot. Mais ce n'est rien ! Si vous aimez Woodrell, remontez le courant, revenez à la source. Vous verrez c'est clair, c'est frais, c'est bon .
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CE FUT LONG ALORS JE VAIS LA FAIRE COURTE
Ceux et celles, et ou l'inverse, ne pas oublier le ou, hein, qui me suivent, quelques chers hères, beh oui Williams, que je chéris, autant talentueux que peu nombreux, c'est que mes commentaires il faut se les faire, ils ou elles et ou l'inverse en privilégiant le ou, savent eux que je suis un trilogie-junkie, donc cette trilogie de Daniel Woodrell, je ne pouvais la négliger. Vous avez tout compris ?

C'est typiquement ce type de phrase que je viens de me taper dans ces trois heureusement assez courts, bouquins. Cela m'a donné un mal de crâne, je ne vous dis pas, je suis maintenant à l'âge où l'on n'a pas une aussi bonne mémoire. Alorsse à chaque fois à chacune de ces phrases très longues, je devais me la retaper et me la retaper, parce que arrivé à la fin j'en avais oublié le début, quitte à finir par l'apprendre par coeur. le comble. Don't you find ?

Alorsse après cette courte introduction, je vais tacher à vous la faire moins longue. Vous voyez ce que j'ai enduré ?

Est ce dû au style de Woodrell, à la traduction, ou les deux, n'est peut étre pas Michalsky qui veut, mais ce qui en plus m'a fait un peu plus souffrir, non pas que ce ne fut interressant, c'est que j'ai trouvé les paragraphes épais, le vocabulaire un peu faussement natif, parfois de l'humour pas toujours bien coloré, et enfin cette Louisiane, malgré la vase du marécage, je ne l'ai pas reconnue.

Faut dire, ma référence en la matière c'est Heaven's Prisoners, gros coup de boule, un des premiers Rivages lu à sa parution, j'avais déjà fait connaissance avec les magnifiques et molles couvertures de cette alors petite maison d'édition grace à la trilogie Leaphorn et la Trilogie Lloyd Hopkins, et sa première Lousiane à Burke était restée laserisée dans mon coeur.

Vous avez compris, je ne voulais pas être en reste: Ellroy, Hillerman, Burke, et maintenant Woodrell, toutes de 1987 ou presque, l'année des Dragons, ici mon addiction a commencé, et vous vous l'avez chopée l'addiction ?





















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Ce livre est préfacé par un poids lourd de la collection "Rivages" : James Ellroy en personne. Avec son style sans fioriture, le Maître fait court mais il est catégorique : le premier roman de Daniel Woodrell est excellent. À plus d'un titre. Ellroy nous explique pourquoi. Il connait son sujet. Une préface comme cela vous met en appétit et on n'est pas déçu.

Toute une humanité s'agite dans les bayous de Louisiane qui ceinturent la petite ville de Saint-Bruno, toute une humanité qui se tire dans les pattes, s'aime et parle, parle beaucoup, parle tout le temps. C'est la force de Woodrell de savoir faire parler ces personnages qui l'amusent et nous amusent. On l'imagine facilement, assis tout sourire dans les bars de Louisiane, à collecter les expressions savoureuses, les tics de langage. Woodrell a l'oreille. Il sait restituer le ton des durs et celui des branquignols et il sait que ces derniers ont une place importante dans toute société.
Sous la Lumière Cruelle ouvre joyeusement le cycle des enquêtes du détective Rene Shade. On y découvre une clique haute en couleurs et, bien vite, on se sent à l'aise au milieu de la famille Shade, comme adopté. On retrouvera avec plaisir Saint-Bruno et sa vie trépidante dans l'hilarant Battement d'Aile puis dans Les Ombres du Passé, aux accents plus mélancoliques.

À signaler, en ouverture du livre, une surprenante citation de Joe Frazier, boxeur, ex-vainqueur de Mohammed Ali (époque Cassius Clay) dans un combat de légende.
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Jewel Cobb a quitté sa campagne pour la ville pour faire fortune en devenant tueur professionnel. D'ailleurs son cousin lui a trouvé un premier contrat. Sauf que celui-ci le prend pour ce qu'il est, un crétin, et que ce contrat est un piège.
Parallèlement, un conseiller municipal noir plein d'avenir est assassiné. Et beaucoup de monde pousse René Shade, le policier de Saint-Bruno, à conclure à un cambriolage qui a mal tourné. Sauf que rien n'a été volé et que cette insistance à minimiser le meurtre est plus que suspecte.
Sous la moiteur de la Louisiane, ce roman traverse quartiers noirs et cajuns, bayou oppressant et ville piégeuse. Racisme, corruption, pègre, crimes, machisme, dans ce roman la testostérone guide les personnages plus que leurs neurones.
Premier roman de Daniel Woodrell que j'avais découvert et admiré avec "Un hiver de glace", "Sous la lumière cruelle" m'a pourtant laissé sur ma faim. Peut-être l'absence d'un personnage aussi lumineux que Ree Dolly dans le livre cité. Trop sombre, trop cynique, ce roman n'offre aucune lueur d'espoir, les personnages rivalisant de bêtise et de violence. Trop pour moi actuellement.
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Dans ce roman de 1986, Daniel Woodrell met pour la première fois en scène la fratrie Shade: François, du bureau du procureur; Tip, qui tient le Catfish bar; et René, le héros, policier qui va devoir s'atteler au meurtre d'Alvin Rankin, conseiller municipal noir, qui briguait le poste de maire.
Crime raciste ? Méfait d'un cambrioleur ? Règlement de compte ? René Shade, enfant du quartier cajun appelé Frogtown, rencontrera sur sa route des mafieux noirs, des magouilleurs blancs et une petite frappe manipulée qui sera assez chanceux pour s'en tirer au milieu de ce panier de serpents.
L'intrigue n'est pas bien épaisse mais le livre non plus, qui nous mène à l'essentiel sans pour autant délaisser la psychologie des personnages ou l'ambiance.
On parle beaucoup dans ce polar, comme le souligne James Ellroy dans sa préface, et le résultat serait à mi-chemin entre un roman d'Elmore Leonard, pour la tchatche et l'humour, et les paysages de James Lee Burke, l'action se situant ici à Saint-Bruno, Louisiane.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
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Tout en fumant, il repensait à Alvin Rankin. Quarante-quatre, quarante-cinq ans, un pur produit de la “Poêle-à-frire”, le quartier noir historique de Saint-Bruno : intelligent et dur, et doué du rare talent de savoir avec qui il devait se montrer dur, et avec qui il fallait être le plus malin : un futur gros bonnet du parti démocrate, à la puissance électorale croissante, puisque les citoyens de la Poêle-à-Frire, plutôt que de mettre des X là où on leur enjoignait de les mettre, et de se tenir tranquilles le reste de la décennie, se mettaient de plus en plus à voter.

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J’ai quand même un peu de mal avec ces phrases proustiennes qui reviennent presqu’à chaque page.
Je ne suis plus tout jeune.
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Le darwinisme urbain était ici à l'oeuvre, sous cette lumière lugubre, et les plus forts triomphaient, armés d'une mauvaise rage qui ne se connaissait pas de limites, tandis que les plus faibles s'enfonçaient, dans le plus grand silence.
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Du chagrin ? Là où je vis, le chagrin ça déclenche de l'action, chéri, et pas des putains de larmes inutiles, ou des bondieuseries à la mords-moi le noeud.
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