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EAN : 9782080704351
474 pages
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 122 notes)
Résumé :
Véhément, ironique, prémonitoire, le premier roman de Virginia Woolf. Le début de sa traversée. L'éclosion de sa voix. L'obsession, déjà, de l'eau, de la mort, du désir inapaisé.
"Etre précipitée dans la mer, baignée, ballottée par les eaux, promenée parmi les racines du monde... ". Est-ce de Rachel, l'héroïne de ce "voyage" qu'il s'agit, ou bien de Virginia?
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
marlene50
  13 novembre 2020
Premier roman de Virginia Woolf paru en 1915, elle avait 33 ans.
Saviez-vous qu'elle avait fait une grave dépression, puis une tentative de suicide ?
Pour enfin, mettre des pierres plein ses poches et se suicider, à l'âge de 59 ans, dans la rivière Ouse coulant à proximité.
Triste fin !
Voici, un microcosme social de la Société Anglaise transplantée en Argentine , où seront préservés leurs bonnes moeurs, leurs frustrations, leur thé.
Ils s'embarqueront sur "l'Euphrosyne" où tangage et roulis, leur feront, à certains, vomir tripes et boyaux au-dessus du bastingage.
Une halte dans une villa , où ils s'occuperont de lecture, musique, commérages et médisances en tous genres.
Le vernis des ces gens, huppés, pour certains, se fendillera quelque peu.
La vie va s'écouler tranquillement comme un fleuve, puis un remous subi, pour revenir aussitôt à un flux plus lent.
Tout comme ces nuages au-dessus de leurs têtes, qui courent pousser par le vent, et se calment tout à coup, dès qu'une éclaircie apparaît et tout semble au repos.
De nombreux personnages, en couple où non et surtout cette jeune Rachel qui va, grandir au milieu d'eux, passer à l'âge adulte, aller de désillusion en désillusion, puis tomber amoureuse de Terence, et enfin, croire au bonheur.
"Et au monde des apparences, peut-on refuser la qualité du réel". (p.11)

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Baldrico
  26 octobre 2019
Le premier roman de Virginia Woolf et tout est déjà là.
Précisons que j'ai lu ce roman dans la traduction de Jacques Aubert pour la Pléiade sous le titre "Traversées", en anglais "The voyage out."
D'apparence, ce roman, comme le disait Lytton Strachey, est très très victorien. Une partie substantielle est constituée par la description et la vie d'une petite communauté d'anglais en Amérique du Sud, touristes et semi-résidents, dans un hôtel non loin de la mer. Virginia esquisse leurs histoires, leurs relations mutuelles, leurs pensées, leurs attitudes face à la vie. Certains sont plus consistants que d'autres.
Mais dans la première partie il est question de la traversée de l'Atlantique, depuis Londres, de quelques passagers, dont le personnage principal est une jeune fille, Rachel, accompagnée de son père, le capitaine du navire, de son oncle, de sa tante Helen, et d'un ami du père. Ils sont rejoints à Lisbonne par Mr et Mrs Dalloway, le personnage même du roman éponyme à venir.
L'histoire se centre sur Rachel, jeune fille élevée par des tantes bigotes mais qui montre des qualités qui ne demandent qu'à s'éveiller.
L'on suit Rachel dans sa découverte du couple Dalloway, de la haute société, sous l'oeil maternant de sa tante Helen, puis, après la traversée, de la petite colonie anglaise. En font partie deux jeunes gens pleins de promesses, liés par l'amitié, et dont Rachel se rapproche.
Telle quelle cette histoire peut paraître conventionnelle. Mais l'art de Virginia Woolf est de nous faire pénétrer la vie intime des personnages, avec beaucoup de justesse, sans poncifs, en tâchant de rendre "la vraie vie". Non seulement les paroles échangées, les attitudes, mais aussi les pensées, le flux de conscience. Résultat, un régal de sensibilité et une proximité avec les personnages.
Si l'on y ajoute l'humour subtil et parodique de Virginia, ainsi que son sens de la description de la nature, tout sauf objective, mais au contraire par les yeux des différents personnages et donc révélateur de leurs pensées, on obtient un premier grand roman. Peut-être pas encore le sommet que constitue Mrs Dalloway, mais un roman dont on sort enrichi, et ils ne sont pas si nombreux.
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Magdalae
  02 juin 2013
A 24 ans, Rachel Vinrace, une jeune fille passionnée de musique taciturne et solitaire et presque cloîtrée chez ses tantes à Richmond, participe pour la première fois à une croisière en compagnie de son père, de son oncle Ridley Ambrose et de sa tante Helen vers l'Amérique du Sud avec une escale au Portugal où ils rencontrent une certaine Mrs Dalloway et son mari. Cette occasion de découvrir le vaste monde et de sortir de sa bulle intérieure va lui permettre de rencontrer des jeunes gens de son âge, comme Terence Hewet et Saint John Hirst, deux amis libres penseurs, et une foule hétéroclite de personnes dans l'hôtel où ses deux nouvelles connaissances séjournent. Bals, excursions, conversations banales ou secrètes, rien n'est plus éloigné de sa vie d'avant. Cette immersion dans la société édouardienne, où seules les apparences comptent, va lui permettre par contraste de se trouver elle-même, d'explorer sa quête de la vérité avec Terence et Saint-John, et non plus seule, et enfin de quitter la maigre surface des choses pour enfin vivre pleinement, quitte à en payer le prix.
Publié en 1915, son écriture coïncide avec une longue crise de dépression de 1913 à 1915 qui se retrouve peut-être dans le malaise que vit Rachel face à son exploration des émotions, à sa quête de la vérité et du bonheur pour elle-même et pour les autres. Ce roman a quelque chose à voir avec la libération et la guérison autant pour Rachel que pour Virginia Woolf qui sont toutes les deux comme enfermées à l'époque à Richmond, assez éloignées de la capitale pour ne pas pouvoir en vivre la vie mondaine. C'est comme ça en tout cas que j'interprète ce voyage à l'étranger jusqu'à Santa-Marina, une ville fictive en Amérique du Sud, et le titre original du roman presque intraduisible : The Voyage Out, littéralement « le voyage dehors, hors de », voyager pour sortir et s'en sortir.
Mais ce voyage, c'est aussi le besoin de prendre de la distance pour mieux faire la satire de la société édouardienne. Dans l'hôtel de Santa-Marina, la foule de personnages que Rachel rencontre est comme un microcosme de la société anglaise au complet mais mieux représentative parce qu'elle se retrouve dépaysée et donc plus facilement confrontée à ses préjugés sur les autochtones pour mieux les dénoncer. Ils sont comme observés à leur insu, ce qui est véritablement le cas lorsque Rachel et Helen, attirées par les lumières de l'hôtel, jouent les voyeuses en regardant l'assemblée par une des fenêtres lors d'une veillée.
Dans cette satire, la place de la femme dans la société est centrale d'autant plus qu'elle touche au premier chef le personnage principal, Rachel, qui n'a rien du modèle de la femme moderne. Comme dans Nuit et Jour, le féminisme de Virginia Woolf et les diverses revendications féministes comme un accès au droit de vote, à l'éducation ou la dénonciation de la ségrégation des femmes traverse tout le roman soit pour être critiquées, soit pour être défendues. On n'entend pas la voix d'une féministe en tant que telle comme Mary Datchet, la suffragette dans "Nuit et Jour" mais bien des hommes comme la figure du politicien en la personne de Richard Dalloway qui dénonce l'inutilité du droit de vote, chose étrange pour un homme politique.
Toutefois, c'est surtout Terence Hewet, en tant que figure de l'écrivain (et donc plus ou moins double de Virginia Woolf), qui prend la défense des droits des femmes et essaye de gagner Rachel à sa cause.
D'ailleurs, c'est à l'occasion de ce voyage qui prend des airs de voyage initiatique que Rachel va pouvoir sortir de sa condition de femme du XIXème siècle, complètement dévouée à des occupations oisives comme s'adonner fanatiquement à la musique en dédaignant tout autre centre d'intérêt, pour devenir le temps d'un instant une femme moderne, indépendante, vivant pleinement sa vie. C'est d'ailleurs ce que lui propose sa tante Helen en l'invitant à Santa-Marina.
Pour cela, il lui faut une « chambre à soi » où il lui soit permis d'exercer ses pensées, de se cultiver pour mieux affronter le monde au dehors,
« une chambre indépendante du reste de la maison, vaste, intime, un endroit où elle pourrait lire, penser, défier l'univers ; une forteresse et un sanctuaire tout ensemble. A vingt-quatre ans, une chambre représente pour nous tout un monde. »
Ce qui est drôle dans le fait de voir en Rachel une jeune fille du XIXème siècle avant qu'elle ne quitte l'Angleterre, c'est qu'elle avoue lors d'une conversation avec Clarissa Dalloway, qu'on découvre sous un autre angle que dans Mrs Dalloway, c'est qu'elle déteste Jane Austen ! Elle a beaucoup de mal à expliquer clairement pourquoi si ce n'est par une formule énigmatique. Pourtant, comme Jane Austen, Rachel a tout de la jeune fille victorienne qui est enfermée dans un carcan sans pouvoir librement s'épanouir, chose que Jane Austen a su faire à sa manière.
Sa traversée depuis Londres jusqu'à l'Amérique du Sud est aussi une « traversée des apparences » : il révèle à Rachel, d'un naturel crédule, que tout le monde ment, dissimule et plus profondément qu'il est difficile de connaître les autres même en partageant leur intimité, même en multipliant les conversations. Il y a un très beau passage où Rachel et Helen, sa tante, sont raccompagnés à l'aube après un bal jusqu'à chez elles par Terence et Saint John. Ils en profitent pour s'asseoir dans l'herbe, discuter et se raconter aux autres jusqu'à leurs convictions les plus profondes. Après s'être quittés, ils ne se connaissent pas pour autant.
Et plus tard, lors d'un tête-à-tête entre Rachel et Terence qui se rapprochent de plus en plus, l'un et l'autre comprennent chacun de leur coté qu'aucune conversation ne peut être totalement sincère, qu'il y a toujours des pensées, des émotions inavouées qui sont gardées secrètes malgré leur intimité grandissante et que toute relation demeure fragmentaire, toujours limitée, jamais assouvie complètement.
Ce désir de transparence entre eux, de fusion et d'annulation des différences entre cet homme et cette femme, la fin du roman l'offre de la manière la plus inattendue, abrupte et sublime. Cette fin m'a vraiment touchée, presque troublée et je crois que c'est le signe que c'est un grand roman ce qui est extraordinaire pour un premier roman. Même s'il est plus classique dans sa composition que d'autres romans de Virginia Woolf plus connus, il possède une originalité propre et une sensibilité qui ne laisse pas indifférent.


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zohar
  15 mars 2011
Au-delà de la satire sociale, « La Traversée des apparences » résonne déjà comme un roman prémonitoire des vicissitudes d'une âme fêlée, recluse, mélancolique et des obsessions de l'écrivain: la vie, la recherche de l'autre, et surtout la mort ! Ce sont là des thèmes qui marqueront également, les autres oeuvres de V.W.
Récit d'une croisière en Amérique du sud, Rachel est lancée dans une aventure évoquant l'éveil au monde de celle-ci. Jeune et naïve, l'héroïne découvrira, en présence des autres passagers du bateau, et à travers les conversations (L'histoire, le droit des femmes ou encore la religion, etc.) l'incommunicabilité entre les êtres (qui revient comme un leitmotiv dans ce récit).
Sa quête de l'autre ne s'arrête pas là puisqu'elle découvre aussi, dans son parcours initiatique baignée et ballotée par les eaux glauques de la Tamise, que l'amour (avec Terence) n'est pas un don merveilleux. Plus précisément le bonheur est tellement lourd qu'il en devient une insoutenable légèreté: « Il avait toujours manqué quelque chose à ce bonheur, quelque chose qu'ils souhaitaient mais qu'ils n'arrivaient pas à atteindre. ». En effet, c'est avant tout une lente conquête de soi à travers l'autre avec tous les risques d'aliénation que peut provoquer sa propre image renvoyée par l'être aimé.
Le dernier axe de réflexion que l'on peut mener ici, c'est la mort. Est-ce le seul espoir d'accéder au symbole parfait de l'amour heureux ? « Il s'abandonna quelques temps à ses pensées ; il lui semblait qu'ils pensaient en commun ; il avait l'impression d'être Rachel en même temps que lui-même (...), elle ne respirait plus. Tant mieux. C'était la mort. Ce n'était rien. Elle avait cessé de respirer, voilà tout. ».
En effet, Rachel succombe dans son voyage à une mauvaise fièvre et meurt dans les bras de son bien-aimé. La mort devient alors dans le récit, à l'instar de « La Mort des amants » (poème, Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire), la condition indispensable d'une évocation poétique de l'amour idéalisé car elle supprime tout ce qui peut le menacer : le temps et l'espace, en somme la réalité ! le thème de la mort, dans « La Traversée des apparences » est comme une promesse au bonheur des deux jeunes amants : V.W prolonge l'expérience sensuelle en une extase spirituelle et la mort aboutit à une survie de l'esprit.
Le titre évoque, bien évidemment, la traversée hors du monde rationnel : son désir de sortir du monde des contours et du semblant évoque déjà, dans son premier roman, son désarroi face à la vie et sa fascination pour l'eau. La traversée sur les eaux noires du fleuve de la Tamise finira, comme on le sait, par emporter l'écrivain dans la rivière Ouse, où cédant à la folie, Virginia Woolf se suicidera.
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Nuageuse
  19 décembre 2019
La Traversée des Apparences reste mon livre préféré de Virginia Woolf. Je l'ai lu pour la première fois à 13 ans. En relisant ces pages, je me suis revue le découvrir et être tombée amoureuse de l'écriture si sensible de Virginia Woolf.
Pourtant, la magie n'a pas pu s'opérer avec ma première lecture de cet auteur...
Je me souviens avoir tenté Mrs Dalloway, ne pas arriver à le lire, en parler à ma mère qui m'a conseillé celui-ci car on la voit plus jeune. En effet, Mrs Dalloway et son mari sont des passagers du bateau du père de Rachel, l'héroïne de ce roman.
Après une croisière qui dure que quelques pages, Rachel va vivre avec sa tante et son oncle, passagers eux aussi, en Amérique du Sud. Elle vivra enfin et connaîtra le monde.
Elle est orpheline de mère et vit chez ses vieilles tantes à Londres.
Nous suivons l'évolution de son épanouissement, de ses doutes, de ses premiers émois.
Rachel m'émeut.
Un roman à lire et à relire pour connaître les prémisses de l'auteur.
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
AngelineBailleulAngelineBailleul   09 mai 2021
"- Les vaches, réfléchissait-il, se rassemblent quand elles sont aux champs ; les moutons, pendant les grosses chaleurs ; nous, nous agissons de même quand nous n'avons rien à faire. Mais pour quelle raison ? Est-ce pour nous empêcher de considérer le fond des choses ? [...] de bâtir des cités, des montagnes, des univers entiers avec rien ? ou bien est-ce que réellement nous nous aimons les uns les autres ? ou est-ce encore parce que nous vivons dans un état d'incertitude perpétuelle, ne sachant rien, sautant d'un moment à un autre, comme d'un monde à un autre - cette dernière hypothèse étant, d'une façon générale, la mienne ?"
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AngelineBailleulAngelineBailleul   09 mai 2021
"Elle avait besoin de voir Terence. Quand il n'était pas là, elle ne faisait que souhaiter sa présence ; manquer une occasion de le voir devenait un supplice ; à cause de lui, toutes ses journées étaient jalonnées de supplices et, cependant, elle ne se demandait jamais d'où venait cette force qui s'implantait dans sa vie."
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AngelineBailleulAngelineBailleul   09 mai 2021
"- Je veux écrire un roman sur le Silence, dit-il, sur les choses que les gens ne disent pas."
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LevellersLevellers   03 mai 2021
Ce qu'on attend de l'être avec qui l'on vit, c'est qu'il vous maintienne au niveau le plus élevé de vous-même.
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keishakeisha   19 septembre 2010
Ce que je veux atteindre en écrivant des romans se rapproche beaucoup, il me semble, de ce que vous voulez atteindre quand vous jouez du piano, commença-t-il, lui parlant par dessus son épaule. Nous tâchons de saisir ce qui existe derrière les choses, n'est-ce pas? Voyez ces lumières en bas, reprit-il, jetées là n'importe comment.... Je cherche à les coordonner....Avez-vous déjà vu des feux d'artifice qui forment des figures? ... Je veux faire des figures...

Après tout, se dit Clarissa en suivant Mr. Vinrace vers la salle à manger, tout le monde est intéressant, au fond!

Une fois à table, il lui fallut consolider cette opinion dans son for intérieur, surtout par rapport à Ridley qui arriva en retard, dans une tenue décidément peu soignée, et s'attaqua à son potage d'un air sinistre.

Les deux époux échangèrent entre eux un imperceptible signal attestant qu'ils avaient compris la situation et allaient se soutenir mutuellement avec loyauté. Après une pause à peine indiquée, Mrs Dalloway se tourna vers Willoughby et commença:

- Ce que je trouve si ennuyeux en mer, c'est qu'il n'y ait pas de fleurs! Représentez-vous, en plein océan, des champs de violettes et de roses trémières! Ce serait divin!
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Videos de Virginia Woolf (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginia Woolf
À l'occasion de la parution en format poche de son livre "Né sous une bonne étoile" (Le Livre de Poche), Aurélie Valognes est venue nous parler de ses habitudes de lecture.
De Jack London à Virginia Woolf en passant par "L'histoire sans fin", découvrez la bibliothèque de l'auteure !
En savoir plus https://www.hachette.fr/videos/lire-avec-aurelie-valognes
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