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EAN : 9782070453320
128 pages
Éditeur : Gallimard (12/09/2013)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 21 notes)
Résumé :
"Je revois clairement cette libellule et la chaussure de Lily avec sur le bout une boucle d'argent carrée. Tout le temps que je parlais, je regardais le bout de son soulier et quand il s'agitait avec impatience, je savais sans lever les yeux ce qu'elle allait dire : tout son être semblait concentré dans sa chaussure. Et mon amour et mon désir étaient contenus dans la libellule ; pour une raison qui m'échappe, je me disais que si la libellule se posait sur cette feui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
JCLDLGR
  10 juin 2019
La narration en flux de conscience est très déroutante, et il m'a fallu relire deux fois la première nouvelle (le quatuor à cordes) pour l'apprécier pleinement.
Chaque nouvelle est un tableau cubiste ou impressionniste, animé par un flot de texte presque continu qui suit la pensée de l'auteure. On peut essayer de lire vite sans respirer, mais lire lentement donne une impression de divagation, de pensée sans contrôle, happée par les événements ou les objets du tableau. Ça fonctionne comme une mémoire qui se reconstitue par bribes.
A petite dose c'est étourdissant mais il reste à tester une lecture d'un livre entier.
Un petit bijou : la dame dans le miroir : réflexion.
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CDemassieux
  28 mai 2017
Dans ce recueil de six nouvelles de Virginia Woolf – dont il me semble superflu d'évoquer le prodigieux talent romanesque –, on rencontre une divagation musicale, un parc londonien, une tache sur un mur, un miroir, un joailler, un couple s'enfonçant progressivement dans la désespérante réalité, et des questions existentielles bien sûr.
Car tout est signifiant chez Virginia Woolf, invite à des réflexions et des songeries, telle cette madeleine qui réveillait la mémoire involontaire du Marcel de la Recherche.
Entre passé et présent, vivants et morts, jeunes et vieux, l'auteur, parfois dans un désordre surréaliste, se frotte au destin, lequel est souvent déçu et insatisfaisant.
Et l'on ne peut s'empêcher, en lisant cette écriture hypersensible, de la rapprocher, en filigrane, d'une femme dont la dépression finira par l'envahir et l'envoyer mourir dans une rivière. « La femme véritable. Elle était nue dans cette lumière impitoyable. » On croirait que l'auteur parle d'elle-même.
Car l'auteur déshabille tout, fouille dans le moindre interstice, quitte à ne récolter qu'une triste mélancolie face à cette triviale réalité qui avorte les rêves : « la vraie réalité, tout ce dont on ne devait pas s'écarter sous peine d'un châtiment indicible. »
Définitivement, Virginia Woolf est un écrivain de l'émotion, tantôt retenue, tantôt débridée, mais une émotion qui a du style !
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LesmotsdArva
  12 novembre 2019
Ce petit recueil de nouvelles à 2 balles (vraiment, il m'a coûté 2€ – editions folio) a été un véritable délice. Un coup de coeur inattendu et une jolie pause dans mes lectures fantasy jeunesse. Dans ce petit livre de 128 pages, on erre et divague au fil des pensées de l'autrice, qui rend avec précision la poésie du quotidien.
Dans la première nouvelle, le texte et les émotions sont portés par un morceau joué par des violons. On se balade de notes en visages, puis dans la rue et le coeur des gens. Les mots suivent les mouvements de la musique, et c'est vraiment une expérience de lecture que je vous souhaite de vivre.
Puis, on passe sur une tâche noire sur un mur. Qu'est-ce que ça peut bien être ? La peinture qui s'écaille ? Un clou ? Assise sur son fauteuil de lecture, la narratrice divague, et nous emporte.
Ma nouvelle préférée restant celle de la dame dans le miroir. Ce miroir qui devient tableau, reflétant un bout de jardin, une poignée de porte, des lettres encore fermées, et toutes les histoires qui s'attachent aux branches de notre quotidien. C'était sublime.
La dernière nouvelle nous emmène dans un parc, du point de vue d'un escargot qui regarde passer le monde, ses peines et ses humeurs, douces, joyeuses, ou colériques.
Mais finalement, ce dont j'ai envie de vous parler, ce n'est pas l'intrigue (puisque, mdr, y'en a pas vraiment). Mais plutôt m'attarder sur la plume de Virginia Woolf, son phrasé, son rythme. On sent que ce genre de texte arrive en opposition totale avec l'école réaliste qui le précède. Ici, l'autrice laisse la plume glisser le long de notre pensée, se laisse guider par son « flux de conscience », sans se poser de limite, ou d'objectif à atteindre. L'univers et l'ambiance ne se construisent pas, ils se ressentent, et c'est merveilleux. Je pense que chaque lecteur peut avoir sa propre interprétation des mots de Virginia (même si on peut difficilement passer à côté de la part féministe de ces derniers).
En bref, courte chronique pour vous dire que j'ai beaucoup beaucoup aimé ce recueil et ce texte uuuultra contemplatif mais qui dit tellement de choses, et que je vous le conseille fortement !
Lien : https://lesmotsdarva.com/201..
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PauseEarlGrey
  13 avril 2016
Je pense que ce recueil est assez bon pour découvrir la plume de Virginia Woolf. A part la première nouvelle qui pour moi est un peu en dessous des autres, on découvre son univers, ses préférences littéraires et ses points forts : un goût pour le mélange réalité/imaginaire et des descriptions superbes. Je le conseille donc à toutes celles et ceux qui, comme moi, hésitent encore à se lancer dans un roman de Virginia Woolf. Il donne vraiment envie...https://pauseearlgreyblog.wordpress.com/2016/04/10/le-quatuor-a-cordes-a-la-decouverte-de-virginia-woolf/
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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jolimoisdemai
  27 avril 2015
Vous voyez, quand vous souhaitez acheter de la tapisserie et que l'on vous propose de voir et toucher des échantillons? Et bien, "le quatuor à cordes" m'a fait cet effet... J'y ai trouvé un bel échantillon d'écriture sans même connaître l'auteure, de style impeccable aux finitions parfaites qui donne envie d'en lire les rouleaux! Amateurs de belle littérature, allez-y sans crainte!
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
kakou0209kakou0209   21 novembre 2015
Elle progressait si lentement qu'elle en dérangeait pas l'architecture de l'image dans le miroir, ne faisant qu'y ajouter un nouvel élément qui en douceur déplaçait et retouchait les autres en ayant l'air de leur demander courtoisement de leur faire de la place. Et les lettres sur la table, l'allée d'herbe et les tournesols qui l'avaient attendue dans le miroir s'ouvrirent et s'écartèrent pour l'accueillir parmi eux. (...) Aussitôt le miroir se mit à verser sur elle une lumière qui semblait la fixer ; qui, tel un acide, rongeait tout ce qui était inessentiel ou superficiel pour ne laisser que la vérité.
"La dame dans le miroir : réflexion"
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JCLDLGRJCLDLGR   10 juin 2019
Mais au dehors, le miroir réfléchissait la table de l'entrée, les tournesols et l'allée du jardin avec tant de précision et de fixité qu'ils paraissaient figés dans leur inéluctable réalité. Le contraste était étrange - tout ici était changeant et là-bas immobile.
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kakou0209kakou0209   21 novembre 2015
Le bateau fait naufrage. Debout, les silhouettes s'élèvent, minces à présent comme des feuilles, et réduites bientôt à un spectre couronné de feu, qui puise dans mon propre cœur sa double passion. C'est pour moi qu'il chante, délivrant ma douleur, faisant sourdre la compassion, inondant d'amour ce monde sans soleil, et lorsqu'il cesse de chanter, sa tendresse ne s'éteint pas, mais, avec adresse et délicatesse, il continue de tisser le dehors avec le dedans, de parfaire cet ouvrage, cette union jusqu'à l'effacement de toute cassure. S'élancer, sangloter, s'engloutir dans le néant, douleur et joie.
"Le quatuor à cordes"
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PauseEarlGreyPauseEarlGrey   27 mars 2016
Dans l'ovale du massif de fleurs se dressaient peut-être une centaine de tiges qui à mi-hauteur se déployaient en feuilles en forme de coeur ou de langue et au sommet étalaient des pétales rouges, bleus ou jaunes semés de taches colorées en relief; des ténébreuses gorges rouges, bleus ou jaunes émergeaient des hampes raides, rêches d'une poussière d'or et légèrement recourbées à leur extrémité.
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RollMeFurtherRollMeFurther   30 juillet 2016
(...) elle ne s'était jamais mariée ,et pourtant ,à en juger par le masque d'indifférence peint sur son visage ,elle avait vécu dix fois plus d'aventures passionnées que ceux dont les amours sont claironnées aux oreilles du monde entier.
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Videos de Virginia Woolf (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginia Woolf
Marie Darrieussecq est une romancière fêtée. Vingt-trois ans après la parution tonitruante de l'inaugural Truismes, elle affiche une ample et belle bibliographie (Bref séjour chez les vivants, le Pays, Il faut beaucoup aimer les hommes...) dont La Mer à l'envers, le dernier jalon en date, paru mi-août aux éditions P.O.L, s'impose comme le roman-phare de cette rentrée littéraire 2019. « Comment peut-on écrire aujourd'hui sur un autre sujet que les migrations ? », s'interrogeait-elle lorsqu'on l'a rencontrée au début de l'été, à Paris, pour évoquer avec elle cette fiction à la fois grave et légère qui met en scène une jeune femme dont l'existence ordinaire est soudain bouleversée par sa rencontre avec un jeune réfugié nigérien. Marie Darrieussecq est aussi traductrice (notamment de Virginia Woolf et de James Baldwin), elle préside depuis l'an dernier la Commission d'avance sur recettes au Centre national du cinéma (Cnc) et s'apprête à prendre en charge la chaire d'écrivain en résidence récemment créée à Science Po. Où trouve-t-elle le temps et l'énergie ? Quel est son moteur : la curiosité, la passion, ou la peur de l'ennui ?
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