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ISBN : 2072756855
Éditeur : Gallimard (01/02/2018)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Ces six courtes nouvelles, qui s'étendent sur toute la carrière de Virginia Woolf, condensent tout son génie littéraire. Avec une absolue liberté d'écrire, allant à l'essentiel, elle revendique l'autonomie morale, affective et sociale des femmes, et affirme leur droit à désirer. Pour elle le désir est un "moment d'être" : une expérience sensorielle totale, qu'elle saisit dans une écriture impressionniste. Il en résulte une atmosphère de rêverie langoureuse, de sensi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Nuageuse
  07 septembre 2019
Virginia Woolf est une féministe. Sa sensibilité la sert dans cette cause.
Ces six courtes nouvelles le montrent encore une fois et restent cruellement actuelles. Elles sont précédées d'un essai intitulé : "Les femmes et le roman" où il est question d'auteurs femmes du XIX ème siècle. Les femmes ont écrit sur leur condition car elles veulent s'émanciper.
J'ai adoré la deuxième nouvelles "Une société" où les femmes veulent "connaître tel qu'il est, le monde" avant d'avoir des enfants. L'une d'entre elles se désole de savoir lire...
Le féminisme reste toujours un combat malgré ses progrès en Europe.
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Aupaysdesbooks
  11 février 2020
Dans les premières pages du livre, je me plonge dans l'essai : Les femmes et le roman. Je suis absorbée par l'écriture et par le style de Virginia Woolf. Très intéressante, elle écrit et associe les mots "femme" et "écriture". Selon elle, la femme qui écrit est, celle, qui le soir inscrit dans un petit carnet son intimité et sa pensée. La femme n'a pas le droit à la liberté de voir et de comprendre tout ce qui se passe autour d'elle, autour des autres ainsi que le rôle de chacun dans cette société. Alors oui, si on laisse le moyen à cette femme de lire, de voyager et de vivre elle aura le goût, l'envie et la liberté d'écrire beaucoup plus que sur un simple carnet. Ecrire pour les autres, sur ce qui l'entoure, ce qui la rend heureuse ou triste.
Certaines prendront cette liberté pour démontrer que faire de la réalité une fiction par le jugement et la pensée de soi-même, en qualité de femme est possible.
Beaucoup exploseront dans l'écriture.
Selon Virginia Woolf, la femme n'a pas la même pensée et la même perspective que l'homme. Cela représente-t-il un danger pour lui ?
Aujourd'hui, en lisant cet essai paru en mars 1929, je pense : Ô combien nous avons eu la chance en tant que femmes d'être précédée par elles. Ces femmes qui clamaient combien nous sommes complémentaires à l'homme dans la société.

"Par le passé, la vertu de l'écriture des femmes résidait dans sa spontanéité si divine, semblable à celle du merle ou de la grive. Elle était innocente; elle venait du coeur. Mais elle était aussi, et ce très souvent, babillante et loquace-simple bavardage déversé sur le papier, séchant en petites flaques et taches. A l'avenir, pour peu qu'on leur accorde un peu de temps, d'espace et quelques livres, la littérature sera, pour les femmes, comme pour les hommes, un art que l'on doit étudier. Leur don sera formé et fortifié. le roman ne sera plus le déversoir d'émotions privées. Il sera, plus encore qu'aujourd'hui, une oeuvre d'art comme une autre, et on en explosera toutes les ressources et les limites."

Je continue avec le recueil de nouvelles. A chacune, une femme, une histoire. Angela a dix-neuf ans, elle veut découvrir le monde mais elle ne le voit pas, enfin pas tout. Où est-il ? Elle veut le découvrir.

"Puis, déposant ses bas d'un côté et ses chaussons de l'autre, pliant soigneusement son jupon par-dessus, Angela Williams de son nom de famille, se rendit compte que -comment dire? - après des myriades d'années de bouillonnement obscur enfin la lumière luisait au bout du tunnel ; la vie; le monde. Ils s'étendaient à ses pieds- parfaitement bons ; parfaitement aimables. C'était là sa découverte.

Poll a hérité de la fortune de son père mais à la condition qu'elle lise tous les livres de la London Library. Elle pense qu'elle n'aura jamais d'homme à cause de cette directive, celle d'être isolée dans la lecture. Pourtant celle-ci lui apporte une autre vision : L'apprentissage de la vie s'exerce-t-il que par la lecture, le témoignage ou bien par l'implication de chacun à penser, à juger. La lecture que l'on pense être une fustigation, n'est-il pas en réalité un approvisionnement d'émotions, saisir l'impensable.

"Si nous n'avions pas appris à lire, ajoute-t-elle amèrement, nous en serions peut-être encore à porter des enfants en toute ignorance, ce qui, je pense, est le meilleur de la vie après tout. Je sais ce que tu vas me dire de la guerre, fit-elle en prévenant mes arguments, et de l'horreur de mettre des enfants au monde pour les voir se faire tuer, mais c'est ce que nos mères ont fait, et leurs mères et grand-mères avant elles. Sans formuler aucune plainte, elles. Elles ne savaient pas lire."

J'ai beaucoup aimé ce passage car il m'a fait réfléchir sur ceci : Oui, les femmes auparavant avaient des enfants et s'occuper du foyer. Elles ne savaient pas lire, pas écrire. Étaient-elles pour autant ignorantes ? Qui élevaient ces enfants, qui leur transmettaient le respect, la politesse et le devoir, c'était elles et pourtant elles ne l'avaient pas appris dans les livres. Aujourd'hui, cela semble si maigre par rapport au savoir qui nous entoure et tellement important à la société.

J'ai rencontré Miranda, elle écoute, elle rêve, elle imagine... L'auteure partage la poésie d'un moment ou une réalité des mots. Qu'est-ce qu'un moment ?
Quelques minutes à penser, à imaginer ou quelques minutes perdues ?

Virginia Woolf pose ensuite l'ultime question : Etre libre, être seule : Est-ce un problème pour soi et/ou pour les autres ?
Julia, dans le texte, aime ces moments de solitude où elle se sent libre. Pour elle, seule c'est vivre, voir, sentir ou ressentir. Elle ne comprend pas l'effet négatif que voient les autres dans ses moments où elle est libre. Alors la solitude, est-ce une condition de vie qui se rapporte à être solitaire (personne qui apprécie être seul)?
Aimé être seule est-ce si négatif d' être avide d'une liberté, nous sommes accompagnés par nous-même, par la vie, par le monde qui nous entoure ?
Si je résume, être seul (neutre), solitude (un état d'esprit) et solitaire (un choix).
La société jette son regard sur les personnes qui parlent de Solitude ou Solitaire pourtant un juste retour à soi-même. Est-ce un danger ou mal perçu le retour à soi dans une société qui se veut communicante et envahissante ? Mais lorsque ce mot devient négatif en proclamant sa mise à l'écart d'un monde qui le rejette, là elle fait la sourde.

Rêves de femmes, c'est aussi se créer un monde. Seule ou accompagnée, sentir la complicité afin de se sentir différentes des autres, de vivre autrement. Quelquefois, la vie se montre trop ancrée dans des habitudes et des servitudes qui font peur.
Qu'est-ce qu'être heureuse ?
Dans ce monde ou dans le notre, en s'inventant une vie parallèle par un rêve, une pensée, on s'en amuse, on est bien. Et s'amuser, c'est ne pas être malheureux, triste ou ennuyée. Ce monde imaginaire, on le trouve en soi. En a -t- on vraiment besoin?
Qui ne s'est jamais inventé un monde dans une pensée, dans un instant ou dans un rêve ?

Je vais terminer avec le rêve car c'est avec ce mot que l'auteure termine ce recueil .
Le rêve c'est quoi ? S'y échapper, s'y introduire, le vivre ?
Le rêve c'est la vie, c'est l'envie, c'est le bonheur, c'est vouloir.
Le reste c'est l'ennui et le cauchemar.

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Corboland78
  16 février 2018
Virginia Woolf, pseudonyme d'Adeline Virginia Alexandra Stephen (1882-1941), est une femme de lettres anglaise, l'une des principales auteures modernistes du XXe siècle. Bisexuelle et féministe, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre central du Bloomsbury Group, qui réunissait des écrivains, artistes et philosophes anglais, groupe au sein duquel elle rencontrera Vita Sackville-West avec qui elle aura une liaison durant toutes les années 1920. Woolf souffrait d'importants troubles mentaux et présentait tous les signes de ce qu'on nomme aujourd'hui, troubles bipolaires. En 1941, à l'âge de 59 ans, elle se suicida par noyade dans l'Ouse, dans le village de Rodmell (Sussex), où elle vivait avec son mari Leonard Woolf, écrivain lui aussi. Elle avait commencé l'écriture comme activité professionnelle en 1905 pour le supplément littéraire du Times et un premier roman en 1915.
Ce livre qui vient de paraître est un recueil de six nouvelles (Un Collège de jeunes filles vu de l'extérieur (1926) – Une Société (1920) – Dans le verger (1923) – Les Epingles de chez Slatter (1928) – Lappin et Lapinova (1939) – le Legs (parution posthume en 1944)) précédées d'un essai (Les Femmes et le roman (1929).
Petit livre au vu de son nombre de pages, mais ô combien instructif et particulièrement bien composé. le court essai, Les femmes et le roman, ouvre merveilleusement bien cet ouvrage et donne le ton des nouvelles qui suivent, tout en préfigurant un autre essai de l'auteure, plus développé, Une chambre à soi. Virginia Woolf s'interroge (et interpelle le lecteur) : pourquoi les femmes n'ont-elles pas écrit de manière soutenue avant le XVIIIe siècle ? Pourquoi ensuite ont-elles produit plusieurs classiques de la fiction anglaise avec Jane Austen, Emily et Charlotte Brontë, Georges Eliot ? Et pourquoi n'écrivent-elles que de la fiction ? Je vous laisse découvrir ses arguments, et de conclure sur cette prophétie « Pour peu qu'elles jouissent d'un peu d'argent et d'un peu de temps libre, les femmes se mêleront plus que par le passé de l'art d'écrire. Elles feront un usage plus abouti et plus subtil de l'instrument qu'est l'écriture. Leur technique gagnera en audace et en richesse. »
Les six nouvelles illustrent ces réflexions ou promeuvent l'émancipation de la femme et sa volonté d'autonomie, qu'elle soit sociale ou affective. Une Société, est un texte très amusant combattant la misogynie ambiante ; Dans le verger, rêverie d'une jeune fille, n'est pas sans évoquer un certain Marcel Proust avec ses références aux sens, images et sons. Lappin et Lapinova, aborde le thème du mariage, un sujet pesant pour Virginia Woolf
Un excellent bouquin sur lequel se précipiteront les lecteurs qui ne connaissent pas la grande dame des Lettres, et que les autres (re)liront avec intérêt, comparant avec amusement la date de leur écriture et ce qu'il en est de nos jours.
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lelivredapres
  26 décembre 2018
« Rêves de femmes » regroupe six courtes nouvelles de Virginia Woolf. Ces textes sont précédés d'un article très intéressant intitulé « Les femmes et le roman » dans lequel l'auteure prédit que « les femmes en viendront à écrire moins de romans, mais des romans de meilleure qualité » ; moins de romans, car elles auront eu entretemps l'opportunité de se tourner vers les autres genres, poésie, critique, histoire notamment.
Virginia Woolf espère ainsi l'avènement d'un âge d'or « peut-être chimérique où les femmes auront à leur disposition ce qui leur a été longtemps refusé -un peu de temps libre, un peu d'argent et un lieu à elles ». Si les deux dernières conditions peuvent être remplies de nos jours, le temps libre reste, quant à lui, un luxe pour les femmes…
La première nouvelle, « Un collège de jeunes filles vu de l'extérieur », ouvre ce recueil de manière très poétique : ces quelques pages visent simplement à nous révéler le geste tendre d'une jeune fille envers une autre, geste qui ouvre tout un monde de félicité. Tout est ici dans la suggestion, l'évocation poétique.
Dans la deuxième nouvelle, « Une société », un petit groupe d'amies fonde une « société de questionneuses » qui a pour but d'évaluer les oeuvres des hommes : sont-ils assidus ? Ont-ils autant de mérite que les femmes qui « peuplent le monde », c'est-à-dire qui enfantent ? C'est ici la féministe qui écrit.
« Dans le verger » est une rêverie peuplée de sons : Miranda est endormie dans le jardin, sous le pommier, et l'on ne sait pas si elle entend tous ces sons, si elle les vit dans son rêve, mais l'ensemble évoque un tableau onirique avec, nous dit la notice, des connotations proustiennes…
La quatrième nouvelle évoque des « moments d'être », qui sont des visions, des extases poétiques ou mystiques provoquées par une émotion profonde née d'un mot, d'une phrase… Derrière la délicatesse des sentiments, se cache une passion ardente.
Très différent, « Lappin et Lapinova » ressemble à un conte fantastique. Sur le thème du mariage, cette nouvelle se distingue des précédentes par son caractère cruel, comme l'est d'ailleurs le dernier texte du recueil, « le legs », sur le même thème, mais en beaucoup plus ironique.
Je n'avais jamais lu de livre de Virginia Woolf et ce recueil constitue donc pour moi un préambule. Il révèle un monde délicat, poétique, et onirique, tandis qu'apparaissent également les préoccupations féministes de Virginia Woolf. Des nouvelles écrites à différents moments de la vie de Virginia Woolf, qui sont sans aucun doute représentatives de son oeuvre, et qui sont à rapprocher de sa biographie mise à notre disposition à la fin du recueil. L'ensemble m'a plu et m'a donné envie d'en découvrir davantage.
Lien : https://lelivredapres.wordpr..
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malecturotheque
  12 décembre 2019
Depuis que je parle de mon envie de découvrir les textes de Virginia Woolf, on me prévient : l'écriture est dense, il arrive que ça parte dans tous les sens, c'est trop imagé… Et d'autres adorent. Alors j'ai décidé de commencer par un recueil de nouvelles : Rêves de femmes. le livre débute par un court essai intitulé Les femmes et le roman ; je l'ai bien aimé et il est bon de noter qu'il anticipe le célèbre Une chambre à soi. S'il y a des nouvelles qui marquent moins que d'autres, il y en a toutefois qui sortent du lot, comme Une Société et Lappin et Lapinova qui sont assez sarcastiques mais vraiment prenantes, le verger qui est une merveilleuse façon de raconter un rêve, ou encore le Moments d'être que j'ai trouvé très sympathique. Quant à le legs, je l'ai trouvé à la fois drôle et cocasse.
Une chose que j'ai trouvé récurrente dans ces nouvelles, c'est la critique que Woolf fait de la société, ainsi que la douceur et la mélancolie, teintées d'humour, qui sont parsemées dans ses textes. Et pour ce qui est de son écriture, je l'ai aimée, même s'il faut parfois privilégier un moment de calme pour lire cette autrice.
Rêves de femmes est un joli recueil de nouvelles et je suis contente d'avoir découvert Woolf et sa plume avec ces récits. La partie « Dossier » complète bien l'ouvrage et permet de mieux appréhender son oeuvre.
Lien : https://malecturotheque.word..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   03 mars 2018
La lune duveteuse ne laissait jamais le ciel s'obscurcir ; toute la nuit les fleurs de marronniers demeuraient blanches parmi le vert ; à peine le cerfeuil sauvage se voyait-il dans les prairies. Les vents des cours intérieures de Cambridge ne couraient ni vers le Tartarie, ni vers l'Arabie, mais ils s'alanguissaient rêveusement au-dessus des toits de Newham. C'est là, dans ce jardin, qu'elle trouverait peut-etre, au besoin, un espace propice à la flânerie, parmi les arbres ; et que, face au seuls visages féminins qu'elle viendrait à croiser, elle pourrait dévoiler le sien, vide, terne, et jeter un coup d’œil dans des chambres où, à cette heure, dormaient d’innombrables jeunes filles, paupières pales closes sur des yeux vides, ternes, mains dépourvues de bagues posées à plat sur les draps.
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NuageuseNuageuse   16 avril 2018
La phrase a été façonnée par les hommes ; elle est trop lâche, trop pesante, trop emphatique pour convenir aux femmes. Et pourtant le roman, qui couvre un espace si vaste, doit nous offrir un type de phrase ordinaire et banale qui pourra accompagner le lecteur avec aisance et naturel, du début à la fin du livre. Et il faut que les femmes se forgent une telle phrase, en transformant et en adaptant la phrase que nous connaissons jusqu'à trouver celle qui s'accordera à la forme naturelle de leur pensée, sans l'étouffer ou la déformer.

Préface Les femmes et le roman
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Corboland78Corboland78   16 février 2018
Depuis la nuit des temps nous admettons que les hommes sont tout aussi assidus à leur tâche que nous, et que leurs œuvres sont d’un mérite égal aux nôtres. Tandis que nous portons des enfants, eux-mêmes, supposons-nous, enfantent des livres et des tableaux. Nous, nous peuplons le monde. Eux, ils le civilisent. Mais aujourd’hui que nous savons lire, qu’est-ce qui nous empêche de juger sur pièces ? Avant de mettre au monde un seul enfant de plus, nous devons faire le serment d’apprendre à le connaître tel qu’il est ce monde.
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berym_berym_   12 juin 2019
"Tout est notre faute. Nous savons toutes lire. Mais aucune, à l'exception de Poll, n'a jamais pris la peine de le faire pour de bon. Pour ma part, j'ai toujours tenu pour acquis qu'une femme a le devoir de passer les années de sa jeunesse à porter des enfants. Je vénérais ma mère pour en avoir porté dix ; et plus encore ma grand-mère qui en avait eu quinze; j'avais moi-même, je l'avoue, l'ambition d'en porter vingt. Depuis la nuit des temps nous admettons que les hommes sont tout aussi assidus à leur tâche que nous, et que leurs œuvres sont d'un mérite égal aux nôtres. Tandis que nous portons des enfants, eux-mêmes, supposons-nous, enfantent des livres et des tableaux. Nous, nous peuplons le monde. Eux, ils le civilisent. Mais aujourd'hui que nous savons lire, qu'est-ce qui nous empêche de juger sur pièces? Avant de mettre au monde un seul enfant de plus, nous devons faire le serment d'apprendre à le connaître tel qu'il est, le monde."
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RollMeFurtherRollMeFurther   14 avril 2018
Elle enfila la perle de cet après-midi sur le collier des jours mémorables.
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Videos de Virginia Woolf (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginia Woolf
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'"Autoportrait de Paris avec chat", Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : « Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage ». Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. de Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.
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