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EAN : 9782253102007
216 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (09/09/2020)
4.15/5   829 notes
Résumé :
A Room of One's Own (1929) - Publié en français sous le titre "Une chambre à soi", et sous le titre "Un lieu à soi" en 2016.

Un lieu à soi rassemble une série de conférences sur le thème de la fiction et des femmes que Virginia Woolf prononça en 1928 à l'université de Cambridge. Ce vaste sujet a donné naissance à une tout autre question, celle du lieu et de l'argent, qui donne son titre à l'essai : "Une femme doit avoir de l'argent et un lieu à elle s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (114) Voir plus Ajouter une critique
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palamede
  02 juin 2016
Virginia Woolf analyse avec ironie les causes du silence littéraire des femmes pendant de nombreuses décennies. Pour elle si les hommes jugent les femmes inférieures et les cantonnent dans des tâches subalternes c'est pour éviter de mettre en danger leur confiance en eux. Et comme les femmes qui n'ont pas accès aux études et ne sont pas autorisées à travailler sont dépendantes financièrement et intellectuellement, elles sont dans l'impossibilité de penser aux choses en elles-mêmes, donc d'écrire.
Heureusement au XIXe siècle des femmes ont bravé les interdits. Emily et Charlotte Brontë, George Eliot et surtout Jane Austen ont écrit, même si elles l'ont fait en cachette, sans chambre à elles pour s'isoler. Elles sont celles qui ont permis aux femmes d'accéder à la création littéraire. Des femmes qui par la suite ont acquis pour la plupart une indépendance financière grâce à leurs écrits.
Avec ce discours féministe Virginia Woolf montre les contraintes au développement de la littérature féminine dans une société patriarcale, mais aussi que " la littérature élisabéthaine aurait été très différente de ce qu'elle est si le féminisme avait pris naissance au XVIe siècle et non au XIXe."
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Myriam3
  16 janvier 2016
Quelle bonne surprise que cet essai! Pour tout dire, je l'ai choisi pour l'auteur et le titre, après un bref coup d'oeil à la quatrième de couverture pour en garder le plaisir de découverte, et j'ai goûté chaque page qui se tournait avec délice.
On y suit la narratrice - Virginia Woolf? Mary Beton, Seton? - qu'importe dit-elle, une femme anglaise qui écrit dans les années 30, s'interroger sur ce qui peut unir la littérature et les femmes. Quand je dis "on y suit", je parle bien sûr littéralement: dans le parc de l'université, avant qu'elle ne soit refoulée à l'entrée de la bibliothèque universitaire en tant que femme non accompagnée, puis au dîner - car "on ne peut ni bien penser, ni bien aimer, ni bien dormir, si on n'a pas bien dîné" - et avec elle on observe ces passants par la fenêtre, prend un livre écrit par une femme sur les étagères, puis un autre, chaque nouvelle observation dirigeant le fil de la réflexion.. C'est ainsi que se déroule le récit, puisque la narratrice tient à nous expliquer le cheminement de sa pensée jusqu'à cette "chambre à soi".
Pourquoi y a-t 'il eu si peu, voire pas du tout, de femmes écrivains jusqu'au 18ème siècle? Virginia Woolf nomme bien sûr le peu de liberté accordée aux femmes jusqu'à il y a peu, leur dépendance financière, leur manque d'instruction, la nécessité de garder leur vertu, leur réclusion dans la maison, et les considérations masculines - disons plutôt leur manque de considération pour celles qui tentent d'être autre chose que des mères - tous ces aspects en défaveur des femmes créatrices, des femmes intellectuelles.
En vraie anglaise, Virginia Woolf aborde toutes ces discriminations qui ont enfermé ou rejeté les femmes avec humour et ironie, et la lecture de cet essai est un délice tout comme une source de réflexion sur la femme mais aussi la littérature de manière plus générale. On y découvre son admiration pour la liberté que s'autorisaient Shakespeare et Jane Austen, chassant négligemment contraintes et critiques pour écrire des oeuvres géniales. Et puis, en filigrane, se révèle ce qui incita V. Woolf à écrire Mrs Dalloway tel qu'elle l'a fait, ou à choisir un Orlando homme et femme.
Alors finalement, pourquoi ce titre, "une Chambre à soi"? Je vous laisse le plaisir de le découvrir!
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Ambages
  11 juillet 2020
« Je sais, vous m'avez demandé de parler des femmes et du roman. »
Voilà le thème de cet essai. Je suis ravie de cette lecture, riche, percutante, fine et écrite dans un style romanesque, où la narratrice me donne ses pensées, ses avis tout en s'inscrivant dans le décor d'une vie réelle, décor qui alimente d'autant sa réflexion sur la femme au fil des siècles, à l'aune des ouvrages qu'elle regarde dans les bibliothèques, qu'elle touche et parcoure. Ces livres lui donnent l'image de la femme sous le double timbre : celle qu'elle a d'elle-même et celle que les hommes en ont. L'idée d'un esprit androgyne est très intéressante, tout comme le fait qu'elle précise l'idée que les livres se continuent, s'enrichissent les uns des autres et indiquent au travers de leur évolution celle qui est faite à la place des femmes ainsi que la vision féminine d'elle-même, sans perdre de vue que cette évolution se fait dans la tête des deux sexes (même si malheureusement la vue masculine est bien lente au changement… oui je sais…). C'est un livre intemporel, éclairant et brillant. Après cette lecture, inévitablement j'en ressors changée. Enfin, un peu au moins. J'espère… parce qu'il faut du temps (beaucoup, je me connais), une chambre à soi et cinq cents livres de rente. Ça aide !
« Elle me fit sentir que loin d'être sérieuse et profonde et humaine, je pouvais – pensée moins séduisante – n'être que paresseuse d'esprit et conventionnelle par-dessus le marché. »
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isabellelemest
  15 janvier 2016
La création littéraire a-t-elle été toujours accessible aux femmes ? Pour Virginia Woolf, invitée à donner une conférence sur ce thème en 1928 devant le public féminin du Newnham College, la réponse est non.
Le patriarcat, ses préjugés sur "l'infériorité physique morale, intellectuelle des femmes", leur absence d'indépendance matérielle et financière pendant des millénaires, leur confinement à un statut et à des travaux domestiques, l'impossibilité pour elles de poursuivre des études universitaires jusqu'au début du XXe siècle, ont rendu impossible, selon Virginia Woolf, l'épanouissement d'une créativité littéraire féminine, malgré quelques devancières isolées au XVIIe siècle, méprisées sous le sarcasme de "bas-bleus", avant l'émergence des grandes romancières du début du XIXe siècle, Jane Austen, les soeurs Brontë, George Eliot, qui pourtant, malgré leurs dons innés, avaient écrit en se cachant, en étant confinées dans un cadre oppressant, ou en subissant l'opprobre d'une vie à peine libérée du conformisme.
Telle est la thèse de V.Woolf, qu'elle illustre dans un premier chapitre plein d'humour par les interdictions successives qui lui sont faites, en tant que femme en 1928, dans un campus anonyme d'"Oxbridge" de marcher sur le gazon ou d'accéder à la bibliothèque. Elle note malicieusement les différences entre l'argent qui coule à flot à "Oxbridge" et permet de délicieuses chères, contrastant avec le malheureux ragoût suivi de pruneaux, seul menu que peut se permettre l'indigente faculté de jeunes filles de "Fernham". Quant à ses recherches à la bibliothèque du British Museum, elles ne peuvent qu'échouer, car il lui manque la méthode de travail que confèrent des études universitaires, que son sexe lui a interdites.
Peut-être ignore-t-elle justement, ou alors occulte-t-elle, que de grandes poétesses ou romancières, pour ne citer que Sappho, Marie de France, Louise Labbé, Mme de la Fayette, etc, ont devancé les débuts du roman anglais classique. Elle préfère imaginer, comme exemple emblématique de la discrimination des sexes en matière de création artistique, le triste destin qu'aurait eu une soeur géniale de Shakespeare, si elle avait tenté de suivre l'itinéraire du barde de Strawford : moquée, brutalisée, violentée, elle serait morte victime de la misère et des sévices.
L'ouvrage est féministe et veut inciter les femmes en ce début du XXe siècle à écrire en tant que femmes, à renverser les modes de pensées masculins, à ignorer les critiques et les jugements dépréciatifs et hostiles de leurs partenaires de l'autre sexe. Fort heureusement dans sa conclusion, Virginia Woolf se révèle surtout aussi bonne critique que grand écrivain : il serait erroné d'opposer un cerveau masculin et un autre féminin : tout créateur, selon Coleridge, est avant tout androgyne, "ce n'est que quand cette fusion a lieu, que l'esprit est pleinement fertilisé et peut faire usage de toutes ses facultés".
Une défense et illustration des droits des femmes à l'indépendance matérielle ("une pièce à soi") et financière (500 livres de rente), seules conditions de leur émancipation en tant qu'écrivains, tant de philosophie ou de science que de fiction, en plus d'une leçon de lecture critique des grands auteurs.
Passionné, convaincant, militant, mais aussi ironique ou parfois poétique, le texte manifeste force et habileté mais aussi révèle une grande prosatrice et un auteur aux multiples talents.
Lu en V.O.
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Magdalae
  15 juin 2013
Pourquoi les pièces de Shakespeare n'ont pas été écrites par une femme ? Quelles sont les conditions autant matérielles que morales pour écrire une oeuvre de fiction ? Quand les femmes ont-elles arrêté d'écrire pour se plaindre pour enfin faire oeuvre d'art ? Dans cette conférence de 1929 sur les femmes et le roman, Virginia Woolf nous entraîne dans une promenade à travers les siècles, de l'époque élisabéthaine au monde contemporain depuis le droit de vote accordé aux femmes, pour entreprendre une véritable généalogie des conditions favorables et défavorables de l'écriture féminine pour enfin s'interroger sur la différence des sexes et pour conseiller les futures femmes de lettres sur ce qui doit les guider dans l'écriture.
Même dans ses essais, on retrouve l'amour de Virginia Woolf pour la fiction que cela soit, avec sérieux pour son propos en discutant de la relation entre les femmes et la fiction ou dans sa propre écriture où chaque chapitre (comptez-en six) prend les airs d'une mise en scène littéraire qui nous fait suivre une narratrice, Mary, dans son voyage à travers les époques sur les traces des femmes écrivains.
dans la maison de sa tante pendant et après un repas où la digestion est propice à la réflexion sur les femmes mais aussi au coeur de ses recherches dans les rayonnages du British Museum où elle se met en colère contre l'affirmation selon laquelle "les femmes [seraient] intellectuellement, moralement et physiquement inférieurs aux hommes". le troisième chapitre se situe au coeur du XVIe siècle où face au génie de Shakespeare, sans égal, la narratrice retrace le destin de la soeur du dramaturge, Judith, vouée à l'oubli malgré les mêmes talents que son frère sans être permise à cause des circonstances d'écrire une seule ligne pour, tragiquement, se donner la mort se découvrant enceinte..
Le quatrième temps de son voyage est celui des pionnières sorties de l'anonymat avec Jane Austen et Charlotte Brontë, deux modèles opposés qui abordent l'écriture avec deux esprits différents, l'un avec confiance, l'autre avec rancune contre ces hommes qui lui ont empêché de visiter le vaste monde. C'est à ce moment-là que les femmes de lettres entrent vraiment dans L Histoire et, c'est au chapitre 5 et 6, que Virginia Woolf s'attaque au lourd débat sur la différence des sexes où, à la suite de Coleridge, elle adhère à l'idée que les grands écrivains sont ni des hommes, ni des femmes mais délibérément androgynes. Ce profil de l'écrivain androgyne, qui garde l'équilibre entre son coté masculin et son coté féminin , est proprement l'aspect le plus fictionnel dans Une chambre à soi et fait écho par exemple à la figure d'Orlando, ce génie androgyne et immortel.
Ce que j'ai trouvé passionnant dans cet essai, c'est l'hommage que Virginia Woolf rend à toutes ces femmes de lettres oubliées et qui, pourtant, sont des pionnières qu'il s'agit de faire revivre. J'ai aimé rencontrer certaines figures comme Christina Rossetti, la soeur du peintre préraphaélite Dante Gabriel Rossetti, ou Aphra Behn, cette dramaturge de la Restauration, ou encore la figure fictive de la soeur de Shakespeare qui est une invention prodigieusement géniale et très inspirante. D'ailleurs, la soeur de Shakespeare est en quelque sorte l'âme de toute écrivain féminine en puissance, comme un modèle à suivre et à faire survivre ce qui me touche d'autant plus, moi qui aime tant écrire.
J'ai aimé aussi retrouvé la figure de Jane Austen qui est un tel pivot dans cette histoire de la condition des femmes de lettres. Elle n'écrit pas comme les autres, elle qui fait partie de ces femmes qui font "se mettre à faire usage de l'écriture comme d'un art et non plus comme d'un moyen pour s'exprimer elles-mêmes." Même en n'ayant pas eu une chambre à elle, on la voit écrire dans cette pièce commune, ce petit théâtre d'observation des moeurs d'alors, interrompue de ci delà par telle ou telle tâche domestique et surtout cachant ses romans sous une feuille de buvard dès qu'un étranger entre dans la pièce. Comme cette jeune femme a réussi à égaler Shakespeare dans cette pièce commune, ça reste un mystère...
Une chambre à soi est bien sûr traversé par le féminisme tout particulier de son auteur mais pourtant, il échappe aux travers de l'exaltation de la femme et de ses qualités ou du mépris de la gente masculine pour aborder le sujet de la condition matérielle nécessaire à l'écriture d'un roman par une femme d'un point de vue presque neutre, suivant un esprit critique des plus honnêtes. Virginia Woolf rejette dos à dos d'un coté la supériorité masculine sur les femmes mais tout simplement la différence entre les sexes en dénonçant ce système comme enfantin comme s'il y avait deux camps adverses dans une cour de récréation.
C'est cette exigence de ne pas vouloir choisir entre l'homme te la femme qui l'amène à défendre la cause de l'androgyne qui est une sorte de variante littéraire du genre qui met en relation l'homme et la femme non pas à des fins sociales mais bien d'écriture littéraire. Virginia Woolf cite de nombreux auteurs androgynes : Shakespeare étant le premier, Keats, Coleridge et Proust qui, quant à lui, chose rare chez un homme favorise son coté féminin. Cette posture de l'androgyne l'amène non seulement à citer les conditions matérielles qui favorisent l'écriture, c'est-à-dire l'indépendance financière et un espace consacré à la seule écriture.
Mais, cette posture androgyne doit aborder l'écriture dans un certain esprit : on n'écrit pas en cherchant la gloire, ni en se projetant dans l'avenir pour savoir quelle postérité aura nos oeuvres mais bien avec "la liberté de penser les choses en elles-mêmes" conçue comme une vraie délivrance. L'écriture ne sert pas à convaincre, à persuader ou à faire effet sur qui que ce soit mais elle vaut en elle-même sa propre valeur. L'écriture, c'est tout simplement se faire plaisir et faire de ce plaisir sa philosophie de vie et ne jamais se laisser décourager dans sa tâche.
Après avoir lu Une chambre à soi, on a envie de relever le défi que Virginia Woolf nous lance et de commencer tout de suite à écrire, ou de continuer, pour ne jamais, jamais s'arrêter dans notre chambre à soi fermée à double tours.
Lien : http://la-bouteille-a-la-mer..
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Citations et extraits (209) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   05 juin 2021
... je pensai enfin qu'il était temps de rouler en boule la vielle peau ratatinée de cette journée, avec ses raisonnements et ses impressions, et sa colère et ses rires, et de la jeter dans la haie.
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Bruno_CmBruno_Cm   05 juin 2021
Mille étoiles brillaient dans la solitude du ciel bleu. On se sentait comme seul en compagnie d'une société impénétrable.
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PiatkaPiatka   02 juillet 2014
Écrivez ce que vous désirez écrire, c'est tout ce qui importe, et nul ne peut prévoir si cela importera pendant des siècles ou pendant des jours. Mais sacrifier un cheveu de la tête de votre vision, une nuance de sa couleur, par déférence envers quelque maître d'école tenant une coupe d'argent à la main ou envers quelque professeur armé d'un mètre, c'est commettre la plus abjecte des trahisons.
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NadaelNadael   25 janvier 2011
 Enlevez toute protection aux femmes, exposez-les aux mêmes efforts, aux mêmes activités que les hommes, faites-en des soldats, des marins et des mécaniciennes et des docteurs, et les femmes ne mourront-elles pas si vite et si jeunes qu'on dira : « J'ai vu une femme aujourd'hui », comme on disait autrefois : « J'ai vu un avion ». Tout pourra arriver quand être une femme ne voudra plus dire : exercer une fonction protégée, pensais-je, ouvrant ma porte.
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NadaelNadael   25 janvier 2011
Les difficultés matérielles auxquelles les femmes se heurtaient étaient terribles ; mais bien pires étaient pour elles les difficultés immatérielles. L'indifférence du monde que Keats et Flaubert et d'autres hommes de génie ont trouvée dure à supporter était, lorsqu'il s'agissait de femmes, non pas de l'indifférence, mais de l'hostilité. Le monde ne leur disait pas ce qu'il disait aux hommes : écrivez si vous le voulez, je m'en moque...Le monde leur disait avec un éclat de rire : Ecrire ? Pourquoi écririez-vous ?
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Videos de Virginia Woolf (45) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginia Woolf
Agnès Desarthe lit « Nevermore » de Cécile Wajsbrot.
Lecture suivie d'un dialogue sur la re-traduction avec Élise Lépine.
Elle-même traductrice et auteur de trois re-traductions – La chambre de Jacob de Virginia Woolf, Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, d'Alice Munro et Des souris et des hommes, de John Steinbeck (à paraître), Agnès Desarthe donnera une lecture de Nevermore, le roman de Cécile Wajsbrot qui met en scène une traductrice aux prises avec une nouvelle version de To the Lighthouse. Dans ce texte, la narratrice/personnage/traductrice remet sans cesse sur le métier le roman de Virginia Woolf qu'elle connaît par coeur et qui génère, outre un éventail de phrases et d'interprétations qui se déploient à partir de l'original dans une quête éperdue de l'exactitude, une réflexion vivante et multiforme autour de la disparition.

À l'occasion de la 6e édition du Printemps de la traduction – Les traducteurs parlent aux lecteurs.
À lire – Agnès Desarthe, Ce coeur changeant, éd. Points, réédition 2021 – 2015.
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