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EAN : 9782081305038
288 pages
Éditeur : Flammarion (10/09/2014)
4.06/5   8 notes
Résumé :


Penser à quelqu'un. Nous savons tous qu'il ne s'agit pas là d'une pensée comme les autres. Cela évoque aussitôt les expériences les plus intenses. L'amour. La perte. La jalousie. L'admiration.

Ce livre nous explique pourquoi. Il nous montre que ces pensées sont premières. Conditions de toutes les autres pensées. Toutes les pensées renvoient aux relations, à ceux à qui nous pensons, mais aussi à ceux qui pensent à nous. Elles peuvent n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Jean-Daniel
  21 décembre 2015
Qu'est-ce que penser, penser quelque chose ou penser à quelque chose ? De nombreux philosophes ont essayé de répondre à cette question. Frédéric Worms, lui, pose cette autre question : qu'est-ce que penser à quelqu'un ?
Le but du livre est simple : il consiste à expliquer pourquoi « penser à quelqu'un », ce n'est pas comme « penser à quelque chose ».
Il est impossible de définir la pensée autrement que par une relation à quelque chose ou quelqu'un qui n'est pas là, aucun philosophe n'y échappera. Toute pensée se caractérise par une absence.
Frédéric Worms est parti de l'impression produite par l'attitude de celui qui pense à la personne aimée. Une attitude forte de concentration et d'absence à la fois. « Toi, tu es amoureux ! ». Qui ne s'est jamais senti dérangé par cette exclamation intrusive, qui vient soudain l'arracher à l'objet de ses rêveries ? Bien sur, penser à quelqu'un peut souvent paraître banal mais nous savons tous qu'il ne s'agit pas là d'une pensée comme les autres. Comment distinguer la pensée à quelqu'un de la pensée à quelque chose ou de la pensée en général ? De fil en aiguille Frédéric Worms en vient à faire de cet exercice la source de toute pensée en précisant que « nous ne choisissons pas toujours ceux à qui nous pensons le plus ».
Comme le rappelle Frédéric Worms, Roland Barthes estimait que « l'intelligence, c'est en définitive l'art de penser aux autres ». Mais qu'est-ce donc que penser à quelqu'un ? Frédéric Worms n'apporte pas de solution unique et définitive car il n'y en a pas. Il amorce toutefois une proposition de réponse qui nous amène à réfléchir et à essayer de s'approcher de la complexité d'une situation de « penser à l'autre ».
La pensée à quelqu'un ne nous révèle-t-elle pas non seulement « la structure de notre pensée mais la structure de notre être en général, le sens même, l'essence même de notre vie » ?
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roussel48
  13 mars 2015
Un essai intéressant sur notre façon d'appréhender les autres comme objets de pensée. Une lecture exigeante mais relativement claire qui nous permet de repenser notre rapport aux autres et la manière dont ils nous apparaissent.
Finalement, ce texte nous propose plus globalement une réflexion sur la pensée en général et sur ses mécanismes.
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helene1252alest
  06 mai 2021
Oui. Un ouvrage qui résonnera évidemment pour tous ses étudiants. Un beau témoignage pour un philosophe engagé. Comme quoi l'engagement peut se faire comme la petite musique des arguments .
Hâte de lire d'autres livres de ce genre quand mon postdoc sera terminé
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edmonf
  26 juillet 2017
Un très beau livre qui intéresse autant les philosophes que les psychologues.
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critiques presse (1)
Liberation   29 septembre 2014
Avec beaucoup de «douceur» et de patience, comme s’il exposait sa pensée à un ami, Frédéric Worms aboutit ainsi à montrer que «pour être quelqu’un, et qui pense, il aura fallu être quelqu’un à qui l’on pense, et à qui quelqu’un ait pensé» [...].
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
zenzibarzenzibar   30 avril 2015
Ma femme à la bouche de cocarde et de bouquet d'étoiles de
dernière grandeur
Aux dents d'empreintes de souris blanche sur la terre
blanche
À la langue d'ambre et de verre frottés
Ma femme à la langue d'hostie poignardée
À la langue de poupée qui ouvre et ferme les yeux
À la langue de pierre incroyable
Ma femme aux cils de bâtons d'écriture d'enfant
Aux sourcils de bord de nid d'hirondelle

Splendeur du langage poétique le plus intense, qui évoque pourtant la « langue » la plus littérale, minimale et littérale. Tension entre le rythme, qui devient rite, et litanie, et la transgression qui rappelle que la langue qui est sacrement peut être aussi violence.

Rigueur de l'écriture la plus lyrique, mais qui réveille les «bâtons
d'écriture d'enfant». Le langage est toujours aussi langue, même si la langue peut être littéralement chantée dans le langage.

On aurait tort de croire que, sans le langage, toute relation serait impossible ; le langage continue, déploie, recrée ce qui est d'abord contact et distance entre des corps expressifs et fragiles, mystérieux de profondeur mais aussi de minéralité, de mouvements, non moins que de risque de pétrification et de
perte.

Mais le signe va de la dent de souris, du nid d'hirondelle et de notre bouche balbutiante, jusqu'à leur association libre et leur transfiguration pleine dans les vers du poète, qui embrasse ainsi la totalité du sens.
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zenzibarzenzibar   30 avril 2015
Rencontre réelle :

Ma femme à la gorge de Val d'or
De rendez-vous dar.is le lit même du torrent
Aux seins de nuit
Ma femme aux seins de taupinière marine
Ma femme aux seins de creuset du rubis
Aux seins de spectre de la rose sous la rosée
Ma femme au ventre de dépliement d'éventail des jours ...

Ainsi, la pensée n'est pas seulement «image» du corps au sens d'une description extérieure, d'un portrait, symboliste ou pas ; elle est « image » au sens déjà d'une relation concrète, d'un mouvement.

«L'image» au sens des surréalistes, au sens aussi de Pierre Reverdy
qui la défmissait comme un rapprochement inattendu, relie aussi les corps. Image poétique qui est vitale, mais parce que l'image vitale est déja poétique, rapprochement ou éloignement, et nous implique dans l'objet de notre pensée. Bien loin de la trahir, ces images poétijues sont fidèles a la nature même de notre pensée lorsqu'elle est engagée dans ce qu'elle: pense ; elles sont vraies, au sens le plus strict de la vérité, comme contact avec une réalite, par notre connaissance.

Notre pensée étant ici corporelle, elle rejoint sa vérité par ce qui n'est jamais seulement représentation mais mouvement, effet, effroi ou désir, image pensée.

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Videos de Frédéric Worms (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Worms
#JournéeDeLaPhilo2020 #Philosophie #LesRencontresPhilosophiquesdeMonaco #Philomonaco
Philosopher ensemble !
#Trailer de présentation des Rencontres Philosophiques de Monaco
Avec la participation de: Alain Fleischer, Anastasia Colosimo, Anne Dufourmantelle, Avital Ronell, Barbara Cassin, Bernard Harcourt, Bernard Stiegler, Boris Cyrulnik, Bruno Karsenti, Camille Riquier, Catherine Chalier, Catherine Millet, Charlotte Casiraghi, Christian Godin, Claire Chazal, Claire Marin, Claude Hagège, Cynthia Fleury , Davide Cerrato, Denis Kambouchner, Dominique Bourg, Donatien Grau, Edwige Chirouter, Elisabeth Quin, Emanuele Coccia, Éric Fiat, Étienne Bimbenet, Fabienne Brugère, François Dosse, Frédéric Gros, Frédéric Worms, Gary Gillet, Geneviève Delaisi de Parseval, Geneviève Fraisse, Georges Didi-Huberman, Georges Vigarello, Géraldine Muhlmann, Gérard Bensussan, Hakima Aït El Cadi, Jean-Luc Marion, Jean-Pierre Ganascia, Joseph Cohen , Judith Revel, Julia Kristeva, Laura Hugo, Laurence Devillairs, Laurent Joffrin, Luc Dardenne, Marc Crépon, Marie Garrau, Marie-Aude Baronian, Mark Alizart, Markus Gabriel, Marlène Zarader, Martine Brousse, Corine Pelluchon, Maurizio Ferraris, Mazarine Pingeot, Michael Foessel, Miguel de Beistegui, Monique Canto-Sperber, Nicolas Grimaldi, Olivier Mongin, Paul Audi, Perrine Simon-Nahum, Peter Szendy, Philippe Grosos, Pierre Guenancia, Pierre Macherey, Raphael Zagury-Orly, Renaud
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