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Jacqueline Bernard (Traducteur)Claude Edmonde Magny (Traducteur)
EAN : 9782070381647
320 pages
Gallimard (26/09/1989)
4.08/5   12 notes
Résumé :
Dave, dix-sept ans, « presque un homme », tue par erreur la mule du fermier Hawkins et s'enfuit. Carl revêt les vêtements de sa femme Lucy pour travailler comme bonne à tout faire et doit repousser les avances de son patron. Babou, jeune Africain ramené comme boy à Paris... Saul Saunders, à qui le monde blanc paraît irréel, peuplé d'ombres... Huit hommes : huit hommes noirs dans un univers régi par les Blancs, qui se demandent « s'il y avait jamais eu dans toute l'h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ATOS
  02 mars 2017
Huit nouvelles . Huit portraits. Huit vies. Huit hommes. Huit hommes noirs.
Un dieu a paraît il créé le monde en sept jours. Il faut croire que le huitième , un homme a du se débrouiller tout seul avec la bestialité de ce monde pour tenter de survivre.
Richard Wright n'a pas a été le premier écrivain afro-américain mais il a été le premier à connaître un succes littéraire international.
Richard Whright est un peu le père spirituel de Toni Morrison.
Extraordinaire talent littéraire qui fait naître d' incroyables personnages, tellement humains, tellement palpables.
Et surtout, surtout cette intelligence narrative qui fait comprendre au lecteur toute s l'horreur et toutes les conséquences de l'esclavage et de la ségrégation raciale auc Etats Unis.
Regard du Noir sur Le Blanc, regard du Blanc sur le Noir,.
Apparaissent les ombres. S'installe l'obscurité. La violence y règne en maître.
Confrontation,imprégnation, incompréhension, cohabitation,répulsion, rejet, intolérance.
Deux mondes qu'un concept inventé par l'homme sépare : la race. « «  La race est un concept servant d'outil de domination. » disait Martin Luther King.
Concept... annihilant, destructeur, criminel.
Le racisme n'est pas une opinion. C'est un délit. Un crime.
Et ce n'est pas enfoncer des portes ouvertes que d' écrire cela.
C'est écrire ce qui est juste et laisser l'empreinte de ce qui est vrai.
Qui sait ce que demain nous obligera à entendre et à lire ?
Car nous savons déjà ce que nous avons vu.
Alors lire les nouvelles de Richard Wright est une bonne lecture.
Il y a dans ces huit nouvelles assez de matière humaine, historique, politique, syntaxique, psychologique pour réfléchir, parler, travailler, débattre sur ce concept de race, pour le combattre.
Huit hommes de Richard Wright sont à donner à lire à tous les élèves, tous, de toutes les écoles. Depuis celle qui forme les élèves journalistes jusqu'à ceux qui forment nos futurs gardiens de la paix, dans chaque collège, dans chaque lycée professionnel et classique, dans chaque région, dans chaque département.
Comprendre l'horreur du crime comprendre ce que ce crime délite dans une société humaine.
Comprendre les comportements, les codes, les maux, comprendre les mots, ce qu'ils transportent, ceux qu'ils transpercent. Comprendre la différence qui existe entre la réaction et l'action.
« l'homme qui vivait sous terre » est une des plus étonnantes nouvelles que j'ai pu lire.
Effrayante, rythmée, elle nous entraîne dans les entrailles psychologiques de l'enfer.
Richard Wright est un écrivain immense, il n'échafaude pas, il construit, il élève.
Il nous élève tous.
The snow on the bank
Stains the river water black
Under a blue sky.
La neige sur la berge / Noircit l'eau de la rivière / Sous le bleu du ciel.
Haïku, cet autre monde, Richard Wright, extrait.
En 1946, pour échapper aux poursuites du gouvernement fédéral américain contre les communistes au moment du maccarthysme, Richard Wright part se réfugier en France avec sa femme et sa fille. Il prendra la nationalité française.
La France est selon lui, « le seul pays où il pourra continuer à exprimer ses idées librement ».
Astrid Shriqui Garain
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ATOSATOS   02 mars 2017
Si j'appartenais à la classe dirigeante je posterai des hommes dans toutes les agglomérations non pour espionner ou matraquer les ouvriers révoltés , ni pour briser les grèves au disloquer le syndicat mais pour dépister ceux qui ne sont plus accordés au système sous lequel ils vivent.
Je ferai savoir que le danger ne vient pas de ceux qui tentent d'enlever par la force leur part de richesse ni de ceux qui essaient de défendre leur bien par la violence,
car les uns comme les autres soutiennent par de tels actes les valeurs de ce système.
Les millions d'êtres que je redouterais serait ceux qui ne rêvent pas aux récompenses que le pays pourrait leur dispenser, car, bien qu'ils l'ignorent il s'est produit en eux une révolution qui attend le moment de se traduire par une façon de vivre nouvelle et inconnue."
Richard Wright, L'homme qui alla à Chicago,nouvelle, extrait.
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ATOSATOS   02 mars 2017
Je savais que ce qui me séparait des filles blanches avec qui je travaillais,ce n'était pas seulement la race, pas seulement la couleur, mais aussi les valeurs courantes qui donnent son sens à la vie.
Leur préoccupation constante du monde extérieur,leur folie des autos, des postes de radio, et de mille autres babioles faisaient qu'elles ne rêvaient que de la pacotille de l'existence et qu'elles étaient dans l'impossibilité d'apprendre un langage qui leur aurait permis de parler de ce qu'il y avait au fond de leur cœur et de celui des autres.
Les mots de leur âme étaient les paroles des chansons populaires.
L'ironie essentielle du sort du Noir en Amérique est, à mon avis, qu'il est condamné à vivre dans la solitude tandis que ceux qui le condamnent poursuivent des buts plus bas que tout autre peuple au monde.
Peut-être le noir pourrait il se résigner à son sort s'il arrivait à croire qu'il souffre pour quelque fin lointaine et élevée exigeant des sacrifices mais ce qui déclenche l'orage dans son âme c'est le fait de partager la culture qui le condamne est de constater qu'un désir effréné de pacotille aveugle le pays et l' empêche de prêter attention à ses revendications. » Richard Wright, L'homme qui alla à Chicago,nouvelle, extrait.
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Video de Richard Wright (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Wright
L?adoption en 1944 du GI Bill par le gouvernement américain permet aux soldats démobilisés de la Seconde Guerre mondiale de financer leurs études universitaires ou artistiques. Elisa Capdevila nous entraîne dans le sillage de ces artistes qui, à l?instar du héros de la comédie musicale oscarisée de Vincente Minnelli Un Américain à Paris, ont choisi la capitale française pour se rêver les nouveaux Hemingway ou Picasso. Nous suivons le parcours de Richard Wright, Chester Himes, Mary McCarthy, William Burroughs, Sidney Bechet, Miles Davis, William Klein, Jules Dassin, John Berry et de tant d?autres : écrivains, auteurs de polars, jazzmen, peintres expressionnistes abstraits, poètes beatniks ou réalisateurs, ils empruntent à leur tour l?itinéraire de leurs aînés de la Génération perdue, celle des Miller et Hemingway pour qui « Paris est une fête ». Pour certains d?entre eux, artistes noirs américains, avant-gardistes mal perçus dans leur pays ou victimes du maccarthysme, Paris est aussi vu comme une terre d?asile et de liberté. Leur passage dans la ville sera pour certains déterminant, premiers pas vers une reconnaissance internationale, parenthèse fertile permettant de réorienter une carrière, source nouvelle d?inspiration liée à des rencontres et à des visites multiples. L?auteure nous fait découvrir ce pan de notre histoire que nous avions un peu oubliée et qui s?était achevée sous les pavés de mai 68. Elisa Capdevila enseigne l?histoire en lycée et à Sciences Po Paris. Elle est spécialiste d?histoire culturelle. http://www.armand-colin.com/des-americains-paris-artistes-et-bohemes-dans-la-france-de-lapres-guerre-9782200614904
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