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Serge Chauvin (Traducteur)
ISBN : 2070782808
Éditeur : Gallimard (14/01/2010)

Note moyenne : 4/5 (sur 9 notes)
Résumé :
« Le jeune Liberty Fish a grandi dans l’Amérique dynamique mais inquiète des années 1850. Lorsque éclate la guerre de Sécession, il s’engage dans les troupes nordistes, conformément à l’idéal abolitionniste de ses parents. Mais si son père est un Yankee, sa mère est fille de planteur sudiste. Alors, las des horreurs du champ de bataille, il part en quête du domaine ancestral. Et ce qu’il y découvre excède ses pires hantises…

Entre ironie et cauchemar,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Cricri124
  18 septembre 2016
Il s'agit bien moins d'un roman historique sur l'esclavage et la guerre de sécession que d'une analogie avec la ségrégation raciale et les contradictions passionnées et tumultueuses de l'Amérique d'aujourd'hui.
Liberty, est le fils d'un père yankee et abolitionniste et d'une mère de planteurs sudistes de Caroline du Nord, qui a fui sa famille et leurs idéaux esclavagistes. le début du livre relate son enfance et son apprentissage du monde, bercés par les convictions de ses parents. La guerre de sécession s'inscrit comme une ligne de fracture dans le récit et l'apprentissage de Liberty. Il y découvre l'affrontement de 2 conceptions de la liberté individuelle. « L'esclavage salarié contre l'esclavage forcé ». La violence et l'absurdité de cette guerre qu'il ne comprend pas, le conduisent à déserter et partir à la rencontre de sa famille maternelle sudiste. « Tout ce qu'il savait, avec une certitude de granit, c'est que ce projet insensé, qui mettait sa propre vie en danger, lui paraissait une nécessité divine, car après tout quel choix avait-il ? Sinon suivre la piste des larmes de sa mère. ». Une piste qui le conduira encore plus loin dans la folie humaine.
Ce récit aussi étonnant qu'admirable, est servi par une très belle écriture rythmée et imagée, émaillée de descriptions éblouissantes de réalisme et de dialogues percutants. J'ai beaucoup aimé ce style d'écriture qui se déploie comme un tapis de pétales de roses parsemé d'épines. Les personnages aussi fantasques que pittoresques, évoluent dans une bulle d'authenticité, tels des personnages irréels ressuscités à la vie par une gestuelle superbement bien rendue et efficace. Brillant et époustouflant! J'adore.
D'accord, je reconnais qu'il y a bien quelques petits bémols. La position d'observateur du personnage de Liberty a tendance à le faire parfois apparaitre avec un coté donneur de leçon un peu exaspérant. J'ai également trouvé que certains passages n'apportaient aucune valeur ajoutée à l'histoire et avaient au contraire tendance à en altérer la portée. Comme par exemple le tout premier chapitre, une scène absolument surréaliste décrivant l'agression d'une jeune fille par une meute de femmes à barbes. Mais ces petits bémols sont toutefois mineurs et aisément oubliés, emportés par le flux et le reflux de l'écriture.
Bien que Stephen Wright n'ait écrit que 4 livres en 30 ans, ses publications sont souvent encensées par la critique. J'ai lu quelque part que ses ouvrages étaient souvent considérés "comme des tableaux apocalyptiques d'une réalité ultramoderne". Je ne pourrai pas mieux résumer celui-ci en une phrase ! Car la survivance "apocalyptique" de cet héritage de violence fait partie intégrante de l'Amérique d'aujourd'hui, de ses failles et de ses contradictions. Mais c'est aussi une réflexion sur l'individu aux prises à la folie du monde qui se retrouve seul face à sa conscience.
Je ne le répéterai jamais assez : ce livre est étonnant ! En tout cas, c'est un livre nourri d'une écriture ENIVRANTE qui vaut vraiment le détour, et que je recommande chaudement à tous les "bâtards" que nous sommes….
" Est-ce que c'est vrai ? demanda Wallace, hautement amusé par cette vigoureuse polémique.
— Quoi donc ?
— Vous avez paru insinuer que vous étiez plus ou moins métis.
Liberty haussa les épaules. (…) Comment savoir ? (…). le sang coule à travers le temps comme l'eau des fleuves, il va où il veut, quand il veut, sans se soucier des frontières, qu'elles soient géographiques, physiques ou sociales. Les affluents convergent, divergent, convergent encore, en un réseau peut-être moins aléatoire qu'il n'y paraît. C'est la vie, j'imagine. Et au bout du compte, la vie fait de nous tous des bâtards."
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fleurdusoleil
  08 novembre 2011
L'esclavagisme, la guerre de sécession... ces mots vous évoquent quelques choses...sûrement. Ils sont l'écho d'une partie de l'histoire américaine très sombre.
Cité comme un "Autant en emporte le vent" revisité, La polka des batârds est en fait un tableau romanesque sur l'Amérique plus intense, plus réaliste et plus parlant.
Par les yeux de Liberty, un jeune homme nait dans une famille abolitionniste, nous revisitons la période trouble de la guerre de sécession. Bercé par les idéaux de ses parents, c'est tout naturellement que Liberty s'engage sous l'uniforme bleu ( les Yankee ) pour se battre contre l'esclavagisme. Il va découvrir que ce conflit est bien plus complexe que ce qu'il pensait ( politique, industrialisation, attachement farouche aux traditions, économie...). Il prend conscience que l'Amérique est faite de passion, d'ambition, d'idéaux et de folie.
Le sort des esclaves n'est pas la priorité de cette guerre. Dans les deux camps, Liberty rencontrera la haine raciale.
Lassé par ces combats qui n'ont plus de sens pour lui, il décide de partir en quête de son histoire. Ses grands parents maternels sont des planteurs sudistes, farouchement attachés à leurs traditions.
Ce qu'il découvre en arrivant au domaine familial dépasse de loin toutes les horreurs qu'il a déjà vues sur le champ de bataille. La folie a gagné son grand père. Il s'adonne à des expériences monstrueuses ayant pour but de blanchir les noirs. Persuadé que la solution est là, il se lance dans le métissage.
On découvre au fil du récit des personnages haut en couleurs. Mais un en particuliers m'a marqué. C'est Monday, le vieux serviteur du grand père fada. Il fait tout son possible pour rester en dehors des " affaires des blancs". Et lorsque Liberty lui dit qu'il n'est plus un esclave, qu'il est libre de faire ce qu'il veut, d'aller où bon lui semble, Monday lui dit :
" J'entends parler de cette histoire de liberté depuis que les lapins ont des oreilles, et j'ai une question pour vous monsieur Liberty : de quel genre de liberté il s'agit, au juste ?" Liberty ne comprenant pas bien, lui demande de quoi parle-t-il. Monday lui répond " La liberté de l'oiseau, ou la liberté de la mule?" - Liberty : " Vous préférez laquelle ?"- Monday sourit : " Depuis que je suis haut comme trois pommes, j'ai toujours rêvé de voler". C'est simplement magnifique !
La polka des batârds est le reflet d'un pays où tout est possible, le pire comme le meilleur. Amour et Haine, Bien et Mal, Raison et Folie... Nous y retrouvons biensûr une partie de son passé, mais aussi une vision de l'Amérique actuelle, toujours bouillonnante.
"Cette nuit-là, bien au chaud dans son lit de plume, sous le seul toit qui est jamais été sien,[...] sans savoir au juste où ni même qui il était. et il se rappela. C'est l'Amérique, songea-t-il, et toi, qui que tu sois, tu ne risques rien. C'est l'Amérique, et tout finirait bien."
Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
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keisha
  07 novembre 2010
Un résumé trompeur
Fils de Roxana, la belle sudiste anti-esclavagiste née et élevée dans une plantation de Caroline, et de Thatcher Fish, Yankee abolitionniste, le jeune Liberty Fish mérite bien son prénom, il adore explorer son environnement et adhère vite aux idées de ses parents.
Il s'engage sous l'uniforme bleu au cours de la guerre de Sécession et en profite pour se rendre chez ses grands parents maternels inconnus, fâchés avec sa mère depuis vingt ans.

Car en réalité
Nous sommes bien loin d'Autant en emporte le vent et d'une écriture classique. (Mais j'adore Gone with the wind et Rhett Butlet, hein?)(Bon, on s'égare)

La majeure partie du roman est vécue à travers le regard de Liberty, et dès sa jeunesse il rencontre des gens hauts en couleur : M'dame l'orange son institutrice; Arthur Fife, boucanier de 146 ans qui vit sous terre, dans une grotte au plafond planté de fleurs... , l'oncle Potter toujours par monts et par vaux, qui raconte ses aventures extraordinaires. Au cours d'une croisière sur un canal avec son père, c'est l'occasion encore de croiser des specimens d'humanité batailleurs, avides ou racistes. Qui voudrait goûter de la mixture miracle du colonel Foggbottom, qui "guérit l'urticaire, les ballonnements, les vertiges et le Déclin, et toutes maladies annexes causées par le Galop des Temps Modernes"? Qui accepterait de se faire arracher les dents à la tenaille par le Dr Fitzgibbon? Ah on ne s'ennuie pas à suivre Liberty Fish dans ce tourbillon incroyable d'aventures parfois proches du conte qui éclairent sans pitié la société de l'époque, en plein bouillonnement, et surtout la question des noirs et des esclaves.

Sur le champ de bataille, Liberty échappe miraculeusement à la mort et aux blessures (mais on a compris qu'il ne s'agit pas de savoir si c'est réaliste), en revanche, la guerre, vécue au ras du sol dans les quelques mètres carrés qui l'entourent, est sale, sanglante, incompréhensible, une boucherie... "Ils n'étaient plus des hommes mais, transmutés par la forge du combat, des pièces mécaniques, les rouages interchangeables et ronronnants d'une machine infernale dont le créateur démoniaque avait non seulement fabriqué mais personnellement sélectionné chacun de ces individus pour servir ses desseins et satisfaire ses besoins carrément maléfiques."

La folie culmine quand Liberty découvre enfin la plantation des Maury, ses grands parents. Son aïeul se livre à des expériences variées et dévastatrices dans le but de rendre les noirs blancs, n'hésitant pas à donner de sa personne pour engendrer des bâtards. Même la grand mère est d'une rare violence à l'égard des esclaves.

L'esclave Monday vient d'apprendre qu'il est libre, après la mort de son maître:
"J'entends parler de cette histoire de liberté depuis que les lapins ont des oreilles, et j'ai une question pour vous, Monsieur Liberty : de quel genre de liberté il s'agit, au juste?
-Comment ça, de quel genre?
-Eh bien, la liberté de l'oiseau, ou la liberté de la mule?
-Vous préférez laquelle?
Alors, sur le visage de Monday, s'épanouit lentement le premier vrai sourire qu'il s'autorisait depuis l'embarquement: "Depuis que je suis haut comme trois pommes, j'ai toujours rêvé de voler."

Liberty finira, au terme d'une équipée parfois délirante qu'il subira souvent, "bien au chaud dans son lit de plume, sous le seul toit qui ait jamais été le sien" et se réveillera de son rêve "sans savoir au juste où ni même qui il était. Et puis il se rappela. C'est l'Amérique, songea-t-il, et toi, qui que tu sois, tu ne risques rien. C'est l'Amérique, et tout finirait bien."

Ce roman fracassant, servi par une écriture dynamique et éblouissante, est à découvrir!
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Chiwi
  09 février 2012
Liberty Fish, fils d'un abolitionniste et d'une fille de planteur sudiste, a grandi dans l'Amérique à la veille de la guerre de Sécession. Lorsque la guerre débute, il s'engage parmi les Nordistes. Lassé des massacres, il décide de déserter et de partir à la recherche du domaine maternel. Mais il va découvrir la dégradation morale et psychologique d'un Sud encroûté dans ses préjugés.

Les premières pages de la polka des bâtards ont été assez abruptes, le style très imagé est assez difficile à suivre.
Une fois que l'on s'est adapté on suit la jeunesse de Liberty où il se retrouve assez souvent confronté à la bêtise.
Mais le plus dur arrive lorsqu'il retrouve son grand-père, partisan farouche d'un Sud blanc, complètement givré car il se lance dans des expériences génétiques hautement improbables.
Liberty dans ses pérégrinations doit affronter le pire de ce que l'homme peut faire. Malgré ce qu'il peut voir, Liberty garde toujours le même état d'esprit. Comme une sorte de modèle qu'il faudrait garder en tête dans le monde dans lequel nous vivons.
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jfponge
  05 juillet 2015
Liberty Fish, le digne rejeton d'un couple, que l'on qualifierait aujourd'hui de militants antiracistes, se rend, à l'occasion de la Guerre de Sécession où il s'est enrôlé sous la bannière de l'Union, chez ses grands-parents maternels, un couple de sudistes farouchement attachés à l'esclavage. Sur cette trame, propice à la confrontation de deux conceptions radicalement opposées de la liberté individuelle, Stephen Wright a bâti un étrange et fascinant roman qui nous plonge dans les méandres du racisme ordinaire, vécu, une fois n'est pas coutume, du côté des "blancs". L'ambiguïté est cependant de mise car les uns comme les autres semblent avoir la plus totale méconnaissance de ce que souhaiteraient les "noirs", qui sont finalement, et bien malgré eux, au centre de leur vie. de nombreux personnages émaillent cette épopée, très spéciale tant par les thèmes abordés que par le style narratif (admirablement rendu par la traduction), qui nous emmène jusqu'aux confins de la folie humaine...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Cricri124Cricri124   18 septembre 2016
Et c’est ainsi que, une fois de plus, Potter hissa en selle sa masse non négligeable et franchit les montagnes, puis les bois de Pennsylvanie, et pratiquement les mêmes pâturages de l’Ohio qu’il avait déjà traversés neuf ans plus tôt, appâté par le soleil qui déclinait chaque nuit entre les oreilles nerveuses de son cheval pie, s’accordant des repas et du sommeil en quantité et à intervalles raisonnables, la hâte et la témérité de son équipée précédente ayant laissé la place à une détermination magnétique qui l’entraînait lentement mais implacablement vers l’avant – vers l’embarcadère de Weston, la traversée en bac du Grand Fleuve Boueux et la sensation inédite de laisser les États-Unis derrière lui, pour pénétrer sur le Territoire du Kansas, où le ciel était si inexorablement vaste, si présent, qu’on avait toujours l’impression d’en garder un morceau collé au coin de l’œil, qu’on soit dehors ou dedans.
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Cricri124Cricri124   18 septembre 2016
Vous feriez mieux de vous asseoir, Miss Roxana. Tenez, prenez cette chaise. Je vais vous préparer une bonne omelette.

— Je n’en veux pas. Je veux savoir ce qui s’est passé hier soir. »

La main de Sally battait les œufs dans un saladier, de plus en plus vite. « Pourquoi il faut toujours que ce soit moi qui explique à tout le monde ce qui se passe ici ?

— Parce que tu sais, Sally. Tu sais toujours tout. Tu connais la vérité et tu n’as pas peur de la dire. N’oublie pas : la vérité te rendra libre. »

Sally s’interrompit pour dévisager sa jeune maîtresse blanche d’un air stupéfait. Puis elle rejeta la tête en arrière et éclata de rire, au point de devoir s’essuyer les yeux sur son tablier. « Seigneur Jésus ! Je vous jure, cette enfant, elle dit de ces choses, parfois ! La vérité n’a jamais libéré personne dans cette plantation, et elle n’est pas près de le faire. Les seules choses qui peuvent rendre libre, c’est l’argent et la mort. Et personne n’a de sous, mais de la mort, ça, on en a à foison, à ne plus savoir qu’en faire. »
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Cricri124Cricri124   25 septembre 2016
« Repose-toi bien, papy », murmura Liberty en refermant doucement la porte. Les autres pièces étaient vides, les lits aussi, et, appréhendant un peu de dormir dans une maison où la mort faisait déjà la sieste, il passa la nuit sur un tas de paille malodorante dans une étable abandonnée, aux deux portes grandes ouvertes. Si c’est le sommeil qui le visita dans son nid ammoniaque, il vint sous la forme d’un esprit hirsute à l’haleine brûlante et fétide, aux yeux de charbon ardent, qui murmurait dans le labyrinthe de son âme les leçons chantonnées d’un abécédaire infernal qu’il ne parvenait jamais à mémoriser : A comme Abolition, le chemin de la perdition… N comme Noir, qui noie les chats blancs au lavoir.
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Cricri124Cricri124   09 octobre 2016
Elle sentait le savon et la jacinthe, et son odeur de Roxana – presque vanillée, et à jamais associée pour Liberty à l’amour et au réconfort –, et quand il s’arrêta à la porte pour lui dire au revoir (pour la dernière fois, en l’occurrence : il ne la reverrait jamais), il se vit offrir un aperçu privilégié de la nature même de la nature en voyant enfin sa mère, pour un instant éternel et poignant, comme un être à part entière, complètement distinct de lui, avec un passé dont il n’aurait jamais qu’une connaissance fuyante et fragmentaire, et un présent qu’il ne pourrait jamais habiter pleinement, et il se dit que sa timide entrée dans la confusion de l’âge adulte venait de commencer.
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Cricri124Cricri124   03 septembre 2016
Lorsque enfin Roxana osa lever les yeux vers son mari, d’un air privé de toute défense, elle suffoqua, et tendit la main pour toucher le renflement monstrueux autour de l’œil mi-clos, où la peau débordait d’une couleur organique habituellement soustraite aux regards. « Ce n’est rien, dit Thatcher en écartant doucement sa main. C’est la marque de l’amour chrétien.
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Payot - Marque Page - Stephen Wright - La polka des bâtards
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