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François Happe (Traducteur)
EAN : 9782351780312
400 pages
Éditeur : Gallmeister (15/01/2010)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Véritable trip hallucinogène, Méditations en vert suit les membres d'une unité de renseignement militaire durant la guerre du Vietnam: Claypool, à qui l'on avait promis un emploi de bureau et qui se retrouve au milieu des combats; Payne, obsédé par le film sur la guerre qu'il est en train de tourner; Kraft, un agent de la CIA qui finira par se fondre dans la jungle... Dans cette compagnie qui vit en autarcie en attendant avec inquiétude une possible attaque, la drog... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
alaiseblaise
  11 avril 2011
Un oppressant pavé halluciné de 400 pages dans la mare glauque de la guerre du Vietnam.
Paru 4 ans après le voyage au bout de l'enfer du cinéaste Coppola, "Apocalypse Now".
L'auteur, Stephen Wright, 64 ans, ancien du Vietnam, de retour de guerre, se lance à l'assaut de l'écriture. Professeur à Princeton, il enseigne aujourd'hui l'écriture à New-York.

Dans une jungle obsédée de vert, l'auteur nous immerge, jusqu'à suffoquer, dans les boues nauséabondes de la guerre du Vietnam.
Le soldat James Griffin, de l'unité de renseignement militaire (un alter ego de l'auteur ?) se bat pour conserver, sauver sa santé mentale et...sa peau...
Beaucoup de ses camarades de "casse" finiront morts au combat ou reviendront au pays...morts-vivants.
Le style hyperréaliste de l'auteur (impeccablement traduit) cauchemardera le lecteur. Décidément, cette guerre "d'appelés" a terriblement et durablement traumatisé le peuple américain.
James Griffin, la guerre finie, se réfugie dans l'étude des plantes vertes intérieures (l'obsession du vert ?). Auprès de sa petite amie Huey, une artiste-peintre loufoque et de son copain Trips, un rescapé-déglingué du Vietnam, James tente de se reconstruire dans une Amérique qu'il ne reconnaît plus...une Amérique qui ne le reconnaît plus.

Ce livre est difficile, mais il contient aussi des passages souriants : la description du camp militaire comme un guetto hippie, la permission ratée à Saïgon, la préparation de la visite des lointains chefs, par exemple.
Rire nerveux du lecteur au détour d'un dialogue, d'une scène.
Car tous ces soldats sont, deviennent plus ou moins dingues. Souvent drogués (à écouter "Foxy Lady" de Jimi Hendrix), alcoolisés (à se battre dans le mess des Officiers), mais surtout apeurés, ils ont tous "un grain".

La guerre finie, le livre fermé,
le retour à la réalité est dur pour tout le monde !
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Corboland78
  26 mars 2012
Stephen Wright est né en 1946, appelé sous les drapeaux en 1969 et envoyé au Vietnam l'année suivante. de retour aux Etats-Unis il publie en 1983 Méditations en vert unanimement salué par la critique à sa sortie. A ce jour il a écrit quatre romans et il vient tout juste d'être traduit et publié en France.
Méditation en vert nous replonge dans l'enfer de la guerre du Vietnam mais rarement l'expression galvaudée et devenue cliché n'a été aussi adaptée que dans ce livre. Pour vous en faire une idée je vous citerai le film Apocalypse Now. Rappelez-vous ces images surréalistes faites de violence terrible, de rock'n roll en fond sonore, de visions hallucinatoires dues aux drogues, d'Américains surarmés et de Vietnamiens pieds nus, imaginez ces odeurs de napalm, de sueur et de sang, de végétation en décomposition sous la chaude humidité, de shit entêtant et enivrant. Toutes ces images me sont revenues en mémoire à mesure que je m'enfonçais dans la lecture de ce roman.
Car on s'y enfonce, traçant notre chemin de lecture à la machette, surtout au début du roman particulièrement ardu et déroutant qui peut vous donner envie d'abandonner tant sa compréhension en est difficile. Et puis lentement, on s'habitue, on se laisse prendre par la forme éclatée de la narration où le vrai se mêle aux fantasmes et hallucinations causés par les drogues.
Si vous avez tenu jusque là, vous faites désormais partie de l'unité de renseignement militaire où nous accompagnerons James Griffin qui cherche à conserver sa raison, Kraft l'agent de la CIA, Wendell qui filme la guerre, le commandant Holly ou le soldat Franklin un black énervé et le trop jeune Claypool.
Certains passages du roman sont très difficiles à lire car ils semblent écrits sous l'empire d'un hallucinogène puissant mais si vous arrivez à passer outre, vous lirez un très beau livre sur la folie absurde de la guerre, folie dans le sens premier de délire, démence, qui atteint des sommets lors de cette guerre.
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keisha
  24 mai 2020
Good morning Vietnam!
James Griffin se retrouve au Vietnam dans une unité de renseignements militaires, à s'user les yeux sur des photos prises d'avion. Autour de lui, chacun cherche à survivre, compte les jours, pète les plombs, fait tourner la drogue, etc. Stephen Wright sait raconter une histoire sans trop insister parfois (et ça vaut mieux, quelques détails réalistes, ça suffit largement). Les dialogues sont ciselés, l'humour caustique omniprésent, permettant de survivre, et au lecteur de continuer, qui se demande quand même où il a mis les pieds, car il y a du lourd dans cette unité... Wendell qui ne pense qu'à tourner un film (avec éventuellement les américains grimés en viet-congs), un sergent-chef à vérifier que tout le monde obéit aux consignes, un colonel devant déjouer des tentatives d'assassinat de la part de ses soldats...), des bleus découvrant la jungle et l'horreur de la guerre.
Griffin et son pote Trips survivront, mais dans quel état... La narration est coupée par le récit de leur vie d'après, plutôt hallucinée, Trips cherchant à se venger du sergent-chef, justement.
Un grand roman, à lire absolument
Plein de trucs du genre :
"La première fois que j'ai entendu parler de l'agent orange, confessa Griffin, j'ai vu un morceau de fruit enveloppé dans un imperméable."
Les 30 dernières pages ne se lâchent pas. Je peux divulgâcher, c'est sans importance, figurez-vous que durant une projection de film avec des morts-vivants, les vietnamiens attaquent!
"A chaque fois qu'on a un bon film, se plaignit quelqu'un.
C'est à se demander s'ils n'ont pas un double de la programmation de nos films, ou quelque chose comme ça."
"A la section Recherche et Analyse, un plateau de jetons de Scrabble fut projeté par terre.
Eh bien, Messieurs, dit le sergent Maloney d'un vois traînante, on dirait que le 5ème régiment NVA nous a trouvés le premier."
"Un mortier marqua un trou dans le terrain de basket, une roquette enleva les cuisines de l'arrière de la cantine."
"Le sergent Anstin ordonna à deux soldats de prendre sur un bloc-notes, à la lumière d'une lampe de poche, le nom de tous ceux qui n'avaient pas leur casque, ni leur gilet pare-balles."
(et c'est juste le début de la fin...)

Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Villebard
  12 octobre 2020
Un roman sur la guerre du Vietnam, mais pas à la manière d'Apocalypse Now ou Voyage au bout de l'enfer. On ne quitte pratiquement pas le camp où vivent et survivent les soldats entre ennui, drogue et attaques des Viêt-Cong. Un mélange de Céline et de Woody Allen avec des pincées de F. Dard. Envoutant.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   26 mars 2012
« Une enfant maigrichonne et maladive s’avança vers lui, ses profonds yeux noirs résolument fixés sur les siens. Elle avait plusieurs plaies au bras gauche, un côté du visage brûlé, et une partie de ses cheveux étaient roussis. Elle devait avoir neuf ou dix ans. Elle avait besoins de soins médicaux. Le voyant près du grand chef avec les barrettes, elle avait dû penser qu’il était médecin. Kraft lui sourit. – Non de Dieu ! s’exclama quelqu’un. Elle tient une grenade ! Les hommes autour de Kraft se jetèrent au sol pour se mettre à l’abri. Il pouvait voir la grenade maintenant grosse comme un melon dans une main aussi minuscule. Il ne pouvait dire si elle était dégoupillée ou non. La petite fille continuait à avancer vers lui tranquillement. – Arrête-toi ! hurla Kraft. Dung lai ! Il leva son fusil. La petite continuait.
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ValCoudercValCouderc   24 février 2016
"Il avait vu le pays se couvrir d'acné, maintenant il allait le voir perdre ses cheveux"
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Payot - Marque Page - Stephen Wright - La polka des bâtards
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