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Andrée R. Picard (Traducteur)Michel Fabre (II) (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782070426232
245 pages
Éditeur : Gallimard (11/12/2002)
4.11/5   28 notes
Résumé :
En 1944, Richard Wright accepta que l'on publie seulement la partie de son autobiographie qui traitait de son enfance dans le Sud, Black Boy. Le livre remporta un immense succès. Sur la suggestion de son éditeur, Wright réserva pour un volume à venir le récit de sa jeunesse à Chicago, Une faim d'égalité.
Richard Wright dresse un tableau sans indulgence de l'Amérique des années 30, de sa lutte quotidienne pour survivre dans un ghetto décimé par le grand krach... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
polarjazz
  11 novembre 2020
Second tome où l'auteur relate sa vie (après Black Boy), on y découvre un écrivain en gestation et un citoyen américain en devenir.
En 1927, Richard Wright quitte le Sud pour le Nord et pose ses valises à Chicago. A la veille de la grande dépression de 1929, il est surpris par le climat hivernal. Chicago est le centre économique et culturel des Grands Lacs mais aussi la capitale du crime organisé. C'est une ville où tout est possible.
L'écrivain noir américain poursuit son éducation littéraire et sociologique. Les barrières entre les races persistent mais avec moins de dureté que dans les états du Sud. Il côtoie des hommes et des femmes, blancs, noirs. Peu à peu, il réussit à se débarrasser de sa peur de l'oppression et sa réalité se transforme.
Pourtant, témoin de la condition des noirs aux Etats-Unis dans les années 30, il ressent une frustration, une douleur. L'abolition de l'esclavage date du 18 décembre 1865. L'homme noir est encore jeune face à une liberté difficile à appréhender. Il est encore loin de connaître les codes de la vie matérialiste.
Dans les années 30, Richard Wright trouve dans le
projet du communisme une représentation du monde qui le séduit. Pris entre deux sociétés, il perçoit une unité. Mais très vite, son individualité, ses idées, ses intuitions l'éloignent de ses compagnons de route. Il quitte le parti en 1944.
C'est un texte magnifique. Pourtant, lorsque l'on tourne la dernière page, il reste sur la langue un goût amer. Tristesse.
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HT
  12 mai 2014
Ce volume qui fait suite au célèbre "Black Boy" relate la difficile adaptation de Richard Wright à sa nouvelle existence à Chicago après avoir quitté le Sud ségrégationniste. La ségrégation "officielle" n'existe certes pas dans le Nord, mais le lot commun pour les Noirs est une vie de misère, aggravée par la crise des années 30. La vie dans des taudis, la promiscuité, la faim, la ségrégation officieuse dans certains emplois, voilà le quotidien dans l'Eldorado du Nord. Richard est de plus contraint de cacher sa soif de culture et son travail d'écriture, qui semblent suspects chez un jeune noir pauvre.
Une grande partie de l'ouvrage est consacrée à l'engagement de Wright dans une association d'écrivains, annexe du parti communiste. le livre conclut à l'impossibilité de concilier la pensée individuelle et l'engagement communiste, ce qui amène l'auteur à rompre avec la politique.
Ce livre constitue un complément intéressant à la lecture de "Black Boy", plus pessimiste certainement, et moins accessible aux jeunes lecteurs.
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siouxie
  23 octobre 2017
Cette autobiographie fait suite à Black Boy, récit de l'enfance de l'auteur dans le sud des E-U. Autant, son enfance dure et violente comportait le récit précis de ses efforts pour quitter sa condition autant cette suite se focalise plutôt sur les démêles de Richard avec le partie communiste américain. Il est arrivé avec sa mère à Chicago, il est frappé de plein fouet par la crise ( de 1929) et vaque de petits boulots en petits boulots, l'épisode du restaurant où la cuisinière crache dans la soupe est le seul amusant. Puis il va rencontrer le parti communiste et en partira lorsqu'il sera victime de son intolérance ; communistes noirs comme blancs se méfient des intellectuels et Richard se sent soupçonné et exclut parce qu'il écrit et qu'il se veut libre.
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reveange
  12 novembre 2012
lu récemment,un livre incontournable et très instructif
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
AustralAustral   14 septembre 2015
Je lancerais à toute volée des mots dans ces ténèbres et j'attendrais que résonne un écho, et si un écho se propageait, si faible soit-il, j'enverrais d'autres mots, des mots destinés à conter, à marcher, à se battre, à créer cette sensation de faim qui nous tenaille tous, cette faim de la vie, à garder vivant dans nos coeurs le sentiment de l'inexprimable humain.
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HTHT   28 avril 2014
Alors que les communistes obéissaient aux pulsions les plus élevées, incitaient à la solidarité avec les révoltés, étaient prêts au sacrifice, comment se faisait-il qu'il existait chez eux tant de haine, de suspicion, d'amertume et de luttes intestines ? Je me trouvais au milieu de gens que j'aimais et que je craignais. J'avais la profonde conviction qu'ils allaient dans la bonne direction et cependant, si leur prise de pouvoir avait dépendu d'un simple signe de ma main, j'aurais hésité à lever le petit doigt. J'avais le cœur qui battait et je me dis tout bas : mon Dieu, j'aime ces gens, mais je suis heureux qu'ils ne soient pas au pouvoir, car ils me fusilleraient !
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AustralAustral   14 septembre 2010
Elle vint timidement auprès de moi.
- Fais voir, dit-elle.
- Voir quoi ? demandai-je.
- Ce livre.
Je lui donnai le livre. Elle le regarda attentivement. Je vis qu'elle le tenait à l'envers.
- Qu'est-ce qu'y a là-dedans qu'tu lis sans arrêt ? demanda-t-elle.
- Tu ne sais donc pas lire ? interrogeai-je.
- Non, ricana-t-elle. Tu sais bien que j'sais pas lire.
- Tu sais lire un peu, fis-je.
- Non, répondit-elle.
Je la regardai fixement en me demandant ce qu'une vie comme la sienne signifiait dans l'ordre des choses. J'en vins à la conclusion qu'elle ne signifiait absolument rien. Et la mienne ne signifiait rien non plus.
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AustralAustral   14 septembre 2010
La vie se suffit à elle-même si elle est vécue et sentie directement et avec suffisamment d'intensité, et nous devons, j'aime à le proclamer, nous méfier de ceux qui, prétextant l'urgence d'une situation de crise, tentent d'interposer l'écran étranger et douteux de la soi-disant réalité entre notre regard et les besoins criants d'un monde qu'il est de notre condition de ne voir que de manière trop poignante et trop brève.
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polarjazzpolarjazz   11 novembre 2020
La haine raciale avait envenimé ma vie et j'avais sous les yeux la preuve qu'on pouvait l'abolir. Une nouvelle haine cependant venait prendre la place de cette haine raciale empoisonnée. Il était irrationnel que les communistes haïssent ceux qu'ils qualifiaient d'intellectuels ou toute personne essayant de réfléchir par elle-même. J'avais fui des hommes qui n'aimaient pas la couleur de ma peau et je me trouvais maintenant parmi des hommes qui n'aimaient pas la nuance de mes pensées.
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Video de Richard Wright (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Wright
L?adoption en 1944 du GI Bill par le gouvernement américain permet aux soldats démobilisés de la Seconde Guerre mondiale de financer leurs études universitaires ou artistiques. Elisa Capdevila nous entraîne dans le sillage de ces artistes qui, à l?instar du héros de la comédie musicale oscarisée de Vincente Minnelli Un Américain à Paris, ont choisi la capitale française pour se rêver les nouveaux Hemingway ou Picasso. Nous suivons le parcours de Richard Wright, Chester Himes, Mary McCarthy, William Burroughs, Sidney Bechet, Miles Davis, William Klein, Jules Dassin, John Berry et de tant d?autres : écrivains, auteurs de polars, jazzmen, peintres expressionnistes abstraits, poètes beatniks ou réalisateurs, ils empruntent à leur tour l?itinéraire de leurs aînés de la Génération perdue, celle des Miller et Hemingway pour qui « Paris est une fête ». Pour certains d?entre eux, artistes noirs américains, avant-gardistes mal perçus dans leur pays ou victimes du maccarthysme, Paris est aussi vu comme une terre d?asile et de liberté. Leur passage dans la ville sera pour certains déterminant, premiers pas vers une reconnaissance internationale, parenthèse fertile permettant de réorienter une carrière, source nouvelle d?inspiration liée à des rencontres et à des visites multiples. L?auteure nous fait découvrir ce pan de notre histoire que nous avions un peu oubliée et qui s?était achevée sous les pavés de mai 68. Elisa Capdevila enseigne l?histoire en lycée et à Sciences Po Paris. Elle est spécialiste d?histoire culturelle. http://www.armand-colin.com/des-americains-paris-artistes-et-bohemes-dans-la-france-de-lapres-guerre-9782200614904
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