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EAN : 9782864249139
228 pages
Éditeur : Editions Métailié (14/03/2013)
3.12/5   12 notes
Résumé :
Max arrive de Pologne dans les années 30, il est cordonnier dans le quartier du port à Rio de Janeiro. Quand la dictature décide de surveiller les ?subversifs? étrangers, la police oblige Max à traduire tout le courrier échangé en yiddish. Et traduire Hannah, les lettres si sages, si édifiantes qu?elle écrit à sa s?ur Guita à Buenos Aires, bouleverse la vie du cordonnier. Il part à sa recherche.Entraîné dans une avalanche de péripéties cocasses, Max va recevoir une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  18 septembre 2015
Brésil: années 30, Max Kutner, cordonnier de son état vit à Rio de Janeiro depuis 9 ans. Getolio Vargas a pris le pouvoir et comme dans toute dictature, l'important est de tout savoir......
En cette année 1937, c'est la routine dans les commissariats : emprisonnements, arrestations, interrogatoires....l'on ne donne pas le choix à Max, petit Juif Polonais....il est chargé ou plutôt sommé par la police de traduire en Portugais les correspondances écrites en Yiddish. Entre autres, les lettres échangées entre deux sœurs , Hannah et Guita. Max obéit à contrecœur et pourtant ce travail va bouleverser sa vie. A la lecture de ces missives si sages et édifiantes, attiré par Hannah, il n'aura de cesse de la rencontrer afin de faire sa connaissance.....
Commence alors une série d'aventures à nombreux rebondissements et péripéties cocasses, des allers et retours dans le passé qui conduiront le lecteur dans les Shetl du début du siècle, à frequenter assidument les polaques ( prostituées ) et les agents secrets, le tout dans une ambiance Brésilienne, chaude et colorée, vivante, au sein d'un brouhaha joyeux.....
On apprend beaucoup à propos du Brésil de l'entre- deux- guerres , notamment à propos d'une importante communauté juive ainsi que la présence massive d'allemands fidèles à Hitler....
Un livre original, particulier, le destin d'Hannah est étonnant, contrasté , ambivalent , énigmatique....je ne peux en dire plus ....
Pris dans un imbroglio familial et politique, entre flics et prostituées, entre humour et désespoir, les protagonistes de cette histoire vont nous faire découvrir une réalité complexe et absurde.
Le style est agréable même si l'intrigue est un peu brouillonne .
Un roman d'apprentissage amoureux plein d'humour, d'une certaine vision ou philosophie de la vie, pétri de nostalgie .....
Finalement un livre oú personne n'est ce qu'il dit être .....
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horline
  23 août 2016
Ronaldo Wrobel nous offre du grand spectacle pour son premier roman dans le Brésil des années 30. Histoire d'amour, espionnage, prostitution, infiltration nazie, l'auteur déroule un récit emballé, secouant comme une marionnette Max, simple cordonnier juif menant une vie sans aspérité depuis son départ de Pologne pour Rio. Lui qui n'avait jamais eu d'autre obsession que son atelier se voit engagé dans un sprint halluciné lorsqu'il est amené à collaborer avec la police engagée dans sa lutte contre les communistes, « les subversifs ».
Le scenario est plaisant, le personnage principal séduit par son éthique et sa solitude indécrottable, qualités essentielles pour tout héros de fiction. En tombant amoureux de Hannah, un personnage au visage aussi insondable que ses pensées, ils forment ensemble un binôme étrange accentué par leurs étonnantes dissemblances. Mais la mécanique exige une certaine dextérité que l'auteur ne semble pas maîtriser.
Loin de la peinture réaliste, le roman ressemble à un tableau surchargé avec un tourbillon d'évènements rocambolesques, de rencontres turbulentes et parfois improbables pour notre cordonnier pataud. L'auteur semble vouloir embrasser plusieurs thèmes, mais avec une intrigue démultipliée, on ne sait pas où orienter le regard.
Et le style impatient accentue ce sentiment de chaos. Usant de ruptures narratives inégales et de formules empruntées, R. Wrobel explore maladroitement la dimension psychologique de ses personnages alors qu'il ne cesse de projeter un personnage pas forcément religieux mais attentif à certaines valeurs dans toute une série d'hérésies baroques et de péchés colorés.
Difficile d'émettre un avis tranché. Il y a un certain charme dans ce roman, mais j'ai eu le sentiment que Ronaldo Wrobel s'est montré trop ambitieux pour une première oeuvre.
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letteratura
  28 juin 2013
Avant de le lire, je ne savais rien de ce livre, il m'intriguait juste à cause de sa couverture et de son titre. C'est tout. Je l'avais demandé dans la masse critique de Babelio, et au final, j'ai été sélectionné pour le recevoir. Résultat ? J'ai beaucoup aimé cette histoire originale, particulière et vraiment sympathique.
La première chose que je dirais sur ce livre, c'est sans aucun doute son originalité. Je n'avais jusqu'à ce jour jamais su qu'il y avait des juifs en Amérique du Sud et que l'on pouvait en faire une histoire intéressante. Après lecture, je peux vous dire que le contexte, les personnages, tout m'a plu ! C'était original, je me serais jamais attendu a une telle histoire mais elle est géniale…
Je ne pourrais pas vous dire : ce livre parle de ça ! Non, ça serait l'insulter en le catégorisant, puisque ce livre parle de tout, et pour ne pas vous gâcher l'histoire, je décide d'en dire le moins possible ! Lisez-vous, il le mérite réellement, il a un petit gout vraiment sympa.
Un petit livre qui sort vraiment des chantiers battus ! On commence par une histoire de traduction, on entre par la suite, dans une histoire d'amour pour continuer avec une sorte de policier…tout cela autour de vies de personnages qui s'attachent à nous ! Certains m'ont troublés, d'autres m'ont plut et d'autres m'ont même dégoutés…
Max est le personnage central de l'histoire. Dès le début, on commence à le connaitre lui et sa petite vie toute tranquille, d'ailleurs ça me faisait du bien de suivre sa petite vie qui change un peu, mais pas de beaucoup ! Mais une fois Hannah dans l'histoire, observer les chamboulements de l'histoire était pour moi un pur plaisir ! J'ai aimé voir à quelle point une vie peut changer et parfois Max m'a même énervé à cause de ses sentiments un peu trop insistants…
Hannah est sans doute le personnage le plus énigmatique de l'histoire. Déjà, toute la première partie, on ne sait quasiment rien d'elle…mais elle m'a intrigué, Max et moi ! On la découvre peu à peu, mais on se rend compte de pleins de choses, elle change pleins de choses. C'est un personnage avec une personnalité multiple (pas dans le sens de la maladie…entendons nous !) qui bouleverse tout le monde, et ça, j'adore ! J'adore ses personnages marquants, troublants, qui défonce toutes les idées reçues sur leurs passages…
Le résumé parle le masques, de situations absurdes…en effet, c'est le cas. Ce livre nous montre pleins de choses et notamment les masques entre les familles qui cachent tellement de choses que ça en devient absurde ! On essaye de bien se montrer, on s'emplie d'égo seulement pour cacher notre triste réalité…ça nous fait bien réfléchir !
J'ai trouvé, pour finir, très intéressant de voir un livre qui nous montre bien une communauté juive ! L'auteur nous apprends pleins de choses intéressantes sur cette religion et cette quasi-ethnie qui est vraiment à part. Il est aussi très attirant de voir comment est perçu cette persécution de leur point de vue…
Je ne sais pas quoi dire d'autres, donc je termine cette chronique en disant que l'histoire est géniale, l'écriture vraiment plaisante, et des éléments vraiment très bien exploités! En bref, une lecture tout à fait intéressante, et vraiment très bonne !
Lien : http://letteraturaa.wordpres..
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letitbe
  06 juillet 2013
Max Kutner, cordonnier de son état, vit à Rio de Janeiro depuis 9 ans. En cette année 1937, il est chargé par la police de traduire en portugais les correspondances écrites en yiddish. le pouvoir en place craint d'être renversé et fait surveiller le courrier. Max obéit à contrecoeur et pourtant ce travail forcé va bouleverser sa vie. A la lecture de ses lettres, il tombe sous le charme de Hannah et n'aura de cesse de faire sa connaissance.
Max mettra tout en oeuvre pour trouver cette correspondante.
C'est par ce résumé prometteur que j'ai eu envie de découvrir ce roman et s'il se révèle exact, il ne recouvre pas l'intégralité de l'intrigue. Certes, on a un aperçu de la situation du Brésil des années 30, ce qui est plutôt instructif. Mais voilà, à vouloir aller sur plusieurs pistes, l'auteur se disperse et tisse une intrigue brouillonne, qui, hélas, m'a plus agacée que charmée.
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Lyra
  29 juin 2013
Je regardais par curiosité les titres de Masse Critique, l'opération de partenariat de Babelio, sans être trop motivée par ceux que je trouvais, quand je suis tombée sur celui-ci. le résumé n'était pas le même et me laissait penser que cela serait beaucoup plus axé sur la deuxième guerre mondiale en pologne qu'à celle-ci vécue de loin, mais avec ses incidences, au Brésil. du coup, il y a cette petite déception. Malgré tout l'histoire était chouette, les personnages intrigants, le tout sous un couvert d'espionnage et d'espionnés, qui ne sont pas toujours ceux que l'on croit.
Seulement, j'ai eu du mal avec le personnage principal. On passe très subitement de "Max traduit Hannah" à "Max veut absolument rencontrer Hannah" sans une indication quelconque du fait qu'il s'intéresse et s'attache à cette personne derrière les lettres. J'ai vraiment eu du mal à le trouver vraiment crédible en fait. Tout sonnait toujours trop précipité, pas réaliste avec lui. Hannah est déjà bien plus intéressante, derrière ses apparences. Elle sait ce qu'elle veut, ce qu'elle fait, où elle va. Elle n'a pas de patron, elle fait ce qu'il faut pour obtenir ce dont elle a besoin, mène les gens par le bout du nez pour ne pas se faire elle embobiner. Alors certes, là aussi, c'est un peu trop "facile" de dépeindre une femme autonome et intelligente sans faille ou presque, mais du coup la démesure est grande quand elle nous dépeint ses rares moments d'oublis. Il en va de même pour Guita ou les autres personnages secondaires qui semblent bruts, pas soignés et stéréotypés, j'ai trouvé ça dommage.
En somme, l'auteur a de très bonnes idées, mais y a encore du travail à faire derrière les personnages, à mes yeux, pour rendre le tout plus crédible. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la dernière scènes, projetée dans le présent, où Max était bien plus appréciable et crédible, à mes yeux. Mais bon, tout n'est pas perdu, l'histoire est chouette, et c'est vraiment intéressant d'avoir une perspective autre qu'européenne à la deuxième guerre mondiale et ses conséquences, avec une touche de culture juive et d'hebreu/yeddish par moments. Une lecture sympathique, donc, mais qui gagnerait à voir ses personnages brossés avec plus de réalisme.
Lien : http://listesratures.over-bl..
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   18 septembre 2015
"L'expulsion menaçait des milliers d' immigrants qui avaient fui des guerres, des tyrannies, des pénuries auxquelles ils pouvaient être renvoyés s'ils ne se tenaient pas à carreau. Et le paradoxe: des foules de gens arrivaient chaque année à la place Mauà, certains ignorant ce qu'était cet endroit, dont d'autres n'avaient même jamais entendu parler. Pour la majorité le Brésil n'était qu'un marécage oú poussaient des bananes, et où des serpents s'enroulaient autour des jambes imprudentes."
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art-bsurdeart-bsurde   03 septembre 2017
L’Éthique des Pères enseignait que, sans connaissances, il n'y a pas de compréhension, et que, sans compréhension, il n'y a pas de connaissances. Par ailleurs, le vieux Shlomo disait toujours qu'on ne doit pas juger un homme sur ce qu'il est, mais sur ce qu'il aimerait être - et sur l'éventuelle raison pour laquelle il ne l'est pas. Mais qui était réellement capable de juger son prochain? Qui pouvait comprendre ses raisons non seulement d'être ce qu'il était, mais aussi de n'être pas ce qu'il aurait pu être? Peu sauraient même comprendre ce que son prochain avait fini par devenir (à son corps défendant, bien souvent). D'ailleurs, le plus grand de tous les paradoxes, c'est de constater que si l'homme ne prétendait pas être ce qu'il finit par n'être pas, il finirait par être ce qu'il n'est pas.
Hannah lui dit que Iôssef avait été un cadeau de son premier mari, offert pour leur cinquième année de mariage. Elle n'en dit pas plus. Et si Max, qui n'avait jamais vu de fossoyeur d'oiseaux, ne demanda pas ce qu'un perroquet si tropical pouvait bien faire en Pologne, c'est que la cohérence était encore plus morte que Iôssef. Il regarda la ville, qui scintillait comme une crèche au bord de la baie de Guanabara. La nuit tombait sur ce monde où on enterrait des perroquets, mais où plus d'un homme, mort ou vif, demeurait sans sépulture.
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rkhettaouirkhettaoui   12 mai 2013
En temps de guerre, les vérités tuent plus que les mensonges – et en temps de paix aussi. La vie a toujours dépendu de mensonges. Dans les forêts, dans les mers, aux pôles et dans les villes, que font les animaux et les plantes, sinon tromper, feindre, camoufler – en somme, mentir ? Avant la raison, l’éthique et la morale, le mensonge existait déjà. Quand le premier homme décida de prêcher la vérité, ce ne fut pas pour l’amour de Dieu ou quelque chose de ce genre, mais parce qu’il avait peur d’être trompé
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rkhettaouirkhettaoui   11 mai 2013
Le savoir n’excluait pas l’ignorance, ni la satiété, l’insuffisance. Le Brésil en était le meilleur exemple : énorme, fertile, chaud. Tout poussait, tout jaillissait dans l’immensité, même la misère, sans doute parce qu’il existait une correspondance entre le manque et l’excès. L’abondance parrainait la pénurie – ou bien était-ce le contraire ? On ne mourait pas de faim ni de froid à Rio de Janeiro, où de grandes dames jetaient des pièces à des clochards plus costauds que des dockers de Pologne.
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rkhettaouirkhettaoui   11 mai 2013
Apprécie le silence. C’est en lui qu’affleurent les bonnes réponses. Certaines sont intuitives, elles viennent d’autres mondes et ont peur de celui-ci. Elles fuient au moindre bruit. Méfie-toi des réponses agréables ou absolues, qui font taire les questions. Nos doutes ne sont pas des cratères, mais des horizons. Pourquoi ne pas les contempler au lieu de les remplir avec n’importe quel mortier ?
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