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Hortense de Chabaneix (Traducteur)
EAN : 9782709629461
550 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (01/04/2009)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Dans une ferme isolée au Nord du Wisconsin, le jeune Edgar Sawtelle grandit seul entre son père et sa mère, avec qui il ne peut communiquer que par le langage des signes.

Depuis deux générations, les Sawtelle élèvent et dressent une race de chiens d’exception « à qui il ne manque que la parole », dont Almondine, l’amie de toujours d’Edgar, est un merveilleux exemple.

À l’arrivée de Claude, l’oncle du garçon, la paix du foyer vole en écl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
ssstella
  30 septembre 2015
Je me suis ennuyée pendant un tiers du livre... chaque amorce d’intérêt faisait "flop" trop vite et j'ai eu envie d'abandonner plusieurs fois. Mais finalement j'ai eu raison de résister, j'ai fini par "vivre" les péripéties d'Edgar et de ses chiens... je me suis inquiétée, j'ai eu faim, froid et mal avec eux. Je voulais qu'Edgar arrive à destination et en même temps qu'il reprenne le chemin de sa maison pour trouver les réponses à ses interrogations.
Le dernier tiers du livre a bien rattrapé le premier et on ne s'ennuie plus du tout. J'ai compris presque toutes les ébauches d'anecdotes qui semblaient sans intérêt au début... mais la fin reste trouble et il m'a manqué une petite moralité à celle-ci.
Ha oui ! Il faut dire qu'Edgar c'est Hamlet ! La chienne Almondine serait donc Ophélie, le père serait le père, etc.... si cette transposition produit de nombreuses analogies, elle n'aide pas à la clarté de ce livre, ni d'ailleurs, à une meilleure compréhension de la pièce de Shakespeare.
Quand, sur la quatrième de couverture, il est fait mention de "roman de grands espaces américains", j'ai été déçue, je n'ai perçu qu'une légère esquisse des paysages du Wisconsin. La plupart du temps on est dans des forêts qui pourraient être n'importe quelle forêt du monde... il n'y a peut-être, que les nombreux lacs pour nous dire une particularité de cet état américain.
J'ai aimé cette lecture, mais avec ces petites déceptions et ces nébulosités... je lui donne seulement la moyenne.
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le_Bison
  30 janvier 2012
David Wroblewski a passé son enfance dans le Wisconsin rural, à proximité de la forêt de Chequamegon, où se passe la fabuleuse histoire d'Edgar Sawtelle. Fabuleuse, mais surtout émouvante et humaine.
Un drame (des drames ?), la Nature et les chiens. Vous n'y trouverez rien de plus mais les paysages du Wisconsin sont suffisamment beaux pour ne pas aller voir ailleurs (ou alors plus à l'Ouest en marchant vers le Montana). Les chiens ont l'air si intelligent, si bien éduqués qu'ils paraissent plus humains que les Hommes. Le(s) drame(s) qui commence(nt) par la naissance d'Edgar. Muet, il communique avec son entourage – et ses chiens – par la langue des signes, et son handicap ne semble pas l'affecté d'autant plus qu'à ses côtés, il a la présence rassurante d'Almondine, chienne et nounou à la fois qui veille sur ce petit gars. Le(s) drame(s) qui continue(nt) avec la venue de l'oncle et qui fragilise l'équilibre familial et la pérennité du centre d'élevage des chiens Sawtelle… Et tout au long des 700 pages, les petits drames s'enchainent, les conséquences apportent des séquelles irréversibles, le petit Edgar est perdu dans ce monde adulte et finalement se rend compte que son handicap devient trop lourd à porter jusqu'au grand drame… J'en raconte pas plus, vous risqueriez de m'en vouloir de vous faire sortir quelques larmes, profondes et sincères, et ruinés ainsi votre maquillage du soir.
Mais voilà, l'Histoire d'Edgar Sawtelle fait partie de ces livres qu'on a du mal à quitter, qu'on met du temps à oublier, qui nous fait voyager, rêver, pleurer, qui nous donne envie de tenir dans ses bras son bon gros chien lové dans le canapé en cuir, de sortir prendre l'air vivifiant et tonic de l'hiver pour respirer et évacuer la pression sauvage de cet état, de se prendre un verre de bourbon au goût bien fumé qui vous donne la sensation d'avaler de la terre ocre. En somme, l'Histoire d'Edgar Sawtelle est un chef d'oeuvre ou presque…
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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dadotiste
  12 août 2012
J'avais lu ce roman une première fois à sa sortie en France et, c'est avec un grand plaisir que je viens de le relire.
Beaucoup de références m'avais échappées.
L'histoire d'Edgar Sawtelle m'avais tenté car j'apprécie beaucoup les romans sur les grands espaces américains.
A travers divers drames, nous suivons la quête du jeune muet pour la vérité. Beaucoup d'émotion et d'humanité dans ce livre. S'il tourne également beaucoup autour des chiens, on peine à croire que ces derniers en sont réellement : Aucune description physique n'en est faite. Seule la recherche de leurs intelligences, voir de leurs capacités à prendre des décisions est abordées. Leur caractère est bien plus poussé que celui de la gente canine et ferait presque penser à celui des humains. Je dis presque car malgré cela, ils gardent leurs statuts d'animaux même s'ils semblent être bien plus que cela.
Une histoire d'amitié, de responsabilité, de trahison, de souffrance mais surtout de liberté. On reste captivé du début à la fin.
Mais, si j'ai eu le besoin de relire ce livre, ce n'est pas pour me souvenir de tout cela mais avant tout pour pouvoir remarquer les nombreuses références à Hamlet de Shakespeare qui m'avaient échappées lors de ma première lecture.
Si on y retrouve les personnages principaux, on y retrouve également la même trame.
Edgar bien que décrit comme muet possède également la même cécité du monde qu'Hamlet au début de l'histoire. Mais, tout comme son éponyme, il va tenter de redonner au monde sa capacité d'être et de voir. Empoisonnement du monde ou empoisonnement réel, là encore, la question se repose.
Ce livre n'est bien sur pas aussi grandiose que celui qui l'a inspiré mais, il mérite tout de même d'être lu et plus encore si on n'en connait les références. Je dirais même qu'elles sont essentielles pour bien assimiler toute la porté de ce chef d'oeuvre.
Wroblewski a passé dix ans de sa vie à écrire ce livre et je pense que nous devrons attendre encore un bon moment pour en avoir un autre si l'auteur veut réussir à égaler celui-ci.
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fleurdusoleil
  05 décembre 2010
Pour mon premier partenariat avec LIVRADDICT, j'ai eu à lire ce roman de David Wroblewski : L'histoire d'Edgar Sawtelle.
La quatrième de couverture annonce que cette histoire a touché un grand nombre de lecteurs, mais malheureusement je ne partage pas cet enthousiasme.
Pour être sincère, je dirais que ce livre me laisse perplexe.
Dans l'ensemble, j'ai apprécié de suivre Edgar, ce jeune garçon muet, meurtri par la mort de son père. La relation privilégiée qu'il entretient avec les chiens de l'élevage familial est exceptionnelle et touchante. Mais trop de zones d'ombres dans son parcours pour la vérité viennent perturber la lecture.
Etant le premier roman de l'auteur, c'est avec indulgence que l'on passe sous silence les manques mais à la fermeture définitive du livre, on ne peut être conquis par ce roman.
L'histoire se découpe en cinq parties, ce qui permet de mieux situer les évènements dans l'espace. Mais le souci de compréhension ne se situe pas dans le découpage de l'histoire. Ce sont les évènements eux même qui parfois manquent de profondeur. Par exemple, j'aurai aimé plus d'explications sur la relation ambigüe des frères Sawtelle ( Gar, le père d'Edgar et Claude, son oncle). Car je pense que même si l'histoire est surtout basée sur les chiens Sawtelle, ces deux personnages ont une énorme importance.
A l'inverse, certains thèmes sont abordés, voir détaillés, puis plus rien, on ne connait pas leur rôle.
Les descriptions sont quant à elles, magnifiques et les paysages sont dépeints avec talent.
Je ne regrette donc pas cette lecture qui est touchante mais je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle est exceptionnelle. Certains passages ont été longs et fastidieux et d'autres en revanche m'ont emportées.
Je remercie Livraddict et le Livre de Poche pour ce partenariat.
Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
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elfe
  17 juin 2009
"Dans une ferme isolée au nord du Wisconsin, le jeune Edgar Sawtelle grandit seul entre son père et sa mère, avec lesquels il ne peut communiquer que par le langage des signes.
Depuis deux générations, les Sawtelle élèvent et dressent une race de chiens d'exception «à qui il ne manque que la parole», dont Almondine, l'amie de toujours d'Edgar, est un merveilleux exemple.
À l'arrivée de Claude, l'oncle du garçon, la paix du foyer vole en éclats." (4e de couverture)
Un roman initiatique qui se déroule au coeur des grands espaces américains. Les descriptions sont magnifiques. Les personnages sont touchants et j'ai été frappé par l'extraordinaire relation qu'instaure Edgar avec ses chiens et notamment avec Almondine. L'intrigue est bien menée. C'est un bon premier roman. Néanmoins, malgré tout l'abattage qui a été fait sur ce livre, je ne le considère pas comme un énorme coup de coeur. J'ai trouvé que le roman s'essouflait de temps en temps.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   30 janvier 2012
Quelques fines lueurs de clair de lune s’infiltraient dans les bois. Les comptonies voyageuses décrivaient un arc au-dessus de l’ancien sentier d’élagage, recouvrant les tiges de mûriers sauvages comme les lames d’une scie dans leur fourreau. Effluves de vinaigriers. Les branches de bouleaux et de peupliers luisaient légèrement. Une étroite trouée dans la canopée leur permettait d’avancer mieux que n’importe quel éclairage terrestre. Edgar se protégeait le visage des mains tandis que les ronces déchiraient ses vêtements. De temps à autre, il s’arrêtait pour appeler les chiens en frappant dans ses mains. Ils déboulaient, frottaient leurs museaux et leurs babines contre sa paume et disparaissaient à nouveau, sûrs d’eux dans la nuit. Il les suivait du regard, ombres parmi les ombres avant de se remettre en route. Il était environné de lucioles. Les voix qui les appelaient s’étaient perdues dans l’écorce de troncs d’arbres qui se balançaient dans la brise nocturne comme des coques de navire. Sans savoir pourquoi, il était certain qu’ils n’avaient pas tourné en rond. Le sens du vent, probablement, ou les rayons de lune qui se projetaient à l’ouest. Lorsqu’un bosquet de bouleaux surgit devant lui, là où il s’attendait à une brèche, il comprit qu’il était arrivé au bout du chemin ou qu’il s’en était éloigné.
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ssstellassstella   29 septembre 2015
"Il y a une différence entre la douleur d'avoir perdu ton père et le refus du changement, poursuivit-elle. Cela n'a rien à voir. Nous n'y pouvons rien, toi comme moi. Les changements sont la loi de l'existence, il y en aurait eu, quand bien même ton père serait encore en vie. Tu peux t'y opposer ou l'accepter, mais tu n'évolueras qu'à condition de l'accepter, sinon tu stagneras. Tu comprends ?"
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line70line70   29 mars 2011
Au fond, la vie n'était qu'un fourmillement d'incidents tapi dans un arbre, comme un essaim de frelons, prêt à fondre sur le moindre être vivant et à le dévorer. On nageait dans un océan de hasards et de coïncidences. On s'accrochait au moindre imprévu heureux - laissant dériver le reste.
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MontanaMontana   12 mai 2016
Il en allait de même pour Edgar : à l'instant précis où une vie normale paraissait possible, où l'univers s'animait d'un semblant d'ordre, de sens, même de beauté -un prisme de lumière dans une stalactite ou la sérénité d'un levé de soleil-, quelque chose se détraquait, une vétille qui déchirait le voile d'optimisme, révélant à nouveau l'aridité du monde. Ils apprirent à attendre que ces moments passent. Il n'existait ni remède, ni réponse, ni consolation.
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janebennetjanebennet   24 janvier 2014
Un livre émouvant, un style différent. Un grand roman américain que j'aime de plus en plus. Il est vrai que le sujet est difficile. Un enfant qui ne parle plus mais qui sait communiquer avec ses parents. L'élevage de chiens et leurs entrainements va changer sa vie ainsi que le décès de son père. Il va devoir disparaître, se faire oublier. La fin du roman est belle mais triste à la fois.
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Alexander Kluge Chronique des sentiments entretiens avec Eric Sarner & Vincent T. Pauval et à l'occasion de la parution aux éditions P.O.L et en français de "Chronique des sentiments, Livre II Inquiétance du temps" - été 2018 - traduction Vincent von Wroblewski & Ulrike Sprenger "B comme histoires de base" "Protego ergo sum" "U comme Urvertrauen" "Mon livre cours de vie" "Les livres comme oasis dans le désert des médias" "Bücher als oasen in der Wüste der mediem" "Le travail du lecteur" "Der arbeit des lesers" "Pour qui écrivez vous ?" "Für wen schreiben sie? "Inquiétance du temps" "Unheimlichkeit der Zeit"
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