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ISBN : 2811219013
Éditeur : Milady (20/01/2017)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 459 notes)
Résumé :
La Terre n'est plus qu'un vaste désert. Des monstres engendrés par d'antiques technologies radioactives hantent ce qu'il reste des océans - quelques lacs d'eau saumâtre, rien de plus. Dans ce monde âpre, un enfant noir, rejeté par tous les membres de sa tribu, se met en route vers Niourk, la ville mythique, peuplée de fantômes. Au bout de cette quête se trouve peut-être le moyen de redonner vie à notre Terre assassinée.
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  24 octobre 2014
Une belle histoire qui démarre comme un roman d’apprentissage et d’aventure pour basculer ensuite vers la fable philosophique. Le roman date des années 50, mais si je ne l’avais pas su, je l’aurais daté des années 1980. C’est donc qu’il a bien vieilli, mieux qu’il était sans doute en avance sur son époque… Dans l’évolution de la Science-Fiction française, je dirais qu’on sent que le roman se situe entre la SF humaniste à la René Barjavel et la SF humaniste à la Paul-Jean Hérault… Il s’agit donc évidemment d’un récit humaniste. ^^

Il y a clairement une dimension anthropologique dans cette histoire tellement ce récit post-apocalyptique est construit comme un récit préhistorique. On se croirait dans "La Guerre du feu", ou dans un bon vieux "Rahan, Fils des Âges Farouches" ! Et on sent que l’auteur a puisé à la source de tous ces auteurs qui ont su défendre et mettre en lumière les civilisations premières.
Dans les 3 premières parties nous suivons une tribu humaine qui nomadise autour des monts Cub, Hait et Jam, entre ce qui fut autrefois le Golfe du Mexique et l’Océan Atlantique. L’enfant noir, mis à l’écart de sa tribu caucasienne en raison de sa peau colorée, voit son sort basculer quand il découvre sur la montagne Santiag la dépouille du Vieux, chef spirituel de la tribu. En s’appropriant ses secrets, et donc son statut social au sein de la tribu, il découvre un bâton-tonnerre qu’il pense être offert par les dieux…
En compagnie de l’ours qu’il a sauvé et apprivoisé, il va se porter au secours des siens pourchassés par une race de pieuvres anthropophages ayant accédé à l’intelligence au contact des déchets radioactifs jetés à la mer par les hommes de l’Avant.
Et après sa rencontre le dieu fou (comment s’appelle déjà le 2e tome de la saga "Hawkmoon" de Michael Moorcock ? Je me demande si…), il décide de conduire son peuple vers la cité de Niourk située au bord du fleuve Huds, malgré un mal mystérieux qui emporte les siens les uns après les autres…
Dans la 4e partie, nous suivons dans les entrailles de Niourk les naufragés de l’espace Ing 3 et Capt 4 à la recherche de Doc 1. Il court après l’enfant noir qu’il prenne pour l’un des leurs…
Dans la 5e et dernière partie, l’enfant noir guéri de l’irradiation dont il était victime achève sa transfiguration.
Et finalement, l’enfant noir, qui passe de la « pensée sauvage » (oui, je n’aime pas trop ce terme, encore trop péjoratif) à la civilisation, suit le chemin inverse de William Cheval-Noir Singer, qui dans "L’Œil de chat" de l’auteur américain Roger Zelazny, régressait de la civilisation à la « pensée sauvage » de ses ancêtres navajos pour échapper à son poursuivant télépathe…
Contrairement à ce qu’assène la pensée unique actuelle, l’être humain est un animal social qui ne peut vivre uniquement par et pour lui-même.
D’un côté nous avons les sauvages terriens qui considèrent comme des dieux tous ceux qui sont plus intelligents qu’eux.
D’un autre côté nous avons les civilisés vénusiens qui considèrent comme des animaux tous ceux qui sont moins intelligents qu’eux.
Alf, le bon sauvage, offre une troisième voie : nous nous élevons et nous tombons tous l’ensemble…
Le roman nous conte donc la civilisation, puis la transfiguration de l’enfant noir, qui en devenant Alphabet acquiert des pourvois quasis divins. Et que fait-il de son omniscience et de son omnipotence ?

Au final l’auteur reprend la maxime de Rabelais : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme. » C’est en conjuguant raison et passion, et en offrant du sens à l’usage des sciences, que l’homme sera enfin en paix avec lui-même.
C’est un récit daté de 1957, qui appartient à une époque où on croyait encore en l’avenir et en l’homme. Pas comme aujourd’hui, car depuis le There Is No Alternative de Celle-Qui-Ne-Faut-Pas-Nommer, l’humanité n’a plus d’autre horizon que celui offert par les adorateurs du Veau d’Or.

Comme "Les Royaumes du Nord" de l’auteur anglais Philip Pullman, ce livre est autant un roman jeunesse qu’un roman adulte. On peut le lire des deux manières, mais en tant qu’adulte, et c’est la dimension jeunesse qui m’a le plus séduit… Comme quoi, il ne faut jamais jurer de rien !
J’ai quand même un certain nombre de doutes sur son accessibilité pour la jeunesse actuelle : le roman est court mais scandé par un rythme particulier avec ces chapitres qui parfois ne font qu’une page, et certaines scènes très crues peuvent déranger, comme celles consacrées au cannibalisme rituel. Mais une bonne histoire reste une bonne historie, et je reste persuadés qu’en la remaniant on peut la moderniser facilement sans la dénaturer. Du coup je suis curieux de découvrir son adaptation en bande dessinée.
Lien : http://www.chemins-khatovar...
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Pavlik
  12 juin 2016
"Niourk"...Un très bon Wul, sans aucun doute. C'est le deuxième roman écrit par l'auteur. Si on le replace dans le contexte de la SF des années 50, il peut très certainement être perçu comme étant à part de la production de l'époque.
Wul, comme à son habitude, sur une toile en bois de SF certifié, s'amuse à marier les couleurs de différents genres : roman préhistorique, roman d'initiation, conte philosophique...Le héros, un jeune enfant noir, évolue dans un monde post-apocalyptique tout à fait saisissant : les océans se sont asséchées, jusqu'à ne plus former que des lacs salés. Les nouvelles terres se sont couvertes de savanes, marécages, déserts et autres jungles. L'enfant noir vit en marge d'une tribu d'hommes revenus à l'état sauvage, qui se nourrissent du fruit de leur chasse et dorment dans des huttes sommaires construites à partir de squelettes de cétacés, aujourd'hui disparus. Il est mis au ban du fait de sa couleur. Un jour, le Vieux, Celui-Qui- Sait-Tout, déclare qu'il compte se rendre à Santiag, la cité des Dieux, et que quand il reviendra, l'enfant noir mourra...
J'ai vraiment apprécié ce roman qui nous offre un univers tout à fait remarquable, et qui reflète bien la sensibilité de Wul (sense of wonder, poésie, sens de l'aventure...). Certaines images marquent notre imaginaire : Niourk (New York), ville ultra technologique, abandonnée depuis des siècles et dont les robots continuent de fonctionner, les poulpes géants, qui ont muté (à cause des déchets nucléaires déversés par les hommes dans les océans) pour devenir de monstrueuses créatures amphibies. L'intrigue est, somme toute, très restreinte et c'est davantage à une ballade que nous convie l'auteur. Mais une ballade qui n'est pas sans réflexion. le parcours de l'enfant noir pourrait symboliser l'évolution de l'humanité, depuis Néandertal jusqu'à un futur "homo superior". Finalement, je vois un peu "Niourk" comme un complément à "Oms en Série" (ou plutôt l'inverse, vu l'ordre de parution). Dans ce dernier, le savoir, d'un point de vue individuel, puis à l'échelle d'un peuple, était le moyen de parvenir à l'émancipation. Dans Niourk, celui-ci devient le produit de l'action de l'intelligence de homo sapiens sapiens sur son environnement et donc le corollaire de son évolution.
La mise en garde finale est évidente : oui, nous sommes supérieurement intelligent, et en mesure de dominer un monde (voir, dans le futur, l'univers). Mais, il ne faut pas oublier d'où nous venons, ni que l'expérimentation sans éthique est dangereuse. Bref, ce n'est pas parce que nous pouvons le faire que nous devons le faire. Ainsi, le savoir est un bien précieux, mais certainement pas une fin en soi. Finalement, il m'aura manquer presque rien pour que je mette 5 étoiles (peut-être un chouia plus de poésie) : 4,5/5
PS : ce livre est par moment étiqueté littérature jeunesse : certaines scènes cynégétiques assez crues m'amènent à penser que, personnellement, je ne mettrais pas ce livre dans les mains d'un enfant avant l'âge de 13, 14 ans
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finitysend
  01 juillet 2014
Stéphane Wull , est un des grands auteurs dont les oeuvres ont enrichis la science-fiction française de nombreux classiques .
C'est parmi les auteurs français , avec Laurent Genefort , un des grands champions de la création d'univers .
Niourk ne déroge pas à cette règle du dépaysement absolu , ici un dépaysement très mélancolique pour ce qui est de l'aventure humaine sur la terre .
Notre espèce vit désormais sur une planète terre transfigurée , une sorte de crépuscule inquiétant , alors que la civilisation a disparu de notre monde , alors que les hommes vivent de façons précaires dans des sociétés préhistoriques .
A bien des égards , Niourk est une fiction préhistorique , mais posée en contexte pos-apocalyptique , dans un monde ravagé où les océans ont en grande partie disparus , où bien des animaux ont mutés , il y a de grands espaces radioactifs ....
Certains de ces animaux semblent d'ailleurs doués d'intelligence et ils menacent de détrôner l'humanité de sa position d'espèce dominante sur ce monde désormais irrémédiablement étranger au passé révolu . Un monde qui passe donc très lentement , au grès des siècles , à autre chose , inéluctablement et tristement .
C'est un texte bien écrit qui est à la croisée de la littérature jeunesse et de la SF pour adultes . Il est accessible aux deux publics sans l'ombre d'un doute .
Le texte est empreint d'une certaine naïveté à certains moments , pour un lecteur adulte , je veux dire .
Ce peut être gênant mais par ailleurs c'est compensé par un tableau de l'univers qui est méticuleusement peint .
C'est un roman où il se passe quelque chose , ça bouge ... sans être un thriller pour autant , ce qui n'est pas pour me déplaire .. Ça change en effet ...
Mais globalement ce texte possède le charme d'un univers éloquent , et une d'une trame narrative bien rythmée . Une bonne caractérisation aussi ( bonne véritablement ) et une aptitude certaine à installer une mélancolie très insidieuse et lancinante , au fil des pages . Ces qualités en font une lecture qui peut donc toucher le lecteur adulte .
C'est un roman initiatique où un jeune homme arpente un monde qui persuadera le lecteur contemporain , qu'il appartient au passé .
C'est une ballade dans des régions sauvages , avec des dangers et des menaces , dues au présent , comme également dues aux legs technologiques du passé .
Finalement il y a aussi un contact avec une humanité survivante , une société à la civilisation futuriste , mais qui poursuit ses aventures ailleurs , pas sur terre , ailleurs ...
On peut aimer Niourk , on peut ne pas aimer Niourk , c'est selon ... , mais une chose est certaine , c'est un univers qui affiche une grande présence .
C'est donc une belle ballade de science-fiction , incontestablement de celles qui laissent durablement au lecteur une quantité d'images persistantes dans la tête .
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domisylzen
  08 septembre 2016
Nous sommes au vingt-cinquième siècle et la terre a été ravagée. Les océans ont disparu, ne laissant que quelques lacs d'eau salée. La quasi-totalité de l'espèce humaine aussi, a disparu. Un petit groupe revenu à l'âge primitif survit, entre ce qui a été Cuba et les Etats-Unis, en chassant des chiens sauvages ou des jaguars.
Thôz est le chef, c'est un rude guerrier. le vieux est celui qui sait tout, une sorte de vieux sage sorcier. Aujourd'hui le vieux a décidé de rendre visite aux Dieux à Santiag. La tribu l'attend mais le vieux ne revient pas.
L'enfant noir, que le vieux a décidé de tué à son retour, décide de partir à sa recherche dans la ville des Dieux. Il est loin de se douter du déroulement de son périple car l'enfant noir apprend vite … très vite.
C'est un de mes premiers romans de science-fiction que je relis aujourd'hui avec grand plaisir. Un roman initiatique qui nourrit nos rêves, d'aventures et d'exploits dans un monde post-apocalyptique.
Ce roman est très court, les chapitres qui le composent aussi. C'est un formidable tremplin pour qui veut découvrir le monde de la SF. Je pense surtout aux ados qui ont peine à lire ... mais pas que. Même si certains passages ont vieilli, je me suis de nouveau laissé embarquer avec un immense plaisir.
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Ambages
  08 octobre 2017
« Dieu – sens propre : superstition grossière de l'animal ''homo sapiens'' comblant commodément toutes les lacunes de son savoir par l'existence d'un être invisible et parfait, omniscient, omnipotent, éternel, créateur et maître de toutes choses. Certains animaux de Mars croient encore en un Dieu. Les Srebbs de Vénus croyaient en plusieurs dieux (voir Srreb). Sens figuré (familier) : on appelle dieu un personnage ridicule et ignorant qui prend des airs capables. »
Toujours la boîte à livres... C'est mon détour obligé du matin, ma récréation, le cadeau qui augure d'une bonne journée. Niourk de Stefen Wul. Oh ! impossible de résister. Pire qu'un gosse, j'ai les yeux qui brillent, je suis heureuse d'aller travailler^^, j'ai déjà ma journée qui brille de mille feux. J'aime tellement les livres qui ont déjà respirer une vie. C'était écrit ''J Louis'' à l'intérieur de la couverture. J'imagine qu'il l'avait lu précédemment. Merci M'sieur. Je reconnais une écriture ancienne. J'imagine un vieux monsieur qui se dit que cela fera plaisir à un gamin. Ben voui, je suis une gamine quand je vois un tel livre. Alors je prends. D'accord il faudra aller le rendre à la boîte mais pour celui-ci ce sera difficile. J'ai vraiment adoré. Je sens qu'il pourrait rester avec moi (encore un peu). Peut-être même qu'un de mes enfants aurait envie de le lire ? Je suis certaine que ça leur plairait. Parce que c'est dépaysant et ça questionne. C'est bien écrit. Mais ça questionne. Oui c'est surtout ça. Ça m'interroge. Je radote ? Un peu, ça m'arrive quand je bloque. Et ce livre me pose problème. Parce que j'étais si contente de lire certaines phrases qui correspondaient tellement à ma pensée. Mais Stephen Wul m'a mis le doute par la suite. Et ça c'est top. Quand je suis obligée de me poser des questions sur ce que je prenais pour acquis. C'est ça qui me fait dire que je vais le garder. Parce que je vais y revenir. Relire certains passages. Il faut que je trouve une rationalité. Niourk c'est ce qui nous restera quand on aura tout détruit sur notre Terre. Heureusement que l'Enfant noir est là pour nous donner espoir.
Ça y est j'ai trouvé ! Je crois au Père Noël. Sûr ! pour avoir reçu un cadeau comme ça... d'autant que cette édition de 1994 en Folio Junior Édition spéciale contient des dessins de Bilal sur la couverture et à l'intérieur des illustrations de Victor de la Fuente.
« Vous ne serez plus des hommes. Vous voulez monter très haut dans la puissance, mais vous n'avez gardé aucun point d'appui, vous avez eu tort de couper vos racines? Voyez-vous, je suis déjà monté plus haut que vous, mais ma personnalité s'étend de l'animal jusqu'à l'homo multipotens. La vôtre ne va que de l'homo artificialis à l'homo superior. Ce serait à moi de vous mépriser, si j'étais encore capable de mépriser quelqu'un. »
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critiques presse (3)
BulledEncre   13 décembre 2012
Quand un Maître rencontre un autre Maître, cela donne un «must have» !
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BoDoi   06 novembre 2012
Rien n’est superflu, tout est coordonné pour que le plaisir de lecture soit total, et celui des yeux également : Vatine s’offre ainsi des dessins pleine page du meilleur effet.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   10 octobre 2012
Olivier Vatine, seul aux commandes pour cette adaptation, comble les attentes tant du point de vue de la narration que graphique.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
aurcoraurcor   17 novembre 2017
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AlfaricAlfaric   25 octobre 2014
Quand ils furent tout près des chasseurs, l’ours. Mais l’enfant le calma d’une caresse derrière les oreilles.
- Que les chasseurs ne craignent rien, dit-il, l’ours est l’ami de l’enfant noir.
Et il resta debout, une main posée sur l’échine de la bête, tenant de l’autre une arme étranger et brillante. Une blessure en séton saignait sur sa cuisse. Le grand chapelet de vertèbres était passé trois fois autour de son torse mine.
Une quinte le courba en deux. Il se racla la gorge, cracha et reprit sa respiration. Puis il parla d’une traire en regardant Thôz.
- L’enfant noir est en même temps le Vieux, dit-il, il a mangé la cervelle du Vieux, parce qu’il a trouvé le Vieux mort à Santiag, la ville des dieux. Il a aussi mangé la cervelle du jaguar et du vautour, et aussi celle d’un monstre qu’il a tué dans les collines de sables. Il a fait de l’ours son ami. Il a tué les monstres avec le bâton brillant que les dieux lui ont donné. L’enfant noir est l’ami des dieux. L’enfant noir est le Vieux, mais il est aussi le jaguar et le monstre. C’est pour cela qu’il est plus fort que le Vieux. C’est pour cela qu’il fait plus de choses que le Vieux.
Il se tut. L’ours lui léchait la main. Derrière lui, sur la plage où la fumée s’était dissipée, treize grands cadavres confirmaient sa puissance.
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PavlikPavlik   07 juin 2016
-Tenez, je me rappelle avoir lu quelque chose dans votre dictionnaire, Doc. La définition du mot dieu : superstition grossière de l'Home sapiens. En êtes-vous vraiment là ? C'est un signe indubitable de votre insuffisance. Vous êtes assez forts pour fouler aux pieds les vieilles idoles et même l'idée un peu simple que l'Home sapiens se faisait de Dieu. Mais si vous n'avez rien mis à la place, il vous manque quelque chose.
-Tu crois en un dieu, Alf ?
-Je crois en Dieu. Mais je crains de ne pouvoir vous expliquer. Vous êtes trop supérieurs ou pas assez, pour comprendre. Voilà ce que l'on gagne à naître dans un bocal...Vous n'avez pas assez d'intelligence et vous avez perdu la naïveté. Pauvres, pauvres "supérieurs" !
+ Lire la suite
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AlfaricAlfaric   27 octobre 2014
- L’ennui avec vous, c’est que vous vous croyez supérieurs parce que vous êtes nés dans un bocal, d’un ovule fécondé par une étincelle. Parce que je suis sexué, parce qu’une mère m’a donné le jour, vous me prenez pour un animal. Vous vous décernez à vous-mêmes le titre d’Homo superior. En fait, vous n’êtes pas des hommes, vous êtes des robots…
Il leva la main pour empêcher le doc de parler.
- Oui, je sais bien, j’exagère. Je veux dire que vous vous acheminez vers une civilisation de robots. Vous avez aboli la conception naturelle ; de siècle en siècle, vous abolirez une autre chose, puis une autre encore. Vous ne serez plus des hommes. Vous vouoez mobnter très haut dans la puissance, mais vous n’avez gardé aucun point d’appui, vous avez eu tort de couper vos racines. Voyez-vous, je suis déjà monté plus haut de vous, mais ma personnalité s’étend de l’animal jusqu’à l’Homo multipotens. La vôtre ne va que de l’Homo artificialis à l’Homo superior. Ce serait à moi de vous mépriser, si j’étais encore capable de mépriser quelqu’un.
+ Lire la suite
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PavlikPavlik   07 juin 2016
-C'est un enfant, comme vous dites, Doc. Pour l'instant, il s'amuse. Mais ne peut-il devenir dangereux pour nous quand il cherchera d'autres jouets ? Il finira par vouloir jongler avec les planètes. Je crois que...
-Brig !
-Non, laissez-moi parler, Doc. Je sais que vous vous êtes attaché à lui. Moi aussi, d'ailleurs. Mais il faut voir les choses en face. Physiquement, ce n'est qu'un petit animal ; mentalement, c'est un monstre. Le monstre le plus dangereux qui ait jamais vécu.
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