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EAN : 9782070345472
224 pages
Éditeur : Gallimard (30/08/2007)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Les Terriens doivent céder la planète Sidar aux Xressiens, des rats humanoïdes connus pour leur agressivité. Le physicien Lorrain est le dernier recours avant que les Sidariens ne soient exterminés par les envahisseurs. Mais il doit d'abord retrouver Lionel, son robot, son double électronique quasi indestructible, qu'il avait envoyé sur Sidar pour une mission secrète. Une course contre la montre commence alors pour Lorrain qui devra affronter seul, ou presque, la fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  03 mai 2015
Pas évident de rajouter quelque chose aux excellentes critiques du camarade Pavlik sur les oeuvres de Stefan Wul…
"Rayons pour Sidar", "Piège sur Zarkass" et "Odyssée sous contrôle" sortent un peu du même moule avec un protectorat terrien sur une lointaine planète tropicale (qui rappelle peu ou prou l'Afrique coloniale), des indigènes menacée par des aliens (qui évoquent peu ou prou l'URSS de la Guerre Froide), des espions à l'ancienne et un bon vieux trek dans la jungle.
Celui-ci commence de manière excellente, comme souvent avec l'auteur français !
La puissance d'évocation de ses descriptions sur le paysage, le climat, la flore et la faune est incroyable : elles nous immergent totalement dans l'écosystème d'une exoplanète et on se croirait dans l'"Avatar" de James Cameron ! (J'ai vraiment eu peine à croire qu'il s'agissait d'un récit datant des années 1950.)
Accompagné du guide indigène Xaog, Lorrain 1613 A.C. s'enfonce en pays horb pour aller à la rencontre de Lionel 1613 A.C., son clone robotique et son partenaire pour accomplir le plan master des services secrets terriens visant à empêcher l'annexion de la planète par les Xressiens (tiens, des hommes-rats comme dans "Le Cycle des guerres Wess'har" de Karen Traviss ^^).
Quelques deus machina sur le Krötang et l'attaque des sauvages sur la factorerie, mais au-delà de cela il y a beaucoup d'éléments intéressante dans ces relations humains / androïdes. Car au-delà d'une initiale relation maître/serviteur, il y un attachement narcissique pour le modèle humain envers le clone robotique qui dispose de l'immortalité et l'éternelle jeunesse et un attachement fraternel du clone robotique envers le modèle humain dont il partage la mémoire et auprès duquel il a vécu si longtemps. Après nous avoir fait partager les pensées de Lorrain, l'auteur nous fait ainsi partager les pensées de Lionel qui après avoir emprunté des pièces de rechanges biologiques à l'humain qu'il veut ramener à un centre de résurrection (l'auteur se fait plaisir et nous fait plaisir avec de très chouettes descriptions et explications médicales ^^), s'interroge sur les différences entre le naturel et l'artificiel (notamment quand il se rend compte qu'il se noie quand il voit des poissons voler… ^^)
Il y a vraiment un parallèle entre l'humain traversant la jungle pour se porter au secours du robot, et le robot qui refait le chemin inverse pour tenter de sauver l'humain. Une belle relation doublée par celle entre le résident Marco et Martial 6738 A.B., son double robotique disparu que Lionel ramène à la vie et à la civilisation…
Ah ça, cela sent bon la SF humaniste d'Isaac Asimov ("Le Cycle des robots") ou d'Ozamu Tezuka ("Astro Boy") ! On sent aussi l'époque où on était persuadé qu'en libérant les hommes du travail les machines allait contribuer au bonheur de l'humanité, alors qu'elles les a peut-être condamnés au chômage et à la pauvreté… (Au point même que maintenant le référence en matière de robots dans la culture populaire c'est Skynet, le superordinateur génocidaire de "Terminator" et ses nombreuses machines de mort... Même si moi perso, c'est quand même Bishop d'"Aliens" qui a ma préférence ^^).
Mais finalement, passé un cap les choses se gâtent : on retombe dans les rebondissements de romans d'espionnage de gare et dans une opposition surannée entre bon et mauvais colonialisme faisant la part belle au paternalisme et au « fardeau de l'homme blanc ». Puis l'opération exfiltration de la planète Sidar est complètement capillotractée malgré une avalanche d'explications scientifiques lourdes et datées.
Encore un roman de Stefan bancal et inégal, qui commence super bien avant de finir un peu en eau de boudin. C'est vraiment dommage… (Ben oui, parce que pour un livre sorti en 1957 vous aurez remarqué que j'ai souvent eu en tête les images des films bien plus récents du réalisateur américain SF-friendly James Cameron ^^)
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Commenter  J’apprécie          320
Masa
  17 février 2018
Je me répète, mais j'affirme, mon amour pour cette Science-Fiction des années 50. Une décennie prolifique où j'ai eu mes plus belles découvertes littéraires dans ce genre. Seulement, cet attachement ne s'est fait qu'avec les auteurs américains et anglais. Ce constat est dû au fait que je connais peu les écrivains français de cette époque. On – Alfaric – m'a lourdement (hurlé) conseillé Sefan Wul. Après deux essais pas terribles, je me devais de persévérer.
Autant je trouve que les auteurs outre-Atlantique et Manche ont réussi à nous offrir des récits pas trop datés, autant avec Stefan Wul, ses écrits accusent de l'âge. Alors, pourquoi une telle affirmation ? Pour la bonne raison, c'est quand on fait intervenir des faits géopolitiques – on ne m'ôtera pas de l'esprit que Stefan Wul était un patriotique convaincu et fiers des colonies françaises au Nord de l'Afrique, et ce n'est pas ce court roman qui me contredira –, le récit va vite prendre un coup de vieux. Faut dire que les cartes changent (presque) tous les ans avec les chinois qui colonisent les îles du Pacifique, les russes qui viennent bouffer les terres ukrainiennes…
Tout ce baratin du dessus pour dire que j'ai choisi « Rayons pour Sidar » pour sa parution de ma décennie préférée dans la Science-Fiction.
Sidar est une exoplanète où les autochtones sont primitifs. Ils passent leurs soirées à fumer des herbes, à invoquer leur Dieu et à pousser des “Na, na !”. C'est alors que l'espèce humaine est arrivée et a fait ce qu'elle sait faire de mieux, détruire son écosystème à but d'égoïsme. Bon, j'exagère. La planète n'est pas encore détruite et pillée. Au début de ce très court roman, on va suivre Lorrain à la recherche de son robot Lionel.
Je ne serai pas aussi analytique et complet que Alfaric et Pavlik. Je vais rester, comme à l'accoutumée, sur mon ressenti de lecteur. Quand j'entame un livre de Science-Fiction, j'attends juste un dépaysement et d'entreprendre un voyage qui donnera des frissons de plaisir.
Après avoir terminé « Rayons pour Sidar », j'ai une sensation d'inachevé. Non pas que sur l'histoire en elle-même, mais sur l'ensemble. Pour commencer, l'exploration de cette planète m'a paru succincte. Si l'auteur nous apporte quelques bébêtes originales, il reste ancré sur nos propres animaux, nous parlant de serpents ou bien de papillon. La flore, quant à elle, n'est pas du tout décrite.
Un événement m'a contrarié. Même si le passage de (charcutage) chirurgie effectuée par le robot, je suis resté bloqué.
Et puis, cette fin et ces explications peu crédibles. Je n'en dirai pas plus.
Malgré les choses qui m'ont chagriné, j'ai plutôt apprécié de court texte. C'est très facile à lire. On ne s'y attache pas aux personnages principaux, mais cela ne m'a plus dérangé. C'est même peut-être le meilleur titre de Stefan Wul que j'ai pu bouquiner jusqu'à présent. À noter qu'il existe deux adaptations en BD, l'un avec Lorrain, l'autre avec Lionel, respectivement sorti en 2014 et 2015.
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Pavlik
  26 janvier 2015
Comme je l'avais évoqué dans ma critique de "Piège sur Zarkass", "Rayons pour Sidar" partage avec ce dernier un cadre commun, à savoir la menace qu'une espèce extraterrestre fait peser sur un protectorat terrien. Mais, si "Piège sur Zarkass" est l'occasion pour l'auteur d'amener sa vision de la colonisation, tout en transposant dans l'histoire la menace communiste des années 1950-1960, l'ambition de "Rayons pour Sidar" est bien moindre et se place davantage dans le registre de la sf légère et distrayante.
Lorrain, physicien accomplit, doit absolument retrouver Lionel, son robot, créer à son image, perdu en plein pays Horb, un des peuples les plus hostiles de Sidar. de sa mission dépend l'avenir de cette planète, lointain protectorat de la Terre mais qui va passer, dans quelques semaines, sous le giron des xressiens, une race extraterrestre ressemblant à des rats, agressive, et dont la planète d'origine est bien plus proche de Sidar que la Terre. Lorrain doit donc mener à bien son expédition en pleine débâcle, en plus d'affronter la faune et la flore de Sidar, particulièrement hostiles. Heureusement, il peut compter sur Xaog, son guide sidarien...
Comme je l'ai dit précédemment le cousinage entre "Rayons pour Sidar" et "Piège sur Zarkass" n'est, selon moi, que lointain et ce pour plusieurs raisons :
-contrairement aux Triangles de "Piège sur Zarkass", les xressiens ont une technologie inférieure aux terriens, seul la proximité de leur planète d'origine leur donne un avantage déterminant. Il n'y a donc pas de métaphore possible avec la supériorité technologique russe de la fin des années 1950 (époque de la rédaction de "Piège sur Zarkass")
-Si les Triangles s'avèrent être une race insectoïde, travaillant en essaim (d'ou la comparaison possible avec les soviétiques), les rats xressiens ressemblent davantage à des fascistes.
-Autant Zarkass, malgré l'imaginaire de l'auteur à l'oeuvre, dégage une impression familière, évoquant l'Afrique, autant Sidar est beaucoup plus étrangère à nos représentations et Wul s'en donne à coeur joie dans la description de la faune et de la flore.
-Dans "Piège sur Zarkass", on sent toute la tendresse que Wul ressent pour les indigènes, qu'il prend grand soin à décrire et à caractériser. Au contraire, sur Sidar, les indigènes sont réduits au stéréotype que l'on peut en avoir. de même, on ne voit pas réellement l'intention de l'auteur de développer une réflexion sur la colonisation et le regard des terriens sur les sidariens est, lui aussi, stéréotypé, c'est-à-dire paternaliste.
-Enfin, si, dans "Piège sur Zarkass", la menace est contrée par la magie, elle l'est, dans "Rayons pour Sidar", par la technologie.
En résumé, "Rayons pour Sidar" s'avère être un roman davantage conforme aux canons de l'auteur que "Piège sur Zarkass", l'imaginaire y est plus foisonnant et l'ambition plus légère. On regrettera néanmoins un manque de poésie et d'émotion, le contexte de l'histoire aurait pu être le prétexte à faire vivre davantage ces facettes du style de Wul.

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meygisan
  08 décembre 2016
Vu que je passe (encore!) après tout le monde, c'est encore plus délicat pour moi de proposer une critique qui ne copie pas mes prédécesseurs ( les critiques d'Alfaric et de Pavlik sont excellentes et je vous conseille d'y jeter un oeil!).
C'est avec curiosité d'abord, puis entrain et plaisir que je découvre plus avant l'univers des oeuvres de Stephan Wul. Ma culture est bien maigre en la matière mais je m'attèle tout de même à vous livrer mon sentiment sur ce livre ( toute ressemblance avec une critique existante est involontaire...).
J'aime beaucoup l'univers que cet auteur propose, car pour autant qu'il soit classé dans la "sf rétro", anticipation d'une autre époque, et malgré l'ancienneté de ses oeuvres, force est de constater que les thèmes qu'il aborde et/ ou développe abondamment, sont toujours d'actualité, ou du moins renvoie à notre propre actualité, ce qui prouve bien que ce que nous qualifions d'actualité, n'est pas si actuel que cela. A croire que l'humanité ressasse sans arrêt les mêmes choses sans avoir la capacité de s'en défaire, et donc d'évoluer. Tiens donc!!? Est ce aussi surprenant de la part d'un auteur ( de ce siècle, ou d'un autre) de parler de choses intemporelles lorsqu'il s'agit d'un auteur de sf? pas si surprenant que cela.
Toujours est il que j'ai bien apprécié ce livre pour les questions qu'il peut soulever quant aux rapports humanité/ machine, surtout à notre époque où les technologies et leurs applications dans des champs tels que la médecine ou la chirurgie, peut pose réellement des problèmes d'ordre moral et remet en cause de manière inquiétante l'intégrité humaine, et donc notre place au centre de notre propre existence. Où se pose la limite?... Et qui sommes nous pour décider pour tout le monde?
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pitivier
  30 juillet 2011
Rayons pour Sidar est donc un excellent divertissement, un livre intelligent écrit par un auteur qui mérite d'être redécouvert. C'est un voyage dépaysant, emprunt d'exotisme et d'humanisme. Une réussite assurément.
[...]
Lien : http://pitivier-blog.blogspo..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PavlikPavlik   25 décembre 2014
Lorrain ferma les yeux et souffla dans l'harmonica. Les premières mesures de la Toccata en ré mineur de Bach planèrent sur le village. L'effet en fut saisissant. Les Horbs se figèrent en une immobilité de pierre. Lorrain put penser qu'il avait eu une idée de génie. Il reprit son souffle après le point d'orgue mais les choses se gâtèrent dès qu'il entama l'allegro. Des huées de trombone et de sifflets saluèrent la musique divine et Lorrain fut lancé sans ménagement de mains en mains jusqu'à son trou d'herbes, non sans avoir reçu force horions au passage. Chacun reprit ses occupations sans s'occuper du terrien tandis qu'il se demandait quelle injure ou quelle obscénité horb Jean-Sébastien Bach avait bien pu forger sans le savoir quelques siècles auparavant.
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PavlikPavlik   19 janvier 2015
-Comment s'appelle votre robot ?
-Lionel, dit Lorrain se levant à son tour, Lionel 1613 A.C. [...]
-Il vous ressemble beaucoup ?
-Assez, oui [...]
-Il est vrai que vous êtes jeune, soupira le Résident. Vous verrez, plus tard, quand vous aurez une ride, puis une autre, quand vos cheveux grisonneront, quand vous vous empâterez progressivement. Votre robot vous deviendra de plus en plus cher, de plus en plus précieux : la parfaite image de votre jeunesse. Là, vous vous attacherez à lui, terriblement.
-Mais j'aime Lionel comme un frère, protesta Lorrain.
-Oui, oui, dit le petit homme. Mais en vieillissant, vous l'aimerez comme un fils.
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PavlikPavlik   26 janvier 2015
[Lorrain] J'ai un titre ronflant : Ingénieur Suprême des orbites solaires ; en langage vulgaire : professeur de billard interplanétaire.
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picturapictura   21 janvier 2020
Une politique peut paraître saine et probe tout en cachant d’abominables dessous. Elle peut aussi sentir la pourriture en masquant de nobles projets.
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PavlikPavlik   22 janvier 2015
Etre cul-de-jatte, passe encore, mais que peut faire un cul-de-jatte manchot !
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