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EAN : 9782265000841
221 pages
Éditeur : Fleuve Editions (30/11/-1)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Le gouvernement terrien a chargé le savant Jâ Benal d'espionner les habitants de la Lune qui projettent une attaque de la Terre. Après avoir aluni sur le Mont Circé, Jâ affronte les gôrs, des monstres hideux qui paralysent la volonté de leurs adversaires. Parvenant par la ruse à leur échapper, il atteint la vallée des cendres, mais se retrouve prisonnier dans une grotte envahie par des flots de lave brûlante... Réussira-t-il à s'extraire de cet enfer pour sauver les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  07 janvier 2015
On sent qu'il s'agit du premier ouvrage de l'auteur, daté de 1956 qui plus est… C'est un opus moyen et inégal, mais bon sang ne saurait mentir quand on dispose d'autant d'imagination que lui : on voit déjà apparaître, entre autres choses, les différences d'échelles d'"Oms en série", l'Afrique postcoloniale de "La Peur géante" et le pilote baroudeur Massir du "Temple du passé"… ^^ On retrouve donc les ingrédients préférés de l'auteur dès sa première oeuvre : poésie, sens de l'aventure, exotisme, émotion.

Dans "Retour à 0", on est dans un space-opera lunaire qui puise largement dans le roman d'espionnage, mais dans le roman d'espionnage de gare à plusieurs étapes du roman.
La lune est une prison-dépotoir de tout ce qui est indésirable sur Terre… concept repris par Cosmos 1999, la Trilogie de Lune de Johan Heliot, Sept Prisonniers de Mathieu Gabella et cie. C'est un vieux classique de la Science-Fiction et c'est presque New York 1997 / Los Angeles 2013 avant l'heure… (Ah ça, l'auteur possède un style tellement visuel qu'on imagine tout de suite ce que cela pourrait donner à l'écran ! ^^)
La Haute Cour Mondiale organise un faux coup monté contre le scientifique Jâ Benal, dans l'optique de l'infiltrer dans le bagne lunaire comme espion-saboteur dans un remake de la guerre des mondes. Car on sent bien l'ambiance très Guerre Froide qu'il règne entre la Terre qui craint une invasion des forces lunaire jugées technologiquement supérieures, et la Lune qui craint une invasion des forces terriennes jugées technologiquement supérieures (et dire que tout cela a été écrit 1 an avant le lancement de Spoutnik ^^)…
Car le régime lunaire a des faux airs de dictature soviétique, surtout avec l'Ancêtre, son Premier Citoyen qui avec son autoritarisme, sa paranoïa, son culte de la personnalité et son révisionnisme historique… ressemble furieusement un alter égo de Joseph Staline le boucher rouge ! Toutefois les divergences sautent vite aux yeux : le quasi asservissement des femmes qui n'ont pas droit à l'éducation (ça va plaire à Zemmour ça ^^) et l'idéologie de la survie du plus apte ne sont pas très coco friendly… ^^
Une fois les enjeux exposés, notre héros a fort à faire : krash sur la lune, confrontation avec les créatures indigènes aux pouvoirs psioniques, traversée d'une plaine volcanique recouverte de coulées de lave… puis intégration au système communistes lunaire en mode double-jeu, collectes de renseignements, opérations de désinformation, incitations à la sédition, sabotages planifiés ou effectués…

Stefan Wul se moque gentiment du roman d'espionnage old school, mais volontairement ou non il en reprend les clichés (comme la pépé blonde qui devait l'espionner mais qui au final trahit ses maîtres parce que tombée éperdument amoureuse de lui ^^).
Malgré tous les airs de déjà vus, deux passages m'ont vachement plu :

Le dénouement fait basculer l'histoire du roman d'espionnage au roman catastrophe…

Arrivés là, on touche du doigt la SF poétique d'un René Barjavel

Le livre, court, un peu désuet et volontiers naïf, a été requalifié jeunesse par les éditeurs. Comment un jeune public des années 2000 peut-il comprendre les nombreux liens que fait le roman avec les relations internationales de la fin des années 1950 et avec le paysage littéraire des romans d'espionnage à la fin des années 1950 ? Quézako quoi !!!
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lyoko
  02 janvier 2016
Mais quelle imagination !!
Stefan Wul nous fait en 133 pages à la fois un roman d'espionnage, scientifique et de science fiction .. et surtout qui prend !!
La terre se sert de la lune pour exiler ses prisonniers. mais ceux-ci on recontruit une civilisation a tel point que la lune menacerait la terre d'ici 5 ans. Les puissants terriens piègent le savant Jâ Benal afin d'en faire leur espion sur la lune. Celui-ci va traverser différentes épreuves (assez kitch d'ailleurs) pour enfin entrer en contact avec les lunaires.
Il ne faur surtout pas oublier en lisant ce roman que Wul l'a écrit en 1956, et que si parfois on a la sensation de déjà vu , ce n'est que de façon fortuite.
J'ai complètement été fascinée par la médecine lunaire (et les descriptions géniales de l'auteur). J'ai aussi apprécié les techniques de propagandes subliminales.
A tel point que j'en ai complètement oublié les clichés un peu lourds utilisés par l'auteur, mais qui au final donne un certain poids au roman.
Pour conclure j'ai adoré
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ludi33
  30 mars 2018
Une bonne surprise que ce livre de science fiction old school. Que d'idées développées dans cette histoire qui se déroule de manière plutôt classique, mais offre toutes sortes d'idées scientifiques. Entre ses personnages attachants (mais un brin manichéens), ses aventures tonitruantes et son final apocalyptique, le livre se lit avec beaucoup de plaisir. L'univers évoqué est très coloré et m'a fait pensé aux films de SF de l'époque avec des décors en carton-pâte, des effets spéciaux balbutiants et surtout des costumes kitch à souhait. Tout cela reste joyeux et offre un super moment de lecture.
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gloubik
  12 avril 2016
J'ai déjà lu des oeuvres de stefan wul. C'était il y a longtemps, et je ne les ai pas gardées. Je pense, après avoir lu Retour à « O » savoir pourquoi.
Le livre que je tiens entre les mains est de 1976. Pourtant, dès les premières pages, j'ai compris qu'il était plus vieux que ça. ; plutôt années 50. Pour en avoir confirmation, il suffisait de lire la quatrième de couverture. Chose que je fais rarement, sauf si je pense pouvoir l'utiliser pour la chronique que je rédige du lire.
Vous l'avez donc compris : sans être vieillot, le style de l'auteur est marqué par ses 60 ans. Mais s'il n'y avait que ça, je n'aurais qu'un avis entièrement positif à donner.
Les premières pages sont très « classiques » : Notre héros, condamné par la justice, est envoyé en exil sur la Lune qui sert uniquement de bagne, mais sans gardiens. Une variante des usages qui ont été fait de territoires comme la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie ou l'Australie au XIXe siècle. Là où ça commence à dérailler, à mon goût : Notre héros n'arrive pas dans un gentil spatioport bien coquet. Non, Il percute la Lune à peu près n'importe où. Lui a rencontré des problèmes techniques, ok, mais c'est visiblement la façon de faire pour tous : ils arrivent n'importe où. C'est vrai qu'ils n'ont qu'un peu moins de 38 000 000 km2 à explorer pour trouver la colonie pénitentiaire !
Les pages qui suivent cet alunissage catastrophe sont peut-être les plus belles. Où on découvre un écosystème lunaire très original. Bon, pas très vraisemblable vu ce qu'on sait de la Lune, mais passons. Ne boudons pas notre plaisir.
La façon dont notre héros est soigné d'une infection consécutive à son arrivée mouvementée sur notre satellite rappellera sans doute aux amateurs éclairés de Science-Fiction le roman de Isaac Asimov le voyage fantastique, paru aux États-Unis 10 ans plus tard.
Les pages suivantes m'ont bien plu, jusqu'à ce que Jâ Benal, le héros, réussisse à reprendre le chemin de la Terre. le grand méchant, comprenant que tout est perdu, décide de tout faire sauter. La Lune est détruire, et cette destruction provoque la mort de toute l'humanité.... Là ça se gâte. Avec une fin comme celle-là, je ne peux pas dire que ce soit un bon livre.
En bref : Si vous avez aimé d'autres oeuvres de Stefan Wul, vous pouvez vous risquer à lire Retour à « O ». Vous retrouverez avec plaisir la plume et l'imagination de l'auteur. le premier roman du écrivain est rarement son meilleur. Sinon, Essayez plutôt Niourk ou Oms en série.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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MarieC
  30 mai 2016
Une lecture jubilatoire ! Vous voici propulsé dans l'univers kitch de la SF des années 50 à 70, à l'époque où les personnes respectables plissaient le nez en parlant de "sous-littérature". On se croirait dans la BD "Les naufragés du temps", ou dans un vieux volume jauni trouvé par hasard dans un grenier. Charmant et nostalgique !
Dans un avenir indéfini, la lune sert de colonie pénitencière à la Terre. Mais les forçats, là haut, on développé leur propre société, et pourraient bien être prêts à reconquérir la Terre. Les autorités infiltrent donc une taupe, le savant Ja Benal. Entre l'éjection de la terre, dans un procédé digne de "De la terre à la lune", au combat souterrain avec des petits monstres lunaires cannibales, du combat à l'épée de médecins miniaturisés contre des virus, je me suis amusée ferme ! Les techniques d'espionnages sont dignes des pires caricatures du genre, et le méchant rappelle certes beaucoup Staline, mais aussi par son absurdité et ses excès, Fantômas et tous les savants fous.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   26 novembre 2014
[Jâ Benal à propos de Kam et du Premier Secrétaire lunaire] Ce vieillard de cent cinquante-deux ans m’a paru tout a fait sage et ennemi de la violence. J’ai l’impression que la propagande officielle n’a pas de prise sur lui. Il l’a vue naître, cette propagande, il n’y croît guère. C’est un des premiers compagnons de l’Ancêtre. Il l’a connu à l’époque héroïque où celui-ci n’était pas encore nimbé de son prestige. De même que nous, il doit le juger comme une forte personnalité certes, mais aveuglé par le ressentiment et, disons le mot : fou à lier.
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AlfaricAlfaric   27 novembre 2014
Ces mouvements géologiques sont d’une extrême lenteur, pensa Benal. Ce n’est pas parce que la pointe du Raz s’effrite un peu plus tous les ans sous l’assaut des vagues atlantiques que la vie des Bretons est menacée pour autant.
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AlfaricAlfaric   26 novembre 2014
Des gens couraient, ivres de liberté. D’autres plongeaient dans une rivière, avec de grands éclats de rire. L’air résonnait de cris joyeux. C’était vraiment l’Eden, le paradis terrestre. La Terre, certes, mais sans insectes désagréables, sans vase au fond des cours d’eau, sans animaux sales ou dangereux et sans orties au bord des chemins.
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ludi33ludi33   30 mars 2018
Pendant ce temps, le plus grand désordre régnait dans la capitale. Les gardes n'étaient pas assez nombreux pour faire face à la foule déchainée des réfugiés qui avaient réussi à forcer les portes de la cité. Une centaine de policiers armés se trouva coincée au fond d'une impasse, ils braquaient leurs armes sur l'émeute.
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ArnoTArnoT   17 juin 2020
— Mais mon maillot va me gêner, il me passe devant la figure.

— Il faut appuyer un peu, le tube passera au travers, les mailles vont s’écarter.

Jâ considérait le distributeur d’un air dégoûté.

— C’est la seule façon que l’on ait de se nourrir, ici ?

— Oh ! non ! Il y a aussi les distributeurs transportables. Ils sont plus petits et fonctionnent un mois sans être rechargés. Mais on ne s’en sert que pour aller dans le vide.

Jâ poussa un soupir et approcha ses lèvres du tube de droite. Il appuya sa bouche. Le tube passa facilement et il sentit sa bouche s’emplir d’une pâte légèrement sucrée. Il s’empressa de s’éloigner et avala en faisant la grimace.
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