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Suzanne Campaux (Traducteur)
Éditeur : Payot et Rivages (04/06/1980)

Note moyenne : 2/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture : Roi d'Espagne, empereur germanique, descendant par son père des Habsbourg et par sa mère des rois Catholiques d'Espagne.

Ambitieux, prétendant à la monarchie universelle, il est à la fois le dernier souverain du Moyen Âge et un grand prince de la Renaissance. Ses luttes contre François Ier en France, et Henri VIII en Angleterre, contre Luther et les princes protestants en Allemagne, illustrent sa prétention d'unifier l'Europe... >Voir plus
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   09 juillet 2014
Le petit-fils de Barberousse, Frédéric II (1194-1250), qui figure dans L'Enfer de Dante, mérite d'arrêter un instant notre attention. C'est une des énigmes les plus curieuses de l'Histoire ; sceptique, plus encore athée, parlant du Christ, de Moïse et de Mahomet comme des trois plus grands imposteurs du monde, il supprima violemment un débordement d'hérésie cathare et albigeoise au Languedoc et en Allemagne, et mourut pendant une marche sur Rome, absous « in articulo mortis » et enseveli dans la robe d'un moine de Cîteaux ; homme très cultivé, parlant six langues, y compris le grec et l'arabe (mais pas l'allemand), il écrivit en latin un traité de fauconnerie remarquable par ses connaissances ornithologiques, réunit des savants de l'Occident et de l'Orient à sa cour de Palerme en Sicile, protégea et favorisa les fameuses Écoles médicales de Salerne, codifia les lois de la Sicile d'une manière à soulever l'admiration des juristes et vécut à Palerme (il méprisait l'Allemagne comme un pays de barbares) en vrai Sarrasin, avec un vaste harem, des eunuques, une ménagerie, des danseuses et tout l'appareil coutumier des Orientaux. 

1869 - [Histoire Payot n° 17, p. 11]
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JcequejelisJcequejelis   10 juillet 2014
Dans les campagnes (de l'Empire), la petite noblesse et les chevaliers impériaux ne sont autre chose que de vulgaires brigands et des loups. Le misérable paysan allemand supporte tout : il est écrasé par les taxes et son seigneur, saigné à blanc par les Juifs, ne possède rien, est sans défense et absolument réduit à la condition d'un esclave. De là ces sourds grondements perpétuels éclatant à huit reprises en l'espace de deux siècles ; de là ces associations de paysans tragiques et désespérées, comme le « Bundschuch », dont les soulèvements sont réprimés avec une extrême férocité. Le communisme prêché par Jean Huss et ses disciples de l'autre côté de la frontière de Bohême encourage ces misérables victimes de toutes les oppressions humaines. Il n'est pas difficile de comprendre qu'avec cette noblesse rapace et extravagante, ce clergé décadent, cette bourgeoisie matérialiste, cette élite intellectuelle naissante, l'Allemagne devait finalement être mûre pour les soulèvements accompagnants la Réforme.

1871 - [Histoire Payot n° 17, p. 25/26]
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JcequejelisJcequejelis   27 août 2014
(Charles) ne s'était pas retiré à Yuste pour devenir moine, mais pour le bien de son âme. Il ne vivait pas au couvent ; il habitait une maison à deux étages qu'il avait fait construire contre le mur sud de l'église du monastère, avec une fenêtre ouvrant de sa chambre à coucher au premier étage, sur le chœur en bas, afin, que, s'il était trop malade pour assister à la messe, il pût du moins l'entendre et la voir de son lit. Il avait avec lui ses livres, ses tableaux, ses cartes et les instruments scientifiques ; il avait un jardin avec des rosiers, une terrasse, des oiseaux et une fontaine. Dans ce jardin paisible donnant sur les montagnes de l'Estramadure et la plaine, il lisait, méditait et recevait de fréquents messages de sa fille Jeanne et de son fils Philippe.

1960 - [Histoire Payot n° 17, p. 48/49]
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JcequejelisJcequejelis   14 septembre 2014
Un ... ambassadeur vénitien, contemporain de Charles-Quint et qui, grâce à la fière indépendance de la République de Venise, pouvait surveiller les affaires d'Europe avec un certain détachement, à laissé un témoignage concernant l'Empereur : « Il n'est pas avide de territoires, il n'est avide que de paix et de tranquillité. » Quand, en 1574, il essayait de persuader les jaloux princes allemands de former une Allemagne forte et unie sous une seule couronne, son ministre Granvelle dit aux Vénitiens :
« Il y a certaines personnes mal intentionnées qui ne cessent de répéter que César (Kaiser, l'Empereur) s'acharne à parvenir à l'absolutisme et à subjuguer l'Allemagne. Mais à présent, le monde entier pourra se rendre compte qu'il ne convoite pas les biens des autres et qu'il ne s'emparera pas d'un seul morceau de l'Allemagne mais se contentera simplement de réprimer les désordres. »
Charles, à maintes reprises, a justifié ces paroles ; en particulier après la victoire de Pavie en 1525. S'il avait été impérialiste au bas et moderne sens du mot, il aurait essayé après Pavie, suivant le conseil de ses ministres, de réduire et de démembrer la France qui état à sa merci, et comme l'Italie était aussi à ce moment entre ses mains, il aurait pu gouverner toute l'Europe.

1983 - [Histoire Payot n° 17, p. 81]
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JcequejelisJcequejelis   06 septembre 2014
(1534) Après cette nuit du 17 au 18 octobre, la France entière fut balayée par une vague d'indignation pareille à celle qui balaya Athènes après la mutilation des Hermès. On avait trouvé, au matin du 18 octobre, collé dans tous les endroits publics et même sur la porte de la chambre du Roi à Amboise, des placards contenant des menaces violentes et des insultes contre la messe. « Votre Christ », disaient entre autres ces manifestes, « se laisse manger aux bestes et à vous pareillement, qui estes pires que des bestes en vos badinages que vous faites à l'entour de votre dieu de paste, duquel vous jouez comme un chat d'une souris ». La messe était décrite comme une insigne duperie et sorcellerie, et on ajoutait qu'il n'y avait pas assez de fagots et de feu dans tout le monde pour brûler les catholiques comme ils le méritaient.

1967 - [Histoire Payot n° 17, p. 58/59]
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