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ISBN : 2253111481
Éditeur : Le Livre de Poche (07/12/2004)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Un jour d'été, l'époux, l'ami depuis plus de cinquante ans, se perd et ne retrouve plus la sente qu'il a tracé dans les montagnes de Corse. C'est le début, à travers la maladie, d'un isolement et d'un silence qui l'excluent peu à peu de toute vie. La femme raconte ses appels de nuit chez les pompiers, le service d'urgence de l'hôpital où les médecins le soignent du mieux qu'ils savent et où errent, entre les brancarts de grands malades, les excités, les clochards, l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  30 décembre 2016
Françoise Xénakis a été pendant plus de 5O ans la compagne de Iannis Xénakis, compositeur de musique, architecte et ingénieur né en Roumanie, d'origine grecque et réfugié politique en France depuis 1947 en raison de son appartenance au parti communiste grec. Cet homme brillant, va peu à peu entrer en maladie, dégénérescence cellulaire frontale, diabète , quatre pontages ... de plus en plus il s'isole , "s'infantilise", Françoise est là , présente, attentionnée . Ces pages nous parlent de lui et d'elle, de leur fille, de ces longues et fréquentes soirées et nuits passées aux urgences , de l'abnégation de beaucoup de médecins, d'infirmier(e)s, du personnel soignant , de la goujaterie de quelques uns. Sans pathos aucun, de belles phrases , de belles images, un seul regret n'avoir pas su ou pu l'aider à partir plus tôt . Un très beau chant d'amour adressé à celui qui est parti pour ne plus jamais revenir .
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Magenta
  16 avril 2013
Avec de courtes phrases, d'une écriture ciselée,précise et sans tomber dans le pathos, Françoise Xénakis nous raconte la fin de vie de son mari, le pianiste Iani Xénakis.
La lente déchéance qu'il refuse dans ses moments de lucidité ; la perte de la mémoire, si difficile à vivre pour les proches ; les relations avec les pompiers et le corps soignant pas toujours compréhensifs ; la tristesse et la pauvreté rencontrés dans les hôpitaux de Paris, les beaux moments aussi, et ses regrets de ne pas avoir tenu parole, ou de ne pas en avoir eu le temps...
L'auteur nous parle avec beaucoup de pudeur, de tendresse, de colère parfois mais surtout avec beaucoup d'amour, de cet homme qu'elle aime depuis plus de cinquante ans et qu'elle se refusera jusqu'au bout, à laisser dans un centre spécialisé.
C'est un témoignage touchant sur la fin de vie, la force des sentiments, c'est aussi un hommage aux médecins et infirmiers qui se donnent sans compter pour atténuer les douleurs de chacun, les soigner à tout prix ou les aider à finir leur vie dans la dignité.
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mimipinson
  13 juillet 2012
Parfois le hasard fait bien les choses. Ce livre est un livre de hasard, choisi comme ça, bêtement dans les rayonnages de la médiathèque, alors que je ne connais pas l'auteur, que son nom ne me dit rien. J'apprendrai après que l'auteur est l'épouse de Iannis Xénakis, compositeur reconnu de musique contemporaine, architecte et ingénieur. Je ne savais rien, et j'en ai beaucoup appris en lisant ce court et très beau récit.
Françoise Xénakis revient sur les dernières années de son mari, et de son couple ; ces années marquées par la maladie et la lente dégradation de celui dont elle dit avec une infinie tendresse « Il m'a faite, et il m'a tout donné », et que pour rien au monde elle n'accepterait de le « mettre quelque part »... Les choses vont de mal en pis, les passages par les urgences se succèdent « Allo le 18…mon nom est…j'habite… »
Avec amour, elle aborde le tabou de l'euthanasie.
Si son récit parle des jours difficiles, Françoise Xénakis l'agrémente de passages tirés de précédents ouvrages où il était aussi question d'eux deux et leur fille, mais du temps des jours heureux ; des mots dont l'auteur dit, qu'elle ne pourrait plus les écrire ; des mots qui attestent de ce qu'a été leur couple, et ce qui les a tenu.
Un récit qui met le doigt là où cela peut faire mal, un récit émouvant à bien des égards, un récit à la fois pudique et sans complaisance, un mélange de causticité et d'amour absolu.
Un heureux hasard, qu'a été le choix de ce livre.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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Sharon
  24 mars 2012
Si j'ai eu du mal à écrire mon avis sur ce livre, c'est parce que le seul et unique avis que j'ai trouvé sur lui était négatif - sans aucune nuance - alors que j'ai éprouvé pour ce livre un véritable coup de coeur.
Françoise Xenakis tisse un chant d'amour et de mort autour de l'homme qu'elle aime. Pas de tabou : elle raconte ce qu'elle a vécu, ce qu'elle a ressenti devant cet homme qui lentement perd ses facultés mentales. Elle décrit les urgences, ce dernier refuge pour les désespérés de toute sortes, réceptacles de toutes les misères humaines. Elle parle les médecins, ceux qui sont entièrement dévoués à leurs patients et y sacrifient leur vie entière. Elle raconte la lente répétition des jours et la progression, insidieuse, du mal. Elle évoque aussi ses gens si gentils qui lui ont conseillé de placer Iannis, pour "la soulager" et, en corrolaire, la manière dont elle avait aménagé ses journées pour répondre à ses besoins.
Ce récit est entrecoupé par des extraits de quatre oeuvres anciennes, quatre oeuvres qu'elle ne pourrait plus écrire aujourd'hui - et ce sont autant d'hommage à ce que l'homme qu'elle aime a été.
Je ne dis pas "son mari", volontairement, car les liens qui les unissent sont bien plus étroits que ceux du mariage, et ce n'est pas parce qu'il est "son mari" qu'elle prend soin de lui. Autre tabou qu'elle n'hésite pas à évoquer de manière courageuse : l'euthanasie. Il est hors de question d'y lire une solution de facilité, mais de respecter la volonté de l'autre. Il est aussi question du courage qu'il lui faut pour essayer de répondre à ce souhait, courage qu'elle se reproche de ne pas avoir eu.
Regarde, nos chemins se sont fermés est un très beau récit.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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tomsoyer
  10 mai 2017
Ce livre parle du mari de Françoise quel hommage
Ecrit avec beaucoup de tendresse ce roman est un hommage à tout le personnel hospitalier (soignants et malades) bien qu'il était écrit en 2002 c'est la situation actuelle qui y décrite
Ce roman bien que peignant un monde triste sinistre où un sourire est difficile à trouver donne une leçon d'espoir
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MagentaMagenta   16 avril 2013
- Tu sais, le désir, aussi fort soit-il, ne dure pas toujours. Après, après il faudra que je t'admire, que tu existes, que je sois fier de toi autrement et alors je t'aimerai mieux, plus fort, bientôt ce ne sera plus assez que ta peau me bouleverse.
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MagentaMagenta   16 avril 2013
Désormais, je suis devenue une mécanique rieuse et je fais rire les médecins, surpris d'abord, très vite beaucoup l'acceptent. Il n'y en eut qu'un à s'étonner, choqué, le rituel n'était pas respecté! Je ne le regardais pas comme le docteur, l'Herr Professor déifié dont on attend un mot, un seul, lui le détenteur de vie, il faisait partie de ceux qui aimaient que l'on murmure, yeux baissés, sa supplique, nous les manants ignares et faibles devant lui.
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sylvainesylvaine   30 décembre 2016
Et je nous vois, nous et les clochards. C'est curieux comme depuis cette longue descente en maladie, nous en côtoyons...C'est normal. Pourquoi s'étonner, nous sommes deux catégories d'exclus, de marginaux. Heureusement qu'il y a aussi des amoureux sur les bancs qui s'isolent eux-mêmes du monde, quelques heures... p 130
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rebrayrebray   09 novembre 2013
Emmurés ,portes cadenassées ,j'ai cru que nous vivions encore. Egoiste? J'y ai trouvé plein d'instants qui ressemblaient à s' y meprendre à du bonheur, oui , c'est le mot juste: du bonheur. Dans ces 4 murs, dans cette chambre ou sont les tableaux qu'il aimait, ceux que j'aimais .... Cette chambre qui, au fil du temps , s'est alourdie de menus petits riens ramenés de partout mais qui se ressemblent, et cette même odeur d' ambre et de fleurs blanches diffusées depuis si longtemps.
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rebrayrebray   09 novembre 2013
Ici, ils n'ont pas le temps de s'occuper de la peur, de cette sensation d'abandon qui vous étreint quand celui ou celle que vous aimez gît des heures sur une civière et que vous tentez tant bien que mal de recouvrir son corps. Un psychologue aux urgences serait necessaire pour vous aider à passer de la vie normale à ce goulot de triage des désespérances , quoique j'aie vu des "civils" remplir ce rôle dans ce lieu auprès d'êtres terrorisés, choqués , seuls.
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Videos de Françoise Xenakis (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Françoise Xenakis
Interview de Françoise Xenakis pour "J'aurais du épouser Marcel".
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie: artistes et sportifs (789)
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