AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Love Fragrance tome 1 sur 8

Kintetsu Yamada (Autre)
EAN : 9782505088066
208 pages
Kana (05/02/2021)
4.24/5   72 notes
Résumé :
Asako, une jeune femme complexée par son hyperhidrose – le fait d’avoir une transpiration excessive – est un jour interpellée par Kôtarô Natori. C’est le concepteur star des nouveaux produits de soins corporels de la société où elle travaille.
Ce dernier lui déclare de but en blanc : « Votre odeur est magnifique, laissez-moi la sentir pour développer notre nouveau produit ! »...
Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
4,24

sur 72 notes
5
15 avis
4
3 avis
3
4 avis
2
0 avis
1
0 avis

Rickola
  11 février 2021
Un manga « pour hommes » ?
Je vous préviens d'avance, cet article va être un peu plus long que d'habitude car il y a vraiment beaucoup de points très importants à aborder, qui finalement sont tous plus ou moins liés à une notion principale qui est le regard porté sur les rapports hommes/femmes et l'amour, sachant que le fait que le mangaka soit un homme, qui écrit un seinen dans un magazine visant un public masculin (Morning, le magazine de prépublication de Billy Bat et Space Brothers notamment) et que je sois moi aussi un homme a une importance.
Non pas que les oeuvres destinées à un public masculin ne peuvent pas plaire aux femmes ou vice-versa, ou que les cerveaux des hommes et des femmes fonctionnent différemment, mais le fait est que l'on donne dans nos sociétés une éducations et des rôles sociaux différents aux hommes et aux femmes, et que cela a une influence sur nos représentations et nos rapports aux mondes.
Et si je prends le temps de préciser tout ceci, c'est parce qu'il y a un certain nombre de représentations qui peuvent être jugées problématiques en fonction du point de vue, et que l'on ne peut pas écarter cela quand bien même on apprécie le titre. Cela a notamment à voir avec la façon de traiter de la thématique du harcèlement sexuel, en particulier dans le premier chapitre. de même, le manga est raconté exclusivement (en tout cas dans ce volume) du point de vue du personnage féminin, choix cohérent par rapport à l'histoire, mais qui est à souligner puisque l'auteur homme se place d'un point de vue qu'il n'a, en principe, jamais vécu.
Ainsi, même si je pense que dans l'idée, n'importe qui devrait pouvoir se sentir investi dans n'importe quelle histoire, il est évident que tout ce contexte a une importance. Si dans le cas d'un manga pour enfants, on trouve logique que des adultes puissent ne pas adhérer à cause du public visé qui influe sur le ton, je pense qu'un manga plutôt masculin peut effectivement ne pas être du coup d'un public féminin compte tenu du point de vue éminemment masculin mis en scène.
Cependant, je ne souhaite pas dire par ce biais que Love Fragrance ne se destine qu'aux hommes. J'ai tellement aimé ce titre que j'aimerai qu'un maximum de gens sautent le pas. Et je pense que le fait de se centrer sur un personnage féminin peut parler aussi aux femmes. Et plus globalement, un bon titre est un bon titre.
On va essayer de faire le point sur tout ça !
La question du harcèlement sexuel
Comme j'en ai parlé précédemment, le premier chapitre mis en ligne gratuitement par Kana pour se faire une idée de la série a fait parler sur les réseaux, et pour cause. Comme l'indique le résumé, la sudation importante d'Asako fait qu'elle est remarquée par son collègue Kotaro, qui va la sentir sans lui demander son avis, dans l'intérêt de la société dans laquelle ils travaillent, puisque cela peut l'aider à trouver l'inspiration pour de nouvelles fragrances. Cependant, cet aspect se rapproche fortement d'une forme de harcèlement sexuel, et l'auteur traite d'ailleurs de la question… À sa façon.
D'emblée, l'aspect un peu étrange de cette relation est l'occasion d'un traitement plutôt comique de la situation, visant je pense à désamorcer l'aspect potentiellement malsain. Autre élément pour désamorcer ceci, le fait de créer une petite péripétie avec un « véritable » harceleur qui va renifler les femmes dans le métro et les tripote au passage. L'homme en question va s'en prendre à Asako, et heureusement pour elle, Kotaro sera présent pour la défendre. Je pense vraiment que le mangaka a mis en scène cette confrontation afin de créer une forme de recul vis-à-vis de ce que fait Kotaro pour nous dire que non, ce n'est pas un harceleur.
Il n'empêche que pour avoir parlé de ceci sur les réseaux et lu quelques réactions à ce premier chapitre, pour une partie du lectorat, on reste dans quelque chose de malsain. Et en l'occurrence, je comprends tout à fait ce point de vue, et je pense que malgré les précautions prises par le mangaka, il est vrai que le comportement étrange de Kotaro au début de l'histoire est plus que limite, et que ce soit le traitement comique ou la péripétie dans le métro, ces éléments peuvent ne pas passer. de plus, il y a un passage en particulier où il va commencer à caresser la cuisse d'Asako sans y penser, comme guidé par une pulsion, qui va quand même perturber la jeune femme (chose tout à fait normale), qui va finalement rapidement être évacuée.
C'est pour cela que je préfère insister sur ce point, car cela peut être un vrai frein et ne doit pas être passé sous silence. Cette notion peut d'ailleurs être étendue à quasiment tout en terme de fiction. Nous avons tous des points de vue, des sensibilités et des vécus différents qui font que nos rapports à telle ou telle chose sont différents. Ici, la question du harcèlement peut être perçue très différemment selon le fait qu'on soit un homme ou une femme, d'où mes précisions concernant le genre du mangaka, ainsi que le mien, qui influence forcément.
Quoi qu'il en soit, on comprend à la lecture que le mangaka souhaite mettre en avant le fait que Kotaro n'est pas, malgré son comportement étrange, un homme malsain, et à la fin du premier chapitre on comprend que lui et Asako éprouvent des sentiments sincères l'un envers l'autre. Par ailleurs, ce premier chapitre se conclut avec le premier rapport sexuel entre les deux membres du couple, Asako précisant à cette occasion qu'elle est vierge.
Une représentation adulte de l'amour et de la sexualité
Ainsi, une fois ce premier chapitre terminé, les deux personnages ont donc sauté le pas du premier rapport sexuel, et vont rapidement décider d'être un véritable couple. Cependant, Asako ne souhaite pas que cette relation soit officialisée dans le cadre du travail car elle a peut des retombées que cela pourrait avoir (Kotaro est quelqu'un de plutôt important, en tant que créateur de fragrances à succès).
Les premiers moments d'une vie de couple amoureux sont ainsi représentés ici, de l'échange des coordonnées aux premières invitations à sortir, en passant par la crainte du faux pas, l'appréhension d'un rendez-vous et l'envie de faire plaisir, chaque élément sonne particulièrement juste selon moi. le fait de partager les pensées d'Asako est particulièrement réussi selon moi, ses craintes et appréhensions sonnant totalement juste, que ce soit comment s'habiller pour un rendez-vous, la crainte de faire de la peine par rapport à ses réactions, ou la jalousie en voyant son amoureux parler avec une collègue…
Pour dire les choses simplement, je me suis très facilement attaché à ce couple, partageant d'emblée l'euphorie de ces débuts amoureux que les lecteurs et lectrices adultes ont, pour la plupart, déjà vécu au moins une fois. Tout ceci contribue à créer une ambiance vraiment touchante et romantique qui fonctionne parfaitement et qui, d'un point de vue strictement personnel, m'a beaucoup ému de par les souvenirs que cela évoque.
Mais si ce n'était que ça, on resterait finalement dans quelque chose d'assez classique, vu dans de nombreux titres déjà, quand bien même on est ici face à un travail d'écriture et esthétique de très haut niveau selon moi. Mais surtout, une des grosses valeurs ajoutées selon moi est le traitement vraiment adulte d'un élément fondamental dans une relation amoureuse, pourtant laissé de côté quasi-systématiquement : la question de la sexualité.
Car oui, en principe, les débuts d'une vie de couple signifient aussi débuts des relations sexuelles, avec une fréquence bien souvent élevée (ce n'est pas le cas pour tout le monde, mais quand même, c'est quelque chose que l'on constate de façon assez générale). Ainsi, Kintetsu Yamada ne va pas mettre cet aspect de côté, et je lui en suis reconnaissant car cela concours grandement à l'authenticité de l'histoire. Kotaro et Asako s'aiment, et donc, ils font l'amour régulièrement.
Nous avons donc droit à plusieurs séquences représentant le sexe à la fois de façon suffisamment explicite pour que l'on ait bien conscience que cela fait partie intégrante de la relation, apportant une vraie assise émotionnelle à la relation, mais avec suffisamment de pudeur pour ne pas en faire trop. le plus simple étant de montrer quelques images pour vous faire une idée. Notons quand même que les tétons d'Asako ne sont jamais dessinés, cette partie de l'anatomie ayant une dimension érotique bien plus prononcée au Japon, y compris chez les hommes. Cette « auto-censure » est fréquente en manga, et dans le cadre d'un récit de ce genre, je trouve cela un peu dommage, mais cela ne gène en rien, et surtout, n'empêche pas la représentation de la sexualité du couple d'être de toute beauté.
J'insiste beaucoup sur ce point car je vois tellement peu de romances grand public représenter le sexe tel qu'il est, sans trop en faire ni en étant trop pudibond que j'en suis vraiment ravi. de même, les deux amoureux s'embrassent (et Kotaro continue de la sentir, évidemment), et c'est vraiment agréable de voir une vraie représentation des gestes amoureux qu'on a dans la vraie vie ! Pour moi, c'est vraiment un des énormes points forts de ce premier tome, et j'espère que le mangaka continuera dans cette voie par la suite.
L'aspect olfactif pour mettre en avant le « caring »
À ce stade de l'article, il pourrait sembler que le côté olfactif et le rapport aux odeurs n'est qu'un prétexte pour lancer l'intrigue, tant je l'ai peu mis en avant. Mais en réalité, le mangaka utilise ceci de façon plutôt maline dans ce premier volume, permettant de mettre en avant une notion qui m'est chère, d'autant plus quand il est question de relation de couple : le « caring ».
Je ne sais pas si on a un mot en français pour cette notion, mais cela vient du verbe « to care » qui signifie « prendre soin de ». L'idée ici est que Kotaro arrive à sentir absolument toutes les nuances dans les odeurs de Asako, car sa transpiration sent différemment en fonction des circonstances. Ceci ne me semble pas totalement aberrant étant donné qu'on a tous constaté une odeur différente chez nous en fonction des circonstances, en particulier quand on est stressé.
Et cette attention qu'a Kotaro à l'état émotionnel de son amoureuse, qu'il arrive à constater en fonction de son odeur, renvoie clairement à cette notion de caring. Pour expliciter un peu la chose, durant une séquence, Asako est inquiète après avoir vu une collègue discuter avec Kotaro, mais elle ne veut pas lui en parler pour ne pas l'inquiéter. Or, il va sentir à son odeur qu'elle ne se sent pas bien, alors qu'elle lui dit être contente. Et encore une fois, j'y vois une forte authenticité dans la représentation de l'attention que les membres d'un couple sain portent l'un à l'autre. Car si on ne sent pas à l'odeur de notre partenaire ce qu'il en est, je pense qu'on a tous vécu ce genre de moment où notre partenaire nous assure que tout va bien, mais où on « sent » que quelque chose ne va pas.
Ainsi, le rapport aux odeurs est vraiment un élément de l'histoire qui permet de mettre en exergue des choses totalement authentiques dans un couple, et renforce vraiment l'écriture globale du titre.
En conclusion
Vous l'aurez sans doute compris rien qu'au fait que j'ai pris beaucoup de temps pour développer les différents éléments de ce premier tome, Love Fragrance a été pour moi un énorme coup de coeur. On pourrait résumer cela par le fait qu'on est face à une comédie romantique au traitement vraiment adulte de la vie de couple. Que ce soit dans les problématiques quotidiennes évoquées (que j'ai passé en grande partie sous silence, mais il se passe beaucoup de choses, dont certaines en fin de tome qui apporteront de nouvelles péripéties), mais surtout dans le rapport vraiment adulte et plein d'authenticité au sexe, un sujet fondamental dans un couple et bien trop souvent mis de côté dans le manga.
Cependant, je tenais à mettre en avant la question du harcèlement et le fait que cela pouvait être potentiellement problématique en fonction des personnes. Sur ce point, je pense que le mieux reste de lire le premier chapitre (je remets le lien ici) afin de voir si la représentation de ceci correspond ou non à votre sensibilité.
Passé cet aspect, nous sommes clairement face à une comédie romantique qui se démarque et qui a vraiment ce quelque chose en plus que je cherchais depuis quelques temps, et qui est finalement à l'image de la collection Life. Un travail adulte sur un sujet qui ne peut que parler à un lectorat adulte, proposant un fort degré d'authenticité, rendant cette histoire d'amour vraiment prenante, touchante et émouvante.
Lien : https://apprentiotaku.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
sld09
  09 décembre 2021
J'avais choisi Love Fragrance à la médiathèque parce que l'histoire semblait amusante et romantique mais je n'ai pas tellement apprécié ce premier tome.
L'histoire d'amour se concrétise très vite (première nuit ensemble dans le chapitre 1 et déclaration d'amour au chapitre 2) mais on voit ensuite le couple évoluer doucement : les premières sorties, premières inquiétudes et toutes ces petites choses à découvrir sur l'autre...
La façon dont Kôtarô renifle Asako et développe une véritable dépendance à l'odeur de la jeune femme est vraiment étrange et même parfois un peu dérangeante : par moment, il a tout l'air d'un psychopathe.
Les dessins reflètent le comportement excessif des personnages. le style est typique des mangas, mais il me semble un peu trop caricatural.
J'espère que le deuxième tome me plaira davantage...
Commenter  J’apprécie          210
Tachan
  02 mars 2021
Love Fragrance est le dernier titre en date de la collection Life de Kana avec laquelle j'ai un rapport compliqué : soit j'adore les titres, soit ils ne me parlent pas ou me mettent mal à l'aise... Et ici, je suis plus proche de la seconde catégorie.
Seinen publié dans le Morning magazine de l'éditeur Kodansha au Japon, le titre est désormais fini depuis quelques semaines et comptera 11 tomes. Première série de l'auteur, elle a rapidement fait parler d'elle, notamment en étant lauréate du Grand Prix du manga numérique en 2019 et en étant nommée dans de multiples concours.
C'est cependant une RomCom (comédie romantique) on ne peut plus classique, faite avant tout pour un public masculin au Japon, si on regarde le magazine dans lequel elle est publiée et les tics scénaristiques qu'on y retrouve, et c'est justement peut-être pour ça que je l'ai bien moins apprécié que d'autres titres de cette collection.
L'histoire démarre de façon assez amusante. C'est d'ailleurs le concept qui m'attirait à l'origine. Cependant, je suis plus mitigée après avoir vu son traitement... En effet, tout débute lorsque l'héroïne, qui a d'importants problèmes de sudation et un gros complexe à cause de ça, se fait renifler par l'un de ses collègues de travail qui a un coup de foudre pour son odeur corporelle. Cet homme, Kotaro, est l'un des concepteurs des produits de cosmétiques et d'hygiène de leur entreprise. C'est plus communément ce qu'on appelle un Nez. A partir de là, il ne va pas pouvoir s'empêcher de la suivre partout pour la renifler, développant une vraie addiction...
Vous voyez venir ce qui m'a dérangée ? L'auteur présente cela comme une comédie alors que pourtant le comportement du héros n'a rien de très sain. Je sais que chacun à le droit d'aimer ce qu'il veut, qu'on a le droit d'être fétichiste et tout ça, mais franchement, le voir s'imposer comme il le fait et voir l'auteur mettre ça sous le tapis d'un trait d'humour à chaque fois, ça a eu du mal à passer. Tout le premier chapitre est vraiment dérangeant... le héros lui-même se rend compte que son comportement a tout de celui d'un pervers mais ce n'est pas pour autant qu'il en change vraiment au début. Heureusement par la suite quelques nuances sont apportées mais le mal est fait...
Peut-être que le comportement de Kotaro ne m'aurait pas tant dérangée si face à lui nous n'avions pas eu une héroïne aussi nunuche. Asako incarne malheureusement le cliché de la femme japonaise pure et vierge, douce et réservée. Tout ce que je n'aime pas. Elle n'ose donc pas répliquer face à son comportement gênant, mal à propos et tout sauf normal. Elle accepte assez passivement et c'est bien là le problème. En plus, on la voit se jeter sur Kotaro et coucher avec lui dès la fin du premier chapitre. Incompréhensible pour moi ! On est là dans du pur fantasme masculin, car je ne vois pas du tout comment, une femme comme elle, qui a de tels complexes et une telle réserve depuis toujours, pourrait brusquement changer du tout au tout aussi rapidement pour un homme qui certes l'a protégée une fois mais passe surtout son temps à la harceler sexuellement ou olfactivement, c'est selon.
A partir de là, dur dur pour moi de voir au-delà de ces points forts dérangeants au début, mais j'ai insisté. Après tout, l'éditeur et d'autres amis blogueurs me présentaient le titre comme une romance sensuelle et charnelle pour adultes montrant bien les premières étapes de la vie de couple, alors que souvent celles-ci sont absentes des romances classiques. du coup, je suis allée plus loin que ce fameux chapitre 1 et si ce n'est pas un coup de coeur, ce ne fut pas la détestation ni le malaise que j'attendais.
Même si la romance va beaucoup trop vite pour moi, même si l'héroïne reste trop nunuche et que le héros est un brin détraqué avec son fétichisme des odeurs, je les ai trouvés mignons ensemble. C'est touchant de voir leurs premiers pas en tant que couple, de suivre leurs hésitations, leurs interrogations, ces moments où on doute de ce que veut l'autre, de si on fait bien les choses. J'ai trouvé cela vraiment bien raconté. Kotaro évolue petit à petit se rendant compte (légèrement, ne poussons pas quand même) de ce que son comportement a d'anormal surtout en société. Il apprend donc à se contenir. Asako prend même un tout petit peu plus d'assurance dans leur couple osant exprimer quand elle sent que quelque chose ne va pas. Mais c'est très très léger et ce n'est pas ce que j'ai eu envie de retenir.
Non, le plus intéressant, c'est le double questionnement sur les premières fois (sexe, sorties, dormir chez l'autre, jalousie...) et sur la gestion d'une relation amoureuse au boulot (prévenir ou non les autres, où se voir, qu'est-ce qu'on se sent en droit de faire ou non) qui a su titiller mon intérêt graduellement au fil des chapitres. En plus, la narration dynamique de Kintetsu Yamada n'a pas été sans me rappeler celle d'Otaku Otaku mais avec des chapitres plus longs, donc malgré mes réserves, j'ai trouvé que ça se laissait lire assez facilement.
En revanche, je suis beaucoup plus dubitative concernant les dessins et leur mise en page. Je les ai trouvés soit hyper lisses et conventionnels, soit maladroits. Je ne suis pas du tout fan du regard bovin du héros (désolée pour les fans) et encore moins de ce besoin de donner des gros seins à l'héroïne sous ses airs coincés. Cela fait très cliché pour ne pas dire que ça sort direct de certains fantasmes masculins que je ne partage absolument pas ^^! Bref pour moi, ça manque beaucoup de nuance et de vie.
J'ai donc globalement un avis mitigé sur cette nouvelle série de la collection Life. Clairement la collection a un côté un peu fourre-tout du moment qu'il y a des adultes vivant une romance. Là, le titre est selon moi majoritairement à destination d'un public masculin et ça s'en ressent dans les fantasmes qu'il véhicule et qui ne me parlent pas... Je suis plus en recherche d'une autre sensibilité. Alors ça se laisse lire mais plusieurs choses sonnent fausses et peuvent mettre mal à l'aise, ça dépend de la sensibilité de chacun. Cependant l'idée de départ de présenter de jeunes adultes vivants pour l'une sa première relation et pour l'autre son premier crush olfactif est drôle et original et peut plaire à un certain public.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          52
Sachan
  15 février 2021
La nouvelle collection "Life" des éditions Kana a pas mal fait parler d'elle en 2020 avec ses séries qui sortent des sentiers battus, des romances atypiques qui ne se définissent pas en tant que shojo, shonen ou autres catégories du même genre. Ceux sont des romances qui parlent avant tout à des adultes ou bien des jeunes actifs. Plus mature, réaliste et complexe, Love Fragance en est le parfait exemple !
Asako est une jeune femme qui ne cesse de se brider à cause de sa forte sudation. Elle sue au moindre changement de température ou bien quand elle bouge, voir quand ses sentiments varient. Elle a été traumatisée plus jeune, au point de rester seule dans son coin et avoir du mal à donner son nom. Passionnée par la cosmétique, mais surtout les produits d'hygiène qui lui sauve la vie, sa vie va prendre un tournant radicale lorsqu'elle va rencontrer Kotaro.
Kotaro est "le nez" de LilaDrop, l'entreprise en vogue dans la cosmétique et l'hygiène. Classe, drôle et sûr de lui, il va avoir un coup de coeur olfactive pour le parfum naturelle de la jeune comptable. Son odeur le réconforte, lui permettant d'avoir des idées pour la prochaine campagne de la marque. Kotaro reste tout de même un phénomène de foire, obsessionnel et avec une attitude frôlant le harcèlement au début de leur relation.
Je trouve que le couple que forme Asako et Kôtaro très touchant. Leurs interactions sont à la fois loufoques et rafraichissantes. L'acceptation dont ils font preuve leur permet d'être eux-mêmes avec l'autre, s'ouvrir et au final tomber amoureux.
Le choix d'une protagoniste qui sente fort pourrait sembler anodine, un choix comique de l'auteure alors qu'en réalité c'est un partie prit fort. Au Japon, il est très difficile de trouver des déodorants ou même des parfums, leur utilisation sont signes que vous travailler dans le monde de lui, soit que vous êtes de petite vertu ou bien que vous ne prenez pas soin de votre hygiène. Dans tous les cas, vous n'entrez pas dans le moule de la société, là où le maquillage est accepté comme un plus, le parfum ne l'est absolument pas.
Coup de coeur pour ce premier tome que j'ai littéralement dévoré et que je recommande plus que chaudement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
LireEnBulles
  04 novembre 2021
Love Fragrance est un Seinen écrit et dessiné par le mangaka Kintetsu YAMADA, qui a débuté sa carrière en 2018 avec Ase to Sekken alias Love Fragrance. Cette comédie romantique (ecchi) a récemment pris fin dans le Morning magazine de Kodansha, pour un total de 11 tomes. En France, le titre a débuté cette année aux éditions Kana dans leur collection Life. L'histoire prend place dans une entreprise où travaille un groupe de personnes. Parmi eux il y a Asako, une jeune femme complexée par son hyperhidrose, c'est-à-dire qu'elle a une transpiration excessive. Un jour, elle est interpellée par Kôtarô Natori, le concepteur star qui produit les soins corporels de la société. Ce dernier va décider de la prendre à part pou lui signaler qu'il est subjugué par son odeur et qu'il aimerait la sentir pour développer une nouvelle gamme. D'abord terrorisée par la manière de faire de Natori, Asako finit par se laisser tenter… Bon, Love Fragrance chez moi ça ne marche pas vraiment. La série a beau plaire à une majorité de lecteurs, avec moi il y a beaucoup trop de choses qui me mettent mal à l'aise pour que j'apprécie. Commençons déjà par décortiquer le comportement de Natori. C'est un jeune homme brillant dans son domaine et qui possède un nez fin comme on dit. Ce que je rapproche à ce garçon c'est sa manière d'aborder Asako de but en blanc, mais aussi par la suite quand les deux se rapprochent et finissent par se mettre en couple. Sous couvert d'être »amoureux » de son odeur et de tomber »amoureux » d'elle par la suite, Natori se permet beaucoup de gestes et une manière de pensée qui me le rend antipathique. On a par exemple, le fait qu'il a sa main un peu trop baladeuse après un weekend passé à rêver de sentir sa collègue (qui n'était pas encore sa petite amie), le fait qu'il va souvent jouer sur la corde sensible de la jeune femme parce que cette dernière est un peu naïve, et parce que même en couple il est beaucoup trop obsédé par son odeur. Cela m'a rappelé les critiques faites envers Edward dans Twilight avec l'odeur du sang de Bella. Il y a aussi quelques propos qu'il tient comme le fait qu'il soit content que personne n'est pu la sentir avant lui, au moment où ils couchent ensemble pour la première fois… et que c'est la première fois tout court de la jeune femme. le mangaka l'écrit comme une personne gentille, inoffensif et romantique, mais avec des travers dont on est censé faire abstraction. Asako est une femme très effacée, manipulable même si elle sait ce qu'elle veut.
En même temps, leur relation a commencé du jour au lendemain alors qu'ils ne s'étaient jamais parlé auparavant. Pourtant, croyez-moi j'ai donné sa chance à ce titre à deux reprises, mais même la deuxième lecture du premier tome a été compliquée. Et j'aurais (peut-être) voulu l'apprécier, mais au final, non. Après ça ne veut pas dire que l'histoire en elle-même est mauvaise. C'est simplement dû au fait que les agissements du garçon me dérangent et que j'ai du mal à passer outre le début (bancal et malsain) de leur relation. Au niveau du dessin, YAMADA possède un trait très rond, rendant ainsi les personnages très sympathiques au premier regard. C'est agréable, énergique et on est vraiment dans une ambiance de comédie romantique. le travail d'édition est bon, avec des couvertures remodelés pour le marché francophone. La traduction de Rodolphe Gicquel (Undead Unluck, La Voie du tablier, Cigarette and Cherry, Gintama, etc) est de qualité. En conclusion, Love Fragrance a su trouver son lectorat, mais avec moi ça n'a pas fonctionné. le personnage masculin possède un comportement qui peut être jugé toxique malgré son côté gentil. Des moments mignons sont présents, mais sont beaucoup trop ternis par le manque de recul concernant les agissements de chacun. le personnage féminin est trop effacé pour moi, et quand elle s'affirme c'est uniquement parce qu'elle a peur de perdre Natori. J'aurais aimé qu'elle s'affirme en dehors de son couple, comme par exemple dans son travail ou dans la vie de tous les jours. Un titre qui n'est tout simplement pas fait pour moi.
Lien : https://lireenbulles.wordpre..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30


critiques presse (1)
MangaNews   24 février 2021
Love Fragrance, c'est un petit ovni dans le monde du manga de comédie sentimentale. Un début d'histoire au concept presque gonflé, pour un résultat qui divisera certainement à cause de sa figure masculine centrale qui, si elle n'a pas mauvais fond, tend à se montrer trop insistante pour faire l'unanimité.
Lire la critique sur le site : MangaNews
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
sld09sld09   09 décembre 2021
En fait, j’ai passé le week-end à préparer la présentation d’aujourd'hui mais quand j’ai commencé à rédiger mon discours, je me suis mis en tête que je voulais sentir votre odeur. C’était un peu comme si j’étais perdu sans vous.
Commenter  J’apprécie          70
SholaanSholaan   17 février 2021
Votre odeur m'a apporté l'inspiration dont j'avais besoin. Je pense que j'ai trouvé une idée de parfum pour un nouveau savon! J'aimerais beaucoup sentir de nouveau l'odeur que vous dégagiez dans le hall!! Alors à partir d'aujourd'hui, pour notre compagnie... Je vais sentir votre odeur tous les jours...
Commenter  J’apprécie          10
pommerougepommerouge   17 février 2021
Lorsque vous êtes heureuse, votre corps dégage... Mon odeur préférée.
Commenter  J’apprécie          10

Lire un extrait
autres livres classés : nezVoir plus
Notre sélection Manga Voir plus





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
4774 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre