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ISBN : 2747047237
Éditeur : Bayard Jeunesse (27/09/2017)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Akiko, 15 ans et sa soeur ainée vivent à Hiroshima. Le Japon est en guerre. Leur père est absent, mobilisé, tandis que leur mère est partie se réfugier à la campagne avec leur petit frère. C'est le 6 août 1945. Il fait très beau, les cigales chantent, les deux soeurs s'apprêtent à prendre leur petit déjeuner quand un violent flash de lumière, accompagné d'une détonation assourdissante, les surprend brutalement. Quand Akiko reprend ses esprits, elle se trouve ensevel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Masa
  18 novembre 2017
C'est avec beaucoup de chance que j'ai été sélectionné pour cette masse critique jeunesse. J'aime tout ce qui touche au Japon, un pays fascinant. J'aime son peuple, sa culture, son histoire, ses arts. J'avais très envie de lire « Les soeurs Hiroshima ». Je remercie chaleureusement l'équipe de Babelio ainsi que L'éditeur Bayard pour ce magnifique ouvrage.
Bien plus qu'une histoire, il s'agit d'un témoignage. Tout commence le 06 août 1945 ; une date qui restera à jamais graver dans l'histoire de l'Humanité. Nous suivons le destin cruel de deux soeurs.
J'ai beaucoup aimé ce début où nous suivons ces deux soeurs. Elles vivent avec peu de choses, s'amusent et rient, malgré la guerre et son rationnement.
Puis vient l'Horreur. Cet éclair aveuglant, cette déflagration qui va tout anéantir. Une onde de choc si violente que deux cent mille âmes innocentes vont mourir, soit directement à l'explosion, ou plus par perversion des suites de radiations. À partir de ce moment, elles vont devoir survivre dans cette apocalypse.
Ne jamais oublier pour que cela ne se reproduise jamais plus. le Japon a été touché deux fois par la folie humaine. J'aime ce peuple qui, au lieu de crier vengeance, a su grandir avec cette blessure. Cette ville fut reconstruite. Elle accueille en son sein le parc de la paix, où une flamme ne s'éteindra que lorsque la dernière bombe atomique disparaîtra.
Ce livre est riche en émotion, un peu comme « La tombe des lucioles ». Un roman dont on ne sort pas indemne. Mariko Yamamoto nous explique, à la fin de ce récit, qu'il s'agit d'une histoire vraie et qu'elle a rencontré la petite fille, devenue une dame d'âge honorable.
Un livre magnifique à lire.
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argali
  29 novembre 2017
Ce court récit de 140 pages édité chez Bayard est celui d'une journée particulière et funeste dans la vie de deux soeurs vivant à Hiroshima en 1945 : Akiko la cadette de 15 ans et sa grande soeur de 22 ans. Mais c'est aussi le récit de leur complicité, de leurs souvenirs d'enfance, de la vie au Japon avant la guerre…
En suivant leur errance durant 24h, nous découvrons de l'intérieur l'ampleur de la catastrophe avec des mots choisis. Leur monde est ravagé mais rien n'effacera leurs jeux, leur complicité, leurs secrets et ce qui les a nourries et fait grandir. Même dans l'adversité la plus terrible, les valeurs familiales reçues restent dans leurs préoccupations.
Ce récit est celui d'Akiko. Une des personnes rencontrées par Mariko Yamamoto auprès desquelles elle a recueilli les souvenirs afin de transmettre la mémoire de ce terrible conflit dans des « récits populaires de guerre ». Il a fallu deux ans pour qu'Akiko parvienne à se confier puis à accepter que ses souvenirs soient publiés. Sa plus grande peur était qu'un tel témoignage ne contribue à relancer une polémique voire un conflit avec les Etats-Unis. La première parution au Japon date de 1973. le livre a ensuite fait l'objet de nombreuses rééditions car tout le monde s'accorde sur le fait que les jeunes doivent découvrir ce trésor de mémoire que les adultes doivent transmettre dans l'espoir que cela n'ait plus jamais lieu.
J'ai beaucoup aimé ce récit accessible à tous. Il est juste magnifique. C'est un concentré de bonheurs tout simples, d'émotions et de sourires. Les descriptions sont celles d'une adolescente qui ne comprend pas ce qui lui arrive et raconte ce qu'elle voit et ressent ; ce qu'elle voudrait faire sans y parvenir. Tout est juste.
On entend encore longtemps après l'avoir terminé la voix de ces deux soeurs.
Merci à Masse Critique et aux éditions Bayard pour cet envoi.
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Sycorax
  07 décembre 2017
Je tenais avant toute chose à remercier les éditions Bayard et Babelio grâce auxquels j'ai pu remporter ce livre dans le cadre d'une opération Masse critique spéciale jeunesse.
J'avoue avoir été surpris lors de la réception du colis puisque je m'attendais à un manga japonais, alors qu'il s'agit d'un roman (je suis allé un peu trop vite lors du choix et j'ai été leurré par la couverture).
Mais peu importe puisque c'est le sujet qui m'intéressait principalement.
Le roman est court (130 pages), mais c'est à un témoignage romancé auquel l'on a affaire.
Ce dernier est autobiographique et a été écrit en 1973, soit une trentaine d'années après les événements de 1945 qu'il relate.
Le récit est à la fois beau et glaçant.
Beau parce que l'amour sororal qui y est décrit est innocent, vrai et pur (la puissante affection que se portaient les deux soeurs est sincère, sans que la description en soit pesante).
Les jeux d'enfance simples y sont décrits d'une jolie façon ; une certaine importance est apportée à la description de l'environnement naturel (les jeux avec les arbres et les plantes, l'omniprésence du vent, de la pluie, du soleil).
Glaçant car les abominables conséquences matérielles, physiques et psychologiques de l'explosion de la bombe atomique sont décrites avec une grande précision (mais sans pathos, ni ressentiment).
La beauté de l'innocence enfantine apporte un contrepoint à l'horreur de la situation.
Mais ce qui m'a surtout étonné, c'est - malgré la dévastation apocalyptique de la bombe - l'absence de sentiments de vindicte et de haine à l'égard des américains.
On se demande où l'auteur puise cette force qui l'empêche de ne pas sombrer dans une rancune mortifère (on a même l'impression que c'est le peuple japonais qui a décidé de ne pas s'abandonner à la rancune).
Un récit puissant, beau et terrifiant à la fois qu'il est étrange de trouver classé dans la catégorie "jeunesse".
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MJF
  22 octobre 2018
Depuis quelque temps, dans le monde de la littérature adulte, j'ai en partie délaissé les documentaires historiques au profit des récits personnels, racontés par monsieur-madame tout le monde et réécrits par un auteur. Ce faisant, j'ai l'impression d'être touché directement, de ressentir une partie de ce qu'ont pu ressentir les témoins, d'appréhender la vie telle qu'elle pouvait l'être à l'époque, dans le bonheur comme dans l'horreur. Sur le thème de la guerre, on se retrouve alors loin des tactiques militaires ou des statistiques. On assiste plutôt à un théâtre où l'humain rencontre l'humain.
Vous comprenez donc mon enthousiasme lorsque j'ai ouvert, un peu par hasard en un beau dimanche de septembre, ce livre jeunesse que j'ai acheté l'an passé. J'ai lu la préface, les notes de l'auteure, la postface, et j'ai réalisé que je tenais entre mes mains une authentique histoire du drame qu'est l'explosion de la bombe atomique sur Hiroshima.
Après une trentaine de pages, qui nous permettent de découvrir avec tendresse l'enfance et le quotidien d'Akiko au Japon en guerre, la bombe explose soudainement. Fini le temps de l'enthousiasme des troupes pour la victoire : tout le monde tombe alors en mode survie. Comme cela semble souvent se produire dans les situations extrêmes, les deux filles verront les hauts et les bas de l'humanité : le don de soi pour la survie d'autrui et l'individualisme pour sa propre survie.
« Coincée sous mon amas de tuiles, incapable de bouger, j'avais pu m'en sortir grâce aux efforts de quelqu'un d'autre, – ma soeur –, alors pourquoi n'avais-je pas compris l'importance de penser aux autres? »
Entrecoupé par ce genre de réflexions sur la vie, le récit d'Akiko ne censure rien (mais reste adapté pour les enfants) : les cadavres, les brulés sans vêtements à la peau en lambeaux, les familles séparées pour toujours, les personnes complètement perdues et désorientées… La mort est impitoyable et ne prend pas rendez-vous; la malchance des uns côtoie la chance des autres. Akiko, après s'être fait sauver par sa soeur, se rend finalement compte que son ainée est encore plus blessée qu'elle. Commence alors une lutte pour sauver celle-ci et d'autres voisins. le roman, jusqu'à la fin, trouble et captive par son intensité et son réalisme dans… l'incroyable.
Franchement, Les soeurs Hiroshima offre aux lecteurs de plonger, bien assis chez soi, dans les plus bas étages de l'enfer. Comme on nous le rappelle à la fin, c'est un exposé dérangeant, mais ô combien important pour se souvenir et comprendre nos erreurs du passé. « Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise bombe. » D'ailleurs, malgré l'infinie tristesse des évènements, l'histoire de l'adolescente est joliment écrite et se conclut par la beauté, par une note d'espoir. Il a fallu beaucoup de temps à Akiko avant qu'elle n'autorise la publication. Elle a fini par accepter pour que tous ceux épargnés par la guerre puissent en tirer leurs leçons. Je lui laisse les derniers mots, qui expriment sagement son ultime crainte avant la sortie du livre.
« Mais il ne faudrait surtout pas qu'en lisant ce livre, les gens se mettent à haïr les États-Unis parce qu'ils ont fait des choses affreuses. Pendant la guerre, tous les pays ont commis des crimes affreux : le Japon, l'Union soviétique, l'Allemagne, tous. La dernière chose que je voudrais, c'est qu'on haïsse les États-Unis ou l'URSS, et que cela devienne le point de départ d'une nouvelle guerre. »
Lisez ma critique complète ici : http://sophielit.ca/critique.php?id=2005
Lien : http://sophielit.ca/critique..
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EsseG71
  07 mai 2018
Ce matin-là Akiko et sa grande soeur adorée sont seules à la maison. Leur maman et leur petit frère sont partis se réfugier à la campagne pour éviter les bombardements. Les filles sont restées pour travailler à l'usine.
Ce matin du 6 août 1945 Akiko et sa grande soeur adorée prennent tranquilement leur petit-déjeuner quand un bruit sourd et un éclair blanc les met à terre. Akiko se trouve coincée sous les tuiles du toits, mais heureusement elle n'est pas gravement blessée. Quand elles parviennent à sortir de la maison, elles ne peuvent que constater les dégâts dans la ville autour d'elles, et les nombreux blessés. La population s'organise alors, sans savoir ce qui a causé une telle catastrophe.
Ce roman va rejoindre la sélection "2nde GM" qui nous est régulièrement demandée par nos collèges de français. Il aborde un épisode dramatique peu connu des élèves, par le témoignage de deux soeurs.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MasaMasa   21 novembre 2017
Cependant, la catastrophe de ce matin-là n’était pas un désastre naturel.Elle était causée par les Hommes, séparés en deux camps qui cherchaient à savoir lequel des deux tuerait plus que l’autre. Et nous, nous étions les victimes de ce jeu de massacre.
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MasaMasa   18 novembre 2017
Ainsi, la guerre nous priva d’abord de nos jeux, puis même de l’école, et, comme le coton vint à son tour à manquer, nous dûmes aller à l’usine vêtues du pantalon traditionnel des paysans, un uniforme spécial en viscose de piètre qualité, ample et resserré aux chevilles
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MasaMasa   19 novembre 2017
La volonté d’aider les autres ne suffit pas quand on n’a pas la force nécessaire.
Commenter  J’apprécie          110
MJFMJF   25 septembre 2018
Mais il ne faudrait surtout pas qu'en lisant ce livre, les gens se mettent à haïr les États-Unis parce qu'ils ont fait des choses affreuses. Pendant la guerre, tous les pays ont commis des crimes affreux : le Japon, l'Union soviétique, l'Allemagne, tous. La dernière chose que je voudrais, c'est qu'on haïsse les États-Unis ou l'URSS, et que cela devienne le point de départ d'une nouvelle guerre.
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donaldguertindonaldguertin   14 juillet 2018
Des groupes de volontaires arrivèrent des villages voisins, et la crémation des corps dura des jours entiers. L’odeur de la mort flottait au-dessus de Hiroshima, et les ossements blancs, s’entassaient ici et là semblables à des coquillages. (130)
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