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Jean-Christian Bouvier (Traducteur)
EAN : 9782877303835
250 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (23/04/1999)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Le crime fleurit à Kyoto dans les écoles d'ikebana. Quand l'art floral traditionnel japonais cesse d'être un mystère, meurtres, vengeances et fraudes fiscales se succèdent dans les temples et les pavillons de thé.

Source : Picquier
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  06 mai 2019
De Tokyo à Kyoto, les écoles d'ikebana sont en émoi depuis que Catherine Turner, le fille chérie du vice-président américain, a annoncé qu'elle s'installait au Japon pour quelques mois afin de s'initier à cet art floral traditionnel. Chaperonnée par Ichiro Hamaguchi, le neveu du ministre des affaires étrangères, et courtisée par les grands maîtres des cinq principales écoles, Miss Catherine a cependant une idée bien précise en tête. Tombée amoureuse du travail de Maiko Ogawa lors d'une exposition à New York, c'est avec elle, et elle seule, qu'elle souhaite commencer sa formation. Or, la jeune femme, qui vient d'en dénoncer les pratiques archaïques, est en froid avec son école et demeure introuvable. Quand elle réapparaît, elle est morte, empoisonnée, dans un temple à Kyoto. Et ce n'est que le premier d'une série de meurtres qui vient bouleverser le monde feutré de l'ikebana. Loin de la refroidir, la situation excite Catherine qui se targue d'être la ''vice-présidente du Club des Maîtres du Mystère'' de son université. Au grand dam des autorités japonaises, elle se lance dans l'enquête, secondé par un Ichiro, très sensible au charme effronté de la belle américaine.
Dépaysement garanti pour cette enquête complexe dans le monde tout aussi complexe de l'ikebana. Car si, vu de l'extérieur, cet univers n'est que grâce, délicatesse et douceur, en son sein se déchaînent les passions, les rivalités, les rancoeurs. Loin d'être tournés uniquement vers leur art, les grands maîtres manient les pots de vin, usent de la corruption et de l'intimidation, trempent dans diverses magouilles et autres fraudes fiscales. Derrière l'harmonie des fleurs se cache un monde régi par des règles archaïques et contaminé par la très moderne course à l'argent.
A partir de ce thème très japonais, Misa Yamamura construit une intrigue à l'occidentale, comme un hommage aux grands noms de la littérature policière. Plusieurs meurtres particulièrement travaillés, un tueur retors qui se joue de la police, une énigme en chambre close, deux détectives amateurs, on sent bien l'admiration de l'auteure pour Agatha Christie, Maurice Leblanc, Gaston Leroux ou Conan Doyle.
Ce n'est pas le polar du siècle mais le rythme est enlevé, l'humour omniprésent et l'identité du coupable n'est révélée qu'à la toute fin. de plus, la promenade dans la très pittoresque Kyoto ajoute au dépaysement. Une lecture très plaisante.
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missmolko1
  02 octobre 2016
Voila un roman policier plutôt intéressant qui nous fait découvrir le monde de l'Ikebana ou l'art floral japonais. Je dois dire que pour nous, lecteurs européens, c'est on ne peut plus exotique et dépaysant. L'auteure a su documenter a merveille son roman pour nous faire décrire sa culture.
Tout commence par la visite de Miss Catherine, fille du vice président américain, au Japon. Cette jeune femme est fascinée par la culture japonaise et souhaite pratiquer l'ikebana.
"A l'origine , les arts traditionnels japonais étaient marqués d'un profond désir de simplicité et de naturel. Ayant atteint un raffinement proche de la perfection, la tradition s'était transmise au fil des siècles en développant autour d'elle des réseaux d'allégeances et de pouvoirs qui dénaturaient le sens de recherche des premiers maîtres. Il en était certainement de même pour l'ikebana : après avoir puisé son extraordinaire vitalité dans une authentique recherche de la pureté, il se trouvait aujourd'hui transformé en immense entreprise commerciale vidée de son âme."
Le neveu d'un ministre ayant passé quelques temps aux États-Unis et donc charger de veiller sur elle et de servir de traducteur. Très vite, nos deux héros vont être confrontés a une série de meurtres et vont se prêter au rôle d'enquêteur.
"Elle avait retrouvé son beau sourire. Elle marqua une légère pause avant de poursuivre.
- A l'université, j'étais vice-présidente du Club des Maîtres du Mystère. J'ai un petit coté Sherlock Holmes en jupons !
- Cela tombe bien, dit Ichiro en riant, car moi je suis très Docteur Watson en kimono !
Comme beaucoup de jeunes Japonais de sa génération, il était, en effet, un lecteur passionné de romans policiers. Il se demanda aussitôt avec curiosité quelle était la "petite idée" de la jeune Américaine sur ce meurtre en apparence si japonais."
C'est un roman habillement construit, avec une intrigue incroyablement bien menée. le suspense est au rendez-vous et si le roman peine un peu a démarrer, il devient très vite passionnant. Nos deux personnages sont attachants et forme un très beau duo. Bref, c'est une chouette découverte et un très bon moment de lecture.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Rebus
  18 juin 2017
Rien ne va plus dans le club fermé de l'ikebana, l'art floral traditionnel japonais. Ce qu'on pourrait penser être synonyme de zenitude et de réflexion intérieure s'avère en fait un monde de pouvoir et de manipulations. Les meurtres pleuvent, répondant à une logique bien précise. La police est dans les choux. Heureusement que Catherine et Ichiro, deux jeunes détectives amateurs malgré eux, sauront extraire la vérité des parfums vénéneux de ces fleurs mortelles.
Ce roman policier se déroule au Japon, à Kyoto principalement, et c'est ce qui fait tout son intérêt : les dialogues, le décor, les coutumes, tout est différent et dépaysant. Les personnages sont attachants et rafraichissants.
Malgré cela, le rythme pèche par son irrégularité et le dénouement m'a paru tiré par les cheveux.
Rien de transcendant, mais une lecture plaisante tout de même.
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spleen
  18 août 2016
De la littérature japonaise, certes mais dans le cadre d'un polar , exercice auquel je ne m'étais pas encore frotté et je n'ai pas été vraiment enthousiasmée .
Enquête d'amateurs dans le milieu des écoles d'Ikebana, l'art floral traditionnel menée par une jeune américaine, Miss Catherine ,fille du vice président des Etats Unis, arrivée au Japon dans le but d'apprendre cet art et d'Ichiro, le neveu du ministre des affaires étrangères du Japon.
Compétition, Corruption, lutte de pouvoir, fraude fiscale ... les écoles se font la guerre entre elles et sont chacune le cadre de disputes internes alors que les compositions fleurales rivalisent de beauté et de poésie .
Tout ceci éclate au grand jour lorsqu'il s'agit d'avoir l'honneur d'intégrer la jeune américaine comme élève .
Les meurtres se succèdent ... avec leurs énigmes que sauront, bien sûr, résoudre nos deux jeunes héros .
Rien de bien excitant sous le soleil nippon !
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Sharon
  27 septembre 2019
Alerte, tous aux abris ! La fille unique du vice président américaine, Miss Catherine Turner, s'est prise de passion pour l'ikebana, cet art de la composition florale. Mieux (ou pire), c'est selon : elle a lu un article sur une jeune fille très douée, Maiko Ogawa, qui a monté sa propre exposition, et elle veut absolument la rencontrer. Autant dire que le ministre des Affaires étrangères s'arrache les cheveux et charge son neveu Ichiro de servir de guide à Miss Catherine. Son neveu n'est pas intéressé, il n'a surtout pas envie d'être récupéré d'une quelconque manière que ce soit, il préfère nettement poursuivre ses études, lui qui a étudié à Columbia, qui connait bien les Etats-Unis et leurs coutumes. Seulement, il existe plusieurs écoles d'ikebana au Japon, dont trois sont véritablement prestigieuses, et toutes les trois veulent, bien sûr, avoir cette prestigieuse élève dans leur rang. le ministre convainc donc son neveu de l'aider – rêvant lui donner ainsi, enfin, le goût de la politique.
Voir deux écoles vivement protester quand Miss Catherine en visite une n'est pas la base d'un roman policier. Seulement, un « attentat » est commis lors d'une visite du vice-président – rien de bien grave, heureusement, plus de peur, de bruit, que de véritables dangers. Seulement, un meurtre est commis peu après, et là, cela devient vraiment problématique. Un second meurtre est commis peu après, en chambre close qui plus est. le commissaire est compétent, sérieux, là n'est pas la question, la présence de la fille du vice-président des Etats-Unis, restée au Japon, lui ajoute une pression supplémentaire. Surtout, Miss Cathy entend bien jouer les Sherlock Holmes en jupon, percer tous les mystères, dont ceux de la chambre close, thème qui revient dans un autre roman policier de l'auteur La ronde noire.
Raconté ainsi, le roman pourrait sembler simplement plaisant. C'est, bien sûr, bien plus compliqué. Les morts sont là, et bien là, les suspects aussi. Tout semble tourner autour des écoles d'Ikebana, des luttes de pouvoir entre les différents directeurs et sous-directeurs. Nous sommes dans une société patriarcale, où l'on transmet son école à son fils, éventuellement sa fille, certainement pas à un ou une de ses élèves, si doué(e) fusse-t-il (elle). Se faire un nom dans ce milieu en toute indépendance est également très difficile, aussi l'attention qu'a porté Miss Cathy à l'énigmatique Maiko Ogawa ne plait pas à tout le monde. Je dis « énigmatique », parce que, finalement, on la verra peu, on saura au cours de l'enquête pour quelles raisons elle s'est montrée si fuyante. Les journaux se délectent des histoires, des « potins » qu'ils peuvent dénicher, plus encore de ceux qu'ils peuvent suggérer, Ichiro le découvre bien assez tôt – et son oncle de ministre aussi.
Anecdotique, la présence de Cathy ? Non, pas vraiment. Elle offre un regard extérieur à la société japonaise, et voit des petits détails du quotidien auquel les enquêteurs ne font pas attention – parce qu'ils ont toujours vécu ainsi, ont toujours appris à faire ainsi, et donc ne se questionnent pas à ce sujet. Il est cependant des sentiments qui sont universel, l'amour, le désir de vengeance. Aucun rapport entre les deux, sauf si l'amour défunt donne envie de se venger.
Des cercueils trop fleuris se rattache véritablement à la tradition du roman policier anglais, n'hésitant pas à citer Agatha Christie. Il nous montre aussi une société japonaise figée, normée, où l'ascenseur social n'est pas en panne, il n'existe pas.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   29 septembre 2016
- Quand je t'ai demandé de t'occuper de Miss Catherine, je t'ai bien précisé que je ne voulais pas de "romance", n'est-ce pas ?
- Oui, je m'en souviens
- Alors j'aimerais bien que vous cessiez vos petits conciliabules en tête à tête dans les couloirs ! Tout a l'heure un journaliste m'a demandé quelles étaient vos relations. J'en ai encore des sueurs froides !
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missmolko1missmolko1   29 septembre 2016
Elle avait retrouvé son beau sourire. Elle marqua une légère pause avant de poursuivre.
- A l'université, j'étais vice-présidente du Club des Maîtres du Mystère. J'ai un petit coté Sherlock Holmes en jupons !
- Cela tombe bien, dit Ichiro en riant, car moi je suis très Docteur Watson en kimono !
Comme beaucoup de jeunes Japonais de sa génération, il était, en effet, un lecteur passionné de romans policiers. Il se demanda aussitôt avec curiosité quelle était la "petite idée" de la jeune Américaine sur ce meurtre en apparence si japonais.
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edwige31edwige31   06 août 2012
A l'origine , les arts traditionnels japonais étaient marqués d'un profond désir de simplicité et de naturel. Ayant atteint un raffinement proche de la perfection, la tradition s'était transmise au fil des siècles en développant autour d'elle des réseaux d'allégeances et de pouvoirs qui dénaturaient le sens de recherche des premiers maitres. Il en était certainement de même pour l'ikebana : après avoir puisé son extraordinaire vitalité dans une authentique recherche de la pureté, il se trouvait aujourd'hui transformé en immense entreprise commerciale vidée de son âme.
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polarjazzpolarjazz   17 juin 2016
Le lendemain matin, le commissaire Kariya entra dans le bureau de son supérieur hiérarchique, le commissaire principal Morikawa, qui dirigeait la brigade criminelle de la préfecture de police de Kyoto...

- A l'université, j'étais vice-présidente du Club des Maîtres du Mystère. J'ai un petit côté Sherlock Holmes en jupons !

- C'est un cas de "chambre close", dit Ichiro.
- Comment ?
- Oui, d'après Mlle Catherine, une "chambre close" très particulière puisqu'elle est "fermée" par la neige.
- Si l'on veut , bougonna le commissaire en jetant un coup d’œil sur la jeune fille.
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bobtazarbobtazar   27 août 2020
Les maîtres d’ikebana étaient tous de fervents connaisseurs de l’art du thé et la cérémonie se déroulait avec la grâce des gestes lents de la plus pure tradition.
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