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EAN : 9782203153615
192 pages
Éditeur : Casterman (13/06/2018)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Après une traversée mouvementée, Pline et sa suite débarquent enfin sur la côte africaine. Carthage et son animation, puis le désert et ses dangers, s’offrent au regard du naturaliste pendant qu’à Rome, les intrigues politiques et l’instabilité de Néron annoncent de funestes événements.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  18 juin 2018
Ce tome 6 alterne les passages à Rome et les passages en Afrique :
- en Afrique nous suivons les pérégrination de la Team Pline, et nous rencontrons de nouveau Vespasien qui fait tout pour s'éloigner mais qui est appelé à un grand destin... Pline continue ses observations et espèrent observer de nouveaux prodigues, Euclès est plus débordé que jamais, Felix tombe amoureux d'une fille du désert, et l'enfant qui parle aux animaux rejoint définitivement le groupe dans l'espoir de revoir sa Phénicie natale...
- à Rome le game of thrones continue, car Tigellin tente de dresser tout le monde contre Poppée et Néron qu'ils manipulent pour être détestés donc détestables car il désire ardemment être empereur à la place de l'empereur... En attendant ce jour il place ses pions et intrigue avec un riche marchand juif et ce bon vieux Sénèque pour remporter un pactole en faisant de la spéculation foncière, et force est de constater qu'un incendie serait le bienvenu pour remporter le jackpot ! (ah Sénèque, ce grand philosophe stoïcien toujours prompt aux leçons de morale et aux jugements sur autrui et qui affirmait qu'il fallait renoncer aux passions pour accéder à la raison, mais qui était aussi très connu à son époque pour ses richesses fabuleuses et ses goûts de luxe) L'Empereur lui est préoccupé par ses ambitions artistiques et culturelles, par la grossesse de son épouse et par la naissance de son premier enfant quand il retrouve la trace de Plautina l'esclave bretonne muette : il développe envers elle un bien étrange relation sado-masochiste où il la bat avant d'implorer son pardon....
Les dessins réalistes sont aussi beaux et précis, donc réussis, dans un style assez proche des gekida d'antan. du coup c'est un peu étrange de voir le petit phénicien et son corbeau orphelin dessinés de manière cartoonesque (dont la très triste histoire nous est racontée en flashback) : c'est un peu comme si Benjamin et Roméo de "Lucile, amour et rock'n roll" déboulaient dans le "Rémi sans famille" d'Osamu Dezaki ! mdr
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thedoc
  14 janvier 2020
Comme son nom l'indique, ce sixième tome de "Pline" met en avant la belle cité de Carthage. Pline et ses compagnons arrivent en effet dans la cité africaine après une traversée éprouvante. Ils découvrent alors l'animation et la richesse de Carthage. Pendant ce temps à Rome, l'entourage de Néron ourdit et prépare de funestes événements.
Une fois de plus, les auteurs de Pline nous séduisent avec un graphisme de qualité - le port de Carthage, Rome, le désert - tout en nous régalant de menus détails sur la nature et les observations scientifiques - et loufoques parfois - de Pline, le tout mêlé à des références historiques et des personnages bien réels.
Nous découvrons ainsi une Carthage sublime qui malgré sa défaite face à Rome a conservé une culture et des infrastructures qui ne cèdent en rien à la cité impériale. Nous faisons également connaissance avec le gouverneur de la province d'Afrique, Vespasien. Néron et Sénèque reviennent également sur le devant de la scène, le premier s'enfonçant dans sa folie, le second dans les complots. La rôle financier des Juifs est également abordé dans ce tome. Côté fiction,nous en découvrons un peu plus sur le mystérieux enfant qui parle aux animaux et qui accompagne désormais Néron.
Ce sixième tome est indéniablement très complet, alternant les scènes entre Rome et Carthage et mêlant ainsi plusieurs histoires, fictives et véridiques, politiques et drôles. Il m'est apparu plus sombre également que les précédents.
Une bonne suite qui laisse présager un septième tome intéressant.
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nebalfr
  19 juillet 2018
Où l'on revient à Pline, le manga romain de Yamazaki Mari (après Thermæ Romæ), assistée de Miki Tori (essentiellement pour le dessin, en théorie du moins) – et on y revient avec un peu de délai, car, à ce stade, semble-t-il, la publication française suit d'assez près la publication japonaise, qu'elle a plus ou moins rattrapé.

Pline, depuis le départ, me fait l'effet d'une série assez inégale, alternant des tomes très satisfaisants voire tout à fait brillants, et d'autres beaucoup moins convaincants, parfois même à l'extrême limite du poussif. Par quelque bizarrerie qui doit peut-être pas mal de choses à mon ressenti biaisé de lecteur françouais, j'ai l'impression de ce que, pour l'heure, les tomes impairs étaient du bon côté, et les pairs du mauvais (le tome 4 étant tangent, disons). Hélas, cela semble se confirmer une fois de plus avec ce tome 6, intitulé en français Carthage la grande, et qui m'a au mieux laissé indifférent…

Le récit emprunte deux cadres. le plus réussi, relativement s'entend, est sans vraie surprise celui qui s'attache aux pérégrinations de Pline, avec dans sa suite un Euclès peu ou prou inexistant et un Félix qui commence à me lasser un (petit) peu après m'avoir vraiment beaucoup plu – le sentiment demeure, après un tome 5 autrement convaincant mais qui allait déjà dans ce sens, de ce que les auteurs, conscients de la valeur de leur atout, en font un usage un peu excessif, et du coup moins savoureux… Ceci dit, il a encore quelques bonnes scènes.

Mais, depuis le tome précédent là encore, il faut ajouter à ce trio une nouvelle recrue, ce petit garçon (?) très kawaï, avec son corbeau sur l'épaule, personnage mystérieux et aux connaissances bien singulières, et dont nous commençons ici à véritablement entrevoir le passé (flashback inclus). Globalement, je suppose qu'il constitue un ajout bienvenu, à ce stade, même si je lui trouve donc forcément quelque chose d'un expédient mignon – ceci dit, moi le faux cynique, j'avoue avoir craqué sur le gros plan craquant du gamin craquant en bas de la p. 38, et je suppose que je pourrais mettre pas mal d'entre vous au défi de ne pas craquer – l'idée étant qu'au-delà de la seule kawaïerie, le gamin bizarre exprime avec force l'émerveillement enfantin, comme un relais de celui du lecteur, en l'espèce devant la reconstitution de Carthage (bien après les guerres Puniques, j'avoue ne pas du tout savoir ce que la fière cité pouvait être au Ier siècle de notre ère ; au passage, c'est une bonne idée que de confronter nos Romains aux reliquats d'une autre civilisation, voisine mais néanmoins distincte, mais elle n'est guère approfondie, hélas).

C'est l'occasion, je suppose, de louer une fois de plus le dessin de Pline, tant pour ce qui est des expressions des personnages (a priori le domaine réservé de Yamazaki Mari) que pour ce qui est des décors (normalement l'apanage de Miki Tori), même si j'avoue une nette préférence pour ces derniers – qu'il s'agisse de reconstituer avec précision en même temps qu'emphase la civilisation romaine (et éventuellement quelques autres, donc), ou de mettre en scène la majesté souvent intimidante de la nature, avec ici un accent marqué sur les vastes étendues, finalement comparables dans leur hostilité à l'encontre de l'homme, de la mer et du désert. Il y a dans tous ces registres des pages absolument superbes.

Carthage, le désert… Oui : ce cadre de l'intrigue est africain. Pline semble avoir lâché l'affaire de la Grèce (trop néronienne de toute façon ?) : on lui a tant conté de merveilles sur l'Afrique, le naturaliste doit voir tout ceci de ses propres yeux… Ceci étant, pour l'heure, cela ne débouche pas encore sur grand-chose – au mieux quelques belles pages dans le Sahara, avec un Félix égal à lui-même. Sinon, le grand moment de ce périple africain se situe avant cela, à Carthage, quand Pline et compagnie rendent une petite visite à un Vespasien sauf erreur déjà entraperçu, le futur empereur (ce dont aucun des personnages n'a conscience comme de juste) étant d'une certaine manière dépeint comme l'antithèse de Néron – un homme un peu fruste, vulgaire même (avec sa blague plus ou moins de pets hélas totalement incompréhensible, est-ce une question de traduction ou faut-il seulement en déduire que ses blagues sont vraiment très très mauvaises ? Ou les deux ? En même temps, nous connaissons la singulière destinée de Vespasien dans le dictionnaire français...), un paysan les pieds sur terre, en somme, ou même dans la terre, savez-vous planter les choux…

Or en face il y a bien Néron – et, comme d'hab' en ce qui me concerne, c'est là que la BD pèche, comme depuis le début ou presque. Si les meilleurs tomes de Pline faisaient abstraction, autant que possible, de ce qui se passait au sommet de la cour impériale, celui-ci y accorde à nouveau une place très importante – sans commune mesure, même, ai-je l'impression ; et, hélas, peut-être de la pire des manières ?

Bon, je dis SPOILER au cas où, mais ça n'en vaut sans doute pas vraiment la peine… de fait, depuis le premier tome, on devine qu'à terme la BD mettra en scène l'incendie de Rome – et, bingo, c'est à la fin de ce sixième volume que la chose arrive, même si sur le mode d'un cliffhanger bien convenu.

Le problème, ce n'est pas tant ce thème, même rebattu, que la manière dont les personnages y sont associés. le Néron de Yamazaki Mari et Miki Tori se voulait plus nuancé que la vision critique commune dans l'Occident chrétien, mais il a bien vite tourné de lui-même à la caricature, comme si le sujet ne pouvait tout simplement pas se montrer véritablement subtil en fin de compte. Au début, la BD semblait accorder un rôle de choix, et autrement plus enthousiasmant, au personnage tout à fait fascinant en même temps qu'intriguant de Poppée, mais, à ce stade, l'impératrice parvenue achève tristement sa descente aux enfers de la banalité, au point de s'en tenir peu ou prou au navrant rôle de figurante – elle ne révulsait plus, elle n'émeut pas davantage dans ses déboires, et c'est très regrettable. C'est maintenant Tigellin qui occupe le devant de la scène, si l'on ose dire pour cette variation de l'ordure qui magouille dans l'ombre, mais l'éminence grise manque hélas de caractère, pour s'en tenir au seul archétype – et le rôle des Juifs dans son entourage reste encore à éclairer. Ramener Sénèque dans l'histoire ne suffit certes pas à améliorer les choses : c'est plat, convenu, caricatural…

D'autant que la BD s'autorise une faute de goût de plus en ramenant sur le devant de la scène un personnage que j'avais presque heureusement oublié (tu parles...), la pauvre prostituée muette Plautina – que je ne peux qu'associer aux moments les plus ratés de la BD jusqu'alors. Mon ressenti demeure (et c'est peu dire) à la lecture de ce tome 6 – même si son retour n'est hélas pas une surprise, car elle était conçue, semble-t-il, comme le personnage qui, non seulement, matérialiserait la cruauté pathologique de Néron (ça n'y manque pas, ici), en même temps que comme le prétexte idéal pour introduire la secte méconnue des chrétiens dans cette histoire ; à la veille de l'incendie de Rome (« souhaité » texto par Tigellin magouillant avec les Juifs comme avec Sénèque), Plautina et ses coreligionnaires amateurs de poisson devaient nécessairement revenir dans l'histoire… Ça ne fonctionne pas mieux maintenant qu'auparavant, hélas. Et je redoute un peu la suite des opérations à cet égard – surtout si le falot Euclès doit revenir dans la partie !

Pline est une BD sans doute admirable pour ce qui est du dessin – peut-être même s'améliore-t-elle encore à cet égard ; mais, concernant le scénario, elle me fait toujours un peu l'effet d'une série souffrant de la tendance des auteurs à l'improvisation. Ils ont mis en place plusieurs fils rouges, et jonglent tant bien que mal avec entre les différents tomes, au gré du moment : les meilleurs, à mes yeux, restent ceux liés au bestiaire fantastique et aux autres vérités saugrenues figurant dans l'Histoire naturelle, ou le rapport de Pline aux volcans, et éventuellement sa misanthropie occasionnelle, modérée par la bonhomie de Félix – autant de moyens de reconstituer un monde, au-delà des seules merveilles architecturales de Rome, en inscrivant la civilisation dans son écrin naturel pas moins fascinant, a fortiori pour un naturaliste voyageur. Mais les fils rouges les moins convaincants à mon sens tiennent à la haute politique romaine, au couple Néron-Poppée, et en gros à tout ce qui implique Plautina – la pauvre fille n'étant de toute façon guère plus qu'un trait d'union, même mélodramatique au possible… Or ce sixième volume met bien trop l'accent à mon goût sur ces derniers versants de la bande dessinée.

Bilan au mieux mitigé, donc. Voire moins que cela. En se focalisant bien trop sur les intrigues romaines, ce tome 6 se perd dans ce qui lui réussit le moins – et, pour le coup, m'a pas mal rappelé le tome 2, probablement celui qui m'avait le moins parlé jusqu'alors. Si le dessin demeure irréprochable, le propos ennuie vaguement, à ce stade. Rien d'insurmontable, mais rien d'enthousiasmant non plus hélas… À voir si l'impair tome 7 saura rattraper une nouvelle fois les dégâts, comme ses prédécesseurs – à moins que l'incendie de Rome ne phagocyte une fois de trop l'intrigue ? Oui, nous verrons…
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
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mikaelunvoas
  29 décembre 2019
Je remercie Yamazaki de me faire découvrir Pline, sa série pourrait aider à comprendre la vie à Rome pour des cours d'histoire. Dans ce sixième tome, Pline se rend à Carthage (Tunisie) et visite le désert et ses richesses. Il est toujours avide de connaissances. parallèlement, nous suivons la folie et la cruauté de Néron, plus que jamais manipulé par les éminences grises qui gravitent autour de lui et Poppée.
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Bookworm84
  04 août 2019
Changement d'atmosphère dans ce volume 6. Si l'évasion est toujours au rendez-vous, nous retrouvons également Rome et tout ce qui se trame dans le palais de Néron. L'empereur approche de sa chute, une chute facilitée par un comploteur qui oeuvre dans l'ombre et que nous, lecteurs, voyons agir non sans frissonner. Inconscients de tout cela, Pline, Euclès, Félix et l'enfant qui les accompagne désormais poursuivent leur périple. Ils se rendent à Carthage, voyagent dans le désert, l'occasion pour nous de découvrir de splendides cases car les dessins, s'ils sont toujours de qualité, présentent là de très beaux paysages désertiques. On s'y croirait ! Au fil du récit, nos héros découvrent que l'enfant recueilli est phénicien. Ils s'acheminent ensuite vers Tyr.
Ces deux volumes sont à la hauteur des précédents. J'ai adoré suivre les voyages de Pline et sa compagnie, toujours propices à des découvertes naturalistes étranges ou corroborées depuis, ainsi qu'à de splendides dessins. J'ai adoré frissonner face à la folie grandissante qui règne dans le palais de Néron, entre la folie furieuse de l'empereur et celle, plus glacée, que l'attrait du pouvoir fait naître chez certains membres de son entourage.
Lien : https://lullastories.wordpre..
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critiques presse (1)
Sceneario   10 décembre 2018
On pourra regretter, peut-être, un manque de rythme dans ce sixième opus, mais l’aventure reste très intéressante et ravira les amateurs d’Histoire. Et l’épisode s’achève sur le terrible incendie de Rome, ce qui promet une suite intense. Il y sera certainement encore plus question de religion, la période étant marquée par la montée du christianisme.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   22 juin 2018
Pour peu que l'on s'éloigne des lieux où les hommes ont coutume de s'agglutiner, le monde est d'une richesse inépuisables. Où que le regard se pose, tant de choses fascinantes, tant de phénomènes naturels du plus haut intérêt. C'est un réservoir sans fin d'étonnement et d'émerveillement, qu'aucun document ne permet d'embrasser pleinement.
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AlfaricAlfaric   16 juin 2018
Au large de Drepanum, le thon est péché selon d'anciens usages... La brutalité de la chose n'est pas sans rappeler les combats opposant gladiateurs et bêtes sauvages lors des jeux du cirque...
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AlfaricAlfaric   23 juin 2018
Les hommes qui ne portent d'intérêt qu'à leurs seuls congénères ne sauraient produire quelque chose qui ait de la valeur.
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thedocthedoc   14 janvier 2020
Pourquoi faut-il que les civilisations en viennent à se détruire les unes les autres plutôt que de s'entendre et de reconnaître leurs mérites respectifs ?
L'incapacité des hommes à percevoir leur intérêt commun est de loin leur plus grande faiblesse.
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mikaelunvoasmikaelunvoas   29 décembre 2019
Carthage passait pour avoir une flotte invincible...
Comment Rome a t'elle pu triompher de la marine punique ?
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