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Noël Dutrait (Traducteur)Liliane Dutrait (Traducteur)
ISBN : 202079909X
Éditeur : Seuil (07/10/2005)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Beaux seins belles fesses. Les enfants de la famille Shangguan a été publié en Chine en 1996. Il raconte l'histoire d'une famille, la famille Shangguan, de la province du Shandong (région natale de l'auteur) depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours en mettant en valeur la figure de la mère, qui donne naissance à neuf enfants dont un seul garçon.

Vaste fresque de la société rurale dans cette province confrontée à l'invasion allemande puis japonai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  05 novembre 2013
« Beaux seins, belles fesses », tout un programme, non ?
Qu'on ne s'y trompe pourtant pas, le roman fleuve de l'écrivain chinois Mo Yan n'est pas livre érotique ou tout autre ouvrage de ce genre (comme l'a cru fort innocemment mon compagnon en regardant mes mails par-dessus mon épaule ; ça lui apprendra, tiens…). Cette immense saga familiale débute en 1938 dans la bourgade de Dalan avec la naissance du petit Shangguan Jintong, une naissance qui se place d'emblée sous le signe du chaos et de la malchance, puisqu'elle a lieu au moment exact où les troupes japonaises envahissent son canton natal. Neuvième enfant d'une fratrie de huit filles, Jintong répond aux voeux ardents de sa mère et de son père – qui n'en profitera pas puisqu'il sera l'une des premières victimes à tomber sous les coups des « diables japonais » à leur entrée dans Dalan.
Hélas, le petit Jintong ne se révélera guère à la hauteur des attentes familiales : pleutre, geignard, dépourvu de volonté et d'intelligence, maladivement obsédé par le sein maternel qu'il tétera jusqu'à un âge avancé, il s'avère incapable de subvenir à ses besoins et, à plus forte raison, à ceux de la fratrie Shangguan dont il est devenu le chef de famille. Restent ses huit soeurs et son indomptable mère, neuf femmes au fort caractère et à la volonté bien trempée, à défaut de posséder beaucoup de jugeote. Car si, chez les Shangguan, les hommes sont des mauviettes, les femmes quant à elles ont de qui tenir ! Pourvues de beaux seins et de belles fesses, comme le dit si bien le titre du roman, c'est elles qui sont le coeur et l'âme de la famille Shangguan et lutteront pour lui permettre de surnager malgré les innombrables bouleversements que traversera la Chine de 1938 à nos jours : invasion japonaise, guerre mondiale, révolution culturelle, multiples réformes économique foireuses, etc.
A la première lecture de « Beaux seins, belles fesses » de Mo Yan, on ne s'étonne pas de l'accueil glacial qu'il a reçu en Chine à sa sortie en 1995. A travers les nombreux aléas de la vie du pauvre Jintong et surtout de celles de ses soeurs, le romancier chinois trace un portrait au vitriol de la Chine contemporaine. Avec humour noir, verve et un sens certain de l'absurde, il rentre allègrement dans le lard de l'Histoire officielle et nous embarque dans une aventure aux multiples rebondissements, où les larmes et le rire se côtoient régulièrement. Jamais condescendant ou méprisant, il rend aussi délicatement hommage à une certaine partie de la population chinoise, celle qui souffre et peine quels que soient les régimes qui la dominent, mais parvient toujours à survivre malgré les privations et les injustices dont elle est abreuvée. Si les malheurs du personnage principal, véritable mollusque, prêtent plus à rire qu'à pleurer, le personnage de sa mère nous touche bien davantage : petite femme au courage discret et à la détermination sans limites, prête à tous les sacrifices pour permettre à son innombrable couvée (qui ne tardera pas à s'enrichir d'une flopée de beaux-fils encombrants et de petits enfants…) de subsister.
Grinçant et cocasse à la fois, « Beaux seins, belles fesses » est un roman satirique d'une grande richesse. Malgré sa taille impressionnante et parfois quelques longueurs, il se lit très facilement et s'avère un excellent moyen de découvrir plaisamment l'Histoire de la Chine contemporaine.
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Patsales
  23 février 2019
Au pays de l'enfant unique, voici une héroïne obligée de mettre au monde 8 filles avant d'enfanter un trésor, un garçon, adulé et égoïste, qui deviendra un adulte pleutre et exaspérant pour qui la jouissance se résumera à la tétée.
Entre le bébé et le livre, peu de différence : gros, accaparant, ressassant et déceptif.
Jintong naît en 1939, au moment de l'invasion japonaise. Il survivra miraculeusement à la seconde guerre mondiale et à la révolution maoïste et tandis que ses soeurs empoignent l'Histoire, lui se contente d'agripper les seins qui passent. Non, non, malgré son titre, voilà un roman bien peu égrillard : le héros a beaucoup de mal à conclure, sinon avec un cadavre ; quant à sa mère et à ses soeurs, elles utilisent les hommes moins pour le plaisir qu'ils pourraient leur donner que pour d'autres bénéfices: nourriture, protection, enfants, pouvoir...
Quant au héros, comme celui de Günter Grass, il refuse de grandir. Pathétique, il a au moins une vertu: ni héroïque, ni révolutionnaire, ni neo-capitaliste, il passera dans ce monde en refusant de le justifier. Aucun régime ne fera de lui un homme heureux, pas même un homme meilleur.
Tout avait pourtant bien commencé : « Tranquillement étendu sur le kang, le pasteur Maroya vit qu'un rayon de lumière rouge éclairait la poitrine rose de la Vierge Marie et le visage joufflu de l'Enfant Jésus aux fesses nues. L'été précédent, le toit avait pris l'eau et des traces jaunâtres maculaient la peinture à l'huile accrochée au mur de terre, conférant aux visages de la Sainte Mère et du Saint Fils une expression hébétée. Une araignée tirant un mince fil de soie argentée était suspendue devant la fenêtre lumineuse et se balançait dans un souffle léger de vent frais. »
Roman étourdissant, donc, sans doute, mais comme un mauvais vin étourdit, avant un lendemain qui déchante.
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le_Bison
  12 mars 2012
Années 90, le capitalisme bat son plein dans la Chine actuelle, la corruption est omniprésente. C'est le temps de l'économie socialiste de marché. Les néons illuminent jour et nuit Dalan, les supermarchés fleurissent, la jeunesse semble perdue, démobilisée attendant que la journée se passe au pied des cinémas.
Quelques années plus tôt et 895 pages en arrière, je suis un lecteur privilégié qui voit naître le petit Jintong en 1938. En compagnie des sept filles aînées de la famille Shangguan, Laidi (« Fais venir le petit frère »), Zhaodi (« Appelle le petit frère »), Lingdi (« Amène le petit frère »), Xiangdi (« Pense au petit frère »), Pandi (« Espère le petit frère »), Niandi (« Songe au petit frère »), Qiudi (« Réclame le petit frère »), la vie s'écoule paisiblement à Dalan, petite bourgade paysanne au Nord-Est du canton de Gaomi. Autant dire que le petit Jintong était très attendu !
Entre ces deux périodes, j'assiste impuissant à l'invasion barbare des « diables japonais », découvre la résistance qui s'installe aux abords du bourg pour saboter la progression de cet envahisseur. La cruauté des japonais fait place à celle des résistants chinois. La guerre civile s'enchaîne aussitôt entre combattants communistes et partisans du Guomindang (le parti populaire national), avec toujours cette même cruauté, toujours la vengeance d'un camp par rapport au précédent et toujours plus de sauvagerie pour défendre ses idées et la fondation de la République Populaire de Chine. le « Grand Bond en avant » devient la philosophie du jour où les morts se comptent par dizaines de millions, suivie de la Révolution Culturelle instaurée par Mao Zedong. En fait, j'aurais vécu par procuration tout un pan de l'histoire contemporaine chinoise à travers le regard et la vie de Jintong, de sa mère Lushi et de toutes ses soeurs, de ses oncles et cousins.
Je découvre les coutumes de ces paysans chinois, leurs façons de vivre entre famine, inondation, déportation, emprisonnement et exécution publique. Rien ne m'est épargné, des humiliations à la torture, des décapitations au massacre de masse. Je partage au quotidien leur misère, leur richesse, leur espoir et désespoir. Je suis au coeur de cette famille au destin particulier avec le charisme de toutes les soeurs de Jintong : elles seront à tour de rôle Héros de la nation, Bandit notoire, Prostituée, « Immortel Oiseau », Voleuse professionnelle, Cadre du parti communiste chinois... Je croise des guerriers héroïques, des combattants de la liberté, des communistes hystériques, des chamans taoïstes, des bureaucrates corrompus.
Et je ne m'ennuie jamais au « sein » de cette famille, de cette bourgade de Dalan. Les récits épiques de certains protagonistes me font découvrir des contes et légendes issus de ce terroir (Jintong sous la direction d'un maître taoïste deviendra « Prince de la Neige »), les premières séances du cinéma en plein air ou les premiers essais de parachutisme au bord de la falaise. La famine, la misère et le froid permettent de resserrer les liens familiaux mais oblige la mère à vendre une de ses filles. Les inondations provoquent des dégâts matériaux à grande échelle, Jintong apprend à travailler dans une « ferme d'état », se retrouve en prison et suit une « rééducation politique »...
Que de souvenirs, que de passions, que de moments mémorables et inoubliables parsemés par de petits clins d'oeil humoristiques, des anecdotes cocasses du principal protagoniste Jintong, abreuvé au sein maternel tout au long de sa vie de « raté » et d' « obsédé ». L'occasion de découvrir l'histoire récente de la République Populaire de Chine au cours de ces 60 dernières années...
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Walden-88
  10 mai 2016
1938, bourg de Dalan, dans le canton nord-est de Gaomi. La famille Shangguan assiste à l'arrivée du fils tant attendu : Shangguan Lushi, après avoir mis au monde huit filles, vient finalement de donner naissance au petit Jintong "Enfant d'Or", censé apporter descendance et prospérité à la famille.
Malheureusement, Jintong ne sera guère à la hauteur des attentes familiales : faible tant sur le plan physique que mental, complètement dépendants des femmes de la famille, il développe de surcroît une obsession maladive pour les seins. D'abord ceux de sa mère, qu'il tète exclusivement jusqu'à l'âge de neuf ans avant de se nourrir de lait de chèvre jusqu'à ses vingt ans, puis ceux des femmes en général. Celui qui devait devenir le chef de famille s'avère, comme d'autres Shangguan de sexe masculin avant lui, incapable de subvenir aux besoins de la famille. Car ne vous y trompez pas, dans la famille de Jintong se sont les femmes portent la culotte comme on dit, de sa mégère de grand-mère dotée d'une force de cheval à sa mère au caractère affirmée et à la volonté de fer sans oublier ses huit soeurs (qui ont toutes la particularité d'avoir de beaux seins et de belles fesses).
"Jeune Pandi, répliqua l'aveugle Xu, vous les Shangguan, vous savez vraiment vous débrouiller. A l'époque des diables japonais, vous avez profité du pouvoir du mari de votre soeur aînée, Sha Yueliang ; à l'époque du Guomindang, c'est le mari de votre deuxième soeur qui a dicté sa loi ; aujourd'hui, c'est toi et Lu Liren qui êtes les chefs. La famille Shangguan, c'est la hampe du drapeau qu'on ne peut jamais abattre, le bateau qui ne coule jamais. Et plus tard, si l'Amérique envahit la Chine, vous aurez aussi un gendre étranger..."
Heureusement qu'elles sont là pour faire bouillir la marmite et assurer la survie des Shangguan à travers les épreuves et les bouleversements de l'Histoire chinoise...

Mo Yan fait de nous des spectateurs privilégiés et nous entraîne sur les traces de cette famille. On assiste à l'invasion des Japonais, les "petits diables", en 1939, à la guerre civile entre communistes et "brigades pour le retour au foyer" (propriétaires fonciers et riches paysans). Puis c'est l'avènement de la République Populaire de Chine, s'ensuivent des événements comme la mise en place des fermes d'Etat, la famine, le Grand Bond en avant pour arriver enfin à l'époque du capitalisme à outrance et de la modernisation du pays.
En plus de suivre le destin de la famille Shangguan et des habitants du canton de Gaomi pendant plus d'un demi-siècle, on assiste impuissant à la transformation de Dalan, cette petite bourgade qui nous semble si familière : la demeure de la Vie Heureuse des Sima devient la Société Pharmaceutique Huachang SARL, sur les ruines de l'Eglise du pasteur Maroya se dresse désormais un bâtiment de six étages qui n'est autre que la mairie. Les commerces florissants poussent comme des champignons, en témoignent le magasin La Licorne - le Monde du soutien-gorge ou encore le Centre Ornithologique Orient.
Et que dire de la truculence des nombreuses légendes abordées par MoYan (Han l'oiseau qui survit pendant quinze ans dans la forêt japonaise après sa déportation, l'étrange Marché de la neige ou les croyances qui entourent les soldats allemands lors de leur invasion du canton au début du siècle), sans parler du style qui m'a souvent fait penser au réalisme-magique sud-américain. J'apprécie de plus en plus la littérature chinoise (j'adore Yan Lianke), c'était mon premier Mo Yan et assurément pas le dernier ! Beaux seins, belles fesses est un livre hors-norme à tout point de vue et un chef-d'oeuvre de la littérature mondiale.
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Gaia7
  10 octobre 2015
Ce livre est pour moi un des meilleur que j'ai lu jusqu'à présent. Il fait parti de mon top 6 Babelio. Il m'a rappelé la lecture de Cent ans de solitude de par la richesse des personnages, qui se mêlent les uns aux autres, par la caractère à la fois historique et un brin fantastique / onirique du récit.
C'est l'histoire de Jintong, un jeune garçon attendu depuis de longues années par la famille Shangguan, qui compte déjà 7 filles parmi ses enfants: Laidi, Zhaodi, Lingdi, Xiangdi, Pandi, Niandi, Qiudi.
A travers la vie de la famille Shangguan, on va assister à de nombreux bouleversements historiques et politiques, de l'invasion des diables japonais à la révolution culturelle. Ce sont à travers les filles de la famille, qui vont s'associer à un bord politique différent qu'on va assister à chacun de ces changements.
Mo Yan ne détaille pas toujours les bords politiques des envahisseurs successifs, et ces nombreux groupes sont parfois difficile à comprendre lorsque l'on est pas expert en histoire politique chinoise, mais l'effet obtenu est de se placer du côté des paysans décrits dans ce roman: ils s'adaptent autant que possible aux différents groupes politiques successifs pour survivre, sans chercher à comprendre les idéologies politiques. Est ce qu'il y a d'ailleurs réellement une idéologie derrière chaque groupe? On a parfois l'impression qu'il s'agit simplement de lutte de pouvoir.
Ce livre est à découvrir absolument!
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Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   12 mars 2012
Chaque fois que ma mère nous racontait l’histoire du bandage de ses pieds, c’était à la fois comme si elles exposaient ses griefs envers les souffrances endurées et comme si elle était fière d’une glorieuse histoire.
Elle disait que le caractère résolu et l’habileté au travail de sa tante étaient célèbres dans tout le canton du Nord-Est de Gaomi. Tout le monde savait que la maison de Yu les Grandes Paumes était dirigée par sa femme. L’oncle ne faisait rien, hormis jouer de l’argent, s’amuser à tirer au fusil et capturer des oiseaux. [...] Et c’était cette tante qui avait juré de faire de sa nièce un modèle de beauté et qui réalisa naturellement le bandage de ses pieds avec la plus grande méticulosité. A l’aide de lamelles de bambou, elle lui serra les pieds si fort que ma mère se mit à hurler comme un cochon qu’on égorge, puis elle les enroula couche après couche le plus serré possible avec une bande de tissu imprégné d’alun. Le bandage terminé, elle égalisa le tout en tapotant avec un petit marteau. Ma mère racontait : « C’était terriblement douloureux, à se taper la tête contre les murs. »
Elle supplia : « Tante, tante, desserre un peu...

- Si je serre, c’est parce que je t’aime, répondit la tante en la fusillant du regard, si je desserre, c’est que je te hais. Quand, à force de serrer, tu auras les lotus d’or, alors tu viendras me remercier.
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le_Bisonle_Bison   23 mars 2012
Ces seins, telles des colombes chaudes, firent une brève halte dans mes mains, puis reprirent leur vol.
Cette première paire de seins s’était envolée avant que j’aie pu suffisamment la caresser. Un peu déçue, mais reprenant espoir, je replongeai mes mains dans la neige pour qu’elles recouvrent leur propreté et leur pureté. J’attendais avec une certaine impatience la deuxième paire de seins. Celle-là, je ne la laisserais pas partir comme ça. De mes mains fermes, je les saisis brusquement. Ils étaient fins et délicats, ni vraiment mous, ni vraiment durs, tels deux petits pains cuits à la vapeur qui viennent de sortir de la corbeille de bambou ; je ne pouvais les voir mais savais qu’ils étaient blancs et lisses. Leurs tétons étaient minuscules comme deux petits champignons. Je les saisis dans la main, formant en moi-même les vœux les plus magnifiques. Je les pinçai une première fois : je souhaites que tu mettes au monde en une seule fois trois gros bébés. Je les pinçai une deuxième fois : que ton lait jaillisse avec l’abondance d’une source. Une troisième fois : que l’arôme de ton lait soit sucré comme la rosée bienfaisante. Gémissant à voix basse, la femme s’échappa subitement. [...]
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Walden-88Walden-88   10 mai 2016
- Jeune Pandi, répliqua l'aveugle Xu, vous les Shangguan, vous savez vraiment vous débrouiller. A l'époque des diables japonais, vous avez profité du pouvoir du mari de votre sœur aînée, Sha Yueliang ; à l'époque du Guomindang, c'est le mari de votre deuxième sœur qui a dicté sa loi ; aujourd'hui, c'est toi et Lu Liren qui êtes les chefs. La famille Shangguan, c'est la hampe du drapeau qu'on ne peut jamais abattre, le bateau qui ne coule jamais. Et plus tard, si l'Amérique envahit la Chine, vous aurez aussi un gendre étranger..."
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Walden-88Walden-88   10 mai 2016
- Ce que paie ton père, dit Sima Ku, le regard tourné vers les eaux troubles, c'est sa faiblesse. Souviens-toi bien, mon petit : pour devenir un méchant, il faut avoir le cœur dur comme la pierre, tuer les yeux grands ouverts, et pour se comporter en homme bon, il faut marcher en baissant la tête pour ne pas écraser les fourmis. Mais ce qu'il ne faut surtout pas faire, c'est se comporter en chauve-souris : elle n'est ni vraiment oiseau, ni vraiment bête sauvage. Tu t'en souviendras ?"
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Walden-88Walden-88   10 mai 2016
- Tianbao, qu'est-ce que tu fais cuire ? demanda Guo Wenhao tout sourire. Fais-moi un peu goûter !
- Tu oserais en manger ? dit Zhou Tianbao d'une voix sourde.
- Si ça a quatre pattes, dit Guo Wenhao, seul un banc, je n'oserais pas manger, et si ça en a deux, seul un homme, je n'aurais pas le courage de manger.
- Eh bien, répliqua Zhou Tianbao en riant, c'est justement ce que je fais cuire !" Guo Wenhao s'enfuit sans demander son reste.
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Video de Mo Yan (2) Voir plusAjouter une vidéo
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Mo Yan prix Nobel de littérature .Annonce du 11 octobre 2012
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