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Pascale Wei-Guinot (Traducteur)Xiaoping Wei (Traducteur)
ISBN : 2877305171
Éditeur : Editions Philippe Picquier (25/11/2000)

Note moyenne : 2.84/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Deux des plus célèbres récits de l'auteur du Clan du sorgho.
Mais le "Noirau " du Radis de cristal semble tout droit sorti d'un conte mystérieux. Dans l'univers fruste d'une campagne chinoise, un enfant vagabond qui ne communique jamais par la parole s'émeut d'une caresse, d'un crépitement, de brèves émotions furtives : à travers son regard, les sons, les odeurs, les matières et les couleurs prennent une intensité poétique poignante. En un monde d'adultes ter... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
BaronKitajima
  19 août 2015
Je fais d'emblée un choix délibéré, je ne parlerai que du second récit, le plus court, et je laisse dans le noir le récit éponyme le radis de cristal. Je ne me sens pas l'envie de faire quelque commentaire que ce soit sur le premier récit, je pense être un peu passé à côté de l'histoire. Parlons donc de Déluge qui a su me toucher.
Loin d'être une insignifiante note complétant le recueil, à l'image de ces bombons que l'on vous donne au restaurant quand vous payez l'addition, ce récit a été pour moi le plus fascinant. Il amalgame des contraires : il oscille entre méditation et action à tambour battant, entre une sorte de western chinois et un récit aux porte d'une mystique biblique.
Un homme attend que sa femme accouche, sous la menace d'un déluge qui emporte tout sauf la colline sur laquelle ils vivent. dans une région hostile... le récit se fait une lutte pour la survie, avec la femme qui lutte pour accoucher, ces flots de boue qui imposent à l'homme la précarité de son existence face à la nature. La colline transformée en île se transforme en une sorte d'arche de Noé, où les recueillis sont loin d'être candides, imposant au couple une lutte pour sa survie encore plus dangereuse que celle de la nature, la menace de la mauvaise nature humaine. Un récit haletant, sublimant la nature et les hommes.
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frandj
  01 février 2014
Ce n'est pas vraiment un roman, plutôt une longue nouvelle. L'action se passe de la Chine profonde des années ‘60, le héros est un jeune garçon surnommé Noiraud, timide et muet, mais dont tous les sens sont extraordinairement aiguisés. Il est incorporé dans une équipe d'ouvriers, d'abord comme apprenti auprès d'un jeune tailleur de pierres, Shijiang. Peu après, ce dernier noue une idylle avec une ouvrière du chantier. Tous les deux essaient de protéger Noiraud de tous dangers qui le menacent - et ils sont nombreux, car le garçon ne sait pas se défendre et se met souvent en danger. Finalement Noiraud trouve sa place en effectuant un travail pénible au service d'un forgeron borgne. Celui-ci exige parfois que Noiraud aille voler des patates et des radis dans un champ voisin. Un jour, dans une sorte d'hallucination, Noiraud observe l'apparition d'un merveilleux radis de cristal sur l'enclume du forgeron. Après cette brève incursion dans le fantastique, on revient dans le réalisme. le forgeron est jaloux de Shijiang; tous deux en arrivent à se battre. Tout à la fin du récit, Noiraud est pris en flagrant délit alors qu'il vole à nouveau des radis sur l'ordre du forgeron... et on ne saura pas la suite.
L'auteur campe des hommes frustes dans le monde rural, décrit sans concession. Parmi eux, un couple d'amoureux fait preuve d'humanité envers le jeune héros. Dans la micro-société fruste et terre-à-terre où il évolue, Noiraud apparait comme fragile et marginal, mais en même temps très dur au mal et presque indestructible. Sa vie intérieure n'est pas décrite; le seul élément notable correspond au point culminant du récit, c'est-à-dire l'apparition énigmatique du radis de cristal.
On sort du livre assez interloqué et pas vraiment convaincu par ce récit atypique.
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hannahens
  04 décembre 2012
Un court roman, presque une nouvelle, sur la vie rurale de la Chine communiste vue par les yeux d'un gamin muet, du genre "enfant de la forêt" qui est passionné par tout les mouvements naturels, et se démarque des autres villageois plus terre à terre. L'action se déroule sur le chantier d'un barrage, décor unique, où hommes et femmes des villages de la région ont été mis à contribution. Personnellement j'ai plus perçu la violence de cet environnement que la poésie sensée se dégager du personnage simplet de Noiraud. Ce personnage est sans cesse blessé au cours du roman, il se coupe le doigt, se brûle la main, et toujours avec maint détails dont on se passerait bien. Mais cela reste un roman sur les petites et grandes émotions de la vie: l'amour, la passion, la jalousie, la cruauté, la fierté qui anime les différents personnages du roman. Avec une leçon pour clore le roman: la honte ne tue pas elle n'est qu'un rempart social dont le petit Noiraud se défait pour se rapprocher du monde naturel, nettement plus intéressant que celui des humains.
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pascalthiriet
  17 juillet 2013
Ce pourrai s'appeler "Le lapereau et le forgeron" et être un conte
du roman de renard. Un conte sans moral, comme la vie.
on y trouve tous les éléments de l'inspiration Yo Man qui n'a que trente ans quand il l'écrit. En germe on y retrouve les travaux a la campagne comme dans le chantier, l'enfant de beau seins belles fesses, l' accoucheuse de Grenouille (celle ci dans le second récit de ce volume)...
Pour compléter ce premier récit, un peu court pour faire un livre l'éditeur (Piquier) a ajoute un second recit le Deluge a l'atmosphère un peu Western qui en quelques pages nous propose dix récits d'aventure et deux histoires d'amour
du beau Yo Man en sommes
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LN
  25 février 2015
Le radis de cristal : Dans la campagne chinoise, le jeune Noiraud est livré à lui-même. Privé de paroles, il communique difficilement avec les campagnards durs et souvent violents à son égard. Il trouve du réconfort auprès de dame Nature, lové au creux des champs de chanvre ou bercé par la rivière. Ses sensations sont décuplées au contact de cette mère nourricière et il parvient alors à saisir le bruit infime des insectes, le roulement des flots de la rivière, le mouvement minuscule des poissons.
"Sur la berge vacillaient les ombres grêles des petites bêtes en chasse. Elles produisaient un son qui avait la légèreté du duvet et qui parcourait la musique de la rivière comme un long fil argenté." p. 87
Le chant de l'hirondelle ou le vent dans les herbes emplissent son coeur et son âme de sérénité, lui permettant d'oublier la violence omniprésente. L'enfance de Noiraud oscille sans cesse entre animalité sauvage et poésie peuplée d'instants d'éternité.
Il travaille chez un forgeron qui n'est pas tendre avec lui, et même s'il reçoit la protection d'une jeune femme nommée Chrysanthème, il reste un jeune chiot sauvage capable de mordre s'il se sent attaqué. Dans une campagne rustre, dure, il est souvent battu et blessé. Seul ce rapport harmonieux avec la nature lui permet de survivre.
Le déluge : le narrateur évoque la jeunesse de son grand-père, installé dans les marais avec sa femme enceinte. Alors que l'enfant va bientôt voir le jour, les eaux montent autour d'eux et charrient avec elles des créatures fantasmagoriques étranges...
L'univers de Mo Yan est peuplé de personnages presque fantômatiques, habités par des visions rédemptrices ou inquiétantes, créant ainsi un récit au charme onirique atypique. le radis noir est le premier roman de l'écrivain, contenant en germe les thèmes et personnages qui constitueront son oeuvre.
Lien : http://www.lecturissime.com/..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   10 avril 2016
Il eut une vision d'une beauté hors du commun: l'enclume lisse reflétait un éclat bleu-noir et sur cette enclume aux reflets bleu-noir se trouvait un radis doré. La forme et la taille de ce radis le faisait ressembler à une poire juteuse de Laiyang. Il se terminait par une longue queue pourvue de quelques poils dorés comme ceux des moutons. Le radis était cristallin, luisant et délicatement ajouré. Sa peau transparente et dorée recouvrait un liquide argenté vivant. Sa forme était plaisante, gracieuse même et de sa cambrure fusait une lumière dorée.
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DanieljeanDanieljean   10 avril 2016
dans un monde ensorcelé où les histoires mystérieuses scintillaient au rythme des feux follets
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Video de Mo Yan (2) Voir plusAjouter une vidéo
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Mo Yan prix Nobel de littérature .Annonce du 11 octobre 2012
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