AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757866028
Éditeur : Points (02/03/2017)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Professeur Singe
Wang San est un professeur d’université, du genre malingre, distrait et myope. Son épouse, ancienne joueuse de volley, prend parfois son visage pour un ballon. Ce matin-là,elle l’envoie en ville chercher de quoi nettoyer la maison. La traversée de l’avenue est un effroyable cauchemar. Passant devant un grand panneau publicitaire sur lequel figure un singe joyeux, le professeur, aussitôt, se change en singe. Le narrateur, ami du couple, tire ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
gonewiththegreen
  11 octobre 2018
Mo Yan nous offre ici deux longues nouvelles , ou deux courts romans , écrits en 1985.
On est autant dans le conte , le fantastique que dans la brute réalité que l'auteur a l'habitude d'égrainer à travers ses romans.
Le premier volet de ce livre , Professeur singe, est très drôle , cocasse . le susdit professeur a épousé une matrone qui le maltraite tant qu'il aspire à devenir un singe. Au passage , Mo Yan lance deux ou trois scuds sur la société chinoise qui au milieu des années 80 fait de ShenZhen son laboratoire capitaliste.
L'intérêt principal est le côté fable qui apparaît souvent dans les romans chinois , assorti d'un humour prégnant, tirant sur le Paasilinna en forme.
La seconde histoire se passe dans la campagne si chère à Mo Yan , sans doute dans une époque contemporaine à la rédaction de ce livre.
Zijing est mariée à un militaire qui la délaisse et passe des semaines sans la voir . Elle s'occupe de sa belle mère, aveugle et paralysée.
On retrouve les standards "Moyanesque": La campagne , la misère, le dur labeur , l'acceptation de sa destinée. Pourtant , l'arrivée de "Cheveux jaunes " va modifier la donne.
Bon, ne nous mentons , les passages à la caserne m'ont paru sans fin. Dommage , parce qu'à la campagne , c'est toujours un régal ce que nous narre Mo Yan. Une belle histoire, ,avec des personnages forts.
Un façon intéressante d'aborder cet immense auteur, surtout la première histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          146
Claire45
  18 juin 2015

Professeur singe:
Wang San est un intellectuel qui rédige des articles pour le Grand dictionnaire de poésies et de chants chinois. Sa femme, Wang Xiamei, la belle joueuse de volley-ball, s'est transformée en tigresse grosse et effrayante et son histoire d'amour, en cauchemar. Mais le professeur va se métamorphoser en singe pour lui échapper, à la plus grande joie de leur fils. Cette fable « drolatique » pour reprendre le titre du premier chapitre, est aussi une satire d'un régime autoritaire et absurde dans la Chine des années 1980.
Le bébé aux cheveux d'or :
Deux récits sont menés en parallèle : d'un côté, on suit la belle-fille Zijing femme aveugle qui soigne avec dévouement sa belle-mère, une vieille femme aveugle ; de l'autre, l'instructeur politique, son mari en garnison dans une ville, qui fait appliquer sans discernement des ordres.
Dans ce texte, réalisme et fantastique se côtoient, s'interfèrent et donnent à l'histoire une grande portée sociale et politique. La nature omniprésente (animaux, travaux des champs, éléments météorologiques) éclaire le comportement des hommes, anticipe leurs réactions. Certaines pages, d'une poésie pure, (la statue sur le lac, sirène ou jeune villageoise, qui m'a rappelé La Géante de Baudelaire ; la lune et le nuage) transportent le lecteur « dans une forêt de symboles ». Texte particulièrement émouvant.
Deux nouvelles, deux tons différents, deux histoires d'amour…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
mabertrand
  01 août 2015
LU DANS LE CADRE DE MASSE CRITIQUE
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces deux nouvelles, très différentes et très émouvantes, avec une pointe de fantastique.
Le professeur singe: un homme fuit sa femme, véritable tigresse, et son quotidien en se transformant en singe. Au grand dame de sa femme! Comment va-t-elle réagir? Va-t-elle réussir à retrouver son mari?
Le bébé aux cheveux d'or : dans une campagne isolée de Chine, une jeune femme s'occupe de sa belle-mère, tandis que son mari travaille loin de là. Comment se dernier va-t-il réagir devant cet être aux cheveux d'or?
Chaque mot est utile. Chaque situation est décrite de façon à la fois brute et à la fois poétique. En quelques mots, l'auteur nous brosse le portrait des personnages, un lieu, un ressenti, une émotion.
Il est très facile de se laisser emporter et happer par ces deux nouvelles qui nous décrivent la dureté et l'absurdité de la Chine du XXième siècle. Il faut trouver un moyen de s'échapper pour survivre.
Je découvre l'auteur avec ce recueil de deux nouvelles, grâce à Masse Critique, et j'en suis très heureuse. Je vous invite, à votre tour, à tourner les pages de ces courtes nouvelles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
19chantal
  06 juillet 2015

Deux textes courts, deux histoires drôles et tragiques.
Professeur singe : l'action se situe principalement à la ville. On ressent très vite, l'oppression sociale, la promiscuité, la foule, les difficultés de vie pour le professeur Wang érudit, sa femme professeur de gym et leur jeune fils. C'est un cauchemar. Seule échappatoire, le professeur Wang San se métamorphose en singe et échappe aussi à sa femme qui le martyrise et aux soucis quotidiens Pour celle-ci s'en est trop.
le bébé aux cheveux d'or : l'histoire est située dans un village isolé de la Chine rurale. La vie semble relativement calme même si le travail est dur, les conditions précaires et les contraintes sociales puissantes. le mari, instructeur à l'armée, est parti depuis longtemps laissant sa jeune femme au chevet, au service de sa mère aveugle. Les 2 femmes s'entendent bien et vivent simplement. La jeune femme souffre de l'absence de son mari. Quand Cheveux Jaunes apparaît, ils unissent leurs forces de travail.
Mais le mari revient.
L'histoire est poignante jusqu'au bout.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
photomum01
  07 mars 2017
Ce livre réunit deux longues nouvelles...
Dans l'une, un professeur d'université, myope, distrait et malmené par sa femme se transforme en singe, à la suite d'un incident de la voie publique qui l'affecte beaucoup... Sa femme va alors essayer, espérer et s'épuiser pour qu'il retrouve une forme humaine... Qu'adviendra t'il de lui ?
Dans l'autre, une vieille femme aveugle vit seule avec sa bru, son fils militaire demeurant toujours absent... Pour les aider aux champs, survient Cheveux Jaunes, un garçon énigmatique et séduisant... Ainsi pour la première fois, Zijing se sent vivante... Qu'adviendra t'il de ce sentiment là ?
Ce sont deux textes, sous forme de fable, ironiques et fantaisistes, mêlant quotidien et fantastique, ainsi la misère devient épique et la laideur beauté... Deux récits invitant à la réflexion sur la famille, les contraintes sociales, la politique chinoise... mais aussi deux histoires d'amour inattendues et tragiques.
Agréable lecture d'un jour de pluie...
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
oreeoree   25 juillet 2019
C'était sa femme qui lui avait tapé sur la nuque. Wang San était un petit maigre du nord de Jiangsu, sa femme, grande et grosse, venait du Shandong. Ancienne joueuse de volley-ball, elle était, avant sa retraite, seulement grande, pas grosse, et puis elle avait enflé de façon terrible, surtout après la naissance de leur fils : chaque nuit, le vieux lit à ressorts à moitié cassé gémissait de douleur sous son poids. Comme c'était l'étudiant Wang San qui avait jadis poursuivi la volleyeuse de ses assiduités, avec acharnement, aujourd'hui encore le professeur d'université éprouvait pour la prof de gym du Centre sportif la crainte révérencielle que l'on voue à une tigresse. Chaque fois qu'il se tenait face à elle, il se sentait minable, rabougri, tel un singe: les jambes pliées, les bras pendants, comme s'il était plus difficile se se tenir sur deux jambes qu'à quatre pattes . Pour être juste, la chute de l'encrier n'était pas de sa faute, mais il tremblait de tout son corps, de dos courbé en forme d'hameçon, les yeux levés vers les seins de sa femme, gros comme des ballons de volley, et vers son visage écarlate, rond comme la lune. Il posa son regard sur le duvet au-dessus de ses lèvres, qui ressemblait fort à de la moustache , et demanda craintivement:
_Pourquoi tu m'as tapé?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
SZRAMOWOSZRAMOWO   10 juin 2015
Par un dimanche torride, vers midi, le professeur Wang San, du département de lettres chinoises de l'Université de la ville, penché sur le petit bureau dans
son appartement du cinquième étage d'une barre d'immeuble du campus, rédigeait quelques articles du volume intitulé « Styles poétiques et lyriques » du Grand dictionnaire de poésies et chants chinois. Un ami le lui avait proposé, histoire de lui faire gagner un peu d'argent. Il venait de finir l'article sur le style « majestueux» et attaquait celui consacré au « baroque ». Ce
terme peut se définir ainsi : insolite et fabuleux. C'était un style plutôt rare dans la poésie classique. Les poèmes de ce style exprimaient l'étrangeté, l'absurdité, le surréel… Soudain, une main poisseuse lui donna une tape
sur la nuque. Il sursauta et renversa son encrier : l'encre bleue coula le long du pied de la table jusqu'au sol. L'appartement, une pièce d'à peine douze mètres carrés, était meublé d'un lit à deux places, d'un réfrigérateur, d'un téléviseur, d'un canapé, d'un lit d'enfant, d'un petit bureau, d'une grande armoire, plus quelques bricoles comme des jouets d'enfant. Il était plein comme un œuf : l'encre risquait de tacher quelque chose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
gonewiththegreengonewiththegreen   05 octobre 2018
Son réflexe avait été très vif, mais ses mouvements très gauches, un défaut typique des sportifs devenus gros.
Commenter  J’apprécie          80
Claire45Claire45   18 juin 2015
Le petit commandant continue de déverser le flot intarissable de ses commentaires, trop de paroles confinent à la raillerie, ont des relents de poudre. Ses pensées, semblables à du caoutchouc, sous l'onde de choc des attaques du petit commandant s'agitent entre expansion et resserrement, il a la sensation que tout son discernement est empêché de fonctionner par ce tissu, que ses capacités à penser en sont annihilées, c'est comme s'il se trouvait enlisé dans de la vase rouge. P.172
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
SachenkaSachenka   30 décembre 2018
Ce ne sont pas les piétons qui craignent les voitures, c'est le contraire.
Commenter  J’apprécie          112
Video de Mo Yan (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mo Yan
Mo Yan prix Nobel de littérature .Annonce du 11 octobre 2012
autres livres classés : littérature chinoiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
15394 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre