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ISBN : 2221144597
Éditeur : Robert Laffont (19/01/2017)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 52 notes)
Résumé :
" Voici les secrets que j'ai gardés. La confiance que je n'ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd'hui plus de quatre-vingt-dix ans qu'est mort celui qui m'a accordé sa confiance, celui dont j'ai conservé les secrets. Celui qui m'a sauvé... et aussi condamné."
Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d'un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s'est accoutumé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Lunartic
  10 octobre 2018
Tout d'abord, je tiens comme toujours à remercier la maison d'éditions qui a eu l'extrême amabilité de m'accorder sa confiance lors d'un service de presse. Je ne le répéterai jamais assez mais c'est un bonheur dont je ne me lasse pas et j'en suis extrêmement honorée. Ici, en l'occurrence, j'adresse un grand MERCI aux éditions Robert Laffont. Cette publication dans la collection R, dont je suis très friande et admirative de par sa qualité dans le domaine du YA qui me sidère à chaque fois, aura mis bien du temps à s'acheminer vers ma boîte aux lettres, pourtant si pressée de l'accueillir en son sein, mais je n'étais cependant pas inquiète car les grands esprits se rencontrent comme on dit. Et cette attente, dont seuls les mystères impénétrables de la poste en détiennent le secret, n'a rendu ma lecture que plus délectable lors de cet été vosgien si tropical à bronzer dans ma chaise longue sur mon balcon. le contraste entre cette journée si ensoleillée, gorgée de soleil, de sueur et de chaleur lorsque j'ai lu ce livre, et ce dernier, qui nous plonge dans un univers si embrumé, si sombre, si nocturne, ne m'a pas fait déprécier cette aventure livresque, bien au contraire. Pour tout vous avouer, j'ai dévoré ce roman en une seule journée. Tel un anthropophagi, mon appétit était insatiable et je n'ai pas honte de le dire. Ce début de saga est pour le moins déroutant.
ET particulier (et encore, le mot est faible). Je peux tout à fait comprendre les nombreux avis rebutés, déçus, que j'ai pu parcourir sur ce tome un jugé très moyen et bien peu encourageant à continuer cette série littéraire qui sort des sentiers battus si jamais la suite était publiée en France. Et il n'y a rien que je ne souhaiterai plus ! le Monstrologue est un véritable ovni littéraire, et je pense que, même avec cette appellation élogieuse à mes yeux, ce ne serait pas le mot juste, qui lui collerait convenablement à la peau. Je dirais donc que le Monstrologue est une échappée surnaturelle, à tous les points de vue. Il s'agit d'une enquête hors normes, donc d'une expérience de lecture unique en son genre, totalement inédite ou alors, qui m'a fait ressentir des émotions, des sensations telles que je n'en avais pas ressenties depuis fort longtemps. du moins, pas de façon aussi exacerbée. Ce livre m'a donné l'impression de vivre un cauchemar éveillé, où chaque événement se déroule durant la nuit sombre, faiblement éclairée par le clair de lune peu rassurant, ou bien dans un fog complètement envahissant et épais, opaque. Ce qui est très intéressant, c'est qu'on part sur le postulat que rien de tout ceci n'est authentique, qu'il s'agit de lire les carnets du défunt Will Henry par question de respect plutôt que par quête de la vérité.
On se place alors dans l'optique que cet homme, qui aurait proclamé de son vivant avoir vécu beaucoup plus longtemps qu'il n'aurait dû, un vieil homme sans âge, qui déblatère des élucubrations et somme toutes assez pathétique, cet homme aurait rédigé ces témoignages de son passé traumatisant sous l'effet d'une mythomanie hallucinée et d'un esprit fortement fêlé. Cependant, cette conviction d'un premier narrateur effacé presque réconfortante va très vite être ébranlée lorsque que les pages du premier carnet du malheureux Will Henry, narrateur central, pièce maîtresse du récit, vont se tourner sous mes yeux, me révélant ainsi la réalité morne et effarante que ce vieillard, autrefois jeune garçon, a vécu sous la férule de l'énigmatique et singulier personnage qu'est Pellinore Warthrop (déjà rien que son nom particulièrement tordu et incompréhensible en dit long sur sa nature insaisissable...). Ce qui m'a sidérée, c'est qu'à tout moment, Will Henry aurait pu quitter définitivement le foyer sans en être un de son maître.
En se réfugiant par exemple chez les bonnes gens fort sympathiques que sont l'épicier et sa femme. Lui même a retourné cette idée maintes fois dans son esprit entaché du deuil de ses parents, morts au service de l'énergumène Pellinore. Pourtant, malgré le fait qu'il affirme noir sur blanc n'avoir JAMAIS aimé cet homme, véritable phénomène de la nature humaine, il lui restera fidèle jusqu'à son dernier souffle. de quoi être stupéfaite de la nature de leur relation maître/assistant, père et fils spirituel dans l'horreur de leur vocation de monstrologue (ou le métier qui ne fait ABSOLUMENT pas envie). Pellinore-peut sembler être un colocataire insupportable : il ne mange JAMAIS (soi-disant que cela lui fait perdre du temps dans ses activités de dissection bizarroïdes) et, du coup, impose cette fringale à Will Henry (car aller chez l'épicier acheter à manger, ça fait perdre du temps aussi tiens !) ; il fait subir ses insomnies à son apprenti qui aurait désespérément besoin de sommeil, en le faisant rester debout jusqu'à l'aube à son chevet afin de ne pas vivre seul ses "cauchemars les plus sombres" alors que ses élucubrations sont en réalité sans queue ni tête et donnent envie de lever les yeux au ciel d'exaspération et de fatigue, de lassitude insoutenable.
POURTANT, Pellinore est un homme pour qui j'ai éprouvé de l'empathie. En pensant à sa silhouette de fil de fer, à cet homme beau dans sa rigidité et sa froideur de scientifique, dénué de la chaleur de la vie sociale, je voyais se dessiner le mal-être et la sollicitude du jeune garçon qu'il fut, exilé au loin pour ses études l'emmenant à marcher dans les pas de son père, figure encore vénérée et défendue malgré son manque criant et révoltant d'affection à l'égard de sa progéniture, dont il n'a jamais descellé aucune des centaines de lettres envoyées du pensionnat. Et cela m'a paru comme si mon coeur était broyé entre deux étaux. J'ai admiré sa dévotion pour les travaux de son père et le respect qu'il lui porte malgré le fait que ce dernier n'ait jamais nourri une relation père/fils existante et aimante. Cela n'excuse pas l'attitude souvent rêche et déplacée, ne manquant pas de culot, de Pellinore face à des situations où l'ensemble de la ville de New Jérusalem (quel nom délicieusement ironique pour un endroit où la foi est portée absente), y compris sa petite personne et son protégé, sont en danger permanent, mais ce passé vide de sentiments et fait d'isolement et de peur constante peut expliquer le renfermement et le comportement asocial, hors normes de Pellinore.
Ainsi que ses tentatives maladroites révélant un manque de tact pour montrer à Will qu'il est indispensable-à ses yeux, et pas seulement en tant qu'employé. Il me tarde de découvrir comment leur relation si complexe et pourtant indéniablement solide va évoluer au fil des longues années que Will Henry va passer au service de Pellinore, à acquérir une expérience pour le moins dangereuse, périlleuse et même suicidaire. Dans tous les cas, ce qui me semblait être un récit d'horreur purement flippant et glauque, à l'atmosphère fétide et embrumée, a pris une réelle consistance à mes yeux, en faisant réagir de façon extraordinairement exacerbée mes cinq sens. Mon ouïe a vu ses tympans percer et faiblir ; mes yeux n'ont pu supporter que difficilement le spectacle hideux des anthropophagi amateurs de chair humaine, et de celles de leurs enfants aussi ; mon odorat s'est fortement altéré et empuanti ; quant à mon toucher, je ne vous en parle même pas... Bref, cela faisait longtemps qu'un roman ne m'avait pas fait réagir de façon aussi violente à son contenu, et il y a de quoi en ébranler un être humain et ses convictions...
A la fin de ce carnet déclencheur, j'en ai été à me demander sérieusement si une telle réalité était plausible. J'avais débuté cette aventure en me disant que je me plongeais à corps perdu dans une histoire fantastique à foutre les petits jetons rocambolesque, ce qu'on m'a servi... Il n'empêche que j'en ressors toute tourneboulée et j'en viens à avoir foi en ce pauvre Will Henry, qui n'aurait pu inventer de tels faits, aussi assourdissants. Si un roman a su me faire douter de ma propre réalité, bien tangible, alors c'est qu'il est fort. Très fort. Malgré les chemins bien tortueux dans lesquels il nous entraîne, à nos risques et périls... Il me tarde de m'immerger dans la suite, faite elle aussi de créatures fantastiques et surnaturelles incongrues. Notamment car le tome deux me semble traiter des vampyrs et je meurs d'envie de savoir comment l'auteur aborde ces singuliers non-vivants qui font tant fantasmer de nos jours (pour ma part, non, je ne pense pas à The Vampire Diaries/The Originals, pas du tout, humhum). En attendant, je vous laisse entre les pages de ce très bon YA horrifique, pour passer de sympathiques nuits enténébrées.
Lien : https://lunartic.skyrock.com..
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xnewlo
  22 janvier 2018
Je me rend compte que j'ai mis des mois à arriver à la fin de ce livre. le résumé m'avait pourtant largement convaincu, et j'en avais chamboulé l'ordre de ma pile à lire, pour le dévorer. de même que la couverture, que je trouvais sombre, mystique, et attirante à souhait. Enfin, l'auteur du célèbre "5éme vague (que je n'ai toujours pas lu) était un argument en plus pour m'y intéresser.
Je m'attendais à une histoire de chasse aux monstres. Un peu comme la saga de "L'épouvanteur" de Joseph Delanay. Mais en fait, pas du tout. Ici, on aborde d'avantage cette histoire d'un point de vue scientifique.
Pour l'histoire, un journaliste en vient à récupérer les carnets intimes d'un résident en maison de retraite mort soit-disant à l'âge de 131 ans. Il va s'agir pour lui de démêler le vrai du faux, et de tâcher de retrouver ses éventuels héritiers pour leur transmettre ses rares biens. Il va découvrir une histoire assez improbable.
Suite à la mort tragique de ses parents dans un terrible incendie, William James Henri est recueilli par Pellinore Warthrop, monstrologue et ancien employeur de son père. A ses côtés, il étudie toutes sortes de monstres, et va participer à leur éradication aux côtés de son mentor. Ici, on s'intéresse uniquement aux Anthropophagis, créatures violentes, incroyablement fortes et avides de chair humaines. Pellinore et son apprenti vont tâcher d'en terminer un profil exact afin de tenter de les arrêter...
Pour ce qui est des personnages, il m'a été très difficile de les cerner.
William James Henri est un jeune homme d'une grande force d'esprit. Malgré tous les malheurs qui ont ponctués sa vie, il arrive toujours à se lever le matin, à se montrer serviable au point de s'oublier lui-même. Malgré son amertume envers Pellinore, il s'y montre totalement soumis. Et ça, j'ai eu beaucoup de mal à saisir la chose.
Pellinore, lui, est un homme tellement dévoué à la monstrologie qu'il en oublie même de s'alimenter et de dormir. Rien ne peut le dévier de son chemin, et il fera tout pour percer à jour les secrets de la science. Faire des découvertes est la seule chose qui lui importe. Il semble se désintéresser de son apprenti, mais ne peut pas s'en passer... La relation entre les deux a été très complexe à suivre, et l'absence de bons sentiments est très pesante à la longue.
Des personnages secondaires tels que Kearns, Malachi ponctuent le récit, mais ils n'égaient pas pour autant le récit...
Que dire ? L'ambiance est triste, morne, sans espoir. L'essentiel de l'histoire se passe dans la maison de Pellinore. Dans les trois quarts du livre, l'action est très peu présente. L'histoire est très longue à démarrer, et les analyses scientifiques, bien qu'intéressantes, cassent le rythme du récit. Heureusement, j'ai trouvé le dernier quart beaucoup plus intéressant, et on y voit plus clair à propos de toute cette histoire. Malheureusement, cela n'a pas suffit pour estomper totalement ma déception. J'ai trouvé les personnages creux, égoïstes, sans ressentis. le cadre de l'histoire est sombre, sans espoir, sans vie, un peu comme à la manière des "Orphelins Beaudelaire", mais l'ironie et l'humour noir (qui en font une oeuvre à part), en moins. L'histoire en elle-même est longue à se mettre en place, et j'ai tout simplement eu du mal à en venir à bout.
Pour terminer, je dirais que j'ai moyennement apprécié cette histoire. Je n'ai pas trop cerné les personnages, le rythme est lent et cela manque de bons sentiments. Dommage, car, par contre, j'ai assez apprécié la qualité d'écriture de l'auteur. La fin m'a donc laissé sur ma "faim", et je pense lire la suite à l'occasion, mais je n'en attendrais pas grand chose de plus. Une petite déception en somme.
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blackfallenangel
  18 janvier 2017
Juin 2007... Dans une maison de retraite, William James Henry, le plus ancien et le plus mystérieux des pensionnaires, vient de décéder sans laisser de famille ou d'héritier connu. le directeur de la maison confie alors les journaux intimes du défunt, qui prétendait être né en 1876, à un écrivain, espérant ainsi découvrir un quelconque indice permettant de découvrir l'identité du pensionnaire ou toute trace d'un membre de sa famille. Cependant le directeur donne un « avertissement » à l'écrivain : il s'agirait plus d'une oeuvre de fiction que d'un journal intime...
Qui en effet oserait croire que les monstrologues ont réellement existé et que la chasse aux monstres (les vrais, pas de simples monstres de foire) et leur étude étaient quelque chose de pratiqué sous couvert d'un anonymat tout relatif avec pour simple but la protection de l'espèce humaine ?
Bizarre autant qu'étrange... le prologue ne fait que piquer la curiosité du lecteur (un homme décédé à 131 ans ? Comment cela est-ce possible?) mais il ne va pas tarder à ensuite plonger dans l'horreur avec le narrateur, alors tout jeune homme (douze ans au début de l'aventure) travaillant pour ce qu'on qualifierait s'il existait réellement de scientifique illuminé. William Henry a en effet été recueilli à la mort de ses parents par le Docteur Pellinore Warthrop pour le compte duquel les parents du jeune homme travaillaient. Et là, c'est vol et dissection de cadavre et j'en passe et des meilleures... de ce fait, ce livre n'est pas à mettre entre les mains des jeunes lecteurs ! Car bien que moins sombre que les romans pour adultes, [i]Le monstrologue [/i]est quand même assez glauque et violent (je comprends très bien l'avertissement de la quatrième de couverture : « âmes sensibles s'abstenir »)
Ceci dit, passons... au début du récit (structuré en trois livres : « Descendance », « Résidus » et « Massacre », qui marquent une évolution notable dans le récit), le héros apprend avec son maître que des Anthropophagi sont arrivés sur le territoire américain, chose qui n'aurait jamais du se produire... D'autant qu'il semblerait bien qu'il y en ait toute une colonie ! Mais comment et pourquoi ? C'est ce qu'ils vont tenter de comprendre à leurs risques et périls... et des risques, ils vont en prendre... ça, je vous le garantis.
Bien que manquant de la profondeur que le lecteur trouvera dans les romans d'épouvante pour adultes, Rick Yancey marque un point avec ce premier tome d'une série qui devrait compter quatre livres. Car passée l'étrangeté du commencement, le lecteur est réellement entraîné dans l'histoire à la suite de William...
L'histoire est bien construite (quoiqu'avec parfois une structure un peu particulière due à sa divisions en trois « livres ») et le héros est un jeune garçon assez attachant, chose qu'on ne peut pas vraiment dire de son « maître » qui paraît totalement déconnecté de la réalité et pourtant bien plus sensible que le commun des mortels à certaines choses.
De plus, originalité de l'histoire, ce n'est pas directement que le lecteur découvre l'histoire mais à travers les journaux intimes du héros alors que celui-ci est décédé, ce qui conduira l'écrivain narrateur du prologue et de l'épilogue à se demander où s'arrête la réalité et où commence l'imagination. D'ailleurs, d'après vous, comment réagiriez-vous si quelqu'un vous confiait des journaux où vous en arrivez à douter de ce qui est réel de ce qui ne l'est pas ?
N'ayant pas lu [i]La 5ème vague[/i], je ne pourrai vous dire si cette nouvelle série de Rick Yancey est meilleure ou moins bonne que son « ainée », cependant, si vous aimez le frisson est les quêtes de vérité, vous devriez trouver votre compte avec ce roman (en attendant la suite... mais je ne vous dirai pas pourquoi je l'attends autant... mwahahaha)
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Colibrille
  08 septembre 2017
Dans ce roman fantastique, je m'attendais à vivre une espèce de chasse aux sorcières, vampires, fantômes et autres créatures qui peuplent notre imaginaire collectif. Or, ce n'est pas du tout ce que j'ai trouvé dans le roman de Rick Yancey. Ce dernier propose en fait un récit horrifique centré sur une seule et même créature : l'Antropophagi. Pas besoin de vous expliquer la particularité de ce monstre, son nom est suffisamment révélateur...
La première chose que j'aimerais dire au sujet de ce livre est qu'il n'est pas à mettre entre n'importe quelles mains. "Le monstrologue" contient en effet de nombreux passages très violents, des scènes qui risquent de choquer les plus sensibles. J'ai été surprise de trouver autant de passages sanglants dans un roman ado. Je ne dis pas que la violence n'a pas sa place dans la littérature pour adolescents, seulement ici, on a quand même l'impression que l'auteur oublie à quel public il s'adresse. L'hémoglobine gicle de partout et cela est aussi effrayant que dérangeant. On assiste à une escalade de la violence. Les descriptions sont extrêmement précises, ce qui ajoute une violence "visuelle" supplémentaire. Et ces visions d'horreur commencent dès le premier chapitre du roman ! Je vous laisse imagine la suite... Pour ma part, à peine l'avais-je commencé que j'avais envie d'arrêter ma lecture. Si je l'ai poursuivie, c'est uniquement pour donner une chance à l'auteur et son histoire.
En plus de cela, je n'ai pas apprécié la galerie de personnages proposée par Rick Yancey. Je n'ai pas du tout aimé le docteur Pellinore Warthrop. Son éthique (si tant est qu'il en ait une) est franchement douteuse... Il est irresponsable, trop sûr de lui, lâche, dénué d'empathie et de sens moral. Je n'ai pas ressenti une seule fois d'empathie à son égard. Je n'ai pas non plus apprécié le personnage William Henry, beaucoup trop soumis au docteur Warthrop alors que ce dernier ne fait absolument rien pour le bien-être de l'enfant. D'ailleurs, je trouve complètement hallucinant et improbable qu'un si jeune enfant parvienne à surmonter toutes les épreuves que l'auteur lui impose. Ce n'est tout simplement pas possible. Il assiste à des autopsies, participe à des traques aux monstres, tue des Antropophagi, voit des hommes mourir dans d'atroces souffrances... Tout ça sans jamais vraiment réagir ! Je pense que l'auteur aurait du choisir un héros plus âgé ou bien adapter en conséquence la violence de son intrigue pour que cela soit crédible.
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manue14
  07 mai 2017
J'ai été agréablement surprise par ce roman. Lorsque j'ai commencé ma lecture j'étais assez septique, j'avais peur que l'auteur aille trop loin et que le fantastique soit trop présent pour moi. Bien évidemment ce genre est présent dans le roman mais Rick Yancey mêle habilement fantastique, thriller et réalisme. Au final, une seule question demeure tout au long du roman et même à la fin. Est-ce que tout ceci est de la fiction ou est-ce que c'est vraiment arrivé.
Les idées sont intéressantes et l'auteur les enchaîne bien. Les retournements de situation ne sont pas trop nombreux et sont présents lorsque c'est nécessaire. Certains passages auraient mérité d'être un peu plus approfondis mais dans l'ensemble on arrive à tout s'imaginer facilement.
Les personnages sont réalistes et je pense que l'on peut se mettre très rapidement dans la peau de Will Henry. J'ai apprécié que l'histoire soit racontée sous la forme d'un journal intime. Au final on a vraiment la sensation de découvrir quelque chose dont personne n'a encore lu le contenu.
Ce qui manque dans les journaux intimes ce sont les jours et les heures qui s'écoulent. En effet ces deux éléments sont oubliés et je trouve cela dommage ! Ce sont tout de même des choses importantes selon moi. J'aurais vraiment apprécié voir le temps qui passe et les heures parfois longues pour les protagonistes.
Les descriptions sont précises mais sans alourdir le texte, c'est donc une bonne chose.
L'histoire est prenante et captivante. On a vraiment envie de découvrir la suite à chaque chapitre. Il y a quelques scènes assez gores mais dans l'ensemble ce livre peut-être lu par tous.
L'épilogue est dans la lignée du roman. Il y a du suspense à la fin ce qui permet de nous donner envie de lire la suite puisque ce roman est le livre 1, on peut donc supposer qu'il y en aura d'autres.
En résumé, une histoire mêlant fantastique et thriller que je vous conseille sans hésitation !
Lien : http://fais-moi-peur.blogspo..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   11 février 2017
"Le premier objet qu'il retira du bagage poussiéreux était une tête humaine, momifiée et désormais de la taille d'une orange, la peau ayant viré à la couleur de la mélasse. Les yeux étaient fermés. La bouche, sans dents, était ouverte en un cri silencieux. Le docteur Warthrop mit ce crâne de côté sans y jeter un regard. Me sentant proche, il leva les yeux vers moi, et quelque chose dans mon expression effrayée dut l'amuser, car un léger sourire éclaira soudain son visage.

- Mon père, dit-il.

En entendant cette confession, mon intérêt morbide se transforma aussitôt en désarroi horrifié. Je savais que le docteur était un homme étrange, mais là, on était au-delà de l'anormal et du bizarre. Quel genre d'homme conserve sous l'escalier de sa cave la tête réduite de son propre père ?
Le docteur remarqua ma réaction et sourit de nouveau.

- Pas la tête de mon père, Will Henry ! C'est une curiosité qu'il a rapportée de l'un de ses voyages."
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ColibrilleColibrille   09 septembre 2017
J'éclatai en sanglots, me recroquevillant sur moi-même, alors que, debout à côté de moi, sans même esquisser un geste pour me réconforter ou me consoler, le docteur m'étudiait avec la même curiosité intense qui l'avait animé tandis qu'il examinait les testicules du mâle anthropophage.
- Ils te manquent, n'est-ce pas ? demanda-t-il avec douceur.
J'acquiesçai d'un hochement, étouffé par les sanglots. [...]
- A moi aussi, Will Henry. A moi aussi.
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SummariesBooks8SummariesBooks8   11 février 2017
"- Non, Will Henry, notre ennemi, c'est la peur. Une peur aveuglante, qui nous fait perdre toute raison. La peur dissout la vérité, elle contamine les preuves, nous conduisant à de fausses hypothèses
​et à des conclusion irrationnelles." - Rick Yancey
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manue14manue14   07 mai 2017
J’ouvris un autre carnet au hasard.
- Je ne les ai pas tous lus, déclara le directeur – je n’ai pas eu le temps -, mais je suis très curieux de savoir ce qu’ils contiennent. Ils comportent peut-être des indices concernant son passé – son identité, sa ville natale, toutes informations qui pourraient nous aider à retrouver un membre de sa famille. Cependant, d’après le peu que j’ai lu, j’ai bien peur qu’il ne s’agisse pas d’un journal intime, mais d’une œuvre de fiction.
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AvelineAveline   03 avril 2017
Notre ennemi, c’est la peur. Une peur aveuglante, qui nous fait perdre toute raison. La peur dissout la vérité, elle contamine les preuves, nous conduisant à de fausses hypothèses et à des conclusions irrationnelles.
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