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Aline Azoulay (Traducteur)
ISBN : 9782221114315
Éditeur : Robert Laffont (21/10/2010)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Toutes deux nées dans les années 1930 aux États-Unis, Sarah et Emily sont les filles d’un couple divorcé. Au gré des lubies de leur mère, Pookie, elles déménagent d’une ville à l’autre, entre suburbs petites-bourgeoises qui flattent ses aspirations sociales et quartiers plus populaires à New York. Leur père n’a pas l’étoffe d’un héros : c’est un « simple préparateur de copie » quand elles le rêvaient éditorialiste du Sun, le journal républicain où il travaille malgr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  06 novembre 2014
C'est la vie de deux soeurs, Sarah et Emily, élevées par leur mère divorcée. Petites, elles sont trimballées de déménagements en déménagements. Devenues adultes, Sarah devient une épouse fidèle au mariage, tandis qu'Emily collectionne les aventures.
Je n'ai réussi à m'attacher à aucun des personnages de ce livre, à vrai dire, j'ai même trouvé cela très long.
Un tableau des Etats-Unis à partir des années cinquante, deux vies avec des hauts et des bas, l'alcoolisme et les désillusions.
Et une fin qui n'en est pas une, comme si l'auteur avait oublié de terminer.
Décevant !
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Tampopo
  08 décembre 2010
Pour ma part, j'ai eu beaucoup de difficultés à lâcher ce livre, tant j'ai été bluffée par l'aisance avec laquelle l'auteur, Richard Yates, parvient à se glisser dans la peau d'une jeune femme de vingt ans et à décrire ses pensées les plus intimes.
Parents divorcés, enfance nomade, il y a fort à parier que Richard Yates a mis beaucoup de lui-même dans le personnage d'Emily. Et, si l'oeuvre de Richard Yates, auteur décédé en 1992, connaît aujourd'hui un regain de popularité, c'est sans conteste grâce à la finesse de ses portraits psychologiques féminins.
Le succès de l'adaptation cinématographique de son tout premier roman intitulé « Revolutionary Road », en français « Les noces rebelles », par le réalisateur Sam Mendes et avec Kate Winslet et Léonardo di Caprio, participe de cet engouement.
À travers la trajectoire de trois femmes, purs produits de la middle class américaine, un peu naïves et relativement peu armées pour affronter la vie, Richard Yates nous parle de la condition de la femme dans l'Amérique des années 1930 à 1960.
Cette longue traversée sous fond de libération sexuelle nous permet de retrouver les héroïnes de ce roman à plus de vingt ans d'intervalle. le constat est amer, même si elles ont suivi des chemins opposés, le mariage et les enfants pour l'une, la carrière pour l'autre, aucune ne semble heureuse. Coincées dans leurs existences et incapables de vivre leurs propres rêves, elles noient leurs frustrations dans l'alcool, perpétuant ainsi une funeste « tradition » familiale.
Publié pour la première fois en 1976, Easter Parade est un roman aussi tragique que poignant, une histoire dénuée de morale et sans happy end. Plus de trente après sa première publication, l'histoire des soeurs Grimes nous parle encore à nous, lectrices et lecteurs de 2010, cette résonance contemporaine est sans conteste la marque des grands romans.
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majolo
  26 février 2014
Sarah et Emily sont deux soeurs de parents divorcés, ballottées toute leur enfance par une mère instable, sous le regard lointain d'un père dépressif. Devenue adulte, Sarah est vouée à faire un mariage heureux et être mère de famille modèle. Quant à Emily, elle sera l'intellectuelle libre et moderne. Mais sous cette façade, chacune à sa manière cache les blessures et les faiblesses, qui l'empêchent de trouver le bonheur.
Ce livre est un régal. Mon admiration pour l'auteur de "La fenêtre panoramique" grandit encore à la lecture de ce roman. J'aime énormément la façon dont il sait peindre les émotions intimes de ses personnages dans un style clair, sobre, sans fioritures. Le destin de ces deux soeurs est également le reflet des changements de la société américaine entre les années 1930 et 1970.
Je remercie Sam Mendes qui m'a permis de découvrir ce grand romancier américain en portant à l'écran avec talent "Les noces rebelles" (adaptation de "La fenêtre...").
Commenter  J’apprécie          110
MissG
  25 décembre 2011
"Aucune des deux soeurs Grimes ne serait heureuse dans la vie, et à regarder en arrière, il apparaît que les ennuis commencèrent avec le divorce de leurs parents".
Ainsi commence ce roman de Richard Yates, et autant dire que dès cette première phrase le ton est donné.
L'auteur nous propose de suivre à travers cette histoire le destin de deux soeurs bien différentes l'une de l'autre : Sarah, la préférée des parents, la plus belle et la plus sensible, qui choisira une voie toute tracée par le mariage, les enfants et un foyer à tenir; et Emily, qui choisira une voie plus risquée, jalonnée de nombreux hommes mais aucun auquel elle s'attachera, vivant seule et par ses propres moyens, en somme, une femme moderne et libérée.
L'auteur s'attache clairement à ce deuxième personnage.
Emily est l'héroïne de ce roman, son point central et unique et vers lequel converge systématiquement tous les autres personnages. Elle est le coeur et l'âme de ce roman.
A travers elle, Richard Yates livre aux lecteurs une chronique douce-amère des années glorieuses de la classe moyenne américaine.
J'ai littéralement adoré ce personnage et son histoire.
Malgré ses défauts, Emily est un personnage charismatique et une fois la lecture commencée il est très difficile de l'arrêter.
J'aime beaucoup ce personnage, à la fois complexe et compréhensible, mais surtout égaré durant toute sa vie et qui finira par avouer à son neveu : "Et tu sais le plus drôle ? J'ai presque cinquante ans et je n'ai jamais rien compris de toute ma vie".
Malgré un caractère fort et une volonté farouche, Emily est désarmante sur certains aspects, notamment lorsqu'elle ne comprend pas les situations et qu'inlassablement alors elle déclare "Je vois", sans voir aucunement quoi que ce soit.
Même lors d'une rupture avec un homme, un qui selon moi a compté pour elle, l'auteur écrit que "Pendant des semaines et des mois, après ça, Emily songea à des tas de répliques passionnées parfaitement formulées qu'elle aurait pu opposer à cette déclaration; mais, sur le moment, tout ce qu'elle trouva fut une petite réplique faiblarde qu'elle se détestait d'utiliser depuis l'enfance :
- Je vois."
Au final, malgré une vie menée comme un esprit libre, elle se raccrochera à une personne de sa famille, sans doute la seule qui l'accepte telle qu'elle est, car "c'est un crime d'être aussi seule".
Derrière un fond d'histoire à tendance dramatique, j'ai trouvé que l'auteur était surtout pessimiste par rapport à ses personnages et aux décennies 50/60/70.
Car finalement, Sarah n'a pas été heureuse dans sa vie, elle a préféré suivre une voie toute tracée plutôt que de se chercher, et Emily a passé son temps à se rêver pour passer à côté de tout et finir seule, abandonnée de tous ou presque. Elles n'ont été heureuses ni l'une ni l'autre tout en ayant des caractères diamétralement opposés et choisi des chemins différents, leur seul point commun est sans nul doute de noyer leur réalité dans l'alcool et la cigarette.
Elles n'auront fait que transposer le parcours de leur mère, Pookie.
De plus, ce livre est réellement bien écrit, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire et je pense que la traduction est fidèle à la version originale.
Ce qui m'a surpris, c'est que l'histoire se passe près de quarante ans en arrière et qu'elle n'est absolument pas démodée.
Elle m'a parlé, j'ai pu me retrouver dans certaines situations ou pensées d'Emily, "Easter parade" reste donc un roman très contemporain.
Le côté amer de l'histoire est toujours d'actualité et l'absence de fond moralisateur est aussi sans doute pour quelque chose dans mon appréciation de cette lecture.
Ce fut une très belle découverte littéraire et je retiens le nom de Richard Yates, auteur peu connu qui mérite de l'être beaucoup plus.
Ce livre a été lu dans le cadre du challenge ABC critiques 2012, lettre Y et du challenge New-York en littérature 2012.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Fx1
  29 mars 2015
Que c'est noir .... Mais que c'est bon !!
Voilà une oeuvre jubilatoire au possible !
Certes les esprits chagrins diront que c'est triste et qu'il faut s'accrocher ...
Eh oui , pour découvrir la littérature il faut savoir dépasser ces limites et lire Yates jusqu'au bout !
Cette histoire on peut la diviser en 3 tellement il y a de matériel littéraire .
Au fond on se prend même à imaginer ce que ce texte donnerait sur les planches .
Oui c'est noir , on est pas chez Pernaut ici , mais au coeur d'une Amérique qui n'a pas encore ouvert les yeux sur la liberté et qui fonctionne encore selon les réglements archaïques chers à certains esprits dérangés .
L'étude de caractère est majeure ici , le lecteur plonge dans une société ou les femmes n'ont aucun droit , hormis celui d'encaisser les coups physiques et moraux , tout en donnant le change .
Il y a ici de ce fait des portraits féminins d'une richesse rare , Yates avait le talent si rare de croquer l'être humain dans toute sa complexité , cela sans aucun pathos .
C'est noir certes , mais c'est beau , et au fond c'est cela la littérature : la beauté de la noirceur .
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
KroKro   08 juillet 2011
Non loin de là, l'une des pierres tombales d'aspect récent était gravée des mots "Edna, épouse aimée de Geoffrey", c'est ainsi qu'Emily apprit que la vieille Edna était morte. Etrange que Sarah ne lui ait jamais dit. Elle se promit de lui demander pourquoi après la cérémonie, puis comprit qu'elle ne serait jamais en mesure de demander quoi que ce soit à sa soeur. Très timidement, comme une enfant quémande le pardon de son père, elle glissa ses doigts au creux du coude de Howard. Elle pouvait presque entendre Sarah lui dire : "Ca va, Emmy, ça va."
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GwordiaGwordia   16 mars 2011
Mais être une intellectuelle ne se résumait pas à s'exprimer d'une certaine manière, ni même à être en tête des classements semestriels, ou à passer tout son temps libre dans les musées, les salles de concert ou les cinémas projetant ces films qualifiés "d'auteur". Il fallait également apprendre à ne pas être frappée de mutisme en arrivant à une soirée pleine d'intellectuels confirmés et plus âgés, et à ne pas commettre l'erreur inverse de parler à n'en plus finir, de débiter inepties et idées outrancières en continu, dans l'espoir désespéré de racheter l'ineptie ou l'outrance précédente et, après coup, à ne pas se tordre de remords dans son lit.
+ Lire la suite
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GwordiaGwordia   30 avril 2012
Mais être une intellectuelle ne se résumait pas à s'exprimer d'une certaine manière, ni même à être en tête des classements semestriels, ou à passer tout son temps libre dans les musées, les salles de concert ou les cinémas projetant ces films qualifiés "d'auteur". Il fallait également apprendre à ne pas être frappée de mutisme en arrivant à une soirée pleine d'intellectuels confirmés et plus âgés, et à ne pas commettre l'erreur inverse de parler à n'en plus finir, de débiter inepties et idées outrancières en continu, dans l'espoir désespéré de racheter l'ineptie ou l'outrance précédente et, après coup, à ne pas se tordre de remords dans son lit.
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MissGMissG   23 décembre 2011
Pendant des semaines et des mois, après ça, Emily songea à des tas de répliques passionnées parfaitement formulées qu'elle aurait pu opposer à cette déclaration; mais, sur le moment, tout ce qu'elle trouva fut une petite réplique faiblarde qu'elle se détestait d'utiliser depuis l'enfance :
- Je vois.
Commenter  J’apprécie          50
TampopoTampopo   08 décembre 2010
Elle s’arrêta d’un coup, lorsqu’elle prit conscience que cette pensée elle-même était un mensonge : ces larmes, comme toutes les larmes qu’elle avait jamais versées dans sa vie, étaient pour elle-même, pour la pauvre et sensible Emily Grimes, que personne ne comprenait, et qui ne comprenait rien.
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Videos de Richard Yates (3) Voir plusAjouter une vidéo
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Chronique de Laurence Goullieux : Richard Yates
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