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ISBN : 2234083613
Éditeur : Stock (22/08/2018)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Dans l’enfer de la guerre syrienne, une adolescente de Damas,
sans père, considérée folle par sa mère, nous raconte sa descente aux enfers, et sa vie secrète imaginée par le biais des livres , sa bouée de secours.
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  30 mai 2018
La marcheuse, une adolescente qui ne parle pas, lit tout ce qu'elle trouve, cantille des sourates du Coran et marche dés qu'elle n'est pas attachée. Père disparu, mère femme de ménage et un frère de deux ans son aînée. Nous sommes en Syrie, à Damas, au présent, donc en pleine guerre. C'est elle la narratrice, et ce qu'elle raconte dés les premières pages, est déroutant. Le temps reste suspendu, “Il n'était rien, et aujourd'hui il n'est rien”, tellement ce qu'elle vit est surréaliste. Elle écrit dans un souterrain, s'adressant familièrement à un tiers, inconnu, d'elle comprise.
Un style malheureusement lassant, ajouté aux horreurs et l'inhumanité de la guerre, même égayés du monde imaginaire aux références littéraires de l'adolescente,ont fini par me faire suffoquer. Pourtant j'en lis nombreux de ces réalités terribles, et souvent elles sont mes meilleures lectures, bien que les plus tristes. Ici Yazbek, en a fait presque du cinéma d'horreur. Il y a sans aucun doute un fond de réalité, mais elle a poussé son imagination trop loin avec ce personnage totalement coupé du monde, et obligé d'y vivre comme une loque, en plus enchaînée constamment , un détail qui m'a perturbée tout au long de la lecture. Pourtant cette réalité qui sombre dans une fiction surréaliste, cette fille enchaînée physiquement qui communique uniquement par le biais de l'écriture et du dessin dans l'enfer de la guerre, dans un langage sophistiqué ( “Je vais le retirer du tableau impressionniste que j'ai décidé de consacrer à ce lieu étrange”, “c'est à travers la paralysie de ma langue que j'ai appris à connaître le monde, et aussi à travers les livres”) aurait pu être une histoire intéressante, mais elle reste dans son ensemble trop romanesque et peu crédible dans la cruelle réalité qui secoue la Syrie.
Ce livre est dédiée à Razane Zaytouna, avocate, dissidente syrienne enlevée et disparue sans laisser de traces dans la nuit du 9 au 10 décembre 2013, à Douma, ville de la banlieue de Damas. L'avocate que j'ai connu grâce au très beau témoignage de Justine Augier, “De l'ardeur”.
Un grand merci aux Éditions Stock et NetGalley de m'avoir donnée l'occasion de découvrir le dernier livre de cette écrivaine courageuse, même si elle ne m'a pas conquise !
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isabelleisapure
  14 juillet 2018
La narratrice explique à un interlocuteur imaginaire, son quotidien. « La marcheuse » est un livre difficile à lire, difficile à supporter tant l'on ressent le drame de cette adolescente, qui représente le peuple Syrien, terrifiée sous les bombardements incessants.
L'écriture qui peut paraître monotone, voire monocorde ne fait que renforcer l'impression d'emprisonnement et d'étouffement.
J'aurais aimé dire du bien de ce livre.
J'aurais aimé ressentir de l'empathie pour cette jeune fille privée du bien le plus essentiel à tout être humain : la liberté.
J'aurais aimé ne pas étouffer sous le poids de ces mots, ne pas regarder le nombre de pages restant avant de pouvoir me réfugier dans une lecture plus sereine, plus proche de mon confort de lectrice.
Je me sens coupable de ce ressenti de lassitude, dû peut-être au manque de linéarité dans le récit et à la sécheresse de l'écriture.
Merci à NetGalley et aux Editions Stock pour leur confiance.
#LaMarcheuse #NetGalleyFrance
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coquinnette1974
  29 décembre 2018
Je remercie les éditions Stock pour l'envoi du roman La marcheuse de Samar Yazbek via net galley.
Nous sommes à Damas (Syrie), en pleine guerre.
La narratrice (qui s'appelle Rima d'après le résumé mais dont on ne connait pas le nom) aime les livres, surtout le Petit Prince et Alice au pays des merveilles, le dessin et… marcher. La jeune fille, qui ne parle pas, (et dont, dans le roman, ne nous dit pas son nom) souffre d'une étrange maladie : ses jambes fonctionnent indépendamment de sa volonté, dès qu'elle se met à marcher elle ne peut plus s'arrêter.
Elle est considérée folle par sa mère, nous raconte sa descente aux enfers, et sa vie secrète imaginée par le biais des livres , sa bouée de secours. Un jour, elle est emmenée dans un hôpital pénitencier avant que son frère ne la conduise dans la zone assiégée de la Ghouta...
Et c'est là, dans cet enfer sur terre, que la jeune fille écrit son histoire..
La marcheuse est un roman intéressant, malheureusement je suis passée un peu à coté de ma lecture. J'ai eu beaucoup de mal à accrocher avec les personnages, à commencer par la narratrice, une adolescente très singulière, différente des autres. le style de l'auteure (à moins que cela ne vienne de la traduction) ne m'a pas convaincu plus que ça. C'est presque trop bien écrit pour une adolescente tout en étant assez naïf, trop par rapport à la gravité des événements qui se déroulent autour d'elle.
Je suis un peu perplexe face à La marcheuse. Je ne vraiment pas trop quoi en penser. Je n'ai pas détesté ce roman sans pour autant l'apprécier réellement. C'est pour cela que je ne me mets que trois étoiles.
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vibrelivre
  16 juin 2019
La marcheuse
Samar Yazbek
traduit de l'arabe (Syrie) par Khaled Osman
roman 2017
La Cosmopolite, Stock

Samar Yazbek est née en 1970. Elle est journaliste et romancière. Elle a créé la fondation Women now for development, pour aider les femmes sur le terrain, en Syrie et dans les camps de réfugiés. Elle vit à Paris, sa ville d'exil. Elle est contre le régime de Assad, parce qu'elle veut une société nouvelle.
La marcheuse est son quatrième roman. La narratrice est une jeune fille menue à la forte poitrine, qui s'adresse par écrit à un lecteur, et elle écrit d'un souterrain glauque, cave d'une ancienne imprimerie, dans le quartier de la Ghouta, à l'est de Damas, perpétuellement bombardé.
Elle ne sait ou ne veut pas faire fonctionner les muscles de sa langue, à la suite d'un incident. Ses pieds commandent, et elle marche irrésistiblement jusqu'à épuisement. Un jour qu'elle avait échappé à sa mère, elle a marché, s'est retrouvée entourée de passants, et quand sa mère l'a eu prise dans ses bras, elle n'a plus parlé. Et sa mère se voit obligée de l'attacher, soit à elle-même, soit à une fenêtre, ou un autre appui, pour qu'elle ne s'en aille pas.
La narratrice, Rima, est dans un autobus qui n'avance pas. Il faut franchir les barrages. La population est soumise aux fouilles et aux brutalités policières. Elle a peur des agents des services secrets. Rima subit cela avec indifférence, parce qu'elle est tout à sa joie de voir la bibliothécaire, qui lui a appris à lire, à dessiner, à écrire, et aux yeux de qui elle a du génie et un coeur d'artiste. Sa mère fait passer sa fille pour folle et quand la narratrice a pu défaire le lien qui la rattachait à sa mère, cette dernière qui veut la rattraper, est tuée.
L'enfant, qui demeure encore dans l'innocence, mais qui femme, est sensible à l'autre sexe, découvre sa féminité, et doit se soucier de sa pudeur, qui semble être une obsession pour les hommes et les femmes et leur effroi de pécher, au risque de laisser mourir les femmes plutôt que de les toucher et de leur enlever leurs vêtements devenus toxiques à cause des bombes chimiques, a plein d'histoires à conter, entre autres celle du jeune livreur qui aimait lui palper la poitrine, et qui ne vient plus livrer du jour au lendemain. Elle les conte avec ses propres perceptions, d'enfant, de muette, de fille pubère. Elle interrompt son récit en commençant d'autres histoires, ce qui rend le récit discontinu et chaotique comme la vie bouleversée par les bombes. C'est ainsi qu'elle conçoit l'art du récit : les histoires se déroulent selon des cercles concentriques, et ne se complètent que par la répétition et l'ajout de détails. A la longue, le lecteur se lasse et s'agace. Il tourne en rond sans avancer comme la jeune encordée dans son souterrain. Mais elle, souffre de la faim, de la soif, de la chaleur, de la solitude, du bruit des avions, des bombes chimiques aux odeurs désagréables et qui font une drôle de couleur.
Malgré ses tares visibles, elle a de nombreuses qualités. Quand elle cantille le Coran, elle ferait pleurer les pierres. Elle apprend aux enfants à dessiner, l'alphabet, les sourates. Elle transfigure le paysage de désolation, les immeubles détruits, la poussière, des bouts d'obus, les morts amputés ou ensevelis sous les gravats, par son inventivité et la création de planètes imaginaires avec des poissons qui volent, en s'inspirant des livres qu'elle a lus, appris par coeur et dessinés, le Petit Prince. Alice au Pays des Merveilles, Les contes de Kalila et Dimna, et du peintre Chagall. le dessin lui semble plus important que les mots, même si ceux-ci sont riches de sens ; et ses dessins réjouissaient son frère.
J'ai eu du mal à entrer dans ce livre, à en supporter les longueurs, à me lier à ce personnage de Rima dont pourtant l'amitié éphémère avec la jeune fille chauve est émouvante. J'ai couru les dernières pages du roman pour savoir si Rima sortirait du souterrain, parlerait.
Cependant La marcheuse, qui marche davantage dans sa tête, nous rappelle, et c'est nécessaire, au drame syrien.
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mumuboc
  12 juin 2018
uel est son nom ? On ne le connaîtra pas.....Jamais, elle n'est que l'image d'une jeunesse syrienne sous les bombes. On ne lira que ses feuilles où elle nous raconte son enfance et cette adolescence qu'elle vit aux milieux des bombardements.
Un étrange récit dans lequel l'auteure s'est mis à la place de cette jeune fille, dans les conditions de son isolement mais aussi dans sa tête, dans ses pensées, dans son quotidien, attachée par une corde soit à une personne soit à une fenêtre, 
Pourquoi Samar Yazbek choisit de l'encorder depuis qu'elle marche ? Cette enfant qui éprouvait tant le besoin de marcher, de bouger, qui était donc la vie même ? Peut-être pour que le contraste avec ce besoin de liberté et l'immobilisation soit plus grand. Pourquoi avoir choisi d'une enfant muette ? Peut être pour justifier ses écrits. Elle ne sait que psalmodier le Coran, son refuge son seul moyen d'expression sonore, une mélopée qu'elle lance comme une bouée d'espérance.
Ce qui me frappe dans ce récit c'est l'implacabilité des sentiments : pas beaucoup d'émotions ressenties par la jeune fille, même dans les décès, une sorte de distance par rapport à la mort, peut-être un quotidien tellement présent, même quand elle touche ses proches, ses très proches.
Au milieu du quartier de la Goutha (tristement célèbre pour les bombardements chimiques il y a quelques semaines) elle partage avec nous, avec son langage, son quotidien, les silences rompus par les avions survolant les ruines et déchargement leur triste cargaison, le peu d'activité qu'elle peut avoir. Elle se réfugie dans l'écriture, dans ses souvenirs de lecture et en particulier le Petit Prince, son livre préféré mais aussi dans sa mémoire : les couleurs sont omniprésentes, les personnes qui ont compté pour elle : Set Souad, cette bibliothécaire qui a pris des risques pour lui faire découvrir les livres entre autre. Elle possède une imagination débordante, elle créée un monde de survie, inventant des planètes, des couleurs pour les moments de bonheur qu'elle vit mais aussi pour les moments de tristesse. Ils ont tous une couleur.
Il y a dans l'écriture une ambiguïté : souvent des phrases simples, d'une adolescente avec ses mots, son regard naïf parfois sur ce qui l'entoure, son environnement mais par d'autres des profondeurs philosophiques, qui sont un peu contradictoires.
Une petite syrienne qui écrit comme elle pense, qui jette sur le papier ses pensées, ses souvenirs, comme ils viennent, qui relate une terrifiante situation d'abandon, de ruines, de massacres.
On est parfois désorienté par le style mais il n'est pas question ici de style : c'est un témoignage de l'enfer syrien, du quotidien des gens vivant sous les bombes, encore plus lorsque vous êtes femme et que l'on ne peut par exemple vous dévêtir, même à l'hôpital, pour une question d'honneur alors que ses vêtements sont imprégnés de produits toxiques... Il y a plus de femmes qui décèdent que d'hommes pour cette raison.
Un récit poignant dans une écriture particulière, qui ne peut surtout laisser indifférent. C'est une longue agonie d'une jeunesse qui ne trouve d'échappatoire que dans le souvenir des livres, du plaisir de la lecture, du dessin, de ses petits trésors accumulés, perdus mais toujours présents dans son esprit.
Merci aux Editions Stock et NetGalley pour cette lecture malheureusement d'actualité. Ne fermons pas les yeux.
Dans ma note je distingue l'histoire et le style, ce dernier étant parfois un peu déroutant.
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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critiques presse (4)
LePoint   06 novembre 2018
Rima dessine, écrit son histoire comme elle lui vient sur des feuilles volantes, et s'invente un langage nouveau. Simple, naïf, empreint de ses questionnements enfantins, de ses lectures, de Lewis Carroll et de Saint-Exupéry...
Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde   28 septembre 2018
L’écrivaine syrienne Samar Yazbek évoque l’horreur de la guerre civile avec une saisissante lucidité dans son roman « La Marcheuse ».
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   24 septembre 2018
La Marcheuse n'est pas que bruit et fureur. Car même du fin fond de son souterrain, Rima sait qu'il existe l'autre côté du miroir : la beauté d'un dessin, le rire d'un enfant, le bleu du ciel, la pureté d'une "voix capable de faire pleurer la pierre"... Pour Samar Yazbek, le combat continue, toujours.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaCroix   07 septembre 2018
Chargeant son héroïne de raconter la guerre syrienne depuis un abri, Samar Yazbek livre un texte d’une bouleversante acuité sur un conflit tragique dans la durée.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   30 septembre 2018
Tu peux imaginer, cher lecteur, les odeurs étranges qui pouvaient s’exhaler du bus. Pour m’exprimer correctement, je devrais plutôt parler d’autobus ou d’autocar, mais ce sont des mots que je n’aime pas.
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armand7000armand7000   27 juin 2019
« Plus tard, j’essaierai de t’expliquer ce que signifie la faim, mais vu que j’essaie de te présenter mon récit de la manière la plus structurée que possible, je vais laisser de côté cette sensation qui ressemble à un triangle », annonce-t-elle. Et, nous montrant le chemin entre les gravats de la douleur, Rima de poursuivre sur la peur, qui « te creuse des ravines dans le corps », et dont le « siège est situé dans les jambes ».
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LaCabaneDeMesLivresLaCabaneDeMesLivres   26 juillet 2019
> depuis quelques temps, tout se passait comme si la vie nous avait attrapés par la queue pour nous malmener dans tous les sens.
> Je n'arrive pas à te décrire les évènements comme ils se sont déroulés dans la réalité, car pour moi il n'est pas facile d'établir une équivalence entre les mots et la vie réelle.
> L'amour, c'est une série de petites planètes mouvantes qui dansent avec leurs bras longs et effilés, puis fusionnent dans un maelström de lumière éblouissante.
> Oui, je vois les événements de ma vie comme des dessins d'aquarelle. L'eau n'est-elle pas à l'origine de tout ?
>je chutais dans l'obscurité. Celle-ci était d'une moiteur apaisante et agréable, et on y basculait comme si on n'était plus rien, débarrassé de tout !
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Lea25Lea25   27 septembre 2018
La peur, pour en revenir à elle, te creuse des ravines dans le corps. Elle pénètre progressivement tous tes organes et s'installe au fond de tes tripes, devenant une sorte de boule au ventre aux dimensions extensibles. En cela, elle diffère de la faim, qui se dissipe dès que tu as pu t'en libérer par l'action de manger, et qui ne laisse pas dans la mémoire de traces durables. La peur, elle, demeure à l'intérieur de toi comme un arc qui relie les pieds et le muscle du cœur.
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ManouBManouB   24 février 2019
Plus tard, j’essaierai de t’expliquer ce que signifie la faim, mais vu que j’essaie de te présenter mon récit de la manière la plus structurée que possible, je vais laisser de côté cette sensation qui ressemble à un triangle.
La peur pour en revenir à elle, te creuse des ravines dans le corps. Elle pénètre progressivement tous tes organes et s'installe au fond de tes tripes, devenant une sorte boule au ventre aux dimensions extensibles. En ça elle diffère de la faim qui se dissipe dès que tu as pu t'en libérer par l'action de manger, et qui ne laisse pas dans la mémoire de traces durables.
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Videos de Samar Yazbek (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Samar Yazbek
Samar Yazbek et Jean-Pierre Filiu le 24 mai 2016 à la librairie Millepages.
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