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Dominique Palmé (Traducteur)Kyoko Sato (Traducteur)
EAN : 9782743608620
130 pages
Payot et Rivages (17/10/2001)
3.61/5   52 notes
Résumé :
Six nouvelles composent cet ouvrage. "Lézard" où un psychologue pour enfants particulièrement perturbés tombe amoureux d’une guérisseuse aux pouvoirs étranges, à "Du sang et de l’eau" où une jeune femme abandonne la communauté religieuse de son enfance et trouve un nouveau sens à l‘idée de foyer, en passant par le pouvoir du rêve partage dans " Le Rêve de Kimchi " ou encore à " Histoire curieuse des bords de la rivière ", dans laquelle une femme qui a connu une vie ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
J'ai terminé ce recueil de nouvelles dans un train pour Montpellier. Pendant l'heure que j'ai mise à finir le livre, j'ai eu l'impression d'être toute seule dans le wagon.

Il y a tellement de violence dans les histoires de Banana Yoshimoto, mais c'est toujours de la violence hors-scène -- des choses qui sont arrivées aux personnages avant qu'on les rencontre, les événements qui les ont menés aux situations que l'auteure décide de raconter. Alors d'un côté il y a un courant de fond de passé lourd, de mort & de tristesse & d'isolement & d'étouffement, mais de l'autre c'est très lumineux, très apaisant, les actions & les pensées de ces gens qui apprennent à vivre avec toutes leurs noirceurs. Les histoires ne finissent pas toutes bien, pas exactement, mais elles se terminent toutes dans une espèce de sérénité. Elles laissent l'impression que les personnages acceptent les grandes choses inéluctables de la vie, la solitude la douleur la mort, & qu'au fond c'est pas si difficile, & qu'au fond même nous on en serait capables.

& en plus, en plus, ça se lit tout seul.
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Six nouvelles composent ce recueil, mais peu m'ont vraiment emballé (sortent du lot pour moi : "Lézard", et "Histoire curieuse des bords de la rivière"). Beaucoup de mélancolie, de retour vers le passé (sans qu'il soit nécessairement question de drame...) Ce sont parfois comme des instantanés qu'on risque d'oublier, vite ?
ps : j'en ai profité pour relire les deux contes du livre "Dur, dur" (Rivages, 2001), et ces deux histoires de mort et d'amour me semblent plus réussies.
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Je suis ravie d'avoir trouvé ce recueil de nouvelles en revente en super bon état. Quel dommage qu'il ne soit plus disponible chez rivage.

On y retrouve avec grand plaisir le style subtil, élégant et mystérieux de l'auteur de Kitchen. La poésie se mêle au réel. Et le réel flirte avec "un à côté du réel" pas vraiment surnaturel. Comme s'il s'agissait juste de l'expression de la sensibilité différente de l'auteure sur le monde qui nous entoure et sur nos états d'âme.

Ça m'a sauté au yeux avec ce recueil. Si vous aimez Banana Yoshimoto n'hésitez pas à lire du Yoko Ogawa ( L'amour en marge, La cristallisation secrète, etc) car la plume est là aussi brillante. Et leurs univers à elles deux se complètent dans la littérature japonaise je trouve.
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Merveilleux!!!!!!!!!J'ai adoré ces nouvelles pleines de poésies, toutes douces, tendres mais un même temps très mordantes. Une découverte!!!!
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Son appartement se trouve au premier étage d'un immeuble qui donne sur la rivière, et quand on ouvre les vitres, on entend le bruit du courant. Si on se met à la fenêtre, on sent le souffle du vent, et aussi une vague odeur de vase.
On voit les maisons construites sur l'autre rive se refléter dans l'eau, et la lune qui flotte au-dessus.
Au début, j’empruntais chaque jour le chemin qui, longeant les berges, mène vers sa maison. Comme si j'avais besoin de m'assurer que je ne reviendrais plus jamais en arrière. Nous ne pouvions nous voir qu'une fois par semaine, mais parfois il m'arrivait de débarquer chez lui en pleine nuit et de rester dormir. Et de plus en plus souvent, je me rendais ensuite directement au bureau. J'entendais sans cesse murmurer la rivière. "Toi aussi, tu t'écoules et vas de l'avant, de l'avant", semblait-elle me dire. Sa voix résonnait avec force et certitude à mes oreilles, c'était une berceuse qui rassurait mon cœur toujours inquiet de l'avenir de cet amour.

Extrait de : "Histoire curieuse des bords de la rivière", du recueil de nouvelles "Lézard"
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Il est difficile d'être soi-même, tout simplement, voilà la marque de notre époque. Il y a là comme une ombre, tissée partout à la manière d'une toile d'araignée, et quand vous marchez elle vient s'entrelacer doucement a vos pas. Même si vous l'écartez, elle semble encore vous coller à la peau. Elle se mêle à l'air, y prenant juste assez de place pour qu'on ne puisse l'ignorer, avec l’énergie d'un faible vermisseau, à l'opposé de la vitalité ou du rayonnement de la vie. On peut bien faire semblant de ne pas la voir, tant qu'elle est là, jamais l'horizon ne se dégage entièrement.
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J'aime bien regarder Lézard mettre son manteau. Regarder sa nuque quand elle se penche pour enfiler ses chaussures. Et le coup d’œil qu'elle jette dans le miroir. Ses multiples visages dans toutes sortes de situations. Des cellules en train de mourir. d'autres qui ne cessent de naître. Ses joues bien fermes, la lunule blanche de ses ongles. toute cette vie, avec ses ondes de fraicheur, qui s'écoule au rythme du courant. et que je sens battre. dans chacun de ses gestes, je peux voir mon propre reflet, bien vivant.
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Simplement, depuis notre rencontre, j'ai compris la vraie tristesse qui vient de ce qu'on est toujours seul, au fond. Où que je me trouve - chez mes parents, au village, ou encore dans cet appartement avec Akira -, finalement, personne d'autre ne pense à moi comme je le fais, et je reste là, comme suspendue dans le vide, tout est déjà décidé, là et nulle part ailleurs.
J'ai du mal à expliquer.
Ma seule maison, celle où je demeure sans cesse, est à l'intérieur de moi. Pour le reste, de même que l'aube, merveilleusement belle dans son éclat bleuté, est vite remplacée par les rougeoiements du matin qui recèlent une autre beauté, rien n'est figé , je ne peux rien retenir. Oui, je pourrais dire les choses comme ça.
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Qu’est-ce que c’est, la mort ?
Quelqu’un qui s’en va, qui ne vous adresse plus un mot.
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