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Critique de TheWind


TheWind
  14 avril 2020
Petite musique d'ambiance introductive :

https://www.youtube.com/watch?v=iewSs7c5Wx8

Voilà, on y est. le Moyen-âge, les guerres anglaises, l'Ecosse et...William Wallace, bien sûr !

Avec la tête d'un Mel Gibson hirsute et aux peintures de guerre datant des Pictes (c'est à dire 10 siècles bien avant le légendaire Wallace) et vêtu du fameux kilt écossais qui lui ne fera son apparition dans les Highlands que quelques siècles plus tard.

C'est bon, on va s'enlever cette image de la tête ! Définitivement ! Ce film est bourré d'incohérences historiques et d'anachronismes. Il fait pleurer dans les chaumières, certes, mais pour la véracité historique, c'est loin d'être une référence !


D'autant plus que Brave Heart serait non pas le surnom de William Wallace mais celui d'un de ses contemporains : Robert Bruce, roi d'Ecosse de 1306 à 1329.

Et ça tombe bien, parce que c'est justement Robert Bruce qui nous intéresse.
Désolée pour cette introduction qui n'avait pas lieu d'être. Allez, on se la refait. Musique !

https://www.youtube.com/watch?v=¤££¤32De Robert Bruce33¤££¤0w



La trilogie « Les maîtres d'Ecosse » retrace de façon romancée la biographie de Robert Bruce. Dans « romancée » entendez plutôt roman que romance car dans ce premier tome, on entend parler beaucoup plus de guerre que d'amour.


Le roman débute en 1286. le roi Alexandre III vient de mourir et laisse le trône écossais sans héritier. Dès lors, deux familles nobles rivalisent pour conquérir le trône : les Balliol et les Bruce. de son côté, le roi d'Angleterre Édouard Ier, appelé en médiateur, compte bien profiter de la situation...


J'ai trouvé ce premier tome passionnant. Et si de prime abord, mon coeur balançait pour William Wallace, le guerrier rebelle et soutien de Jean de Balliol, le jeune Robert Bruce a su, peu à peu, au fil du roman, m'attacher à ses pas.
Des pas incertains, balbutiants, parfois déroutants.
Dans ce premier tome, il est loin d'être un Héros. Il est avant tout un homme qui a bien du mal à choisir son camp. Soutenir Édouard Ier contre Balliol au risque de trahir ses compatriotes et ses origines ancestrales ou se ranger aux côtés des Écossais rebelles à la couronne d'Angleterre au risque de perdre ses terres...
Robyn Young dit de lui en postface :
«  C'est cette complexité, ce que certains pourraient appeler la perfidie de Rober, qui donne à son histoire sa valeur et sa beauté : l'exceptionnelle fragilité de l'homme, sa force, sa capacité à évoluer, à se tromper, à s'adapter. Et chez Robert, la volonté de se forger son propre destin.... »
Oui, c'est bien de ce personnage peu charismatique, que je me suis entichée... et je vais de ce pas entamer le deuxième tome.


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