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ISBN : 2362661970
Éditeur : Talents Hauts Editions (21/09/2017)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 31 notes)
Résumé :
1992. Mary, Monelle, Julien et Sami sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, leur modèle préféré s’appelle Joos. Il est jeune, libre et beau. À l’âge des premières expériences amoureuses, l’épidémie de sida s’immisce brutalement dans leurs vies. La plupart des adultes se taisent et semblent ignorer la tragédie. Mary décide de briser le silence, d’affronter le regard de ses parents, de la société, et de s’engager.
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  07 novembre 2017
Mary, Monelle, Julien et Sami. Ils sont quatre. Lycéens. Au début des années 90. Dans leur quotidien débarque sans prévenir cette saloperie de sida dont trop peu de monde parle. C'est l'heure des premiers amours, des premières fois, des premières confrontations avec l'hypocrisie des adultes, des premiers engagements politiques, de la prise de conscience effrayante qu'avec ce virus la jeunesse n'est plus forcément synonyme d'avenir et d'insouciance.
Cathy Ytak signe avec ce Trait de fusain un splendide roman. C'est beau, triste, touchant, à la fois d'un réalisme cru et traversé par beaucoup de douceur. Elle montre la surprise, le coup de massue, l'impossibilité d'y croire (« Parce que ce genre de chose, ça n'arrive pas à des gens comme eux. Ils sont trop jeunes, trop ordinaires, trop… quelconques. »). Elle dit la rage, la colère et la résignation, la joie de vivre, les amitiés qui se fissurent ou se renforcent, la perte définitive de l'innocence. Elle revient aussi sur les premiers pas d'Act Up en France, ses actions coup de poing pour frapper l'opinion, l'élan de vitalité qui portait les militants malgré l'ombre de la mort planant sur beaucoup d'entre eux.
Plus que tout, j'ai trouvé ce texte d'une grande dignité, loin du tire-larmes vers lequel il aurait été facile de basculer. Pas de pathos ni de jugement mais une empathie débordante et contagieuse qui met du baume au coeur en dépit de la douleur et de l'injustice qui laboure les tripes. Un bijou de sensibilité.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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letilleul
  28 décembre 2017
Ce livre à la force du film "120 battements par minutes" sous fond des années 80-90, sur le récit de la lutte contre le sida. On y rencontre des personnages forts, déterminés et cathy Ytak nous décrit passionnément les relations noués entre les personnages. On ferme cet ouvrage avec un goût de rage de vivre exemplaire !
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som
  11 août 2018
Mary, Monelle, Julien et Sami, quatre lycéens, quatre copains comme des milliers d'autres. Ou presque. On est au début des années 1990, ce que l'on nomme pas encore le Sida décime en silence une jeunesse encore insouciante. A l'heure de la découverte de l'amour et de la sexualité, toutes les sexualités, l'un d'entre eux va aussi rencontrer la maladie mortelle. Face à l'inconnu, la différence et la peur, les uns et les autres prennent des chemins parfois différents.
Ecrit avec tout à la fois beaucoup de franchise, d'énergie et de sensibilité, ce roman pour ados retrace un pan de notre histoire contemporaine qui touche les questions toujours d'actualité d'orientation sexuelle, d'engagements, de craintes et surtout d'amour. Engagé sans juger, « un trait de fusain » est aussi un beau roman d'apprentissage à mettre entre toutes les mains.
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Nadael
  16 janvier 2018
Au fusain, ils dessinent. Ils esquissent des corps nus. du moins, ils essaient. Ils caressent le papier de leurs gestes encore malhabiles. Troublés par Joos, le modèle d'origine hollandaise si à l'aise, si libre, si beau, si radieux. Eux, ce sont Marie-Ange, Julien, Monelle et Sami, des étudiants en école d'arts graphiques. Un petit groupe soudé qui s'aime, s'amuse, partage des verres, discute à bâtons rompus entre deux parties de flipper, s'offre quelques jours à Saint-Malo, danse, rit, s'étreint… Ils apparaissent insouciants, vivent au jour le jour leur jeunesse en étendard, même si au fond d'eux chacun dissimule failles doutes et inquiétudes.
Nous sommes en 1992, et la survenue du SIDA au plus près, les percute et les désarme. Les réactions diffèrent mais l'angoisse et la confusion sont palpables. Comme beaucoup de gens – jeunes et moins jeunes – à cette époque, cette maladie est obscure et taboue. On en parle peu et mal, les messages véhiculés emplis de faussetés stigmatisent et sèment la peur.
Marie-Ange, jeune fille plutôt craintive et complexée ayant grandi auprès d'un père à l'esprit étriqué et d'une mère résignée va se libérer de ce carcan familial oppressant, faire entendre sa voix, et va déployer toute son énergie pour comprendre cette maladie la faire connaître et se rendre utile en s'engageant auprès de l'association Act Up. Désormais, elle se fait appeler Mary et a ôté ses grands pulls, dévoilant ses formes et son âme, elle se bat pour que l'ignorance et l'exclusion disparaissent.
Des personnages infiniment touchants et vrais, une écriture délicate cadencée et pleine de vie, une approche sensible et intelligible de cette maladie qui reste encore aujourd'hui taboue car mal connue. Un roman fort à lire et à partager.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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hashtagceline
  17 août 2018
Ils sont au lycée. Ils sont amis. Ils sont jeunes. Ils sont pour la plupart d'entre eux insouciants. Ils ont des projets. Ils ont toute la vie devant eux.
Marie-Ange, Monelle, Julien, Sami, Joos.
Nous sommes au début des années 90. Ue autre réalité va les rattraper et changer radicalement leur façon d'envisager leur avenir mais surtout de voir le monde, de voir la vie.

Cathy Ytak nous parle simplement, crûment, clairement des débuts du sida à travers l'histoire émouvante d'adolescents qui arrivent au carrefour de leur vie. Ils vont devoir faire des choix rendus bien plus difficiles par des événements dramatiques et une réalité qui leur échappe.
Sous le regard de Marie-Ange, une jeune fille complexée qui étouffe auprès de parents à l'esprit un peu trop fermé, on suit la lente désagrégation d'un groupe de copains face à un terrible diagnostic mais aussi face à l'homosexualité.
Tout va bien pourtant quand on fait la connaissance de la petite bande. Les cours, les sorties, les discussions au café entre deux parties de babyfoot ou de flipper… Ils sont très liés et rien ne semble pouvoir ébranler leur amitié.
Et puis, il y a ces cours de dessin et l'arrivée de Joos, un jeune garçon très beau et plein de vie. Tout de suite, il plaît à Marie-Ange, comme à toutes les filles d'ailleurs qui en sont folles. Mais pas que...
Sami, le plus proche de Marie-Ange, lui non plus, n'est pas totalement insensible aux charmes du jeune homme. C'est réciproque.
Mais cet amour, déjà difficile à assumer à l'époque, se retrouve très vite anéanti. La sentence tombe. le sida fait son entrée et avec lui, la fin des jours heureux et insouciants.
Dans ces années-là, on parlait du sida. Un peu, trop peu. La maladie semblait quelque chose d'irréel, quelque chose qui ne pouvait pas vous atteindre, surtout pas à 17 ans. Et pourtant...
Il va maintenant falloir faire face.
Marie-Ange, très proche de Sami, est la première au courant. Au lieu de s'effondrer, elle s'engage et épaule les deux garçons. On y découvre les débuts d'Act Up, les premières manifestations, les premières actions...
Marie-Ange, au coeur de la tourmente, se révèle une véritable héroïne alors qu'elle ne s'en imaginait pas capable. Elle est forte. Elle tient bon.
Tout est abordé : la sexualité, la maladie en elle-même, les comportements vis-à-vis du sida mais aussi de la relation qu'entretiennent Joos et Sami… Rien n'est choquant. C'est la situation qui l'est, c'est le regard des autres, c'est la maladie, c'est le rejet qui tout au long du roman nous choquent.
Vraiment, ce texte… je ne sais même pas trop quoi dire pour vous inviter à le lire. Oui, vraiment.
J'ai peur de répéter ce qui a déjà été dit, de tomber dans des phrases trop banales pour décrire un roman qui ne l'est pas du tout, bien au contraire.
Donc je ne vais pas en dire plus. Non pas par fainéantise, non.
Juste que je ne voudrais pas gâcher votre lecture et surtout vous laissez découvrir par vous-mêmes ce très beau texte.
Cathy Ytak m'a montré toute l'étendue de son talent. Elle a su faire preuve d'énormément de tact en abordant des thèmes difficiles qui en demandaient beaucoup.
Lien : https://www.hashtagceline.co..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
letilleulletilleul   27 décembre 2017
S’habituer… S’habituer à passer du rire aux larmes en quelques secondes.
De la plaisanterie la moins fine à la peur la plus forte. Avec la mort infiltrée.
Mais sérieusement, quand on a dix-sept ou dix-huit ans, ça veut dire quoi, mourir, si on n’a rien vécu ?
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NadaelNadael   16 janvier 2018
« – J’ai tellement pas envie de crever, moi… Mary sursaute. – Mais tu vas pas crever, Sami! Toi, tu seras… un survivant. Dans quelques mois, quelques années, ils vont trouver le moyen d’enrayer cette putain de maladie de merde. Il avait raison quand il disait ça, Joos, c’est qu’une question de temps. Et dans vingt ou trente ans, on sera encore là, toi et moi, et je te battrai toujours au flipper, parce que tu le dis toi-même, je suis une killeuse. Et puis on a tellement vu de corps s’abîmer, de gens partir si jeunes… Alors on n’aura pas peur de vieillir et ce ne sera pas triste. On sera même content d’avoir des rides, tu verras. Ce sera notre luxe. On fera de jolis vieux, tous les deux. En attendant, et jusqu’à preuve du contraire, on est encore vivants. Toi, moi… les autres. »
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fofie35fofie35   06 juin 2018
Dis-leur que je suis séropositif parce que j’ai déconné. Une fois, une seule fois j’ai déconné. Et cette seule fois-là a suffi. Dis-leur qu’on croit toujours que la jeunesse nous protège de la mort, et que c’est pas vrai, pas vrai du tout. Dis-leur, … que j’ai passé des nuits à hurler en silence, de désespoir et de terreur quand j’ai découvert pour de bon ce que c’était d’être mortel.
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mesecritsdunjourmesecritsdunjour   30 novembre 2017
Je t’avoue… Au début, ça me choquait un peu tous ces mecs qui parlaient de cul sans arrêt, de dragues, de fêtes. Je me disais : ils sont dingues, ou quoi ? Je les trouvais presque…superficiels, inconscients. Je savais rien de ce milieu. Leur humour et leur rire, je trouvais ça vraiment spécial. Et puis j’ai appris à les connaître, et j’ai compris que c’était aussi une manière de résister, de rester droit dans ses bottes. Si la vie doit être courte, autant qu’elle soit belle jusqu’au bout. Et ça n’exclut pas la rage, ni la colère. Parce que, quand les masques tombent…la mort, c’est pas de la rigolade. Et des fois…
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