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EAN : 9782742778065
75 pages
Éditeur : Actes Sud Junior (01/10/2008)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 42 notes)
Résumé :
" Où est passée la lune ? Est-ce qu'elle ne nous éclaire plus ? Mathis, tu la vois de quelle couleur, la lune ? Dessous nous il y a la glace, la glace du lac. Et au-dessus ta voix, ta voix qui s'énerve : Louvine, ils arrivent... Louvine, merde ! Dépêche-toi. Mais me dépêcher, je ne sais pas. Quand tout va trop vite, je ne sais plus. " Elle est lente, obsédée par les couleurs. On la dit immature, voire idiote. Qu'elle ait un corps, des désirs, personne ne le comprend... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Kevinaaaa
  17 mars 2016
Voici un petit livre que m'a fait découvert mon collègue Kévin, professeur documentaliste. Il m'a demandé de le lire pour voir si oui ou non je jugeais possible de lire ce petit livre aux 3èmes lors d'une séance de ''sieste littéraire'' entre midi et deux au cdi.
Bon ben Kévin ... Non ! Alors bien sûir l'histoire est belle et elle dépasse de loin le côté olé olé du rapport sexuel évoqué au fil des lignes ! mais quand même ! Crois-moi quand va sonner la fin de la sieste, la seule chose qu'ils retiendront c'est ce fameux rapport sexuel !
Bon trêve de discussion personnelle entre Kévin et moi !
Ce petit livre, toute cette collection visiblement, propose des courts textes qui peuvent être lus oralement et devant une assemblée d'élèves. C'est une belle idée et une sacré gageure ! Mais juste pour le concept j'adhère ! (Je like comme diraient les jeun's!)
Ce petit livre-là raconte la rencontre entre ''Louvine'' l'héroïne et un jeune garçon. Très vite ils vont s'aimer, et d'un commun accord ils vont franchir le pas ensemble. L'histoire est racontée par Louvine, nous avons donc certains détails qu'elle nous livre, mais tout ceci dans une réelle poésie des sens. le truc en plus (parce que oui, mon collègue n'est pas idiot tout de même, il veut lire cette histoire car elle a un truc!) c'est que Louvine n'est pas ''normale''. Elle est ''diminué psychologiquement'' visiblement et donc son entourage ne comprend pas ce qu'il s'est passé sans crier au loup (oui désolé pour le jeu de mot douteux, je n'ai pas pu m'empêcher).
Bref derrière les 2/3 lignes où, bon ok, c'est un peu chaud, il y a un vrai questionnement sur soi, sur l'autre et sur la personne handicapée qui a des droits et des envies comme les autres, voire même plus beaux car plus idéalisés, et qui se trouve contrainte par tout un tas de facteurs externes à ne pas pouvoir les vivre pleinement, comme le ferait n'importe quelle jeune fille de son âge !
Un beau texte donc, vraiment, mais pour lequel Kevin, j'ai peur que les élèves n'en saisissent pas tout à fait l'ample poésie.
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yuukikoala
  29 avril 2014
J'ai voulu lire ce livre à voix haute, mais je n'ai lu que les dix premières pages de cette façon, ma paresse m'a rattrapé. Ca ne m'a pas empêché de l'adorer et de le lire vraiment vite (en même temps il est assez court). J'ai tout de suite adoré Louvine et sa façon de s'adresser à Mathis en parlant à la deuxième personne du singulier. Parce que j'aime bien quand un livre s'écrit d'une façon étrange, pas forcément juste en utilisant un "je" ou un "il". Que j'aime bien quand le "tu" est utilisé aussi. Que ça change, et que ça peut donner des trucs vraiment chouette. Et là c'était joli. Ca s'accordait avec le reste du livre, c'était doux et beau comment Louvine racontait son histoire d'amour avec Mathis. Comment elle décrivait ce que ses parents pensaient d'elle. C'était beau et triste un peu, et puis ça m'a énervé comment sa mère et son père étaient avec elle. Peut-être qu'elle a des problèmes de lenteur, mais j'ai trouvé qu'ils ne faisaient que leur reprocher. Moi j'ai trouvé Louvine trop mignonne. Déjà parce que son obsession des couleurs (voire même des odeurs) m'a fait sourire, parce que des fois je suis un peu comme ça moi aussi. Pas au point d'être comme elle, mais bon. Et puis, j'ai aimé le rapprochement avec Mathis, qui lui ne voit pas toutes les couleurs, et forcément, j'adore aussi ce problème étrange qu'on les gens comme lui, alors ça m'a encore plus fait apprécier cette histoire. J'ai aussi trouvé que la particularité de ces deux personnages étaient vraiment original. Entre Louvine et son rapprochement avec les loups, et Mathis et celui des oiseaux, ça m'a fait sourire. J'ai aimé comment leur relation s'est développé peu à peu, et je dois avouer que c'est la première fois où je lis un livre et que je ne suis pas déçue par le fait qu'il y est une scène où les deux personnages passent à l'acte (d'habitude j'aime pas ça du tout), là c'était différent, et ça m'a pas tellement dérangé finalement. La fin m'a fait versé une petite larme, parce qu'on n'est sûr de rien, mais qu'on est sûr quand même. On peut imaginer plein de chose, c'est très ouvert, très beau vraiment. La couverture va très bien avec l'histoire (même si j'ai trouvé que le vert s'accorde pas tellement avec le reste, mais l'image est très bien quand même)). J'ai vraiment été bercée par cette histoire, et si les autres livres de Cathy Ytak sont comme ça je veux bien essayer de me les procurer (l'ayant rencontré au salon du livre de Besançon, je suis très intéressée par son livre sur la libellule.)
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Maliae
  27 avril 2014
Génial. J'ai passé un super moment avec ce petit livre. Je l'ai dévoré, et comme il est très court, ce fut très – trop – rapide. J'aime ce genre d'écriture qui te touche à l'intérieur et vient te remuer le coeur. Tout est du point de vue de Louvine – ou Ludivine – et si c'est un tout petit peu déstabilisant à la première phrase car très oralisé, à la deuxième je marchais déjà à fond dedans. Pour ses parents Louvine est lente, idiote, mais au contraire je l'ai trouvé réfléchit. Elle a du mal à prendre des décisions, prends son temps, a quelques blocages, mais elle est loin d'être idiote. Et en Mathis elle trouve quelqu'un qui va l'aimer comme elle est. Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé ses parents, leur jugement, leurs mots durs et froids, comment ils traitent leur fille sans chercher à la connaître ou la comprendre. Persuadé qu'elle est trop idiote pour consentir à une relation sexuelle, pour comprendre l'amour en gros. Mais Louvine m'a touché, et Mathis aussi. C'était beau. La fin est très ouverte mais tout aussi belle que le reste, on espère pour et avec Louvine (et on croit aussi). C'est aussi un très beau livre qui aborde le sujet de la sexualité pour des personnes comme Louvine. Faisant mes études à l'IRTS en parle pas mal de ce sujet, et je crois que je vais faire lire ce livre à ma promo (ou je vais essayer). Parce qu'il est juste magnifique et qu'il est hyper touchant. Je l'ai vraiment adoré.
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Mermere
  16 février 2016
J'ai acheté ce livre pour le CDI du collège en vue de préparer des siestes littéraires. Cette collection D'une seule voix se prête particulièrement à cet exercice.
L'histoire de Cathy Itak est très forte. Elle met en scène deux jeunes un peu particuliers dont l'héroïne a été "victime" des effets néfastes de la toxoplasmose sur les foetus. Indécise, très lente, un peu simple d'esprit en apparence, Louvine est pourtant tombée amoureuse de Mathis. Un amour fort, romantique, tendre qui doit finir par une fusion des corps. C'est la première fois pour elle. Mais pour les parents elle s'est faite abusée, c'est certain, car elle est trop fragile et elle ne peut pas décider elle-même si elle voulait faire l'amour.
L'histoire est très belle, l'amour naissant et culminant entre Mathis et Louvine est exaltant, frais et tendre. La fin peut-être interprétée de deux manières, l'histoire du verre à moitié vide ou plein. Les optimistes le verront plein (comme moi), tandis que les pessimistes le verront vide. On appelle ça une fin sacrément ouverte.
Le texte est beau, tout comme l'écriture. Un texte coup de poing comme souvent dans cette collection. En revanche je ne suis pas sûr de le lire aux élèves, à voix haute, car la scène de "sexe" est peut-être un peu forte pour des collégiens. A moins de réserver la sieste littéraire à des 3èmes ? Qu'en pensez-vous ?
J'ai beaucoup aimé ce texte. A lire sans modération !
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trust_me
  22 décembre 2015
Mathis et Ludivine sont découverts dans un duvet, sur un lac gelé. La mère de la jeune fille gifle le garçon après avoir trouvé un préservatif usagé au fond du duvet et des hommes l'évacuent sans ménagement dans une voiture.
Ludivine, scolarisée dans un institut qu'elle qualifie elle-même de « lycée pour débiles », est une ado considérée comme immature, lente et quelque peu retardée intellectuellement. Pour ses parents, Mathis a forcément abusé d'elle. L'examen gynécologique prouve qu'elle n'est plus vierge mais le psychologue, après l'avoir entendue, estime qu'elle « était d'accord pour suivre ce garçon et avoir des relations sexuelles avec lui ». Car même si les adultes refusent de voir l'évidence, avant tout et plus que tout, Mathis et Ludivine s'aiment.
Cathy Ytak raconte avec une rare sensibilité, à travers la voix lucide, simple et sincère de Ludivine, la naissance d'un sentiment amoureux. La jeune fille n'a jamais douté de l'amour de Mathis, elle n'a jamais eu peur de s'offrir à lui et surtout, elle le désirait de tout son corps. Rien que ta peau est l'histoire d'une première fois basée sur la confiance, le respect et l'envie mutuels, en dehors de toute forme de contrainte. Juste la certitude que le moment est venu, que les choses vont se faire naturellement, sans rien forcer. Ces deux-là s'aiment et tant pis s'il est difficile de le croire et de l'accepter.
Un texte touchant et d'une grande justesse, à lire d'un souffle, comme tous ceux de cette collection.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 décembre 2008
Lecture jeune, n°128 - Ludivine présente des déficiences mentales : elle fait tout au ralenti, se montre obsédée par les couleurs et hurle parfois à la mort, telle une louve, lorsqu’elle se trouve dans une situation inconfortable. Ses parents, qui se sont écartés du village par honte de sa différence, ont du mal à vivre avec cette enfant si spéciale. Une enfant... c’est bien comme cela qu’ils la considèrent, bien que Ludivine ait 17 ans, des désirs et un corps de jeune femme.

Tous les soirs, « Louvine », comme elle se prénomme elle-même, rentre en car de son école spécialisée. C’est un de ces soirs que va surgir dans sa vie Mathis, un garçon lui aussi pas comme les autres. Dans cet hiver glacial, au fil des jours blanchis par la neige, ils vont s’apprivoiser, tomber amoureux et s’aimer physiquement avec passion, malgré l’incompréhension des adultes. Le roman, écrit à la première personne sous la forme d’un flash-back, s’ouvre justement sur cette scène : Louvine et Mathis, enroulés dans leurs sacs de couchage sur le lac gelé, sont surpris et sermonnés par les parents de la jeune fille, dans l’hystérie générale.

La force de ce livre réside dans le mélange des thèmes. C’est un ouvrage qui parle de la différence, certes, mais qui exprime aussi – qui hurle même – des sentiments universels : l’insurmontable incompréhension qui pèse si souvent entre les parents et les adolescents, le désir d’aimer et d’être aimé. On oublie finalement très vite que les personnages sont « spéciaux » pour s’identifier complètement à eux et vivre par procuration l’explosion de leur amour sensoriel. Un texte à la première personne qu’on lit d’une seule traite, un texte très profond, très émouvant, un cri d’espoir, de haine et d’amour à la fois.

Marianne Joly
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Pays_des_contesPays_des_contes   11 août 2011
Ce qui m’a décidée, c’est l’oiseau… Tu te souviens ? Un soir, alors que la lune brillait sur la neige et éclairait comme un lampadaire, tu as trouvé un oiseau sur le bord du chemin. Son aile était casée et il allait mourir de froid, ou bien être mangé par un autre animal. Tu l’as recueilli dans tes mains. Il s’est un peu débattu et tu t’es mis à lui parler, tout doucement. Tu lui as dit : « Tu n’as rien à craindre de moi. J’ai de grandes mains mais elles sont chaudes et, tu sais, elles ne te feront pas de mal. Tu as eu peur, tu as senti le froid t’engourdir, mais c’est fini, je suis là, je ne te laisserai pas tout seul. Là, je ne peux pas réparer ton aile, alors je vais t’emmener avec moi. Mais tu verras : tout ira bien. Et tu pourras voler de nouveau, bientôt. » Et de ta main libre tu as caressé très doucement la tête du petit oiseau blessé, et il s’est apaisé, comme s’il avait compris. Et c’est pour ça que je t’ai dit oui. Pour ta douceur envers l’oiseau. Je savais qu’avec moi ce serait pareil.
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KawaneKawane   01 juillet 2015
il faudrait des mots pour nous deux , Mathis, qui ne soient ni vulgaires, ni laids, ni lourds. Des mots qui ressembleraient à ta peau et à la mienne, et qui ressembleraient à nos mains. Des mots d'amour qu'on verrait tous les deux pareil.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   19 mai 2013
Et c’est ce souvenir qui me tient debout à l’intérieur, dans mon lit. Ce que disent les autres, je m’en moque. Je me souviens de nous, de nous, de nous. Et ma mémoire est douce comme une combe enneigée. Pareil à une pelote de fil que je tire doucement, je la dévide, je vais la rembobiner complètement, cette fois en partant du début. Ils m’ont dénié le droit d’y avoir joué un rôle, alors je me la réapproprie et la ressors intacte. Je sais que toi aussi, où que tu sois, tu fais la même chose, chaque nuit.
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LauranyLaurany   10 juin 2015
Et puis, au printemps, nous ne verrons peut être plus les choses de la même couleur. Alors, nous allons trouver un endroit, un endroit pour nous deux, où personne ne viendra nous déranger, où il n'y aura ni chien ni humain, rien que nous deux, et notre amour, et ton corps et le mien et mes mains, et plus de mots... Rien que ta peau, rien que la mienne.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   19 mai 2013
Je ne respire plus. Je puise dans tes yeux clairs rivés aux miens ta force et ta douceur dans un inextricable clair-obscur. Je hurle encore le saccage accompli, le désir tué, le sang qui coule sur ta joue et celui qui a coulé de mon corps, tout à l’heure, quelques gouttes à peine, rosées, mélangées. Je hurle, enfin, pour ne jamais oublier.
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