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ISBN : 2207114562
Éditeur : Denoël (10/10/2013)

Note moyenne : 2.67/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Seattle. Dora, dix-huit ans, souffre de toux persistante, d'évanouissements intempestifs et d'aphonie spontanée au moindre geste d'affection. Gênant, surtout lorsqu'on est secrètement amoureuse de sa meilleure amie et que c'est réciproque. Pour ses parents, qu'elle surnomme M. et Mme Pharmazombie, il n'y a aucun doute, Dora doit aller consulter un psychiatre. On assiste hilare, médusé et fasciné, aux séances rocambolesques entre Dora et Sigmund, le psy, ainsi qu'aux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  27 août 2016
Papa est en haut,
Madame K. joue avec son flûtiau,
Maman est en bas,
S'anesthésie au Lysanxia, Temesta, et caetaera.
Et Idia, dans tout ça ? Elle a dix-sept ans et se débrouille comme elle peut pour survivre à cette ambiance familiale délétère. De séances curieusement interactives chez son drôle de psy, en « petites manigances » seule ou avec ses « voyous de copains » de tous les sexes, elle nous entraîne dans ses délires loufdingues, une caméra cachée dans son sac de Dora l'exploratrice légèrement customisé...
Hommage revendiqué à Sigmund Freud et à son célèbre « cas Dora », ce roman m'a fait penser aux premiers ouvrages de Virginie Despentes : esprit sex'n drug'n rock'n roll, et anti-macho. Ça se tripote, ça picole, ça s'enfile des cachetons comme des Smarties (merci, l'armoire à pharmacie des parents stressés/dépressifs) - le tout en musique.
Le début est prometteur, mais l'idée de la revanche et du petit film trash a beau être amusante, elle s'éternise et devient vite agaçante. Je me suis ennuyée et j'ai trouvé la deuxième partie interminable. Il manque l'humour de Despentes et ses critiques pertinentes et acérées sur la société. Avec 'Dora la dingue', Lidia Yuknavitch ne nous mène pas au-delà de quelques considérations banales sur les adolescents, leur mal-être et leurs conflits avec les adultes - ces vieux nazes lubriques qui ne pigent rien à rien...
Livre « parrainé » par Chuck Palahniuk qui en a rédigé la postface. Il me reste à découvrir cet auteur, son 'Snuff' m'attend depuis quelques années...
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SMadJ
  31 octobre 2013
Merci à Dana Burlac et aux Éditions Denoël !
Écrire une critique dans le cadre de l'opération Masse Critique de nos amis de Babelio, c'est comme mettre ses habits du dimanche. Quand on essaie de se revêtir de ses plus beaux atours pour donner de la valeur et du relief aux mots que l'on choisira pour parler du livre reçu.
Malheureusement la lecture de ce livre est plutôt comme un marathon dans la boue. On en sort crotté. On aurait dû plutôt mettre un vieux jogging ou un short !
Et c'est dommage, le côté Teen Spirit de la couverture -superbe - ainsi que le résumé laissaient présager un roman puissant. le rouge vermeil, ça émerveille.
Ce qui s'annonçait alors comme une chronique d'adolescente révoltée et déglinguée avec une écriture punk et pétillante s'englue vite dans un récit vain et ennuyeux plein de clins d'oeil très (trop) appuyés à la psychanalyse.
Et v'la t'y pas que certains des personnages se prénomment Freud et Jung et qu'ils sont psy ! Ouah ça en jette ! Ah oui la 4ème de couverture nous apprend que l'auteur veut rendre justice à une patiente, Dora, traitée injustement par ce salaud de Sigmund qui s'est servi d'elle pour écrire l'un de ses bouquins au début du XXème siècle.
C'est mal ça, Sig !
Tout plein de symboles psy donc, ciselés à la hache (ouille ça coupe !), et une écriture d'une telle finesse qu'on la croirait écrite avec des Doc Martens rouges. Rouges comme le sang, les règles, la scarification, bref la violence intérieure de cette pauvre Ida/Dora...
Là aussi, c'est dommage, tant le potentiel de certaines lignes ou chapitres faisait saliver le Gothic Punk agité qui vit en moi.
Sans parler de toutes les scènes extravagantes et improbables où Ida/Dora se mue en Lisbeth Salander du pauvre. Avec une épaisseur du personnage proche du papier de cigarette.
Le cliché se poursuit même dans la bande de "copines" qui l'entoure : un travelo, un gay gros et hilare, une lesbienne indienne... Manque plus que la pute unijambiste et la naine à barbe...(sic).
Si ce bouquin avait été écrit par une ado de 17 ans, on aurait pu trouver cette maladresse tendre et attachante, promesse même d'un certain talent. Mais Lydia Yuknavitch a 50 balais dixit sa biographie sur Babelio. On était donc en droit d'avoir un récit moins naïf et plus éclairé.
Le happy end est faisandé, manichéen et cucul alors qu'on le rêvait trash et nihiliste.
Une fois encore, c'est dommage tant les 100 premières pages laissaient entrevoir un roman nerveux et méchamment brillant.
Virginie Despentes peut donc dormir tranquille (pas trop quand même, c'est pour quand le prochain bouquin ?), elle reste la papesse de la génération "No Future".
2/5
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Kimysmile
  18 octobre 2013
Tout d'abord, je tiens à remercier le site Babelio, et son opération Masse Critique ainsi que les éditions Denoël. Lors de ma sélection de romans pendant l'opération, j'avais vraiment flashé sur celui-ci (de par la couverture et par le résumé). Hé bien, voila, ce fût un véritable FLOP…Ma première vraie déception depuis un moment (et encore, "déception" n'est pas assez fort pour exprimer mon ressenti sur ce livre)…
En fait, je n'ai surtout pas aimé le style…Franchement, pour moi, c'était une écriture beaucoup trop déjantée, trop fouillie, et trop crue… J'ai eu du mal à le finir (Pour dire vrai, le fait que j'ai reçu le livre gratuitement a engendré que je le lise entièrement…parce que sinon, j'aurais arrêter après les deux premiers chapitres !).
L'histoire, quant à elle, ne m'a pas intéressée non plus… le personnage principal, Dora, est exécrable, totalement à côté de ses pompes, et la suivre n'a pas réussi à me passionner. Idem pour les personnages secondaires (qui sont chacun dôté de surnoms bizarres..j'avais encore plus de mal à suivre).
Donc voilà…Je ne pense pas retenter cet auteur, et vous comprendrez que je ne vous le conseille pas…même si j'avoue être curieuse de lire des avis dessus...
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Axelinou
  27 octobre 2018
« Une bouteille ! » hurle Little Teena, brandissant une de ses mains embijoutées. (…) Il donne aux lieux une touche de pure joie homo ado.
Ave Maria commence à danser et balance un contre-ut sans crier gare. Ses cheveux blonds filasses volent littéralement. Direct je commence à enregistrer.
Obsidienne hurle : « Je fais des courses, donc je suis ! » toutes les deux ou trois secondes.
(…)
Je fais alors la seule chose raisonnable : je défais mes Docs. J'enlève jusqu'au moindre vêtement (je garde mon sac à main bien sûre) et je m'inonde de vodka. Obsidienne commence immédiatement à me lécher les bras. Bizarrement je m'évanouis pas. »
Bienvenue au club des déjantés. Et dire que mes parents trouvaient que j'étais insupportable – je leur ferais bien lire ce livre, tiens. Mais je leur préciserais bien que je n'ai pas aimé le bouquin, hein !
Les cinquante premières pages sont bien, voire très bien, mais après ça part complètement en couilles (vu le nombre de fois que ce mot a été utilisé, je peux le recopier).
L'auteur enseigne l'écriture, la littérature, le cinéma et le féminisme à l'université de l'Oregon – heureusement je n'habite pas dans le coin.
Non, je n'ai pas aimé – mais dans le cadre d'un challenge je devais lire un livre commençant par ‘Y' – sans cela j'aurais abandonné bien avant la fin.
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jferrymontaigu
  03 novembre 2013
Reçu dans le cadre de masse critique, ce livre qui se veut pour les jeunes et les adolescents est en fait beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. On suit la vie de Dora, une jeune fille de 18 ans, très mal dans sa peau, malheureuse au sein de sa famille, malheureuse dans la vie et prête à tout pour faire enrager son entourage. Postfacé par Chuck Palahniuck ce livre pourrait être un pamphlet du mal être adolescent, pendant du célèbre Fight Club où il décrit la névrose adulte à la perfection. Hélas Lidia Yuknavitch n'a pas le talent de son aîné... Livre à réserver aux plus grands.
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critiques presse (2)
Actualitte   17 mars 2014
Bref, un vrai roman d'apprentissage au style ado, convaincant pour les uns, inaccessible et artificiel pour d'autres. Une expérience à tester, en tout cas.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   15 octobre 2013
Un «mélo ado» déjanté mais tenu, un conte initiatique punk, féministe, prodingos ; ultracontemporain dans sa critique du capitalisme voyeur et, dans une moindre mesure, de la techno-utopie.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   01 septembre 2016
La seule autre chose que j'entends dire par mon père tard le soir, c'est : « J'ai du travail en retard. »
Et ma mère répond, d'une voix qui, je dois l'avouer, est bellement remplie de clous minuscules : « Tu la savoures, la façon dont ton travail te soustrait du foyer. »
Puis la porte se claque. Puis j'entends le bruit d'une bouteille qu'on ouvre. Vodka ? Whisky ? Courvoisier ? Dans quoi on se noie, ce soir, maman ? Je ne lui jette pas la pierre. Si je me retrouvais piégée dans une espèce d'enfer domestique avec uniquement des objets de gens riches à récurer pendant que mon coureur de jupons de mari est en virée pour ses escapades nocturnes... je me gaverais de médocs. Ou je me saborderais. Pour de bon.
(p. 48-49)
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ZilizZiliz   27 août 2016
J'essaie de ne pas voir la raclure de bidet en face de moi qui blablate sur sa femme qui veut élever leur enfant d'une façon totalement différente de la sienne. Femme dont il est séparé. Putain ce qu'elle a eu raison.
« C'est une question de valeurs », sort de son sifflet, « faut pas se tromper, d'entrée de jeu. »
Ce mec veut envoyer son gosse dans un camp de Khmers rouges chrétiens. Je le jure devant Dieu - si Dieu existait -, je lui mettrais un coup de pied dans les parties, à cette enflure de chrétien. Mais Dieu n'existe pas. S'il y a quelque chose, c'est un anti-Dieu. Doté d'un sens de l'humour très pervers.
(p. 110-111)
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ZilizZiliz   26 août 2016
Vous voulez que je vous dise ? Dix-sept ans, c'est pas top. On a envie de prendre l'air, on a envie de se débarrasser de soi comme d'une vieille peau morte, on a envie de prendre les choses telles quelles et de tout balancer. On se fait des piercings sur le visage, on se fait tatouer... n'importe quoi pour sentir quelque chose d'autre que la torpeur dedans.
(p. 12)
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ZilizZiliz   28 août 2016
Personne ne dit rien, surtout pas moi.
Ça fait mal. Le silence.
On roule.
Il me semble voir des vaches passer sur le côté de la route, mais ce sont peut-être simplement ces taches qu'on a dans les yeux lorsqu'on essaie de ne pas pleurer.
(p. 208-209)
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SMadJSMadJ   27 octobre 2013
Je ne vois pas Ève comme une pauvre conne qui s'est fait piquer par un serpent. Pour moi, Ève, elle envoie du bois. Je pense qu'elle a montré à Adam ce qu'il fallait faire avec sa bite (...). Sans Ève, Adam n'est qu'un mec planté là, sa bite à la main.
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Videos de Lidia Yuknavitch (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lidia Yuknavitch
Béatrice Duval - Éditions Denoël .Béatrice Duval vous présente la rentrée littéraire 2014 aux éditions Édition Denoël : "La mécanique des fluides" de Lidia Yuknavitch http://www.mollat.com/livres/yuknavitch-lidia-mecanique-des-fluides-9782207117552.html "La mort d'un père Volume 2 : Un homme amoureux de Karl Ove Knausgaard" http://www.mollat.com/livres/knausgaard-karl-ove-mort-pere-homme-amoureux-9782207110010.html "Le clan suspendu" d'Étienne Guéreau http://www.mollat.com/livres/guereau-etienne-clan-suspendu-9782207118108.html "Gueule de bois" d'Olivier Maulin http://www.mollat.com/livres/maulin-olivier-gueule-bois-9782207118290.html Notes de Musique : ?Mieux Vaut en Rire? (by 2methylBulbe1ol). Free Music Archive
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