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ISBN : 2207139697
Éditeur : Denoël (23/08/2018)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Anéantie par les excès de l'humanité et des guerres interminables, la Terre n'est plus que cendres et désolation. Seuls les plus riches survivent, forcés de s'adapter à des conditions apocalyptiques. Leurs corps se sont transformés, albinos, stériles, les survivants se voient désormais contraints de mourir le jour de leurs cinquante ans. Tous vivent dans la peur, sous le joug du sanguinaire Jean de Men. Christine Pizan a quarante-neuf ans. La date fatidique approche... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  28 août 2018
*** Rentrée littéraire 2018 ***
Waouh, au sortir de cette lecture, je suis littéralement abasourdie par la beauté et la puissance de ce roman complètement hors-norme.
Pour Lidia Yuknavitch, le futur est médiéval. A partir des figures de Jeanne d'Arc et de Christine de Pizan ( philosophe et poétesse française contemporaine de Jeanne, décrite par Simone de Beauvoir comme la première femme «  à prendre sa plume pour défendre les femmes », première femme à vivre de son oeuvre, première à chroniquer l'histoire de Jeanne d'Arc du vivant de cette dernière ), elle imagine un monde post-apocalyptique complètement dystopique, comme si le XXIème siècle, malgré ses avancées technologiques, nous avait ramenés à la brutalité des conflits pré-modernes.
2049 : la Terre a été anéantie par un géocataclysme causé par les excès de l'humanités, des guerres interminables l'ont achevée. Notre guide, dès les premiers pages, est Christine, une survivante semi-incarcérée dans un complexe suborbital, CIEL, construit à partir des restes de stations spatiales, dirigé par un dictateur, qui siphonne la Terre de ses ressources subsistances par des aéroducs.
Commen résister dans ce nouveau monde totalitaire ? La magnifique idée de l'auteur est d'avoir imaginé des corps scarifiés par des griphes, des tatouages de mots qui recouvrent parties visibles et recoins de peau, les plus riches n'hésitant pas à les afficher ostensiblement en étirant leur peau au maximum. Dans cet univers où les corps ont muté, ont désévolué ( dépigmentation, perte des cheveux et poils, atrophie des organes génitaux, stérilité absolue donc ), où les relations sexuelles sont des crimes capitaux, les rebelles brûlent leurs corps de textes sexuels, subversifs, résistants. L'histoire de Jeanne est une de ces histoires interdites car Jeanne incarne LA résistance au totalitarisme du sanguinaire Jean de Men. Elle en est morte, brûlée ... à moins que ...
Le récit est complexe, déstructuré entre passé et présent, entre la station orbitale et la Terre, dans un espace-temps assez fou qui nous fait découvrir le don unique de Jeanne, cette force mystérieuse qui vit en elle, lui permet de communier avec la Terre et peut-être d'initier un nouveau cycle de vie.
Je ne suis absolument pas une spécialiste de SF ou de roman d'anticipation, mais là, on est très au-delà d'une dénonciation classique des dysfonctionnements de notre société, de l' hybris qui pousse les hommes à détruire la Terre par avidité, à oublier que l'Homme n'est fait que de matière. Souvent, on lit, on se dit « mais oui » et on repose son livre dans un état d'esprit tout tranquille, comme si la menace était lointaine. Là on est profondément dérangé par la férocité de la réflexion de cette auteure, par sa plume incandescente qui se vautre dans la violence avec une force quasi tellurique.
Et quel final !!!! Il n'y a que 300 pages dans ce roman baroque et pourtant la fin est une vraie fin, d'une beauté poétique, quasi romantique, qui replace l'amour au centre de tout avec un féminisme fort et assumé. Une lecture qui j'en suis sûre restera indélébile en moi. Comme un griphe.
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Lagagne
  18 février 2019
Dans le CIEL, Christine de Pizan fait partie de ces rares humains survivant à la destruction accélérée de la Terre. Enfin, humain...ce n'est plus vraiment le mot qu'il convient, tant les corps ont évolué : peau translucide, disparition des sécrétion corporelle, absence d'organes génitaux, peau distendue et "griphée"....
Sur Terre, Jeanne et Léonie survive dans un monde post-apocalyptique, dévasté, violent, où règne la mort et les cendres, où la vie devient souterraine.
Les deux narrations s'alternent, en s'ignorant, puis se rejoignent. Cette construction est intéressante pour ce récit de deux réalités si différentes, qui s'ignorent.
J'ai trouvé curieux qu'une auteure américaine s'empare de deux figures françaises du moyen-âge pour écrire un roman de science-fiction. Elle a juste gardé le côté féministe de ces femmes, pour en faire des guerrières du futur, dotées de capacités hors-normes. C'est d'ailleurs un peu trop pour moi. J'ai mis plus de temps que d'habitude pour lire ce livre, car il fallait que j'accepte à chaque fois de replonger dans les excès décrits dans ce livre. C'est violent, cru, à la limite du chirurgical parfois.
Il y a cependant des notes de "douceurs" (même si ce mot n'est pas exactement approprié) dans l'amour qui unit Jeanne et Léonie, et Christine et Trinculo. Alors un amour dans la violence et l'excès, mais un amour puissant.
Un livre un peu dur, où les femmes sont à la fois les héroïnes et les destructrices du monde. Un livre où il faut parfois un peu s'accrocher, mais je ne regrette pas le voyage.
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Olivia-A
  02 septembre 2018
Découvert grâce à un article élogieux d'Usbek et Rica, ce roman atypique m'a attiré à la fois par son histoire librement inspirée de l'Histoire réelle, mais aussi par sa couverture absolument magnifique – avouons-le. Ici, Lidia Yuknavitch reprend les éléments constitutifs de l'histoire de Jeanne d'Arc (voix mystérieuses, mission céleste, bûcher) pour recréer cette héroïne au XXIème siècle, au moment où la Terre bascule, et l'humanité avec. C'est d'abord par flash-back que nous est racontée l'histoire de Jeanne, cette enfant atypique, ayant une connexion si particulière à la nature : Christine nous raconte la version censurée, plébiscitée par Jean de Men au sein du CIEL. Dictature, rébellion, talents artistiques et fin du monde, c'est un cocktail explosif qui nous est servi, une histoire pleine de rebondissements imprévus, impromptus, plus surprenants les uns que les autres, parfois même carrément choquants. Si l'auteur nous livre une vision très peu glorieuse du futur de l'humanité – si tant est qu'on puisse parler d'un futur, elle lui oppose une description émerveillée de la Terre et de ses ressources, même les plus infimes. Les insectes sont source d'émerveillement tandis que les hommes, ces créatures qui se croyaient si supérieures, sont présentées comme totalement grotesques. le message est clair : arrêtez de vous prendre pour le nombril du monde et prenez soin des choses incroyables que la Terre vous a donné, vous pauvre humains irresponsables !
Ce message écologiste s'accompagne d'une réflexion plus profonde sur la nature même de l'être humain. Quand tout a été détruit, quand la vie humaine n'a plus aucun sens, quand la survie devient la seule réalité, tous ces personnages continuent à ne rechercher qu'une seule chose : l'amour. le sentiment amoureux domine tout le récit, guide les actes de chacun, qu'ils soient héroïques ou sacrificiels. Les humains sont-ils donc des êtres profondément sentimentaux ? C'est ce que fait valoir l'auteur et c'est la perte de ce sentiment amoureux qui semble détruire les hommes, encore plus que la perte de leur planète. Seules quelques femmes, incroyablement fortes et résolues, continuent à porter en elles cet amour indescriptible et c'est cette force intérieure qui leur permet de retourner le cours de l'histoire.
Foisonnant, complexe et complètement stellaire, le Roman de Jeanne est un livre exigeant, plein de messages et d'alertes pour nous autres, pauvres humains. le style unique de l'auteur sert magnifiquement cette prédiction néo-dramatique et pourtant optimiste sur la capacité de destruction et de renouvellement des hommes.
Lien : https://theunamedbookshelf.c..
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SamMas
  17 mars 2019
Le monde a bien changé depuis la guerre apocalyptique qui a ravagé les deux hémisphères. Seule une partie de l'humanité a réussi à survivre dans des conditions précaires, soumise à une violence constante et sans réel bonheur. Par la nécessité, les corps se sont métamorphosés et présentent une allure bien différente de celle de nos contemporains. Stériles ou albinos, les survivants sont invités à mettre tout en oeuvre pour assurer leur pérennité. Ils savent également qu'aucun ne dépassera l'âge de cinquante ans. Christine Pazon, artiste rebelle, approche de la date fatidique et refuse de s'étioler en attendant l'heure de son décès. Elle adule également le souvenir de Jeanne d'Arc et décide d'agir. Pour ce faire, il importe de renverser le régime en place et de se débarrasser du tyran qui gouverne. Autant qu'un récit d'aventure situé dans un futur plus ou moins proche, Lidia Yuknavitch dope son propos d'une diatribe contre les totalitarismes, l'aveuglement idéologique et l'absurdité du monde moderne qui voue la terre à sa destruction. A la fois, accusateur et exubérant, « le roman de Jeanne » se veut une transposition de la vie de Jeanne d'Arc, alléguant à qui veut bien le lire que la pucelle n'a jamais péri dans les flammes sur un bûcher dressé à Rouen. Beaucoup d'efficacité au service d'une imagination sans bornes !
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Kloliane
  23 octobre 2018
C'est enfin arrivé… La folie des hommes a presque détruit la Terre qui porte les cicatrices de son égoïsme… Égoïsme qui s'illustre aussi dans le « CIEL », une station orbitale où une poignée de l'Humanité, les plus riches, ont pu avoir le privilège de s'abriter. Mais à quel prix !
Et alors que le temps semble compté pour l'une de ses « habitantes », Christine Pizan, amère face à l'avenir que s'est donné le reste de l'Humanité, elle repense à cette jeune femme qui fut le symbole de la rébellion, bravant le terrible Jean de Men et malheureusement morte entre ses mains… Enfin, c'est ce que Christine a cru jusqu'à maintenant. Est-ce le signe d'un nouvel espoir ? Quoi qu'il en soit, les choses doivent changer…
Quel livre assez troublant ! Sachant que l'autrice a extrapolé un avenir pour l'Humanité en prenant source dans notre actualité qu'il faut l'avouer, n'est guère réjouissante sur certains points, il est clair que cela donne un sentiment de malaise de voir l'Homme capable de toujours repousser les limites de sa bêtise.
Mais ce serait réducteur de limiter ce roman à cette seule interprétation. Elle n'est pas là seulement pour donner une critique de notre société actuelle et les dérives néfastes qui peuvent en résulter, mais c'est aussi un message:
– Celle de la place de Nature pour notre vie (survie), le statut de la femme au sein de la société à travers deux grandes figures féminines du Moyen Âge plongée de ce futur apocalyptique, Jeanne d'Arc et Christine Pizan qui est considérée comme l'une des premières écrivaines françaises ayant vécu de sa plume, et en parlant d'écriture, ceci a aussi une place importante au sein de son récit. Pour ceux qui auront lu le premier roman de l'autrice, « La mécanique des fluides », ils ne sauront pas étonné de ce grand intérêt pour ce moyen de transmission/exutoire. Et enfin, il y' a l'amour, l'empathie, l'amitié… Ces sentiments qui seront toujours des notes d'espoir.
La narration du roman se divise en trois parties: Christine nous racontant l'histoire de la vie de Jeanne, puis dans la seconde, nous nous retrouvons avec cette célèbre rebelle sur une Terre presque morte et la dernière qui apporte une conclusion riche en action. Passé, présent, futur… Un cycle qui, après destruction, arrive à son point de renouvellement…
Pourtant, ayant aimé le message que veut véhiculer l'autrice et l'importance de se remettre en question avant d'atteindre un point de non-retour, cette lecture reste en demi-teinte. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux protagonistes. Ce qui est assez paradoxal, car j'étais bien plus touchée parce qu'il était advenu de la Terre et de tous ceux qui ont succombé face aux atrocités des différentes guerres et la mégalomanie des puissants. Et à rajouter à cela, je me suis retrouvée quelque peu perdue dans la dernière partie du roman qui, pour moi, allait bien trop vite et était quelque peu brouillon. Au point de ne pas être surprise face à une révélation qui fut tout de même inattendue.
Conclusion:
« le roman de Jeanne » fait partie de ses romans post-apocalyptiques apportant un message:
– Celui d'ouvrir ses yeux et ne pas attendre l'arriver d'une nouvelle catastrophe pour connaître un renouveau.
Dans une plume très agréable et vive, j'ai aimé les différents thèmes traités au sein du récit, car ils font échos à notre actualité tout en nous donnant quelques petits moments de malaise, certes, mais sans pour autant oublier de nous apporter une note d'espoir. Pourtant, avec une dernière partie un peu brouillon et des personnages pour qui je n'ai pas eu d'attachement, je ne pense pas garder un souvenir impérissable de ce roman…
Une adaptation cinématographique doit avoir lieu. A espérer qu'il donne encore plus de force à ce message
Lien : https://klolianebooks.wordpr..
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Olivia-AOlivia-A   27 août 2018
L'amour n'a jamais prétendu être plus que de simples impulsions électriques qui traversent la matière... mais ce n'est pas rien ! Le pouls de la Terre, les courants telluriques, ce n'est pas rien. C'est ce qui fait la vie. La vie dans l'univers, à l'échelle cosmique ou atomique. Mais nous, nous avons voulu nous l'approprier. Entre nous. Pour nous. Nous avons fait de cette énergie une chose petite, une chose privée, afin de nous démarquer des autres créatures. Nous l'avons enfermée dans un mot, puis dans une histoire, puis dans une excuse pour nous soucier de nous-même au détriment du reste de la planète. Nos raisons d'aimer étaient plus fortes que tout le reste.
Les étoiles n'ont jamais été là pour nous : ce n'est pas pour nous que brille le ciel nocturne.
Les étoiles, c'est nous.
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Olivia-AOlivia-A   27 août 2018
Être humain, selon ce film, c'est se jeter à corps perdu dans le chaos et le mouvement de l'humanité toute entière. C'est accepter le poids des circonstances sans ciller. C'est s'abandonner au creuset du temps en reconnaissant que l'histoire n'est pas une série d'évènements révolues, mais un processus auquel nous participons tous. Vivre, c'est savoir que l'on peut être tué à tout moment, comme en croisant par mégarde la route d'un train lancé à toute vitesse. C'était la première fois que j'avais une perception messianique du temps, d'une vie qui ne se limitait pas à l'histoire d'un petit être humain flottant dans le cosmos.
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AudreleAudrele   23 octobre 2018
Ce que nous leur avons fait- bon sang, comment peut-on pousser la brutalité et l'abomination jusqu'à rester sourd aux souffrances de la majeure partie de l'humanité en jugeant qu'elles sont nécessaires à la préservation d'une élite d'abrutis- est bien la preuve que nous ne méritons pas d'avoir un futur.
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cornelia-onlinecornelia-online   05 février 2019
Cher Monsieur, votre génitrice était une fistule aussi fétide que philistine. Je vous prie par ailleurs de me faire savoir précisément à quelle entité vous faites allusion lorsque vous employez le mot Etat. Je me refuse à croire que vous faites allusion à ce grotesque amas orbital de corps et de machines. Vous n’avez aucune autorité sur moi, baudruche sans cervelle. Retournez vous cacher derrière les replis de vos griphes prétentieuses.
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rkhettaouirkhettaoui   24 septembre 2018
En fin de compte, ceux d’entre nous qui avaient survécu, ceux qui avaient réalisé leur ascension, ceux qui avaient accepté de voir leur espérance de vie raccourcie en échange d’un semblant de vie, le dernier souhait de ceux-là n’était pas le pouvoir, l’argent, les possessions ou la gloire. Leur dernier souhait à tous, c’était l’amour : faites que je me fonde dans la simplicité et la pureté d’une histoire d’amour, n’importe quel amour, amour bestial ou amour héroïque, amour interdit ou amour aveugle, minable, ridicule. Faites que je ne sois pas solitaire, célibataire, frigide, sans personne à aimer ou à qui parler. La soif d’amour avait remplacé la soif de Dieu et la soif de science. La soif d’amour était devenue l’opium du CIEL. Dans un monde qui avait perdu sa capacité de procréer, il était devenu essentiel de raconter l’amour.
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Videos de Lidia Yuknavitch (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lidia Yuknavitch
Béatrice Duval - Éditions Denoël .Béatrice Duval vous présente la rentrée littéraire 2014 aux éditions Édition Denoël : "La mécanique des fluides" de Lidia Yuknavitch http://www.mollat.com/livres/yuknavitch-lidia-mecanique-des-fluides-9782207117552.html "La mort d'un père Volume 2 : Un homme amoureux de Karl Ove Knausgaard" http://www.mollat.com/livres/knausgaard-karl-ove-mort-pere-homme-amoureux-9782207110010.html "Le clan suspendu" d'Étienne Guéreau http://www.mollat.com/livres/guereau-etienne-clan-suspendu-9782207118108.html "Gueule de bois" d'Olivier Maulin http://www.mollat.com/livres/maulin-olivier-gueule-bois-9782207118290.html Notes de Musique : ?Mieux Vaut en Rire? (by 2methylBulbe1ol). Free Music Archive
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