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Benedykt Grynpas (Autre)Kia-hway Liou (Autre) Étiemble (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070106837
776 pages
Éditeur : Gallimard (14/05/1980)
4.54/5   23 notes
Résumé :

Ce volume contient les oeuvres suivantes : Lao-tseu : Tao-Tö King. Tchouang-tseu : L'Oeuvre complète. Lie-tseu : Le Vrai classique du vide parfait. Traduit du chinois par Benedykt Grynpas et Liou Kia-Hway. Édition de Benedykt Grynpas et de Liou Kia-Hway. Avant-propos, préface et bibliographie par Étiemble.

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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
damidiscus
  13 août 2013
Un magnifique traversée des trois grands piliers de la philosophie taoïste, une pensée à redécouvrir et très actuelle.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   12 août 2015
Certains rêvent de festins, et pleurent au réveil; d'autres pleurent dans leur rêves, et à l'aurore partent à la chasse. Or, les uns et les autres, pendant leurs rêves, ne savent pas qu'ils rêvent, et parfois rêvent qu'ils sont en train de rêver. Ce n'est qu'au moment de leur réveil qu'ils savent qu'ils rêvent. Ce n'est que lors du grand réveil qu'on sait que tout n'a été qu'un grand rêve. La foule ignorante se croit éveillée en distinguant le prince d'un berger. Quel préjugé !
"Kong-tseu et toi-même, vous n'êtes que des rêves. Je te dis que tu rêves, cela aussi est un rêve."
Ces paroles sont extraordinaires et paradoxales. Dans la suite des siècles, un grand sage les comprendra un jour. Ce jour viendra aussi vite que le temps passe du matin au soir.
Si je discute avec toi et que tu l'emportes sur moi au lieu que je l'emporte sur toi, as-tu nécessairement raison et ai-je nécessairement tort ? Si je l'emporte sur toi, ai-je nécessairement raison et toi nécessairement tort ? ou bien l'un de nous deux a raison et l'autre tort ? ou bien avons-nous raison tous les deux ou tort tous les deux ? Ni toi ni moi nous ne pouvons le savoir, et un tiers serait tout autant dans l'obscurité. Qui peut décider sans erreur ? Si nous interrogeons quelqu'un qui est de ton avis, du fait qu'il est de ton avis, comment peut-il en décider ? S'il est de mon avis, du fait qu'il est de mon avis, comment peut-il en décider ? Il en sera de même s'il s'agit de quelqu'un qui est à la fois de ton avis et du mien, ou d'un avis différent de chacun de nous deux. Et alors, ni moi, ni toi, ni un tiers ne peuvent trancher. Faudra-t-il attendre un quatrième ?
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DanieljeanDanieljean   12 août 2015
Bien que les pieds de l'homme n'occupent qu'un petit coin de la terre, c'est par tout l'espace qu'il n'occupe pas que l'homme peut marcher sur la terre immense. Bien que l'intelligence de l'homme ne pénètre qu'une parcelle de la vérité totale, c'est par ce qu'elle ne pénètre pas que l'homme peut comprendre ce qu'est le ciel.
C'est en marchant que la voie est tracée; c'est en nommant les choses que les choses sont délimitées ainsi. Comment dire oui à une chose ? On dit oui à une chose qui est. Comment dire non à une chose ? On dit non à une chose qui n'est pas. Comment juger ce qui est possible ? On considère comme possible une chose qui est possible. Comment juger une chose qui n'est pas possible ? On considère comme impossible une chose qui n'est pas possible. Tout chose a sa vérité; toute chose a sa possibilité. Il n'est rien qui n'ait sa vérité, il n'est rien qui n'ait sa possibilité.
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gloubikgloubik   27 mars 2016
Qui est apte à être un officier
n'est pas belliqueux
Qui est apte à combattre
ne se met jamais en colère
Qui est apte à vaincre son ennemi
ne l'affronte jamais
Qui est apte à employer les hommes
se met au-dessous d'eux
C'est là la vertu de non-rivalité;
c'est là aussi la capacité
d'employer les hommes;
c'est là enfin l'apogée
d'être digne du ciel.
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BernachoBernacho   25 juillet 2016
Ca me rappelle un dialogue, entendu en Egypte, entre une poule confucéenne et sa rivale taoïste :
La poule confucéenne : T'as pas honte de pondre des oeufs si petits ? Regarde voir les miens : le double des tiens, qu'ils sont ; même qu'ils valent une grosse piastre. Les tiens, j'en donnerais tout juste une petite piastre.
La poule taoïste : Pour une petite piastre de différence, à quoi bon se casser le cul ?
Lao-Tseu ? (euh non ! préface d'Etiemble)
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PartempsPartemps   09 octobre 2020
. Anecdotes

A. Alors que Lie-tzeu était disciple de maître Linn de Hou-K’iou, celui-ci lui dit un jour : quand tu auras saisi ce qui est derrière toi, je t’apprendrai à te saisir toi-même. — Et qu’y a-t-il derrière moi ? demanda Lie-tzeu. — Ton ombre, dit maître Linn de Hou-K’iou ; examine-la. Lie-tzeu examina donc son ombre. Il constata que quand son corps se courbait, l’ombre devenait courbe ; que quand son corps se dressait, l’ombre devenait droite. Il se dit que, d’elle-même, l’ombre n’était donc ni courbe ni droite, mais qu’elle dépendait entièrement de la forme du corps. Et il tira, de cette considération, cette conséquence, que l’homme doit s’adapter en tout, rien ne dépendant de lui. C’est là le sens de la formule : après avoir saisi ce qui est derrière, se tenir immobile devant. — Koan-Yinn-tzeu dit à Lie-tzeu : selon que le son fut beau ou laid, l’écho est beau ou laid ; quand l’objet croît, son ombre croît ; quand l’objet diminue, son ombre diminue. La réputation est l’écho de l’homme, la conduite est l’ombre de l’homme. L’adage dit : veillez sur vos paroles et sur votre conduite, car vos paroles seront redites et votre conduite sera imitée. Le Sage juge de l’intérieur d’après l’extérieur ; c’est là sa manière de pronostiquer. Il impute à l’homme, ce qu’il a remarqué dans ses manières. — Chacun aime qui l’aime, et hait qui le hait. Les empereurs T’ang et Ou régnèrent, parce que, ayant aimé le peuple de l’empire, celui-ci les paya de retour. Les tyrans Kie et Tcheou périrent, parce que, ayant haï le peuple de l’empire, celui-ci le leur rendit. C’est là la grande loi, le résumé de l’histoire. Depuis Chenn-noung, Chounn, les trois dynasties, toutes les fortunes, toutes les infortunes, ont eu ces deux raisons. — Yen-k’oei dit : à quoi bon tant de théories ? Moi je pense qu’il suffit de profiter des occasions. ... Lie-tzeu dit : je n’admets pas votre opinion. Eût-on plus que l’occasion, eût-on la chose, on la perd par une conduite déréglée, comme il arriva à Kie et à Tcheou. Ceux qui s’adonnent à la gourmandise, ne valent pas mieux que les poules et les chiens. Ceux qui ne savent que se battre, sont des animaux. Personne ne respecte ces hommes, qui ne sont pas des hommes. Leur déshonneur cause leur perte.
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