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ISBN : 2367270406
Éditeur : DeCrescenzo (19/11/2015)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Six écrivains, six nouvelles.

La ville brille, mais blesse. Elle représente toutes les illusions, les aspirations sociales de la jeunesse, mais aussi les rêves brisés, les amertumes. Dans Les Poncires, une grand-mère rompt avec la morosité de son appartement citadin pour faire un dernier voyage : les somptueux paysages de l’île de Jeju, au large de la Corée. Un homme entre deux âges retourne dans son village natal s’occuper de ses vieux parents et r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
sofynet
  01 novembre 2017
L'histoire/Le sujet : La ville aussi attirante que blessante, le choix de l'apaisement ou du tourbillon urbain, l'espace entre mer et montagne ou l'exiguité des logements... Ce yin et ce yang difficile à équilibrer, entre la volonté de vivre pleinement chaque instant de sa vie ou de se poser justement au calme pour les cueillir, ces moments, et s'en délecter ...
Le style : Même si les styles des différents auteurs sont légèrement différents, on trouve ici une certaine unité, peut-être par le choix du sujet commun. Très agréables en tous cas et très souvent poétiques, cette lecture m'a bercé.
Et la couverture alors ? On y retrouve ce Yin et ce Yang, la ville et la campagne, et des éléments de certaines nouvelles... Très jolie.
En conclusion ? Pour avoir vu pas mal de films coréens, j'en apprécie bien souvent ce contraste ville/campagne où deux univers s'opposent encore pleinement. Quand j'ai vu ce recueil présenté lors d'une récente Masse Critique, j'ai pensé y retrouver ce contraste. Et je ne me suis pas trompée.
Chacune de ces 6 nouvelles aborde de façons différentes la vie, passée ou présente, urbaine ou campagnarde. On se laisse vite entraîner dans des décors immenses et ce besoin de retrouver un passé pour s'apaiser (Les Poncires), ou encore se souvenir d'une enfance finalement regrettée (La Boulangerie Patisserie de New-York). Parfois, une once de thriller perturbe ce doux équilibre (La femme d'à côté), ou de la science fiction le fait totalement basculer dans un autre univers (Norme Coréenne). Malgré ces petites variations, je n'ai pas ressenti de gros changements de style; et chacune de ces histoires à su me tenir en haleine. Même si certaines m'ont beaucoup plus touchées, je garde de chacune un très bon souvenir.
J'ai apprécié retrouver dans ces récits les grands espaces que j'ai pu voir dans les films. le chant des grillons, le soleil écrasant sur les rizières, le temps de vivre. J'ai trouvé à ce titre que certaines descriptions étaient très justes et évocatrices. de même, le bouillonnement urbain est plutôt bien retranscrit, avec son manque d'intimité, ses bruits, ....
Bref, c'est une très belle découverte que ce recueil de nouvelles, car je n'avais lu que très peu de littérature coréenne. le thème choisi est d'ailleurs pour beaucoup dans le fait que j'ai apprécié cette lecture, tant c'est quelque chose qui m'a frappé lors de la vision de films ou reportages sur la Corée : l'opposition entre la ville très moderne et la campagne encore très traditionnelle. Une lecture que j'ai vraiment beaucoup appréciée !

Pourquoi ce livre ? Parce qu'il était proposé lors d'une opération Masse Critique récente. Remerciements donc à l'équipe Babelio, et un grand merci aux éditions Decrescenzo pour cet envoi, accompagné d'un très joli marque-page. Je note d'ailleurs cette maison d'édition, que je ne connaissais pas, et qui est visiblement spécialisée dans la littérature coréenne.
Lien : http://sofynet2008.canalblog..
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nathalie_MarketMarcel
  09 juin 2016
Une tante âgée vient rendre visite à son neveu et réalise un dernier voyage avant de mourir, elle raconte aussi certains épisodes de sa jeunesse. Un fils vient rendre visite à son père vieillissant et découvre comment ses parents sont devenus ces personnes acariâtres. Une femme au foyer étudie sa nouvelle voisine tout en s'interrogeant sur sa santé mentale. Un homme rend visite à un ami à la campagne (une campagne vraiment très bizarre). Un homme raconte son enfance dans une boulangerie-pâtisserie – comme le quartier a changé en peu de temps ! le dernier récit met en scène une jeune femme qui travaille comme guide dans une grotte artificielle (pour faire découvrir la spéléologie aux enfants c'est quand même plus pratique qu'une vraie grotte) et qui vit dans un logement minuscule.
Comme souvent dans les romans asiatiques, je fais l'expérience d'un univers proche et lointain à la fois. Les soucis des paysans sont les mêmes partout, l'individualisme et l'anonymat des villes également, mais toutes les références nous sont étrangères. Les narrateurs s'interrogent dans ces récits sur ce qui les relie encore, ou non, à leurs parents, ou à leurs grands-parents, ou même à leur jeunesse. Un monde très clivé où la Corée ancienne semble une carte postale aussi bien à nous, lecteurs occidentaux, qu'aux habitants des villes.
Lien : http://chezmarketmarcel.blog..
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Kariana
  27 octobre 2017
Il s'agit de petites histoires de la vie quotidienne en Corée, rédigées par des auteurs nés dans les années 60-70.
On peut ainsi se faire une petite idée de la vie à une époque où la Corée s'ouvrait à la mondialisation, et en souffrait, car si cela signifie plus de modernité, cela signifie aussi la mort des commerces locaux et des cultures traditionnelles au prix de la rentabilité à tout prix.
On a aussi une idée du poids des traditions, de la mentalité un peu machiste qui se heurte à la modernité qui veut envoyer les femmes au travail au même titre que les hommes, alors que beaucoup les voient encore comme des mères au foyer et n'attendent rien d'autre d'elles.
Je ne dirais pas que ce livre est à lire à tout prix, car ça reste des nouvelles et leur intérêt est limité, mais il est accessible aux débutants en culture coréenne et se lit tranquillement. On n'y apprend pas grand chose, mais on peut malgré tout se faire une idée de la mentalité d'époque qui perdure encore aujourd'hui, des différences entre habitants des villes et habitants des campagnes.
Lien : https://gingersloveyoursouls..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   09 juin 2016
Puis elle se mit à chanter. Avec le bruit des vagues, on ne l’entendait guère. En tendant l’oreille, je reconnus La colline de la rivière où chantent les oiseaux. Sa voix frayait un chemin, fine et verte comme de la ciboulette, mince comme du piment rouge râpé, avant de disparaître dans le vent sans laisser de trace.
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KarianaKariana   13 octobre 2017
La quarantaine, cet "âge des certitudes" nous était agréable... Tu sais que je dis la vérité, toi qui me connais mieux que personne ! J'étais à mille lieues d'imaginer le contraire. Moi qui avais vu le poids d'une femme passer de quarante-quatre à soixante-douze kilos !
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