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Franck Sylvain (Traducteur)Dominique Sylvain (Traducteur)
EAN : 9782072922275
384 pages
Éditeur : Gallimard (21/01/2021)
4/5   31 notes
Résumé :
Juin 1988. Préfecture d'Hiroshima.
Le commandant Ôgami a la réputation d'être l'un des meilleurs enquêteurs du Japon. Mais selon la rumeur, il serait trop proche des yakuzas. Sa hiérarchie le trouve ingérable, pourtant elle ne peut se passer de lui. Surtout au moment où une nouvelle guerre des gangs menace, après la disparition du comptable d'une officine de prêt dirigée par la pègre.
Sur la côte nord de la Mer intérieure, l'été est un étouffoir et la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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kuroineko
  05 septembre 2019
Seul ouvrage traduit en français de Yuzuki Yūko (merci Dominique et Frank Sylvain pour leur merveilleuse traduction), le loup d'Hiroshima - en version originale, le sang du loup - est un roman policier dense et foisonnant.
L'intrigue se déroule entre Kurehara et Hiroshima, à environ une demi-heure l'une de l'autre.
Juin 1988, le jeune lieutenant Hioka Shuichi se retrouve sous les ordres du commandant Ôgami à la Seconde Section de l'antigang du commissariat de Kurehara-Est. Ôgami est un flic d'exception, aux succès innombrables. Mais également aux méthodes qui, d'un point de vue procédural et déontologique, ne cadrent pas vraiment avec le manuel du parfait policier. A son arrivée, Hioka découvre une tension croissante entre les divers gangs de la ville qui pourrait bien dégénérer en une nouvelle et sanglante guerre des gangs. Avec le lot de victimes collatérales que ça suppose. Et ça, c'est hors de question pour Ôgami qui n'hésite pas à utiliser son crédit auprès des yakuzas pour temporiser les choses, quitte à être hors cadre (un peu plus, un peu moins...).
Outre la partie enquête et organisation policières, Yuzuki Yūko nous invite à une véritable plongée dans l'univers interlope des yakuzas. Un monde aussi violent que fascinant. Les membres des clans répondent à une Voie de l'Honneur tout droit tiré du Bushidô des samouraïs. Sous la plume de l'auteure, on est bien loin d'un monde manichéen et uniquement basée sur la brutalité sans nuance. Certes ça castagne et défouraille à l'occasion, ce ne sont pas des anges. Pourtant elle parvient à nous en rendre certains sinon sympathiques, du moins dotés d'une éthique même envers des personnes non membres du groupe.
Autre grand atout de ce roman, il s'agit du personnage d'Ôgami bien sûr, loup solitaire la clope au bec et très régulièrement une coupe de saké à la main, rétif aux ordres cloisonnants et à la hiérarchie (non sans raison parfois). Ses accointances avec plusieurs gradés et boss yakuzas lui permettent d'avancer dans ses enquêtes en maintenant autant que faire se peut un équilibre pour la ville. Bleuzaille pétrie de principes et de rectitude, Hioka va de surprise en surprise dès les premières minutes avec ce chef hors du commun. Pourtant très vite leur relation évolue à celle de maître à disciple, avec une confiance et un respect croissants.
Il est rare qu'un roman policier me noue la gorge d'émotions de cette façon. C'est bien ce qu'il s'est passé cependant à la lecture de ce formidable récit qui ne laisse certainement pas indifférent.
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anlixelle
  01 avril 2021

Après un départ sous les meilleurs augures (écriture fluide, personnages bien dessinés et attachants, début de récit intéressant, au fil des pages mon ressenti s'est teinté de gris, de noir.La liste des personnages en première page a probablement permis aussi cette rapide immersion dans le texte, mais cela n'a pas été suffisant pour maintenir ma curiosité livresque.
« Les rues de Kurehara sentent la poudre », le monde des Yakusa s'offre à nous, avec son code d'honneur, la voix à suivre pour poursuivre l'héritage du gang. Des bandes rivales ou affiliées cohabitent avec plus ou moins d'accrochages, d'altercations sous le regard de deux policiers. le loup et l'agneau. Leur antagonisme fait le lit de cette intrigue. La crainte est que tout cela débouche sur un conflit à grande échelle.
Ce qui détonne dans cette histoire c'est l'attitude de Shôgo Ôgami, le commandant-loup qui utilise des méthodes « peu différentes de celles de yakuzas », et qui a des contacts rapprochés, très ambigus avec cette mafia japonaise.
Certes, ce texte questionne sur le sens de la justice, propre à chacun, et à l'histoire personnelle. Hélas, au bout de 158 pages (précisément), une immense lassitude m'a envahie. Jusque-là, je m'accrochais à l'intrigue, encore et encore, page après page… jusqu'à ce que je réalise enfin que le récit ne décollait pas ; une grande linéarité avait saisi ce texte et dans le cadre d'un roman policier c'est tout de même gênant. Cette histoire qui avance dans du connu et archi connu n'offre pas l'ambiance particulière qui nous donnerait l'impression d'y être, qui nous immergerait dans un ailleurs.
Des yakusas en veux-tu en voilà jusqu'à plus soif !
Des dialogues à gogo, pas de rythme, peu d'actions, je cherche encore le suspens.
Peut-être le lecteur occidental de policiers a-t-il davantage besoin de "montagnes russes" dans le texte que le lecteur japonais ?
Pour ma part, je dirai que la construction des personnages induit un livre au développement bavard au détriment de l'action.
Merci à BABELIO et aux Editions Atelier akatombo pour cette masse critique. Je réitèrerai quand même mon essai de lecture de polar japonais.
Lien : http://justelire.fr/le-loup-..
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Torellion
  29 avril 2021
Juin 1988, préfecture d'Hiroshima. Dans une ville encore marquée par le souvenir de la bombe, le jeune Hioka est propulsé adjoint du commandant Ôgami, l'un des meilleurs enquêteurs du Japon aux méthodes controversées.
Propulsé au milieu d'une guerre de gang, le bleu va devoir suivre les pas de son mentor, quitte à franchir la ligne rouge ?
Le loup d'Hiroshima ou Les yakuzas pour les nuls

Iconoclaste, écorché vif, amateur de saké, désabusé, Ogami est le personnage central du roman. L'auteur a su donner une place à part à son héros dans son récit, ni tout à fait héros, ni tout à fait anti héros. Si l'intrigue reprend le schéma classique du policier aguerri et taciturne qui prend sous son aile une nouvelle recrue, l'originalité vient des rapports qu'entretient le vieux flic avec les Yakuzas, ce qui amène le lecteur et le jeune Hioka à se poser des questions sur son intégrité. Pour les nécessités de l'enquête, il négocie voire pactise avec l'ennemi. le jeune Hioka comprend mal ce chef qui semble verser dans la compromission. Nous assistons à l'éveil d'un disciple par son maître plus qu'à la formation d'une jeune recrue. Ogami connaît les ressorts, les chefs, maîtrise les us et coutumes du monde des Yakusas. Ce roman éclaire le lecteur occidental sur ce monde à la fois connu et méconnu du crime organisé japonais.
Les personnages sont attachants, et l'intrigue maîtrisée est de très grande qualité. Bien sûr, ce n'est pas une production hollywoodienne à grands renforts de scène de combat et de pétarades en tout genre. Cela reste un livre asiatique, et c'est aussi le charme de cette littérature.
Le roman de Yuko Yuzuki est une très bonne surprise.
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Moglug
  13 avril 2021
Yûko Yuzuki pourrait bien m'avoir réconciliée avec le polar. le loup d'Hiroshima très élégamment édité par L Atelier akatombo dresse de magnifiques portraits d'hommes mi-flics mi-yakuzas pour lesquels le sens des valeurs priment sur toute forme d'organisation. Au-delà de l'intrigue imprévisible, très adroitement ficelée, aux multiples rebondissements, Yûko Yuzuki nous raconte la transmission de valeurs et de savoir-faire entre deux hommes en marge de leur environnement social. le commandant Ôgami, fidèle à lui-même, aux apparences de flic véreux et au sens de l'honneur digne d'un yakuza nous interroge dès les premières pages, provoquant tout à la fois, rejet, dégoût, puis fascination et admiration. Son lieutenant, le jeune Hioka, tout droit sorti des grandes écoles, naïf au possible, se développe au cours du récit. le lecteur vit chacune de ses émotions et grandit avec lui. Au fur et à mesure de l'enquête, Yûko Yuzuki tisse habilement une relation de respect et d'amitié entre ses personnages. Elle dévoile aussi progressivement les liens humains et affectifs qui lie Ôgami aux autres personnages du roman... si bien qu'il est extrêmement difficile de lâcher la dernière page et de laisser derrière soi le loup d'Hiroshima. Mais que le lecteur se rassure, le tome 2 de cette triloge est déjà sorti. 😉
Un grand merci à Babelio et à L Atelier akatombo pour l'envoi de ce très bel ouvrage.
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Labullederealita
  11 avril 2021
Je suis tellement heureuse d'avoir connu cette série. Elle s'annonçait prometteuse au vu des thèmes abordés : immersion dans le monde des yakuzas, frontière floue entre le bien et le mal.
Le lieutenant Hioka débarque à Hiroshima pour être affecté sous les ordres du commandant Ôgami. Ce dernier a une réputation bien établie parmi les différents services de police, il est borderline, très/trop proche des yakuzas, n'en fait qu'à sa tête et ses méthodes ne sont pas irréprochables. Hioka va donc travailler aux côtés de cet homme mystérieux, un peu distant. Il va vite se rendre compte que sa réputation n'est pas usurpée mais il va gratter petit à petit la carapace de ce commandant pour découvrir sa vraie personnalité et ses réelles intentions. Nos deux héros vont devoir empêcher une guerre de clans d'éclater.
Ce roman est une petite merveille. J'ai adoré l'ambiance de vieux films qui y règne, l'action se passe dans les années 80 et j'avais vraiment l'impression de voir un film policier de ces années-là. Hioka est assez naïf, innocent et il débarque dans un monde rude et violent. Il va devoir tracer sa route et garder son intégrité, son sens de la justice face à ce monde féroce. Les personnages sont très bien travaillés, la dynamique du duo Hioka/Ôgami est géniale, on voit leur relation évoluer et petit à petit se transformer en une amitié profonde. Je me suis aussi fortement attachée aux personnages secondaires. J'ai adoré l'humour que l'on peut retrouver dans ce roman, les joutes verbales sont excellentes. Je ne m'attendais pas au dénouement final et j'avoue avoir versé quelques larmes.
Une série addictive !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   05 février 2021
Tu vois, Nagakawa, tu ne le sais pas encore mais les parent, c’est assez idiot, lui dit Kurita d’un ton aimable. Qu’ils soient intelligents ou un peu lents, pour eux, leur enfant est mignon. Quoi qu’il fasse. En ce moment, ta mère est inquiète pour toi. Aujourd’hui, c’est toi qui as appuyé sur la détente. Mais vu la vie des yakuzas, elle se demande quand ce sera ton tour de te faire tirer dessus. C’est une inquiétude qui peut vous coincer le riz dans la gorge, ça. Chaque nuit, elle doit faire des cauchemars à propos de son crétin de fils.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   28 juillet 2018
Dans la calligraphie qu’Ôgami avait conçue dans sa tête, un seul trait restait à tracer. Mais il lui manquait le pinceau et l’encre nécessaires.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   28 juillet 2018
Il est impossible de débarrasser le monde des yakusas. Les gens , tous autant qu’ils sont , une fois qu’ils ont mangé, ils vont couler un bronze. Et quand ils s’essuient le cul , il leur faut du papier toilette.
Moralité, nous , les policiers, on est comme le papier chiotte.
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collectifpolarcollectifpolar   24 décembre 2019
- Pourquoi ne pas l'embarquer au commissariat pour l'interroger, avait demandé Hioka, inquiet ?
- Crétin, quand on est au commissariat, on ne peut pas franchir les limites de la légalité.
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quelleestlaquestionquelleestlaquestion   04 septembre 2018
- Pourquoi ne pas l'embarquer au commissariat pour l'interroger, avait demandé Hioka, inquiet?
- Crétin, quand on est au commissariat, on ne peut pas franchir les limites de la légalité.
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