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EAN : 9798611666593
114 pages
Éditeur : Auto édition (01/01/2020)

Note moyenne : 4.78/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Les ombres des grands peintres disparus… Pourquoi la vision de leurs œuvres alimente-t-elle ainsi mon imagination ?
Marcel Proust dans son roman « À la recherche temps perdu » met en lumière la troublante relation qui existe entre la peinture et l’écriture, deux arts s’influençant mutuellement. Ainsi, il fait mourir Bergotte devant le tableau de Vermeer la « Vue de Delft » : « Il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu'il veut saisir, au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  15 juin 2020
Conter la peinture - Alain Yvars - Nouvelles - lu en juin 2020.
Je remercie Alain Yvars pour l'envoi de ce beau livre illustré par des photos de tableaux de grands peintres. Il faut dire que la passion de l'auteur est la peinture étant lui-même un peintre pastelliste.
Après avoir lu "Que les blés sont beaux", je me suis plongée à nouveau dans l'univers d'Alain Yvars qui, d'une manière fort originale, nous conte douze petites tranches de vie de peintres se rapportant chacune à un ou plusieurs tableaux de ceux-ci.
Nous avons même, ô surprise, une histoire qui se déroule à l'époque de l'Art rupestre préhistorique, illustrée par deux superbes photos, l'une du "Bison" de la grotte d' Altamira et l'autre "Main négative" de la grotte du Pont- d'Arc .
Au travers de la jolie écriture de l'auteur, j'ai voyagé chez Modigliani, Johannes Vermeer, Toulouse-Lautrec, Winslow Homer que je ne connaissais pas, Claude Monet, Georges Seurat, James Mac Neill Whistler que je ne connaissais pas non plus, Georges de la Tour, et Rembrandt van Rijn .
J'ai rendu visite au fil des siècles à ces peintres dont la vie fût souvent difficile et que nous avons la chance encore aujourd'hui de pouvoir les admirer non seulement avec les yeux, mais avec le coeur aussi
C'est ce qu'Alain Yvars a fait passer en moi par ses mots , sa poésie, son entrain et sa passion.
Cher Alain, je te remercie pour cette évasion picturale de quelques heures au milieu de ces génies.
Un petit rappel, important, les bénéfices des ventes sont reversés à l'association "Rêve d'enfants malades".


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Cannetille
  24 janvier 2020
Lui-même peintre et passionné d'art, Alain Yvars a choisi quelques oeuvres picturales célèbres pour, le temps de courtes nouvelles, redonner vie à chacun de leurs auteurs et de leurs époques : un peu comme si, en observant chaque tableau, un écho de leur contexte et des personnes qui les ont vus naître vous parvenait au travers des siècles. Soudain, l'atelier, le modèle, la société d'alors resurgissent à vos oreilles, comme un fond sonore accompagnant votre contemplation.

Je me suis plu à imaginer un musée capable de vous faire vivre les oeuvres de la même façon : devant chaque tableau, un casque sur les oreilles, j'entendais l'évocation sonore reconstituée à partir du texte d'Alain Yvars, ou bien, à l'instar de l'expérience immersive proposée sur les peintres impressionnistes au Château d'Auvers-sur-Oise, j'assistais à un bref son et lumière, au moyen de quelques images projetées sur les murs et toujours d'une bande-son restituant l'atmosphère et les voix.

Il a fallu à l'auteur toute l'imprégnation acquise au cours de décennies de passion, pour ressusciter avec autant de naturel et de crédibilité ces petits morceaux de vie, pour réussir ces brèves plongées dans l'intimité des peintres et de leur entourage. Tous ces textes accompagnés d'illustrations réussissent à faire vivre les oeuvres qu'ils évoquent : en lisant Alain Yvars, les tableaux cessent d'être de beaux objets inertes que l'on vient contempler, ils s'animent et parlent, ils vous projettent directement dans l'existence des hommes et des femmes peintres.

Chacune de ces petites nouvelles est différente, toutes sont agréables à lire et, sans aucun doute, elles ont de quoi intéresser autant les passionnés d'art que les néophytes. Coup de coeur (5/5).

Je remercie Alain Yvars pour son service presse et salue son soutien à l'association Rêves pour enfants malades, à qui il reverse les bénéfices de ses publications.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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enjie77
  13 mars 2020
Ouvrir tout doucement la porte, pénétrer à pas feutrés dans l'intimité d'Alain Yvars, c'est accéder au monde de la beauté, de la poésie, de l'Art ; ce monde qui nous permet de nous évader de celui, si matérialiste, si lourd, qu'est celui dans lequel nous évoluons. Ce paradis nous permet d'envisager que les muses existent quelque part tapies dans un petit coin de notre être intérieur et de temps en temps, de les laisser se manifester sous l'effet de notre sensibilité artistique.
J'avais beaucoup aimé son roman « Que les blés sont beaux : l'ultime voyage de Vincent van Gogh ». Sa plume abolit les frontières du temps et de l'espace. Et j'ai retrouvé dans « Conter la peinture » la même sérénité, la même poésie, et cette capacité à transporter le lecteur dans l'univers qui est le sien : la peinture. Cette fille divine qui nous ouvre une des portes de la création à nous, simples mortels, bienheureux de pouvoir admirer.
C'est un livre d'artiste mêlant peinture et écriture. Tout au long de ma lecture, j'ai eu le sentiment qu'Alain Yvars nous offrait, un peu comme un cadeau, cette part intime de lui-même qu'il cultive dans un tête-à-tête avec les oeuvres qu'il apprécie.
Ce sont douze nouvelles dont chaque thème nous relate le dialogue qui émerge du regard, de la sensibilité, du savoir de l'auteur avec un tableau. Chaque récit est accompagné de la reproduction en question ce qui sollicite et anime l'imaginaire du lecteur et embelli l'ouvrage.
Sous la plume de l'auteur, l'alchimie opère, fusion de la matière et de l'esprit, chacune des oeuvres s'anime sous le regard du lecteur qui s'éveille à la magie de la peinture, suscité par l'intensité émotionnelle que transmet l'auteur. Chacune des oeuvres évoquées s'habille alors d'une âme. Sans l'âme, la peinture ne serait qu'une image inerte. Et le lecteur entre dans cette intimité, assiste à cet échange entre l'auteur et l'oeuvre voire participe à cette interaction.
J'ai vraiment ressenti, même entendu, la voix de Berthe Morisot, relisant sa lettre qu'elle adressait à sa soeur.
Quant à « La diseuse de bonne aventure » de Georges de la Tour, je ne la regarderai plus jamais comme auparavant : l'auteur ayant attiré mon attention sur le travail de perfection du peintre.
Petit supplément de plaisir quant à moi, l'association de Proust à ce petit recueil dont un passage met en évidence « La Vue de Delft » de Vermeer. J'ai écouté la voix envoutante d'André Dussollier récitant « le petit pan de mur jaune ».
« La science de la peinture est tellement divine qu'elle transforme l'esprit du peintre en une espèce d'esprit de Dieu. »
Léonardo Da Vinci
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mcd30
  18 février 2020
Après "Que les blés sont beaux" me voici de retour dans le monde de la peinture vu par Alain Yvars pour son nouvel ouvrage un recueil de nouvelles "Conter la peinture". Je tiens à remercier l'auteur pour l'envoi de ce livre magnifique.
L'auteur y confirme une belle plume qui vous emporte dans son univers. Alain est un magicien qui entre dans les tableaux et vous en dévoile les secrets : ombre, lumière, atmosphère, technique. Puis il se métamorphose en peintre qui vous confie ses pensées, partage un verre de fée verte avec vous, vous emmène dans une guinguette au bord de l'eau et vous explique ses toiles. Nous découvrons les artistes à l'oeuvre ou au chef d'oeuvre. Avec une profusion de détails Alain Yvars vous immerge dans une époque et dans ses nouvelles. C'est un magicien qui donne vie au tableau, au peintre et à son temps.
Parmi toutes ces nouvelles qui sont toutes excellentes, j'ai apprécié Un poète des flots qui m'a permis de découvrir l'oeuvre d'Homer Winslow. Avec Un aquarium géant, j'ai éprouvé l'angoisse que devait ressentir un Monet vieillissant à l'idée de perdre la vue. J'ai retrouvé avec plaisir La ronde de nuit de Rembrandt, tableau qui part ses effets de lumière me faisait croire que les hommes avançaient en parlant, que le chien tapait des pattes en jappant, j'avais l'impression qu'ils allaient sortir du tableau mais ce n'était que mon imagination de petite fille...
Vient ensuite la nouvelle qui m'a le plus émue Qu'ont-ils fait de la vue de Delft, magnifique paysage de Johannes Vermeer.Ressentir la déception d'Alain face à l'usure du temps, il ne reste presque plus rien des bâtiments, tout c'est modernisé.Quelle tristesse toute cette beauté engloutie par les âges mais c'est ce qui rend cette oeuvre si précieuse. Et pourtant comme je comprends votre indignation. Il faut se dire que la peinture que ce soit un sourire, une lumière, un paysage est un instant de grâce , une communion entre le peintre et sa vision du monde qu'il offre à l'éternité et aux amateurs d'art.
Des nouvelles que je conseille à tous les passionnés d'art et un livre qui m'est très précieux. Merci Alain de partager votre passion et de cette belle générosité dont vous faites preuve en versant vos bénéfices à l'association Rêve pour enfants malades.
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jvermeer
  08 janvier 2020
******
Dans son traité de la peinture, Léonard de Vinci comparait la peinture à une poésie muette, et la poésie à une peinture aveugle. Une troublante relation existe entre la peinture et l'écriture, deux arts s'influençant mutuellement.
Arrivé pour le nouvel an, ce recueil est l'aboutissement d'un besoin ancien de l'auteur de parler de peinture sous une forme différente de celles qui lui étaient présentées le plus souvent dans les nombreux livres ou monographies rédigés par des spécialistes de l'art.
Des impressions fugitives, une atmosphère, des ambiances, quelques tableaux en haute définition et, d'un coup, des artistes, hommes et femmes qui ont fait l'histoire de l'art, nous apparaissent, peignent et revivent un court instant. Ils ont pour nom Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec, Berthe Morisot, Georges de la Tour, Amedeo Modigliani, Johannes Vermeer, Georges Seurat, Rembrandt van Rijn, Claude Monet, J.M.N. Whistler, Winslow Homer… Un humble artiste de la préhistoire vient se mêler à ces grands noms…
Un amour parmi d'autres de Modigliani : sa « Belle anglaise » :
« Un soir, nous devions nous rendre à une des nombreuses soirées qui animaient Montparnasse. Je n'avais que cette petite robe noire à me mettre. « J'ai une solution, m'avait-il dit ! ». Il attrapa des pastels et me dessina des fleurs sur le tissu, à même le corps. C'était superbe. »
La silhouette De Toulouse-Lautrec déambule après le spectacle du Moulin Rouge :
« D'une démarche chaloupée, il traverse l'espace libéré par les danseuses. Les spectateurs dansent à leur tour et terminent leur soirée. Révérencieux, ils lui font un passage. Il fait un geste amical vers deux femmes tendrement enlacées qui valsent dans un coin de la piste. »
« La lettre d'amour » de Johannes Vermeer nous conte son histoire :
« Les deux couleurs fétiches du peintre se rejoignent et s'harmonisent : la robe en satin jaune de la musicienne accolée au bleu du tablier de la servante. »
Par une belle nuit d'été, Winslow Homer découvre un spectacle irréel :
« Vue de près, les taches se transformaient en jeunes filles. Etroitement enlacées, elles dansaient le long du rivage. Leurs longues robes flottaient autour d'elles, les unissant dans un même drapé. »
Claude Monet touche la modernité dans son projet des « Nymphéas »:
« J'ai voulu aller encore plus loin : supprimer la ligne d'horizon, fondre les plans, oublier la perspective. le ciel est absent, seule sa réflexion sur l'onde est visible. L'apparence éphémère des choses… »
Un jeune bourgeois ne se méfie pas assez d'une diseuse de bonne aventure :
« le plus impressionnant est le visage desséché de la vieille bohémienne. Il fait peur : traits sillonnés de rides profondes, mains noueuses, mâchoire édentée. Une sorcière… »
À 40 ans, Auguste Renoir est amoureux :
« de plus, elle était gourmande et cela me ravissait. Quel plaisir je prenais à la voir manger ! Elle prenait des formes rondelettes, tout en gardant une taille de guêpe. »
20.000 ans plus tôt, un art nouveau naissait :
« Les yeux de Yourk se dilataient dans un effort de concentration extrême : il fallait faire mieux, donner de la consistance, de l'épaisseur à l'animal. »
***
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   20 février 2020
8. Un pot de peinture à la face - James Mac Neill Whistler

Anna était fascinée par les touches qu'il posait sur la toile faiblement éclairée par la lune. Excitée, elle s'était écriée : "Oh ! Jemie, il reste juste assez de lumière pour que tu puisses peindre ce clair de lune sur la Tamise ! ". Il avait appelé ce paysage : Nocturne en bleu et argent - Chelsea. À cette occasion, le times avait fait un superbe article en comparant les couleurs du tableau avec les sonorités structurées de la musique.
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jvermeerjvermeer   24 février 2020
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L’impression visuelle était saisissante. L’océan, comme mu par une force incontrôlable, semblait accompagner les danseuses. Les vagues se soulevaient et redescendaient au même rythme que la musique. Ce soir, la lune, immense, s’était invitée à la fête. Une tendre complicité reliait les puissances de la nature à deux jeunes filles tourbillonnant indéfiniment.


Mon amie Catherine a publié cette citation ainsi qu’une chronique littéraire, parmi beaucoup d'autres, qui m’a vraiment fait plaisir. Son pseudo Babelio est Selkis. Son site littéraire est passionnant à visiter : https://www.cathjack.ch/wordpress/?p=10432#comment-24448
Merci de lui faire un petit signe car elle est peu connue sur babelio.

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mcd30mcd30   30 janvier 2020
6. Un aquarium géant - Claude Monet

Ils se levèrent et quittèrent l'aquarium à petit pas. Derrière eux, la coupole de verre bleuissait, fonçant les teintes du jardin d'eau immobile. Dans le ciel, une dernière flamme alluma une lueur qui, curieusement, vint s'agripper aux nénuphars, les transformant en grosses pommes rouge vif comme des phares luisant dans la nuit.
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jvermeerjvermeer   04 janvier 2020
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L’impression visuelle était saisissante. L’océan, comme mu par une force incontrôlable, semblait accompagner les danseuses. Les vagues se soulevaient et redescendaient au même rythme que la musique. Ce soir, la lune, immense, s’était invitée à la fête. Une tendre complicité reliait les puissances de la nature à deux jeunes filles tourbillonnant indéfiniment.

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mcd30mcd30   30 janvier 2020
6. Un aquarium géant - Claude Monet

_ J'ai peur ma fille, dit Monet d'une voix fatiguée. Ma vue ne cesse de décliner de jour en jour. Je discerne mal les couleurs. Je ne saisis plus la réalité de la nature. J'ai passé ma vie à analyser la lumière, la démeler, la dissocier pour mieux saisir son rendu sur les couleurs. Aujourd'hui,celles ci m'échappent, me fuient... Maudit voile jaune qui obscurcit mes yeux !
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