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EAN : 978B07KXWM16G
252 pages
Éditeur : (27/11/2018)

Note moyenne : 4.68/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Une prémonition ? : « Je voudrais faire des portraits qui un siècle plus tard aux gens d’alors apparussent comme des apparitions » En écrivant cette phrase à sa sœur Wil, le 5 juin 1890, Vincent Van Gogh pouvait-il se douter que son souhait se réaliserait ?
Je me suis rendu dans cette petite commune d’Auvers-sur-Oise où la présence de Vincent Van Gogh est toujours perceptible. Je l’ai rencontré. Il est devenu un ami. Je n’ai eu qu’à l’écouter.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  29 mars 2020
Que les blés sont beaux - L'ultime voyage de Vincent van Gogh.
Alain Yvars - Roman - Lu en mars 2020.
Jour 12 du confinement dû au Covid-19 - Bruxelles, le 29 mars 2020.
Je reviens à la réalité que j'ai quittée quelques heures, j'étais avec Vincent van Gogh, je l'ai accompagné du 17 mai 1890 au 29 juillet 1890.
Vincent,
130 années me séparent de votre dernier jour de vie, mais votre présence est toujours vibrante aujourd'hui, vos oeuvres que vous aviez tant de mal à vendre sont exposées dans bien des endroits du monde, témoins ô combien vivants de votre personnalité tourmentée.
Vos recherches picturales, vos rencontre avec d'autres grands peintres amis, votre attirance pour les estampes japonaises, tout cela a façonné votre talent si particulier.
Votre frère Théo et son épouse Jo très proches de vous n'ont cessé de vous porter aux nues et de vous encourager. Ils ont prénommé leur petit garçon comme vous, Vincent Willem dont vous fûtes le parrain.
Après avoir passé plusieurs mois en Provence où vous êtes allé découvrir d'autres lumières, d'autres paysages, d'autres couleurs et la souffrance, c'est Théo qui vous suggéra de vous rendre à Auvers-sur-Oise en Ile de France pour y rencontrer le Dr Gachet susceptible de vous guérir de vos démons intérieurs.
Et Théo a eu bien raison, les derniers mois de votre vie furent sans doute les plus beaux. Vous avez peint avec frénésie, un peu comme si vous saviez inconsciemment que le temps vous était compté. Ce fût une explosion de nature, de couleurs, le bleu, le jaune, le violet, l'orange, le rouge... du matin au soir vous parcouriez les routes et chemins avec votre chevalet et vos peintures à la recherche du paysage et de la lumière qui vous convenaient, vous étiez alors dans votre élément, seul au monde avec vos yeux pour voir et vos mains pour peindre.
C'est ainsi que j'ai vécu avec vous jour après jour, partant de l'auberge des Ravoux chaque matin pour partager votre vie de peintre, votre passion, vos moments de doutes, vos rencontres dans ce petit village de France, vos échanges épistolaires avec Théo et Jo.
Vous étiez heureux Vincent mais vos démons vous ont rattrapés et je vous ai perdu ce 29 juillet 1890.
"Vous êtes levé.
Vous vouliez être debout.
Fier.
Votre regard levé vers le ciel discernait d'infimes nuances de ce bleu cobalt que vous aimiez tant. Vous vous êtes tourné vers le champ face à vous.
"Pardonnez-moi Théo et Moe!" (la maman de Vincent et Théo)
Le bruit sourd de la balle qui traversa vos chairs vous surprit.
Que les blés sont beaux" pages 233-234 fût votre dernière pensée.
Je ne vous ai pas dit adieu Vincent, mais au-revoir car je vous retrouverai au détour d'une allée de musée et je m'arrêterai pour vous faire un petit clin d’œil et vous saurez que c'est moi.
Alain Yvars m'a offert son livre accompagné d'un petit mot que j'ai bien plié et que j'ai utilisé comme garde-page tout au long de ma lecture, livre qui a trouvé une belle place dans ma bibliothèque.
Alain Yvars, passionné de peinture, a mis des couleurs dans chaque mot, mais pas seulement, son cœur aussi est dans ce roman, Vincent est son ami. Il en parle si bien.
Bien que ce soit un roman, Alain Yvars s'est documenté dans quelques ouvrages dont une bibliographie se trouve en fin de livre.
Il a écrit un autre livre également : Conter la peinture.
Et puis, j'ai découvert qu'il était aussi un homme au grand coeur, les bénéfices de la vente de ce roman sont destinés intégralement à l'association RÊVES qui offre aux enfants gravement malades l'occasion de réaliser leurs rêves.
Un tout grand merci Alain pour cette belle découverte, pour votre plume qui m'a permis de découvrir d'une manière si lumineuse les derniers mois de votre ami Vincent.
Un livre à lire.

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Wiewowas
  19 août 2019
Ce livre est pour ceux qui vont au musée pour y chercher de l'oxygène.
Vous n'allez pas le croire : on me l'a offert pour ma fête sans que je suggère quoi que ce soit ! Mais cette coïncidence se révèle moins rare quand on me connaît car j'adore lire sur les grands artistes et la peinture est pour moi une source d'émerveillement infini.
Donc je devais le lire, cela ne pouvait pas être autrement ! Je devais le lire pour son grand luxe de détails et parce que je suis très friande de belles descriptions. Et là, l'écriture d'Alain Yvars a quelque chose de magique : je ne sais pas par quelles associations d'idées les couleurs de Van Gogh défilaient constamment devant mes yeux pendant ma lecture. Le jaune, le violet, le bleu… Je me suis baignée, je me suis noyée dans cette beauté. J'ai particulièrement apprécié le réalisme du livre. La nature est là, on la respire, elle donne faim, le grand air, ça creuse ! Une grande toile, ça creuse…
C'est un Van Gogh intime avec ses hésitations, ses peurs, ses ivresses. Alain Yvars entre totalement dans le processus de création, il connaît bien plus de choses sur son héros que ce qu'il nous raconte. Il invente car il le faut pour aller toujours plus loin dans son amour pour ce génie. Humanité et divinité d'un artiste. C'est cela le thème de cette oeuvre pour moi.
C'est un livre si réussi que je me demandais qu'est-ce que ce serait s'il s'agissait non de Van Gogh mais de Vermeer, le peintre préféré d'Alain ? ! Mais Tracy Chevalier l'a devancé. Quoiqu'il n'est jamais trop tard si le romancier change le point de vue…
Pour résumer, c'est un livre où j'ai trouvé de l'oxygène et de l'inspiration. Un livre après lequel le pinceau est devenu encore plus vivant pour moi. C'est beau et triste à la fois, la fragilité de l'artiste, une sensation de perte d'un être cher qu'on éprouve à la fin. Un sentiment d'humanité qui monte en nous, une envie d'être plus attentifs à chaque instant de vie, aux êtres qui nous entourent. Ce livre, tout en étant un roman, fait étrangement vibrer l'instant comme un haïku.
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mcd30
  11 juin 2019
Vincent a quitté le Midi, cette terre de lumière, d'exaltation et d'embrasement Il fait une courte halte chez son frère bien-aimé, Théo. Il y retrouve avec plaisir sa belle-soeur, Jo ainsi que son neveu,Vincent Willem. Puis il part pour Auvers-sur-Oise où le Docteur Gachet doit le soigner.
Dans ce petit village, c'est un Vincent apaisé qui peint à tue-tête pour oublier ses démons. Il ne vit pas sa peinture, il est sa peinture. le ciel est une immense palette. Les lumières douces, des champs de blés dorés, un joli petit village : tout parle de peinture. Vincent parle de son art, de sa vision, expérimente les techniques d'autres artistes qu'il admire tout en les adaptant à son style. Tout cette sérénité le mène à une introspection : il se bat pour sa peinture, il a conscience d'innover, il n'aime pas être une charge pour son frère et sa famille et il a peur d'une rechute.A la fin du mois de Juillet quand les jours diminuent, que le blé va être fauché, Vincent mettra fin à ses jours.
Alain Yvars prête sa plume à Vincent et réussi à nous faire voir le monde avec ses yeux. C'est une oeuvre intime. Un pari risqué. Un magnifique roman si beau, si prenant avec un style agréable. On y découvre un Vincent van Gogh bienveillant, attentif aux autres, qui découvre son art à travers les autres artistes et s'en inspire, un grand passionné... un génie.
L'auteur nous offre une belle page d'histoire, la vie dans les campagnes à la fin du 19ème siècle , les peintres, la fée verte (absinthe) boisson très prisée de l'époque,les guinguettes...
Un très beau premier roman, Alain Yvars donne vie aux derniers mois de Vincent, c'est palpable grâce à ses belles descriptions.
Dernier petit point qui n'est pas des moindres, les bénéfices du livre sont reversés à l'association Rêves.
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Cannetille
  04 juin 2019
Nous sommes en juin 1890. Sur les conseils de son frère Théo, Vincent van Gogh, à peine remis de ses dernières crises de violence qui l'ont amené à se faire interner lors de son séjour à Arles, décide de s'établir à Auvers-sur-Oise, où réside le docteur Gachet. Enchanté par cette campagne paisible où il est accueilli avec bienveillance, ragaillardi par la proximité de Théo et de sa femme Jo, Vincent se consacre à la peinture avec frénésie. Il est alors au sommet de son art. Pourtant, ses tableaux, avant-gardistes, ne se vendent pas. Il mène une vie indigente, aux crochets d'un frère qui connaît lui-même quelques difficultés financières. La trêve sera de courte durée, deux mois d'un été qui se terminera tragiquement, mais qui aura vu l'apothéose du talent de l'artiste.

Alain Yvars a mis à profit tout son amour de la peinture et toutes ses connaissances accumulées au cours d'un immense travail de documentation, pour se glisser dans la peau de Vincent et narrer en son nom ces deux mois passés à Auvers-sur-Oise. Il en résulte un roman parfaitement fidèle à la réalité connue, empreint de charme et de délicatesse, au ton délicieusement suranné et nostalgique, et à la lecture fluide et captivante. Alors que revivent lieux et atmosphères, évoqués si naturellement qu'ils en paraissent familiers, les derniers tableaux du peintre prennent forme sous nos yeux, capturant les vibrations de la vie par la seule force des couleurs.

Si le roman reste pudique sur les sentiments de Vincent, ne faisant qu'effleurer les tourments qui devaient ravager l'artiste, l'émotion est bel et bien présente au travers de l'évocation des toiles, qu'on a presque l'impression de voir naître sous nos propres doigts. Qui pouvait mieux décrire le combat de la création et la genèse de ces oeuvres, qu'un autre peintre, familier des gestes nécessaires à la maîtrise du mouvement et des couleurs ?

Que les blés sont beaux m'a fait redécouvrir certaines oeuvres de van Gogh, qu'il est dommage de ne pouvoir admirer dans cette édition mais qui sont visibles sur le blog de l'auteur. Il m'a aussi donné l'envie de retourner à Auvers-sur-Oise, que j'avais visité il y a quelques années, et où on se plairait à imaginer une exploitation touristique du roman.

Saluons par ailleurs le fait que les bénéfices de ce livre sont reversés à l'association Rêves, aidant les enfants gravement malades.

Coup de coeur. (5/5).

Merci à Alain Yvars pour sa confiance.

Retrouvez sur mon blog mon interview d'Alain Yvars le 11 juin 2019 :
https://leslecturesdecannetille.blogspot.com/2019/06/interview-dalain-yvars-peintre-et.html

Coïncidence : le 19 juin prochain, le revolver avec lequel Van Gogh se serait mortellement blessé sera mis aux enchères à l'Hôtel Drouot. Voir ma rubrique le coin des curieux, en bas de ma chronique sur ce livre sur mon blog :
https://leslecturesdecannetille.blogspot.com/2019/06/yvars-alain-que-les-bles-sont-beaux.html

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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enjie77
  20 juillet 2019
Il existe des auteurs dont l'écriture possède la particularité d'apaiser. La lecture s'apparente à « un arrêt sur image » et nous propulse dans un autre espace temps fait d'harmonie, de beauté, de douceurs. C'est la sensation que j'ai eue dès les premières pages du roman d'Alain Yvars sur les derniers mois de Vincent van Gogh à Auvers-sur-Oise. Ce style d'écriture délicat, sans une once d'agressivité, je l'ai déjà éprouvé avec René Frégni. J'apparente de telles plumes à la plénitude qui se dégage des Nymphéas ou d'une composition musicale pour une séance de relaxation. Une autre dimension s'offre à nous.
En lisant cette fiction bien documentée – une bibliographie en fin de livre démontre le travail de l'auteur - les toiles de Vincent défilent sous nos yeux mieux, il peint sous nos yeux et il nous parle de ses choix de couleurs. Pourquoi telle couleur et dans quel but, nous devenons son confident, partageons avec lui une relation de proximité. Et alors, dans cette échange toute en murmure avec Vincent, il nous raconte ses amis, Corot, Pissaro, Lautrec, Guillaumin. Ils sont tous là, présents et leurs oeuvres nous apparaissent. Ce livre a une âme.
J'avoue, j'avais auprès de moi le catalogue « les Chefs d'oeuvre au Van Gogh Muséum » pour m'imprégner des oeuvres que je n'avais plus en mémoire.
C'est troublant ces auteurs inspirés qui savent si bien nous communiquer leur état fusionnel avec un artiste vénéré. Impossible ensuite d'admirer les toiles de Vincent sans cette part d'intimité vécue au travers de ce livre. J'ai pu en faire l'expérience en me rendant au musée Maillol afin d'admirer la collection Burhle. Son portrait était présent, sa branche de marronnier en fleurs aussi, son semeur aussi et en les regardant, cette sensation qui pourrait s'apparenter à l'intimité mais indéfinissable s'immisçait entre mon regard et la toile.
Les grands artistes et quel que soit leur art, ne sont pas de notre monde. Ils ont du mal avec ce dernier et c'est pour cela qu'ils sont fragiles. Ils vont chercher au plus profond de leur être la poésie, l'émotion, les vibrations qui leurs permettent de nous offrir ces instants de grâce.
Bien amicalement ma chère amie Fanfanouche 24 qui m'a fait connaître ce livre et son auteur, Alain Yvars que je remercie vivement.

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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
NuageuseNuageuse   10 juillet 2020
En Provence ensuite, malgré la maladie, j’avais atteint une sorte de plénitude dans mon travail : la lumière du Sud faisait éclater les couleurs comme des brugnons bien mûrs ; ma peinture jouissais au soleil du midi comme une cigale ; mes nuits étaient envahies d’étoiles scintillantes.
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JolapJolap   01 juillet 2020
Je peins la vie comme je la ressens. Ma méthode: peindre en une seule fois en se donnant tout entier; exagérer l'essentiel et laisser dans le vague, exprès, le banal. Un tableau doit être autre chose qu'un reflet de la nature dans un miroir, une copie, une imitation. J'ai compris qu'il ne fallait pas dessiner une main, mais un geste, pas une tête parfaitement exacte mais l'expression profonde qui s'en dégage, comme celle d'un bêcheur reniflant le vent quand il se redresse fatigué...


( L'auteur Alain Yvars, donne ici la parole à Van Gogh)
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JolapJolap   01 juillet 2020
Je peins la vie comme je la ressens. Ma méthode: peindre en une seule fois en se donnant tout entier; exagérer l'essentiel et laisser dans le vague, exprès, le banal. Un tableau doit être autre chose qu'un reflet de la nature dans un miroir, une copie, une imitation. J'ai compris qu'il ne fallait pas dessiner une main, mais un geste, pas une tête parfaitement exacte mais l'expression protonde qui s'en dégage, comme celle d'un bêcheur reniflant le vent quand il se redresse fatigué...


( L'auteur Alain Yvars, donne ici la parole à Van Gogh)
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JolapJolap   01 juillet 2020
La peinture est un combat dont le peintre ne sort pas toujours vainqueur.
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enjie77enjie77   20 juillet 2019
Je marchai lentement, impressionné par le spectacle d'ombre et de lumière. En Provence, il m'arrivait de ressentir des émotions devant la nature qui me rendaient proche de l'évanouissement. Petit à petit, le soleil s'élevait dans un ciel azur déserté de nuages. Les brumes sur l'eau disparaissaient. Dans un renfoncement de la rive, des barques et de nombreuses yoles longues et minces, de toutes couleurs, étaient amarrées.

Deux skifs effilés passèrent à grande vitesse sous les encouragements des barreurs qui imprimaient la cadence. Les hommes, habillés de maillots rayés, brassant l'eau à grands coups de pelles, grimaçaient dans l'effort avec "han" retentissants. Les skifs disparurent derrière une rangée d'arbres. Des vaguelettes agressives s'écrasèrent bruyamment sur les bateaux immobilisés, soulevant les coques de secousses ondulantes. Dans l'eau, les reflets colorés des embarcations s'effacèrent un court instant, puis le calme revint.

Pages 127/128
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