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EAN : 9782350877471
384 pages
Editions Héloïse d'Ormesson (02/09/2021)
3.87/5   19 notes
Résumé :
Qui se souvient de Lamartine ? Qu’il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu’on lui doit le suffrage universel, l’abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l’esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d’autres choses encore ?
À la parution des Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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migdal
  12 mars 2022
La romancière Sylvie Yvert s'incarne en Elisa de Lamartine, anglaise née Mary Ann Elisa Birch, plus connue comme Marianne de Lamartine … dont le buste serait devenu le symbole de notre république lors de la révolution de 1848.
J'avoue rester songeur si notre symbole national fut emprunté à la perfide Albion, mais après tout quand je vois le ministre délégué à la Citoyenneté présenter son projet « nous sommes Toutes Marianne » avec mission d'accoucher d'une figure plus « inclusive et transgenre » pour orner les timbres-poste, je me dis que le choix improbable de nos aïeux était sage et séduisant.
« Au moins le souvenir » fait revivre avec passion Alphonse de Lamartine en se penchant plus particulièrement sur son rôle politique et les vingt années 1830-1850 qui virent le diplomate, après la mort de leurs enfants, s'orienter vers la politique et l'histoire en publiant « L'histoire des Girondins ». Ce qui lui façonna une image « républicaine et socialiste » et le propulsa au premier rôle lors de la chute de Louis Philippe en 1848 et la proclamation de la seconde république.
Hostile au bonapartisme, le romantique suranné fut écarté et oublié sous le second empire et mourut dans la misère.
En quatre cent pages, la romancière publie une biographie historique et littéraire qui rappelle ce que fut l'époque dans laquelle vécut Lamartine (né en 1790 à Mâcon ; mort en 1869), analyse l'évolution de sa pensée politique et rappelle la richesse et la variété de l'oeuvre de celui qui fut poète, romancier, historien et … perpétuellement contraint de publier pour régler ses dettes.
Au fil des chapitres le lecteur rencontre Chateaubriand, Dumas, Hugo, Sand, Thiers et se régale de multiples anecdotes.
J'ai autant apprécié cet ouvrage que le précédent « Mousseline la sérieuse ». Sylvie Yvert s'appuie sur de solides bases historiques et rédige d'une plume élégante qui restitue le style charmant et un peu désuet du XIX siècle.
Ceci incite à relire Graziella et donne envie de visiter Milly pour retrouver « Laurence » et « Jocelyn », l'abbé Dumont, le précepteur De Lamartine.
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Ogrimoire
  05 octobre 2021
Sylvie Yvert s'est lancé un incroyable défi pour ce roman, celui de redonner vie à un personnage qui a quitté le monde des vivants en 1869 et que notre société a cantonné au rôle de poète romantique. Certes, il l'a été, mais il n'a pas été que cela. Et c'est donc à ce sacré pari que Sylvie Yvert s'attaque ici !
Elle nous offre donc un livre qui fourmille de détails captivants et de citations extraites des oeuvres De Lamartine ! Un vrai régal pour le lecteur qui découvre l'homme de lettres sous un autre jour – celui, par exemple, d'un candidat engagé pour l'élection présidentielle de 1848.
Au moins le souvenir dresse le portait d'un homme visionnaire, quelquefois incompris par ses pairs mais toujours à l'écoute de ses semblables. J'étais, je dois bien le reconnaître, à des années-lumières de soupçonner la vie trépidante, mais également douloureuse, de cet homme – qui pourrait rester insensible aux tragédies traversées par ce couple ?
Le choix de l'auteure de nous relater la vie De Lamartine à travers les yeux et la mémoire de son épouse donne une tendresse particulière à l'ouvrage, en plus de faire redécouvrir son action politique. le choix de ce dispositif narratif est particulièrement réussi : cela fonctionne parfaitement !
Sans aucun doute une belle lecture que je conseille aux amoureux de la poésie mais également aux adeptes des grands hommes français.
Lien : https://ogrimoire.com/2021/1..
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Cathy_lit
  09 août 2022
Bonsoir,
Nous plongeons ce soir dans le monde de la littérature puisque je vous parle De Lamartine, au travers du livre « Au moins le souvenir » de Sylvie Yvert aux éditions Héloise d'Ormesson que je remercie. Nous découvrons la vie De Lamartine aux travers des yeux et de la voix de sa femme Marianne. Une femme remarquable, pleine de talent et d'amour pour son époux qu'elle a suivi dans ses multiples périples. On découvre un Lamartine particulier, dans toutes les fonctions qu'il a exercé, dans une ambassade, en tant que député, écrivain…. Passionnant et enrichissant à ce point de vue mais que pour ma part j'ai trouvé un peu lent. Mais si vous voulez en savoir plus sur l'histoire de cet homme, n'hésitez pas.
Quatrième de couv. Qui se souvient De Lamartine ? Qu'il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu'on lui doit le suffrage universel, l'abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l'esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d'autres choses encore ? À la parution des Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l'action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n'est prophète en son pays.
À la manière d'une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d'État. On croise les écrivains engagés de l'époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d'abord s'enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples...
Après son best-seller Mousseline la Sérieuse (prix littéraire des Princes et prix du Cercle de l'Union) et du très remarqué Une année folle (prix Napoléon Ier), Sylvie Yvert poursuit le roman vrai de notre histoire en retraçant la destinée d'une figure politique et littéraire qui se confond avec le génie français.
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Doralex72
  10 septembre 2021
Pour son troisième roman historique, Sylvie Yvert nous entraine cette fois sur les pas d'Alphonse de Lamartine. Après Mousseline la Sérieuse, qui retraçait la vie mouvementée de la fille de Marie-Antoinette, puis Une année folle qui revenait, au travers des parcours de deux proches de Napoléon Ier, sur l'année 1815 et les Cent Jours, nous plongeons ici en plein coeur du XIXème siècle.
Ce siècle aura tout connu : empire, monarchie constitutionnelle et république. A-t-on jamais connu période plus mouvementée et pays aussi divisé ?
Au fil des pages d'un journal virtuel, c'est Marianne de Lamartine qui nous parle de son cher mari, un homme de lettres et poète célèbre. Magnant les mots avec talent et sensibilité, ce grand romantique est l'auteur de citation célèbres telles que « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » ou « J'ai plus de politique que de poésie dans la tête ».
Car c'est bien à la politique et à la Nation qu'il aura le plus donné. Il a soutenu la monarchie de Juillet en 1830 qui correspondra au règne de Louis-Philippe Ier, Roi des Français. Echouant à la députation, il part en famille pour un voyage en Orient. C'est alors qu'il connait le drame de sa vie avec la mort de sa fille. Quand il rentre en France avec sa femme, il devient député. Il jouera un rôle important en 1848 quand il proclamera la Seconde République. Pendant quelques mois, il participera au gouvernement provisoire avant d'essuyer une cuisante défaite lors des élections qui marqueront le retour en grâce de Louis-Napoléon Bonaparte, celui-là même qui sera le premier président de la République puis le second Empereur de la France.
Alphonse de Lamartine a beaucoup influencé son époque. On lui doit les balbutiements du suffrage universel, l'adoption du drapeau tricolore et les premières revendications d'abrogation de la peine de mort et de l'esclavage. Ami de Victor Hugo, proche de George Sand, on entrevoit une société aussi foisonnante que morcelée, bringuebalée au gré des révoltes et des révolutions entre espoirs et désespoirs, entre république et monarchie, entre démocratie et dictature. C'est très probablement à cette époque que la France que nous connaissons actuellement s'est construite, forgée et renforcée.
Alphonse de Lamartine aura marqué son temps mais il demeure peu connu de nos jours. Désavoué de son vivant – oserais-je dire trahi et méprisé ! – il a su s'effacer mais sans jamais se renier.
C'est avec une grande impatience que j'ai attendu ce troisième roman de Sylvie Yvert. J'ai une tendresse particulière pour cette auteure que j'ai eu la chance de rencontre lors de la promotion de son second roman, Une année folle. J'ai le souvenir d'une femme passionnante et passionnée, délicate et érudite. J'aime me plonger, par son intermédiaire, dans des époques que je connais mal. Grâce à elle, j'ai entraperçu les jeux de pouvoirs et d'influences qui ont eu court en 1848. Cette année est proprement charnière et terriblement bouleversante avec le retour d'un monarque dissimulé sous le masque d'un démocrate.
De plus, j'ai été impressionnée par la liste des personnes remerciées pour leur aide dans l'élaboration de ce livre. J'ai réalisé l'énorme travail qu'il faut fournir pour se glisser dans une époque et dans la tête de personnages historiques afin de nous en rendre le parfait portrait.
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Squirelito
  15 novembre 2021
« J'ai toujours été une personne discrète, heureuse dans l'ombre de mon mari, mais ses délicatesses, son respect pour le vote l'ont déterminé au silence. J'en prends acte, mais sa résignation dépasse la mienne. Ce manuscrit sera trouvé après ma mort. La restauration de son nom sera ma dernière preuve d'amour. Je ferai d'ailleurs tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'il ne découvre jamais ces notes, afin qu'il n'est jamais à me remercier ».
Ces mots auraient pu parfaitement être écrits par Mary Ann Elisa Birch alias Marianne de Lamartine tant le couple au milieu de moult désastres a su préserver ce qui les a toujours uni : l'amour. La romancière Sylvie Yvert s'est glissée dans l'âme de cette femme pour non seulement la mettre en lumière mais également rendre un vibrant hommage à l'homme de lettres et surtout à l'homme politique, Alphonse de Lamartine.
Ce roman se concentre donc principalement sur les événements de 1848 même si l'ensemble de la vie De Lamartine est retracé. de nos jours, l'auteur du « Lac » est salué comme un immortel, à juste titre puisqu'il a siégé au fauteuil 7 de l'Académie française. Mais moins nombreux sont ceux qui se souviennent et font référence à l'homme politique qu'il a été, hélas sur une trop courte période. Doté d'une préscience et malgré un enthousiasme impressionnant, rapidement l'ingratitude, le mépris, la moquerie prirent le dessus face à l'ascension du piètre Louis-Napoléon, Badinguet pour les connaisseurs. Pourtant, Lamartine a été le fervent défenseur du suffrage universel, de l'adoption du drapeau tricolore, de l'abolition de la peine de mort et de l'esclavage, a toujours refusé l'extrémisme, qu'il soit rouge ou royaliste ; libéral d'esprit socialiste il estimait que seule la République était l'avenir de la France en lui donnant une constitution préservant aussi bien le droit à la propriété qu'en donnant des garanties pour les ouvriers et le monde paysan. Des souvenirs remarquablement tracés à la plume par Sylvie Yvert qui confirme à nouveau sa maîtrise et son talent pour le roman historique par ce récit brillant et émouvant.
Ce qui frappe le lecteur c'est l'extrême modernité de cette histoire française en éternel recommencement. Pêle-mêle, les arrangements entre amis, les arrivistes, la corruption, le peuple manipulé au bon vouloir des puissants avec l'ingratitude des uns et des autres pour les quelques politiques intègres et sincères, le rapprochement rouge/brun pour que chaque camps arrive à ses fins, les rumeurs, les fake news de l'époque… les réseaux sociaux n'ayant rien inventé, devenant seulement des catalyseurs du nauséabond de la politique et du pouvoir.
« le livre de la vie est le livre suprême qu'on ne peut fermer ni rouvrir à son choix », celui-ci peut-être ouvert à sa guise et relu à l'infini pour s'imprégner du destin d'un couple, du destin d'un homme injustement banni à son époque, qui pourtant, était à l'image de sa divise préférée « A coeur vaillant, rien d'impossible », celle de Jacques Coeur.
Lien : https://squirelito.blogspot...
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critiques presse (1)
Lexpress   13 décembre 2021
Alphonse de Lamartine (1790-1869) est-il un poète démodé doublé d'un homme politique dispensable ? Non, répond Sylvie Yvert, qui le sort de l'oubli dans un beau roman biographique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   11 mars 2022
La grande affaire de cette année 1840 fût le projet de Thlers en faveur d'un retour des Cendres de Napoléon, encore à Sainte-Hélène.

Mon mari, désormais âgé de cinquante ans, s'y opposa farouchement, seul contre tous, même Hugo : « Si je m'associe, comme Français, au pieux devoir de rendre une tombe dans la patrie à un des hommes qui ont fait le plus de bruit sur la terre. .., je ne me prosterne pas devant cette mémoire ; je ne suis pas de cette religion napoléonienne, de ce culte de la force que l'on veut depuis quelque temps substituer... à la religion sérieuse de la liberté. Je ne crois pas qu'il soit bon de déifier ainsi sans cesse la guerre... Je n’aime pas ces hommes qui ont pour doctrine officielle la liberté et l’égalité, le progrès, et pour symbole un sabre et le despotisme. »

Encore une fois prophète, il assénait qu'il fallait à tout prix « décourager les imitateurs de Napoléon » : « Prenez garde de donner une pareille épée pour jouet à un pareil peuple... Que vous choisissiez Saint-Denis ou le Panthéon, ou les Invalides, souvenez-vous d'inscrire sur ce monument, où il doit être à la fois soldat, consul, législateur, empereur, souvenez-vous d’y écrire la seule inscription qui réponde à la fois à votre enthousiasme et à votre prudence, la seule inscription qui soit faite pour cet homme unique et pour l’époque difficile où vous vivez : A Napoléon... seul ! »

Hélas ! malgré un succès avéré, il ne put convaincre, la monarchie bourgeoise ayant décidé de se réchauffer aux cendres de cette gloire. Le ver était dans le fruit, car ces Cendres étaient des braises.
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migdalmigdal   11 mars 2022
Après avoir marqué un court répit, il reprit, cette fois en arguant de sa qualité de ministre des Affaires étrangères : « Si vous m'enlevez le drapeau tricolore, sachez-le bien, vous m'enlèverez la moitié de la force extérieure de la France ! Car l'Europe ne connaît que le drapeau de ses défaites et de nos victoires dans le drapeau de la république et de l'Empire ! » Mais il lui fallait encore exercer son don de fascination et trouver cette formule magique pour achever sa démonstration et vaincre les dernières réticences. Se hissant avec prestesse sur une chaise de paille, il proclama cette phrase déjà historique: « Je repousserai jusqu'à la mort ce drapeau de sang, et vous devez le répudier plus que moi, car le drapeau rouge que vous rapportez n’a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. »
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migdalmigdal   09 mars 2022
Enfin, il s'est éloigné de l'arène, s’est retiré avec dignité, sans une plainte, mais sa fécondité ne s'étiole pas : la politique a été une passion, l'écriture demeure sa vie. Et c'est une étoile qui ne s'éteindra pas. Mon chemin est tracé : humble vestale de son feu sacré, j'ai la passion de défendre l'action de cet Icare égaré en politique, dans l'espoir de m'inscrire en faux contre ces vers de jeunesse, les Méditations, afin que les siècles futurs en conservassent « au moins le souvenir », ainsi que le gravait sa plume dans son poème le plus célèbre, « le Lac », écrit à Aix dans le précieux carnet rouge donné par celle qu'il aima avant moi et qui renfermait aussi ces vers tirés du Golfe de Baya :

« Ainsi tout change, ainsi tout passe ; Ainsi nous-mêmes nous passons,
Hélas ! Sans laisser plus de trace
Que cette barque où nous glissons
Sur cette mer où tout s'efface. »
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migdalmigdal   11 mars 2022
Tout en terminant ses Girondins, destinés à préparer le peuple et se préparer lui-même, « car je serai l'homme d'une société nouvelle », il défendit tour à tour à la tribune le charbon à bon marché, la création de caisses de retraite pour les travailleurs vieillis, mais aussi les Maronites de Syrie ; il allégea l'impôt sur le sel, sauva le théâtre en subventionnant l’0déon, s'indigna contre les folies de la conquête de l'Algérie... Désormais, il assenait ses vérités sans circonvolutions : il fit scandale en lâchant que la Bourse était une escroquerie publique et que, lorsque les actions seraient réparties entre les fortunes, leurs détenteurs auraient gagné le pouvoir !
+ Lire la suite
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migdalmigdal   12 mars 2022
C’est à cette période que se tint l'inauguration du Salon annuel de peinture, de sculpture et d'architecture, à laquelle participèrent sept cents artistes dont Ingres, Delacroix, Vernet, Scheffer ou Isabey. Un concours d'esquisses pour représenter une allégorie de la République avait été lancé, mais aucun prix ne put être remis car nul artiste n'avait su la représenter autrement que d'une manière bien trop classique, et surtout sans inspirer d'émotion intime.

C'est peu après que mon buste, dont Alphonse ne se séparait jamais, ainsi que mon opportun prénom unissant les deux plus populaires de la fin du siècle dernier, a symbolisé, sur sa proposition, la Marianne de la République ~ qui n'avait été qu'une idée sous la grande Révolution.
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Videos de Sylvie Yvert (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvie Yvert
Découvrez l'interview intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/sylvie-yvert-au-moins-le-souvenir-53010.html
Son père était collectionneur de livres anciens, des ouvrages reliés qui tapissaient les murs de l'appartement familial. Loin de la dégouter de la littérature, c'est bien dans cet univers que Sylvie Yvert a construit sa vie après avoir apprécier les charmes de la haute administration.
En 2008, prouvant sa connaissance des grands courants littéraires, elle publie « Ceci n'est pas de la littérature », recueil de quelques-unes des critiques les plus acerbes des grands classiques.
Pourtant, il faudra attendre huit longues années pour retrouver Sylvie Yvert en librairie, dans un autre registre, le roman historique.
En 2016, elle connait un beau succès avec « Mousseline la sérieuse ». C'est le surnom donné par Marie-Antoinette à sa fille Marie-Thérèse, la seule qui échappera au massacre de la famille royale. L'originalité de la romancière : faire parler la jeune princesse à la première personne tout en étant rigoureuse sur la véracité historique et en respectant scrupuleusement la langue de l'époque. Suivra en 2019, « Une année folle », récit romancé de 1815, avec ces fameux Cent jours durant lesquels Napoléon et Louis XVIII se disputèrent le sort de la France.
Voilà le nouveau titre de Sylvie Yvert, « Au moins le souvenir » aux éditions Héloïse d'Ormesson. Poursuivant son exploration de la France du milieu du XIXème siècle, nous voici en 1862, quand Alphonse de Lamartine décide de quitter la vie publique alors que Louis-Napoléon Bonaparte, à qui il s'était opposé, bafoue allègrement les préceptes de la 2ème république. Sylvie Yvert choisit de nous raconter le destin de cet homme, connu pour sa poésie mais dont a été complètement oublié le rôle politique qui fut pourtant décisif pour notre pays. Plutôt qu'une biographie classique, Sylvie Yvert garde sa plume de romancière en donnant la parole à l'épouse De Lamartine, Marianne. C'est elle qui va nous raconter les heures glorieuses ou plus sombres de l'auteur des Lamentations.
Un personnage incroyable et injustement méconnu, une belle écriture, un procédé narratif original font de ce livre une vraie réussite. On ne s'étonnera donc pas qu'il ait été sélectionné pour le Grand Prix de l'Académie française.
Le livre de Sylvie Yvert « Au moins le souvenir » est publié chez Héloïse d'Ormesson.
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