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ISBN : 2266272594
Éditeur : Pocket (02/03/2017)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Sylvie Yvert se glisse dans les pas de Madame Royale et donne voix à cette femme au destin hors du commun qui traversa les événements avec fierté et détermination. Sous sa plume délicate et poignante, la frontière entre victoire collective et drame intime se trouble pour révéler l’envers du décor de cette histoire de France que nous croyons connaître.
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Critiques, Analyses & Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  17 avril 2017
Jeune princesse à la vie bienheureuse et insouciante, la vie de Marie-Thérèse Charlotte bascule avec les premiers émois de la révolution.
Conduite à Paris, puis emprisonnée avec sa famille au Temple, elle fut la seule rescapée du destin funeste qui s'abattit sur son père Louis XVI, sa mère, Marie-Antoinette et son jeune frère, le Dauphin de France. Je ne vais pas vous raconter L Histoire. On la connaît par coeur...
Ce roman se raconte à la première personne. le « je » renforce souvent le côté intimiste d'un roman, il est censé rapprocher le lecteur de son narrateur et pourtant, j'ai eu beaucoup de mal à me sentir en osmose avec « Mousseline la Sérieuse » ainsi nommée par sa mère. Peut-être parce que l'auteure, Sylvie Yvert, a fait le choix de ne rapporter que des faits bien connus. Des faits vérifiés et éloignés de toutes les rumeurs et extrapolations sur « Marie-Antoinette la frivole et son débonnaire époux royal. ». C'est tout à fait louable de chercher à rétablir les faits et rien que les faits, mais cela donne un ton un peu ennuyeux à ce roman et même parfois agaçant.
Voire larmoyant et apitoyant. A trop vouloir redorer le blason bien terni de ses parents, à trop vouloir les présenter comme des personnes charitables, justes, réfléchies et vertueuses, Marie-Thérèse finit par manquer de crédibilité.
Alors, oui, bien sûr, la Révolution n'a pas été tendre avec la famille royale et sa fidèle noblesse. Certes, ce fut même une vilaine boucherie, une cruauté sans nom, une barbarie ..mais présenter le couple royal comme s'il s'agissait de saints sacrifiés, c'est à mon avis, un peu exagéré et pas forcément réaliste.
Sans doute, Marie-Thérèse avait de ses parents une image hautement idéalisée et de cela, on ne peut pas la blâmer mais j'avoue que cela m'a quelque peu énervée.
Il faut dire aussi que la merveilleuse biographie de Marie-Antoinette toutes en nuances de Zweig a laissé des traces et que j'ai du mal à la percevoir autrement. Marie-Antoinette n'était certes pas cette écervelée, cette catin frivole, cette débauchée à laquelle les révolutionnaires ont prêté les pires vices mais elle était cependant fort dépensière et en cela, elle n'a certainement pas volé son surnom de « Madame Déficit ».
De cela, on n'en parle pas dans ce roman.
Ici, elle incarne plutôt la mère idéale, représentée dans les tableaux de Louise-Vigée-Lebrun, affectueuse, attentionnée et digne. Il en va de même pour Louis XVI.
Un père bon, aimable, indulgent et ce qui est frappant, emprunt d'une dignité sans pareille face à la calomnie. C'est lui qui apprit le pardon à sa fille. Qui lui apprit à pardonner et à continuer à aimer la France, malgré tout.
C'est sans doute cet aspect qui m'a paru le plus poignant dans ce livre :
ce pardon accordé à tous ceux qui leur avaient fait du mal, à tous ceux qui les avaient trahi, à tous ceux qui avaient tué au nom de la Vertu !

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isabelleisapure
  13 septembre 2016
Des enfants de Louis XVI et de Marie-Antoinette, l'Histoire ne retient que les disparus : la petite Marie-Sophie, dont le berceau vide est représenté dans un tableau de Vigée-Lebrun, le dauphin Louis-Joseph emporté par la maladie, et l'agonie de l'éphémère Louis XVII à la prison du Temple. Ironie du sort, peu se souviennent de Marie-Thérèse Charlotte, unique rescapée de la barbarie révolutionnaire.
Dans ce très beau roman, Sylvie Yvert donne la parole à cette princesse oubliée que sa mère surnommait « Mousseline la sérieuse »
À travers son journal imaginaire, Mousseline la Sérieuse raconte les drames qui ont jalonné son existence, de sa détention au Temple, où chaque membre de sa famille fut exécuté, à son arrivée à la cour de Vienne, fruit d'un sordide échange politique, jusqu'à son retour en France après vingt années d'exil, puis son avènement qui ne dura qu'une poignée de minutes. En ne nous cachant aucun détail de la vie de la duchesse d'Angoulême, la plume délicate et profondément élégante de Sylvie Yvert offre le plus beau des catafalques à la triste Mousseline.
Une très belle lecture.

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motspourmots
  18 février 2016
Celle que Marie-Antoinette appelait Mousseline la Sérieuse n'était autre que sa fille, devenue l'unique survivante parmi les membres de la famille royale enfermés au Temple en 1792. Si l'on connaît parfaitement ce qu'il est advenu de leurs parents, le sort des enfants est en revanche beaucoup plus opaque. Sylvie Yvert prête sa plume à cette fille oubliée, qui a pourtant vécu jusqu'à l'âge de 73 ans, connu plusieurs révolutions, l'emprisonnement, l'exil et représente un témoin extraordinaire des bouleversements qui ont conduit après maintes tentatives et contre-ordres à la République telle que nous la connaissons. Elle nous livre ainsi les Mémoires que Marie-Thérèse aurait pu décider de publier si elle n'avait pas demandé par testament que tous ses écrits soient détruits à sa mort...
Et c'est passionnant, malgré quelques longueurs. D'abord, l'auteur se place à hauteur d'enfant pour raconter l'horreur vécue au moment de la Révolution, les cris, les insultes, les brimades, les restrictions de liberté et pour finir, l'enfermement. On a l'impression d'avoir déjà tout entendu, vu et lu sur cette période mais certainement pas le désarroi d'enfants qui n'avaient commis pour seul crime que de représenter la continuité d'une monarchie que certains tenaient à éradiquer. Les conditions de détention des deux enfants apparaissent comme particulièrement inhumaines, en rapport avec la folie qui animait les esprits. Marie-Thérèse passera trois ans entre les murs du Temple, dont dix-huit mois sans sortie ni compagnie et sans que personne ne l'ait tenue au courant du sort de sa mère ni de son frère, le jeune Louis XVII mort de mauvais traitements et de défaut de soins alors qu'il développait les symptômes d'une maladie qui avait déjà tué des membres de sa famille. de quoi forger un caractère.
Libérée, Marie-Thérèse est accueillie en Autriche, se rapproche de Louis XVIII en exil en Russie, épouse le Duc d'Angoulême dont la famille est proche dans l'ordre de succession du trône de France et assiste, médusée à la prise de pouvoir de Napoléon 1er. Puis ce sera Londres, le retour en France après l'exil de Napoléon, le règne de Louis XVIII, sa mort, la régence... Attachée à la France malgré tout ainsi qu'à la monarchie, elle prend son mal en patience, tantôt fêtée tantôt rejetée au gré des bouleversements politiques, espérant toujours le rétablissement d'une monarchie. Lorsqu'elle meurt en 1851, la première élection au suffrage universel vient d'avoir lieu même si les termes en sont encore ambigus et qu'elle aboutit à l'élection d'un Prince-Président...
Marie-Thérèse est un personnage à la fois attachant de tant de pudeur, ne voyant dans Louis XVI et Marie-Antoinette que ses parents bien aimés, que d'autres qualifiaient de monstres, et décidée à ne pas blâmer le peuple de France pour les crimes de quelques-uns. C'est surtout un témoin privilégié des mouvements politiques qui ont conduit à tant de volte-face et de revirements, cette difficile marche vers la démocratie.
Il n'est jamais inutile de se replonger dans L Histoire et de se souvenir des heures sombres, des difficultés et du sang versé. Ce livre, par le truchement de l'Histoire est surtout éminemment politique en ce qu'il nous rappelle le prix de la liberté.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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mjaubrycoin
  21 avril 2016
Dans ce beau roman historique,Sylvie YVERT donne la parole à Marie-Thérèse fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, surnommée Mousseline par sa mère. La chute de la monarchie et la tourmente révolutionnaire nous est présentée à travers le filtre du regard d'une enfant aimante qui ne comprend absolument pas les raisons de la déchéance de ses parents.
Si les éléments historiques sont soigneusement mis en avant par l'auteur qui a manifestement effectué un très gros travail et documentation et de recherche pour étayer son récit, il ne faut pas rechercher dans ce texte des éléments objectifs permettant d'aborder la Révolution Française. le parti pris de la narratrice est voulu et tout au long de cette biographie romancée, elle ne cherche qu'à exposer ce qu'elle a personnellement ressenti des épreuves qu'elle a dû traverser toute sa vie.
On ne peut qu'être frappée d'horreur devant la description quasi chirurgicale de la déchéance de la famille royale privée de ses prérogatives, de sa liberté et enfin de la vie. Il faut cependant replacer les évenements dans leur contexte historique à une époque où la torture était encore habituellement pratiquée et les exécutions publiques courantes. La sensibilité contemporaine s'accommode mal des atteintes "aux droits de l'homme" commis par les révolutionnaires à l'encontre de la famille royale , mais le système politique généré par la monarchie absolue n'a t'il pas été lui même à l'origine de ces débordements ? Les historiens peuvent se poser la question.
J'ai beaucoup aimé le style soigné du texte qui rend parfaitement crédible la fiction littéraire des mémoires de "Mousseline". J'aurais aimé qu'elle ne se borne pas à des reflexions politiques et qu'elle parle davantage de sa vie privée et notamment de son mari tant aimé. En effet ,elle n'aborde le sujet de ses relations avec les siens qu'à travers le prisme des évènements qui se déroulent et en mettant toujours en avant le souci de son rang et de sa prestigieuse descendance. Bien sûr c'est crédible, mais cela ne rend pas le personnage particulièrement attachant et c'est dommage.
Je suivrai cet auteur pour sa connaissance du 18ème siècle et de l'ancien régime en espérant qu'elle nous livrera prochainement un "vrai roman" laissant place à tout son talent inventif .
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DOMS
  10 janvier 2016
Le très étonnant "récit" de la fille de Marie-Antoinette...
l'auteur parle à la première personne, et on s'y croit. ...la révolution et tout le reste, vu de l'intérieur.
Comment dire, lire les mémoire de Mousseline, et surtout l’entendre parler de son père et de sa mère, voilà qui donne une autre perspective à l’histoire de France, non ? Car Mousseline la sérieuse n’est autre que Marie-Thérèse Charlotte de France, la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette.
La Duchesse d’Angoulême, au seuil de la mort, décide de faire le récit de sa vie. Alors que tout la prédestine à une existence heureuse et un avenir radieux, son destin bascule le 14 juillet 1789, lorsque Paris s’enflamme dans le fracas de la Révolution. Par sa voix, nous assistons « de l’intérieur » aux évènements de cette époque terrible de l’Histoire, que chacun croit connaitre mais qui prend ici une toute autre perspective. Appelée à devenir reine, elle est fille du dernier roi de France mais, sans doute sauvée par la loi salique qui interdit aux femmes d’accéder au trône de France, unique survivante du Temple. Des années joyeuses aux années terribles vécues auprès de ses parents, puis, enfin libérée, de ses errances pendant quarante ans d’exil, accueillie par les différentes cours d’Europe, son récit donne une autre dimension aux personnages qui l’entourent, en particulier ceux du roi et de la reine. Viennent alors les souvenirs qu’il est intéressant de resituer dans l’histoire, de Bonaparte premier Consul à Louis-Philippe en passant par Napoléon Empereur, de la fuite à Varennes à la cour du Tsar de Russie, des côtes d’Angleterre aux ports de Bretagne, sous nos yeux, soixante-dix ans d’Histoire ravivés par la mémoire et les souvenirs de Madame Royale.
Trois ans, quatre mois et cinq jours au Temple, et surtout la mort de tous les siens, feront de cette enfant une personne sensible, sauvage et triste dont le goût pour la solitude a souvent été mal compris, passant pour un sentiment de dédain qui la rendait inaccessible, elle qui a toute sa vie porté la poids de la famille royale décimée, charge bien trop lourde pour une seule personne !
Tout l’art de l’auteur est de nous parler par la voix de Mousseline la sérieuse, les mots sont pesés, adaptés à l’époque, au niveau de sobriété, de vocabulaire, à la classe de cette princesse ayant reçu une éducation à la mesure des espérances royales. C’est très bien écrit, on s’y croirait et Mousseline nous semble parfois bien proche !

Lien : https://domiclire.wordpress...
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil   24 février 2016
J'ai remarqué que, dans les temps de révolution, il y a toujours des moments de calme après les grands orages, entraînant un espoir cruellement trompeur. Si les crises se suivaient sans discontinuité, on se raidirait pour résister, et peut-être finirait-on par en triompher. Mais comme le courant se ralentit quand il a emporté les premières digues, on se laisse à l'illusion que tout est fini et on omet de prendre les précautions nécessaires.
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vallalectricevallalectrice   19 juin 2017
J’étais toujours seule, si seule...Et parfois si découragée que, j'aurais souhaité mourir. Plongée dans une quasi-obscurité puisque la fenêtre fermée par d’énormes grilles, étaient située plusieurs pieds au-dessus de moi, je me blottissais dans mon fauteuil, croyant ainsi amoindrir la morsure du froid.
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TheWindTheWind   17 avril 2017
Après six longues, très longues années de descente aux enfers, j'étais rescapée, certes, mais orpheline, prisonnière et maintenant exilée...
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tassedeculturetassedeculture   09 février 2016
Une citation de Montaigne me reste en mémoire : "Le désespoir est une marque de faiblesse." Nul doute que j'ai su m'en souvenir en temps utile.
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tassedeculturetassedeculture   09 février 2016
Une reine qui n'est pas régente doit rester dans l'inaction et se préparer à mourir.
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Videos de Sylvie Yvert (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvie Yvert
Mousseline la Sérieuse de Sylvie Yvert aux éditions Pocket
Marie-Antoinette, sa mère, la surnommait " Mousseline la Sérieuse ". Et en effet, Marie-Thérèse-Charlotte de France ne se départit jamais d'une certaine tristesse, d'un goût pudique pour la solitude. Est-ce d'avoir vécu tant d'épreuves ? L'irruption brutale de la Terreur révolutionnaire dans une enfance dorée, l'exécution de ses parents, la mort de son jeune frère Louis XVII... Tellement de souffrances accumulées dès le début de son existence. Elle seule survécut à la prison du Temple, fut bannie, vécut 73 ans et trois révolutions. Les pages les plus tourmentées de l'Histoire de France s'écrivirent sans elle : c'est cet affront qu'elle lave ici, à l'encre de ses larmes.
" Avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse, Sylvie Yvert prête sa plume élégante à Mme Royale dans ce récit écrit à la première personne, pour raconter la vie aux douleurs indicibles d'une femme de France hors du commun. " le Figaro Histoire
Cet ouvrage a reçu le Prix littéraire des Princes et le Prix Histoire du Nouveau Cercle de l?Union
http://www.lagriffenoire.com/72225-romans-mousseline-la-serieuse.html
Vous pouvez commander Mousseline la sérieuse sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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