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ISBN : 2414315865
Éditeur : EDILIVRE A PARIS (01/03/2019)
Résumé :
« SABLE ROUGE » deuxième roman publié, n’est pas un livre historique ou nostalgique, mais un Polar purement fictif, la suite du Roman « LA MALTAISE ». Relisez celui ci, c’est mieux… Si vous ne l’avez jamais ouvert, n’attendezplus !
J’espère que « SABLE ROUGE » sera la suite d’une longue relation littéraire, aussi, selon une formule que j’affectionne, « Merci de le faire vivre, de le faire connaître, de le soutenir, c’est votre lecture, vos encouragements, qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
SZRAMOWO
  24 avril 2019
Novembre 1942. C'est un réel plaisir de retrouver Léon Battesti et Pierre Bellegarde au commissariat de police d'Alger, après le débarquement anglo-américain sur les plages de l'Est Algérien. Battesti a de quoi se réjouir, l'affaire des 4 meurtres de Sidi Ferruch enterrée par la justice pour « DEFAUT D'ELUCIDATION » est ressortie des archives car un cinquième cadavre a été découvert, celui de la Judith Stauss, la soeur de Sarah Zitvogel assassinée le 15 décembre 1940.
Le lecteur notera que l'écriture de Jean-Pierre Yvorra s'est contractée, resserrée pour aborder les faits de façon plus directe et plus incisive.
Le résumé des événements intervenus au cours du Tome 1 de l'histoire (La Maltaise) sont un exemple de précision et de concision.
Battesti et Bellegarde relancent les investigations et redoublent d'attention pour redéployer leur enquête.
Tous les feux sont au vert pour eux. Ils ont fait le coup de poing et de révolver aux côtés des résistants pour débarrasser Alger des soutiens de Vichy, se réjouissent de voir l'administration purgée de ces cancrelats, et voient avec satisfaction l'affaire des crimes de Sidi Ferruch à nouveau dans leur champ d'investigation.
Ils passent en revue les protagonistes : « Jean Geller, le garde-champêtre, mort d'un coma éthylique, Albert Tomasini le cafetier, Kader Ben Ouleman, le marin pêcheur, Georges Pastor l'instituteur, Orlando Pedroni, napolitain exploitant du vivier, Pétra Noguès voisine d'Ernest, Fernand Eugène et Hector les trois ferrailleurs de Boufarik. »
Ernest disparu, la Maltaise retournée à Alger dans sa famille adoptive et à ses habitudes au cercle hippique, Battesti a l'intime conviction que les meurtres prennent leur origine dans la rupture de ce couple insolite et la mort de leur petit dernier Etienne dans les heures qui ont suivi sa naissance.
Avec le même souci du détail, et le même réalisme, Yvorra dépeint Alger en 1942, l'accueil des GI, les craintes de la population puis l'enthousiasme envers les libérateurs malgré les bombardements d'avions allemands basés en Lybie.
« Pirroulies », olives piquantes, pois chiches grillés, moules à l'escabèche, tramousses, anisette, Limiñana, Bastos, pastille Valda, Lithinée du Docteur Gustin, radio Philips en bois ciré, vieux Radiola, Rina Ketty el son « j'attendrai », Joséphine Bker et son « j'ai deux amours », sont fidèles au rendez-vous pour combler le lecteur nostalgique.
Saluant aussi le travail de Bernard Brossard dont les nombreuses illustrations donnent vie aux personnages et à la ville.
L'enquête prend un nouveau tour après la visite des deux flics à l'appartement de Judith Strauss dans la Casbah d'Alger, et les révélations d'Orietta la concierge de l'immeuble et amie de Judith.
L'étau se resserre autour du couple Pagnotte, les raisons de leur mariage, et leur étrange relation avec Georges Pastor l'instituteur. Mais qui est l'assassin. ? Vous le découvrirez en lisant Sable Rouge.
Au cours de l'élucidation de l'enquête, l'auteur cite Georges Sand « « le crime est un acte de démence, ou une stupidité de la conscience. », mais aussi Gabriel Tarde « (…) la folie (…) nous fait étranger à nous-même. »
La Maltaise et Sable Rouge les deux tomes d'une saga algérienne qui réjouira ses lecteurs pour son sentimentalisme mais aussi pour son réalisme.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   21 mars 2019
Je devinais chaque ornière, chaque creux du chemin qui desservait la maison de Jeanne, chaque soir, je poussais la porte du cabanon près de la mer, chaque soir, elle me servait un café brulant.
En cette fin de journée, la brume rampait vers la terre, telle une couleuvre qui serpentait entre les dunes, coulait, s’infiltrait insensiblement entre les roseaux imbibés de rosée.
Au loin, en contrebas, dans l’espace noirci des flots, je percevais à peine les éclats des lamparos, petites étoiles sur l’horizon. Ernest Pagnotte, Kader et Youssef, à la nuit tombante, déroulaient leurs filets sur le grand large, au crépuscule. Depuis des années de connivences, de gestes
mille fois répétés, les trois hommes poussaient sur la grève le lourd pointu. La mer, en ce mois de Novembre 1939, les avaient épargnés de ses colères, de ses déchaînements imprévus, qui enflés de violence, vomissaient des tourbillons d’écume. Ce soir là, Ernest, le vieux pêcheur, d’un geste presque paternel, avait gratifié sa jeune femme d’un baiser sur le front, puis avait emprunté maladroitement le sentier qui descendait vers la plage, pour rejoindre ses deux gabiers.
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