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ISBN : 2351786327
Éditeur : Gallmeister (05/10/2017)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Après un échange bref et brutal avec un flic de l’Arizona, un homme d’affaires se suicide. La sanction tombe aussitôt. Jules Bettinger, le flic désobligeant mais très décoré, est muté avec femme et enfants dans un trou perdu. À Victory, dans le Missouri. Là, des pigeons morts jonchent les rues et on dénombre plus de sept cents criminels pour un policier. Bientôt, dans cette ville glaciale, ce ne sont pas pourtant des pigeons, mais des cadavres mutilés que Bettinger ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
BillDOE
  30 janvier 2018
Lorsque le patron d'industrie, Robert Fellburn, entre dans le bureau de l'inspecteur Bettinger pour lui signaler la disparition de sa maitresse, Traci Johnson, de 20 ans sa cadette, le policier ne sait pas encore que le plaignant se mettra une balle dans la tête une fois leur entretien fini. Les fragments de cervelles qui vont orner le plafond de l'accueil du commissariat vont être l'élément déclencheur de sa mutation à Victory, petite ville du Missouri où le taux de délinquance bat tous les records des états unis d'Amérique, où les cadavres des pigeons jonchent les trottoirs et où, comparativement, l'enfer fait figure de club de vacances. La première affaire de l'inspecteur Bettinger est le meurtre d'Elaine James, assassinée et sodomisée post-mortem.
A partir de là, S. Craig Zahler nous fait entrer dans un monde où il n'y a plus aucune règle, aucune valeur morale et où le cynisme et l'humour décalé vont nous emmener au sein d'une société qui a depuis longtemps abandonné tout espoir. La petite bourgade concentre tout ce qu'un microcosme peut engendrer de répréhensible : corruption, drogue, sexe, trafics, prostitution... L'auteur restitue avec sa plume grasse, agile et d'une rare efficacité, un monde glauque où la cocasserie de certaines scènes épargne légèrement le lecteur, tant la noirceur et la violence de certains passages sont grandes. Ce roman est une perle de plus des fabuleuses éditions Gallmeister dont les droits ont été acquis par Hollywood et une adaptation est prévue avec Leonardo DiCaprio et Jamie Foxx dans les rôles principaux.
Le polar de S. Craig Zahler est une belle découverte et une bonne surprise. A lire absolument.
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Bazart
  20 octobre 2017
Pour la première édition de cette nouvelle opération "Masse critique mauvais genre" qui propose un focus sur la littérature noire et fantastique, on a choisi un polar de 2015, un des trois premiers de la collection néo noir chez Gallmeister qui a fait depuis son petit bonhomme de chemin avec des valeurs sures de la littérature américaines.
Cette belle collection se propose de faire découvrir des oeuvres d'auteurs contemporains considérés comme de dignes héritiers des grands auteurs du roman noir américain) vient d'entrer ni plus ni moins que dans la cour des grands.
C'est le cas avec ce roman d'un certain S. Craig Zahler (bien un nom d'auteurs de polars, ca), qui ressort en poche toujours chez Gallmeister.
L'occasion idéale pour savourer ces Exécutions à Victory est une série B clairement assumée.
Exécutions à Victory » plonge ainsi son héros, l'inspecteur Jules Bettinger muté de son Arizona natal, Victory. ville du Missouri semble tout droit sortie d'une lointaine contrée nordique, aux rues bien sordides.
Le coté série B imprègne toutes les pages de ce polar noir 100% pur jus avec sa dose de violence poussée jusqu'à l'extrême un humour noir bien marqué, à l'ironie bien mordante, des dialogues cinglants à la Tarantino et un décor quasi apocalyptique, on pense un peu niveau ambiance au New York 1997 de Carpenter avec ces rues plein de cadavres de pigeons et de dépotoirs à tout va.
L'intrigue, assez prévisible importe moins que l'ambiance et le décor que sait instiller S. Craig Zahler.
Un polar nerveux et un peu « sale » qui plaira forcément aux amateurs du genre.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Renod
  18 août 2016
Un homme d'affaires de quarante-sept ans sort hagard du bureau de l'inspecteur Bettinger, se précipite vers le planton, lui soustrait son arme et se tire une balle en pleine tête. Alors que le plafond n'a pas encore été nettoyé Bettinger est convoqué par son capitaine. Ce dernier lui apprend que le suicidé était le beau-frère du maire et qu'il est fortement invité à quitter le commissariat. Il lui impose une mutation à Victory, plus au nord du pays. L'inspecteur est obligé de quitter la chaleur de l'Arizona pour les températures négatives du Missouri. La scène peut faire penser à un dialogue de « Bienvenue chez les Ch'tis » : « J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle ! / Je suis suspendu, c'est ça ?/ Pire ! / Viré ! / Pire encore ! / Pire que viré, c'est quoi ? / T'es muté dans le Nord ! ». Voici une description pas très vendeuse de sa nouvelle destination : « Pense au pire bidonville que tu aies jamais vu, chie dessus pendant quarante ans et tu auras une idée de ce à quoi ça ressemble. » Vous l'aurez compris le lieu n'est pas trop touristique mais il reste une dernière information très désagréable. Victory possède un taux de criminalité exponentiel et les effectifs du commissariat local sont parmi les plus faibles des Etats-Unis. Arrivé sur place, l'inspecteur Bettinger se consacre à sa première affaire. Une prostituée a été assassinée et violée post mortem. Sympa ! Ses rapports avec ses nouveaux collègues fraîchement sanctionnés pour des raisons disciplinaires sont des plus tendus. Mais les exécutions de deux agents de police au cours de leur patrouille va souder l'équipe. Les voilà lancés aux trousses d'assassins déterminés, mais rapidement, les chasseurs vont se transformer en proie…
« Exécutions à Victory » est à cheval entre le roman policier et le thriller. Les cent premières pages brillent par leur humour. Les réparties cinglantes s'enchaînent. le roman prend ensuite une tournure plus classique. L'inspecteur est un héros positif qui ne se distingue des autres personnages de roman policier que par la teinte très sombre de sa peau noire. le "bon flic" va s'allier aux ripoux locaux pour affronter des méchants très méchants. Certains passages sont gores : tortures, mutilations de cadavres, violence sans limites. le récit est parfaitement scénarisé. « Exécutions à Victory » est un roman policier efficace mais malheureusement, le début prometteur s'essouffle vite et l'ironie mordante est noyée dans hémoglobine.
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Gabriel_Lancaster
  29 octobre 2015
Exécutions à Victory : Deux doigts de frisson et un zest d’ennui
A la frontière entre le livre d’horreur et le roman noir.
Dans ma sélection de livres à dévorer cet été, je m’étais contenté des productions de Dennis Lehane et de Tony Hillerman. Puis un ami m’a proposé la lecture du roman de Craig Zahler publié chez Gallmeister dans leur nouvelle collection Néo Noir. On connaît cet éditeur pour diffuser des auteurs qui, comme David Vann, ne sont pas d’une gaité absolue. Mais là, on franchit clairement un cran supplémentaire tant cette production hybride se trouve à la frontière entre le livre d’horreur et le roman noir.
Ça commence par une grosse baffe. Un homme d'affaires désemparé se suicide après une courte conversation avec Jules Bettinger, détective rugueux et asocial. Après cet incident, ce flic, décoré à de multiples reprises, est alors muté à Victory. Passant de la chaleur de l'Arizona au nord glacial, il y découvre une ville fantôme, effondrée sur elle-même où la pègre locale et flics se sont accordés pour dépecer la carcasse de cette bête mourante. Une ville où les pigeons ne s’arrêtent que pour y mourir ou finir enfoncés dans le larynx des suspects, et dont le taux de criminalité est certainement le plus élevé des Etats-Unis.
Avec son nouveau partenaire, un inspecteur également rétrogradé après avoir brutalisé un suspect, il est chargé d’enquêter sur un double homicide dans lequel des policiers ont été tués. Cet événement, prélude à une série d'exécutions sordides, marque pour Jules Bettinger le début d’une descente inexorable aux enfers. Et, pour sauver sa famille, il choisit alors d’agir avec les mêmes règles que flics et truands de Victory : chantage, violence extrême, intimidation et meurtre. Suivant frénétiquement cette chute, on ne sait jamais où situer le curseur entre bons et mauvais tellement les zones d’ombre sont nombreuses.
La seconde moitié du livre se passe quasiment en une nuit avec une chasse à l’homme dont les policiers sont les victimes. Et c’est là que l’ennui commence à saisir le lecteur. Dans un cadre où rien ne déborde, dont les personnages sont parfois leur propre caricature, Zahler se perd en de longues, très longues descriptions, multipliant les clichés du genre gore ad nauseam. Au fil d’interminables paragraphes, on ne compte plus les cadavres en décomposition, les nouveau-nés croupissant dans le caniveau et les éternels pigeons morts. Ce luxe de détails ne fait pas forcément avancer l’intrigue, Zahler s’enlise dans les effets de style et nous, on lutte avec acharnement pour ne pas sauter des chapitres entiers.
Violent et graphique, Craig Zahler ne craint pas de mettre le lecteur mal à l'aise dès les premières pages, en le plongeant dans un monde de brutalité spontanée, qui laissera les plus sensibles à bout de souffle. Il faut concéder au bougre une qualité d’écriture hyper-maîtrisée, parfois surprenante qui reproduit parfaitement les codes cinématographiques du thriller dans un contexte parfois proche du buddy movie. Et c’est bien là que le bât blesse : tout en montrant du style, Craig Zahler lorgne un peu trop sur la filmographie et les codes des maîtres d’Hollywood. La description quasi chirurgicale des corps découpés fait penser irrémédiablement à la patte de David Fincher dans Seven et le portrait de Victory serait une sorte de piqûre de rappel proustien sur quiconque aurait passé trop de temps à admirer les villes noires, sales, décrépies et brumeuses de John Carpenter dans New York 1997, Le prince des ténèbres ou The fog.
Plus qu’un roman à proprement parler, Zahler nous livre alors le scénario d’un long métrage. Ceci ne semble pas étonnant tant on connait l’appétence du bonhomme dont le premier film avec Kurt Russel sortira fin 2015.
Victory, l’Amérique d’aujourd’hui ?
Et si son roman n’était pas une énième histoire de flic à la dérive tentant de sauver sa famille mais plutôt la mise en abîme d’une société dont les villes en faillite se transforment en ruines depuis la crise de 2008. Et si en construisant cette atmosphère urbaine, oppressante et morbide, Zahler nous amenait finalement sur un autre chemin. Victory, centre-ville déserté et sinistre, où des sans-abris, noirs évidemment, traînent leur misère, fait écho à Détroit. Détroit : autrefois Motor City, fief de General Motors, Ford et Chrysler, est devenu Murder City, l'une des villes les plus dangereuses du pays.
Encore une fois la grande faiblesse de ce livre réside dans son style et, passé les premiers uppercuts, Exécutions à Victory ne remporte pas la victoire au poing. Si vous aimez les thrilleurs menés de façon haletante, changez de crèmerie. On attendra cependant avec une pointe de curiosité masochiste son adaptation cinématographique, Hollywood devenant le nouveau terrain de jeu de Craig Zahler.
Gabriel Lancaster
Exécutions à Victory de S. Craig Zahler
Traduit par Sophie Aslanides et édité chez Gallmeister dans la collection Néo Noir
Les premières lignes
Le pigeon mort vola dans la nuit, frappa Doggie au visage et retomba sur le sol, où ses griffes rigides raclèrent bruyamment l’asphalte tandis qu’il roulait sur le trottoir vers l’est. Des yeux qui ressemblaient à des huîtres rouges se levèrent pour regarder au fond de la ruelle.
Quatre hommes vêtus de costumes bien taillés soutinrent le regard du clochard, l’observant à travers le nuage de buée créé par leur respiration. Le premier du groupe était un grand type noir, celui qui avait fait voler le pigeon d’un coup de pied comme s’il s’était agi d’un ballon de foot.
— Foutez-moi la paix, dit Doggie, bien installé sur un bon morceau de carton.
Les yeux de l’individu le plus proche brillèrent d’un coup, et les narines béantes de son large nez qui ressemblait à celui d’un taureau émirent un jet de buée. À hauteur de son épaule gauche se tenait un Asiatique très mince dont le visage grêlé semblait ne pas être doté des muscles nécessaires à la production d’un sourire (…)

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NicolasElie
  27 août 2017
D'abord, et avant toute chose, ce bouquin, c'est un conseil de ma libraire. Elle me connaît et elle sait que j'aime assez les trucs qui décoiffent.
Et celui-ci, il décoiffe alors ?
Je savais que t'allais me demander…
Je sais pas. Franchement, je sais pas.
Je t'explique le truc.
« le nom de la ville, c'est Victory. (Bettinger ricana.) Pense au pire bidonville que tu aies jamais vu, chie dessus pendant quarante ans et tu auras une idée de ce à quoi ça ressemble. »
Voilà, ça te donne une idée.
Gallmeister, je les aime bien. Déjà, ils éditent tous les David Vann, et en plus leurs couvertures sont chouettes. Tu sais que j'aime bien quand le livre est beau, ça permet de ne pas avoir honte quand tu le montres à quelqu'un… J'ai pas dit « prête ». J'aime pas trop prêter mes bouquins.
Donc, « Exécutions à Victory ».
Dans le bouquin, il y a Bettinger. C'est le personnage principal. Il est black foncé. C'est pas moi qui le dis, c'est Zahler. Et en plus il est flic. Et tu sais déjà que les histoires de flics, je suis pas fana outre mesure. Mais bon. C'est ma libraire qui me l'a conseillé, comme je t'ai dit.
Donc, ce flic, il arrive dans le trou du cul du monde plus ou moins civilisé parce qu'un type s'est suicidé après avoir parlé avec lui. C'est pas le genre à prendre des gants quand il a un truc à dire, et ça j'aime bien.
C'est un polar, alors ?
Ouais. Genre.
Bettinger est un homme qui semble être revenu de tout, ou à peu près, mais surtout, c'est un flic compétent. C'est pas rare, il y en a plein les rues il paraît. Pas nos rues à nous, les rues de Victory. Essaye de suivre un peu.
Donc Bettinger, il aime sa femme, et il aime ses enfants aussi, et puis il aime son boulot.
Sans doute aussi que le personnage principal du roman, c'est la ville, justement. Parce que quand tu tournes les pages, t'as l'impression qu'elle respire. Et ça pue grave. C'est même plutôt fétide comme haleine.
Le style de Zahler, c'est du cinéma. Pas dans le sens où c'est pas réaliste… Quoique…
C'est fluide, ça se lit tout seul, comme quand tu regardes un bon film. C'est sans doute là où le bât blesse. C'est écrit pour la Mecque (relis Cendrars).
Trop de trucs un peu ridicules. Genre les pigeons morts qui jonchent les rues de la ville, sans que tu saches vraiment pourquoi. Sans doute que le Diable s'est invité à Victory, mais on le voit jamais. C'est ballot.
Le gore, j'aime pas ça. Surtout s'il n'y a pas de raison. Et là, j'ai pas vu une seule bonne raison de valider ces descriptions quasi cliniques. Tu vois ce que je veux dire ?
Tu t'es fait suer alors ?
Ben…
La deuxième partie du roman, ça se passe en une nuit. Et j'ai trouvé ça long, mais long, comme un jour sans eau. Des descriptions qui durent pendant des kilomètres, Des paragraphes qui n'en finissent plus, des effets de styles sans aucun intérêt sauf à dire « T'as vu ? Je sais écrire hein ? »
Le « Sin City » de Miller, c'est une merveille. le roman graphique, je veux dire. le film est plutôt assez réussi. Mais là, on est à des kilomètres de Monsieur Miller. Des kilomètres.
T'as vu « S7ven » ?
Ben regarde le à nouveau. Tu perdras pas ton temps.
T'as vu « New York 1997 » ?
Pareil.
Tu vas prendre deux ou trois baffes, on va pas se mentir, mais juste deux ou trois sur 470 pages, c'est un peu court disait Rostand.
Peut-être une chose à sauver : ce labyrinthe de rues que tu peines malgré tout à imaginer.
Trop confus, trop gore, trop descriptif.
Pour finir, je vais pas en garder un souvenir impérissable, même si les aficionados du ouaibe crient au génie, encore une fois, je suis pas d'accord…


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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   17 octobre 2017
Achevé, l’homme d’affaires se leva du canapé, franchit laporte, traversa la salle principale. Il n’était plus qu’un célibataire de quarante-sept ans qui avait perdu sa famille, sonargent et sa dignité non pas à cause d’une jeune et belle prostituée, mais à cause de ses propres faiblesses, de son ingratitude, de sa lubricité et de son incroyable capacité à se raconter des histoires. Robert s’imagina debout devant un prêtre, les yeux rivés sur ceux de Traci, en train d’échanger leurs voeux, et en un instant, il sut qu’il était un idiot trompé et ridicule, en rien différent d’une des pièces du jeu d’échecs qu’il avait vu sur le bureau du policier – le chien qui portait une couronne sur sa tête et pensait qu’il était le roi.
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RenodRenod   17 août 2016
Les narines épatées du capitaine frémirent.
- Vous venez de manger une pomme ?
- Le type m’a donné du jus de pomme.
- Nancy a eu droit à une omelette.
Zwolinski désigna une femme policier qui avait des coquilles d’œuf et du jaune dans les cheveux.
- Ça fait moins mal qu’un parpaing.
- Comment arrivez-vous à vivre avec autant d’empathie pour les autres ?
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BillDOEBillDOE   29 janvier 2018
Bettinger avala une cuillerée de soupe.
- Ouais.
- Vous mangez épicé ?
- ça me maintient éveillé.
- J'y ai mangé une fois. C'était très bon, mais mon trou de balle m'a dit "jamais plus".
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encoredunoirencoredunoir   15 mai 2015
- […] Environ soixante-dix pour cent des hommes entre dix-huit et quarante-cinq ans à Victory ont un casier judiciaire. Et il y a fort à parier que ceux qui vivent dans les zones abandonnées et les égouts font monter ce nombre à quatre-vingts pour cent. Un huit suivi d’un zéro, donc…
Bettinger fit la grimace.
-Bon, les chiffres sont effrayants. (Zwolinski fit craquer les jointures de ses doigts.) Chaque agent dans ce commissariat est responsable d’au moins sept cents criminels, parmi lesquels quatre à cinq cents ont commis des actes violents.
L’inspecteur se demanda si sa famille ne devrait pas vivre à plus de cent vingt kilomètres de Victory.
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fannyvincentfannyvincent   14 janvier 2015
Le pigeon mort vola dans la nuit, frappa Doggie au visage et retomba sur le sol, où ses griffes rigides raclèrent bruyamment l’asphalte tandis qu’il roulait sur le trottoir vers l’est. Des yeux qui ressemblaient à des huîtres rouges se levèrent pour regarder au fond de la ruelle.

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