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EAN : 9782940523115
226 pages
Éditeur : Editions des Syrtes (13/05/2014)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 6 notes)
Résumé :
La maison de Passy est une petite Russie : une poignée d’exilés qui partagent un passé douloureux et dont le destin s’est trouvé bouleversé par l’histoire. Attachants, humains, simples, joyeux ou tristes, ils sont liés par une grande solidarité. Il y a parmi eux le vieux général, ancien officier de l’armée des volontaires, qui vit d’expédients et attend avec impatience l’arrivée de sa fille et de son petit-fils restés en URSS ; Dora la raisonnable, autrefois médecin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
5Arabella
  06 mai 2018
Paris dans les années 1920. Dans une maison à Passy se trouvent réunis des exilés russes, qui ont fuit leur pays et les soubresauts de la révolution. Ils croient de moins en moins à un retour, il faut organiser leur vie, ou leur survie à Paris. C'est plus facile pour certains, grâce à un métier ou à une personnalité plus souple, plus difficile pour d'autres. Leurs chemins se croisent, ils s'entraident, ou parfois se déchirent.
Une jolie chronique douce amère de l'exil, nous accompagnons différents personnages, nous entrapercevons leurs existences, pas très faciles. Ils ont tout perdu, et pour certains vraiment beaucoup, il faut s'adapter, trouver des moyens d'existence, surmonter la perte d'êtres chères et de son pays, sa culture. Mais la vie continue, les enfants grandissent, peuvent envisager des études, les rencontres, les amours se jouent, pour le meilleur comme pour le pire.
Entre douceur et cruauté, un récit ou plutôt des récits en demi-teintes, très joliment écrits. Rien de spectaculaire, pas grand-chose de définitif non plus, juste un moment passé avec des personnages plutôt ordinaires, mais finalement très humains.
Une jolie découverte, d'un auteur juste et sobre.
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zaurels
  24 juin 2014
Merci à Babelio et aux éditions des Syrtes de m'avoir fait découvrir cet auteur russe du XXè siècle.
Dans cette maison de Passy, nous faisons la connaissance d'exilés russes, qui ont fui la Révolution : un vieux général, une femme médecin et son fils, un chauffeur de taxi, un religieux, une jeune fille étrange… L'auteur nous décrit leur vie difficile, souvent marquée par la recherche d'argent, mais aussi leur entraide et les espoirs qu'ils nourrissent tous secrètement.
Pour bien comprendre et apprécier le roman, il faut avoir conscience qu'il se passe dans les années 20, ce que j'ai oublié. A la lecture de la 4è de couverture, je m'attendais à une histoire d'entraide un peu idéaliste, je l'avoue, du type "Et puis Paulette", ce n'est pas du tout le cas. C'est une entraide vitale pour la plupart des personnages, le ton y est plutôt grave.
Le premier chapitre m'avait donné envie d'emménager dans cette maison de Passy mais la suite m'a déçue. Malheureusement, je n'ai pas "accroché" avec ce livre : j'aurais aimé plus d'interaction entre les personnages au sein des chapitres, qui s'intéressent à un personnage puis à un autre. J'ai eu du mal à trouver sympathique ou attachant un personnage (sauf peut être le général) parce que leur psychologie est peut être trop peu développée.
Je suis sûrement passée à côté de ce livre toutefois c'est très bien écrit (et traduit) La langue y est poétique et métaphorique.
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som
  21 juillet 2014
On rencontre dans cette maison située à Passy toute une galerie de personnages attachants, qui ont comme point commun d'être des exilés russes dans un Paris des années 1920. Il y a Kapa, une belle et sombre jeune femme romantique, Rafa un gamin curieux et débrouillard, Mikaël un vieux général déchu et de nombreux autres encore. Déclassés, ils essayent, chacun à leur manière, de faire face à leur nouvelle condition sociale et économique. Lorsque les événements se durcissent, ils se réfugient au sein de leur petite communauté où ils trouvent parfois un réconfort dans la cuisine et la musique slaves. Tout au long de cette chronique douce-amère se dessine un petit monde en voie de disparition. Ecrit dans une langue élégamment surannée, ce roman a un charme nostalgique, presque évanescent.
Lu en partenariat avec Babelio.
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acoupleofbooks
  26 août 2018
Dans son roman, Zaïtsev dresse un véritable tableau sociologique de l'émigration russe de cette époque, traçant avec délicatesse les parcours individuels de ses personnages. Alors que ceux-ci n'avaient rien en commun, ils se retrouvent à vivre dans un même immeuble, à devoir reconstruire leur vie et finalement à devoir faire preuve d'une certaine solidarité pour traverser les épreuves de l'émigration. Alors que le général représente la noblesse et les propriétaires terriens ayant dû fuir dès les premières heures de la révolution, Dora, anciennement engagée chez les SR, incarne les déçus de la révolution. Lioudmila et Kapa représentent quant à elle la jeunesse apolitique mais ayant subi de plein fouet la violence de la révolution et de la guerre civile.
Une maison à Passy est particulièrement intéressant du fait qu'il s'agit de l'un des seuls romans parlant de la vie des émigrés russes à Paris. Ce livre visait à combattre les préjugés qui existaient à l'époque à l'encontre de la communauté russe tout en présentant le dilemme auquel étaient confrontés les émigrés, à savoir le retour (impossible) en URSS et l'intégration dans la société française.
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hlmrsbernard
  11 juillet 2014
Ouf ! j'ai enfin fini ce livre...
Pas très long (226 pages), sujet intéressant sur les exilés russes à Paris, mettant en oeuvre la vie sur une période courte (3 saisons) des habitants d'une maison à Passy vouée à la destruction, il semblerait que le livre puisse être passionnant. D'autant plus si on aime l'exentricité, le panache de cette période (1920), de cette culture !
Hélas, bien que je ne puisse reprocher le style, ni même la longueur des chapitres, les enchaînements m'ont déçu, la profondeur des personnages n'a pas été exploitée. Je pense que ce livre aurait mérité d'être retravaillé. Ou alors je suis passé à côté ?
Bref, pas plus que 2 étoiles.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   02 mai 2018
C'était une matinée très calme, il faisait gris, humide. Les dernières feuilles sur les marronniers étaient complètement brunes ; et tellement détrempées que des gouttes en tombaient de temps à autre. Les chaussées goudronnées brillaient. Les chauffeurs y roulaient dans un froufrou plus lent : par crainte de déraper. Mais Paris élégamment gris menait son maelström éternel - dans un flux incessant de passants, une vague glissante de voitures, dans l'odeur de l'humidité, de vapeurs d'essence, de parfums pour dames.
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hlmrsbernardhlmrsbernard   11 juillet 2014
Les lapins gambadaient dansle jardin. Les poules caquettaient. Monsieur Janin, vieux, tout maigre, en pantoufles et redingote élimée, sarclait un groseillier à maquereau. Les marronniers habillaient d'une ombre verdoyante, ondoyante, le toit de sa maison et ses poules dans leurs cages, ainsi que sa femme avec son ruban de velours autour du cou. Les marronniers étaient en fleur : l'un s'était couvert de chandelles blanches rebondies, l'autre, de chandelles roses.
Le facteur frappa à la porte du général. "une lettre de Russie !". Cette pensée se glissa furtivement dans l'esprit de Mickaïl Mickhaïlytch lorsqu'il aperçut le registre des accusés de réception. Et son coeur se figea, comme sous l'effet d'une étreinte glaciale. Mais la lettre ne venait pas du tout de Russie, tandis que derrière le feacteur à la mine rougeuade et aux joues avinées apparut une barbe grisonnante et vaporeuse surmontant une soutane monacale.
-Ah ! Bienvenue ! Entrez, je vous en prie, père Melchisédech !
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zaurelszaurels   24 juin 2014
Un coeur de femme, c'est faible, il recherche l'amour, père Melchisédech. Et vous n'arriverez jamais à noyer l'amour quelque jeûne que vous imposiez.
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zaurelszaurels   24 juin 2014
La vie actuelle ressemble beaucoup, en termes de tension, à la guerre. […] notre situation ressemble à l'étape la plus difficile des opérations militaires, à savoir la retraite.
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zaurelszaurels   24 juin 2014
Il arrive parfois que, pour vivre, il ne faille pas moins de courage que pour mourir.
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